‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 108 sur 216 · JOC · texte numérisé non relu

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sites où se déployait tout le luxé de la végétation (588).

« En résumé, danâ cette première période

' de ranimalisalion du globe, toutes les classes

d*animaux marins 6t terrestres avaient déjà

des représentants, excepté les mammifères,

les oiseaux et les myriapodes. Tous les modes

'différents de respiration des êtres existaient:

Teau, par des branchies ; Tair, en nature , au

'moyen de trachées ou de poumons (589). >

Vailà donc les animaux contemporaiirs des plantes et datant de la même époque, et

[)0urtanl, d'après la Geniscy interprétée par es périodistes, les animaux n'auraient été créés qu*à la cinquième époque ou le cinquième jour. Le système est donc ici en fl£|grante contradiction avec les faits géologiques (590).

Nous avons dit que les es[)èces animales de la période de transition s'élevaient à .3,180. D'après des communications faites à M. d'Orbiguy, les recherches de M. Barande, sur la Bohème, doivent considérablement augmenter les faunes de Téta^e silurien inférieur et suiiéneur, c'est-à-dire le premier étage fossilifère.

Durant cette période, h quatre reprises différentes, des perturbations géologiques énergiques ont détruit tous les êtres, et Quatre lois aussi les mers sont rentrées aims leurâ limiwa, et une nouvelle création a remplacé l'ancienne, création composée d'espèces presque toutes différentes.

Dans les terrains triasigues, beaucx)up de , genres éteints durant la période paléozo'ique ont été repipiacés par d'autres au moins aussi nombreux, et toutes les espèces y sont ^totalement différentes. Deux fois aussi, après ranéanlissement des plantée et des animaux, 'une nouvelle création repeuple la terre, de plantes et d'animaux différents des A)oqûes j)récédentes. Première apparition aes oiseaux, des* tortues, des crustacés décapodes *et des céphalopodes acétabulifères.

Lés terrains jurassiques, qui suivent immédiatement la p(Sriode triasique, renferment plus de 4,000 espèces d'animaux entiè-

(588) Coléoptères, licmiptères, lépidoptères, aptèi*es, névropleres.

(589) Cours éUmenlaire de Paléontolo^ , p. St83.

(590) Â propos de rapp.irition des animaux dans les plus bass>es couches des lerraius de irantition^ les éditeurs du' quinzième volume des Démomlra" Hors étangéliqnes, publiées par M. Tabbé Miffne, ont essayé de répondre an docteur Bnekland quj faisait au système de M. Marcel de Serres Tobjection sur laquelle nous insistons en ce moment. Malgré le retours à I9 science du P. Pianciaid, rien n'est plus faible que cette réponse et ne démontre mieux les embarras d*une fausse voie dans laquelle on 6*est engaj^é. L*auleur de la Note s^exprime ainsi en terminant ses ^considérations : t Enlin, il est une obserraiion bien simple, qui enlèTc complètement toute difficulté; cette observation, la voici : Moïse nous dit Meu que Forgamsation de notre globe a en lien en

-è\x époQucs (c'est.justemeut ce qui est en question) .«t il indique à grands traits les résultats progressifs .de Taction «^.riatrice pendant chacune de ces périojdns; mais il ne dit rien des révolutions géologiques ddiit on' a trouve les vestiges dans Ics cniraifies de la terre ; il ne dit pas qu il y ail, eu un cataclysice

rcment différents des animaux des périodes antérieures et postérieures.

Ce nombre se divise en dix zone$ supei;^ posées, formant, dans Tensemble des ter*^ rains jurassiques, autant de faunes chronologiaues ou d'époques qui se sont succédé régulièrement les unes aux autres.

Chacune de ces dix zones a montré une faune spéciale, distincte de celle des zones inférieures et supérieures, qui constitue un étage, une époque bien caractérisée, de la même valeur que Tépoque actuelle.

A la suite des terrains jurassiques viennent les terrains crét&cés, caractérisés par plus de 5,000 espèces d'animaux entièrement ditTérents des animaux des périodes antérieûréis et postérieures. Ce nombre se divise en sept zones superposées, formant, dans Tcnsemble des terrains crélacés, autant de faunes chronologiques ou d*ét)oques qui se sont succédé régulièrement les unes aux autres. Chaque zone a montré une ISsiinc spéciale, distincte des zones inféiieures et ^ufiéHeUres, qui constitue un étage, une époque bien caractérisée, de la môme valeur queVépoque actuelle. ■ Enfin, au-dessus de la i>ériode erétario sont les terrains tertiaires, dans lesquels ii existe plus de 8,000 espèces d'animaux entièrement ditférents des animaux des nériode3 antérieures et de l'époque actuelle. Ce nombre se divise en cinq zones superposées, formant, dans Tensemble des terrains iertiaires, autant de faunes chronologiques ou d'époques qui se sont succédé régulière' ment les unes aux autres. Chaque zone a montré une faune spéciale, distincte des .zones inférieures et supérieures, qui constitue un étage, une époque bien caractérisée, de la même valeur queVépoque actuelle.

. Nous le demandons encore, que devient la prétendue conciliation de la ueniêt avec la science, en présence de cette succession d*ètres organisés anéantis vingt-sept fois et vingt-sept fois créés de nouveau, et chaque fois avec une faune et une floie presque entièrement nouvelles? Moïse ne mentionne

â la (in de Tépoque où fût créé le ré|[nc végéui, puis un autre après la création des poissons , eu;. (En effet il ne dit pas un mot de ces vingusept cataclysmes dont noue parlions, tout à Tbeure; mais sa .contraire à la Un de cluique jour génësiaqiie le Gréalcur s'applaudit de ^on œuvre €^ Ja trouve bonne.) La science moderne ne le dit pas davaniaM* 11 se peut donc fort bien que les terrains de traûfffoif , ofi sont ensevelis pèle-mélé les premiers d^ris végétaux et animaux, aient été formes après la crt^ tion d*une partie du r^e animal, ac qu'aucun botfleverseiiient ne soit arrivé lorsque les plantes couvraient seules la face de la terre. > Il est vrai <|a^ la science ne dit pas plus ^ue Moïse c|u*il y}^ ^ un cataclysme après la création du ré^ne vcgéult unis un autre après la création des poissons, etc., la science constate des faits et non les songes drs cosmogonistes. Des la première conehe fôssîliie^t elle trouve des animaux avec des végétaux, le méttie

{ihénomène se répète jusqu'à vtegt<-8ept fois dans 'échelle des terrains; eUe prend le fait natoitlk^ n^ent comme U se présente,, et préfère un fait à w révc, fruit d'une imagination égalée dans les oéce«sites d'un faux système q'ti ne vit que de ficlion»*

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