VU
IT HKPALMNIWiOCiB.
JOU
lié.
qu'une ieule erétrtioii de'YégétAuit ot/d*a«*' près les ihre^tigatloiis tfe !a science le» plus irréfragables, il aurait existé ringb^ept flores toutes différentes» spécifiquement et cbronologiquement. Kous ne voirons dans la Genist
Sue deut créations d*ammaux ; ei l'échelle es terrains nous en révèle vin^sepi« parfaitement caractérisées par des espèces toutes différentes. Que deviennent les jours-périodes au milieu de ces faits? Comment les earacté'^ riser, les délimiter? Quelle peut être leur signification? On aura beau tourmenter le teitc, il n'en sortira jamais vingt-sept créa* tions et vingt-sept anéantissements d'espèces animales et végétales autant de fois diOnrentes. Si le vèspere marque un cataclysme, une destruction, et fe nianv, un renouTcIlement, une création, il n*j a dans la Genêie que trois veâptre et autant de mane dont on puisse tirer parti pour expliquer Tapparition des fitres organisés et leur anéantissement. Il T a loin dé là au tableau que les décourertes paléontologiques nous présentent. Et puis, nous devons lé redire, cette signification de catastrophe, donnée au mot Ttspere^ est repoussée par cette formule, répétée après chaque création : Et vidit Deui quod t9$H honum.
Si les jours démiurgiques sobt des époquei^ lîiomme appartient donc A deui époques, à la sixième, qui est celle où il a été créé, et à la septième, qui dure encore. La Genisei après avoir mentionné la création des animaux terrestres, des reptiles et de Tbomme, termine par la formule ordinaire : Il y tut un soir et un matin^ et f^ fe sixième joùr^ Quel que soit Tinstant que les partisans des y/7iirj-^^r/o(fe9 choisissent dans cette sitième époque, pour y placer 4a création de Thomjiie^ ils ont à résoudre une difficulté à laquelio il ne nous parait pas facile de réponoro d'une manière satisfaisante. Il est naturel, sans doute, d'admettre que* le eominencement de chaque époque est caractérisé par une création particulière ; c'est, du reste, ce que soutienuent les savants dont nous combattons en ce moment l'opinion; ainsi lé commencement du premier jour est marqué par l'apparition de la lumière, celui du second jour, par la création du firmament ; ainsi desjours qui suivent. 11 serait tout à fait arbitraire aexcepter le sixième jour^ et de refuser d'admettre que le oom* inoncement de cette époque a été signalé par l<i création des animaux terrestres et par celle de l'homme. Mais alors l'homme a donc travecsé toute cette, sixième époque, et nous
. Selon ia Grnike^ les bêtes de la terre, les » reptiles, 4es animaux domestiques, ont été créés, ainsi que Tbomme, le sixième jour. . Or, les restes fossiles de ces animaux ont été entassés dans les terrains tertiaires et supérieurs, tels que les gypses du bassin da Paris, etc. Comment se fait-il qu'il ne se trouve, dans ces mêmes formations géologi-* ques, non-seulement aucun ossemeut appar^-^ tenant à Thomme, mais même aucun monument de SOH industrie? Et puis ces terrains étant le résultat de dépôts lents et successifs, leur formation a nécessairement exigé un grand nombre de siècles. Et Tbomme, qui est de la môme époque, aura subsisté pendant cette longue durée !.. Pour éviter cette difficulté, établira-t-on deux époques dans une époque ?Dira-t-on que Dieu créa d'abord les animaux terrestres, puis l'homme beaucoup plus tard 7 Mais sur quoi fonderait-on cette aivision d'une époque en deux, quand Moïse réunit cette double création en un^ seul jour, en une seule époque? Rien ne serait plus arbitraire que de prétendre quo les animaux des terrains tertiaires ont été créés au commencement du sixième jour et ont traversé toute cette longue période, mais que l*homme^ rapporté à cette même époque
Str Moïse, n'est venu qu'après la formation e ces mêmes terrains, c'est-à-dire après un intervalle de temps extrêmement considérable. L'avènement, la création de l'homme marquerait donc la fin, le soir de cette sixième époque ? Le mot soir aurait dons ici un sens tout différent de celui qu'on lui donne dans les autres versets, ce que rieu ae justifie (591).
Nous disons qu'il est impossible de rapporter la création de l'homme à la mètofi époque que celle des mammifères ensevelis <Mns les terrains tertiaires, il est démontré en effet de la manière la plus irrécusable et par les faits les plus positifs de la science^ que ces animaux ont été anéantis et créés de nouveau jusqu'à cinq fois avant l'apparition de l'homme, puisqu'on ne trouve aucun vestige de celui-ci dans les étages oii sont entassés en si grand nombre les débris fossiles des mammifères. Le texte est donc id en contradiction avec la science, puisqu'il lait de Thomme le contemporain des animaux mammifères et qu'il place son avènement à la même époque que ces derniers* . Il y a plus. Les ftunes et les flores de ces cinq étages tertiaires sont toutes tropicalest aussi bien dans les régions polaires que sous la zone torride. Ainsi, pour en citer un
voilà rejetés hors des temps historiques exemple, dans le dernier étage de ces ter- Ce n^est pas tout. Comment arriver à la rains, l'étage subapennin qui a précédé io^-
septième époque, celle du repos du Créateur? Si 0ieu s*est reposé immédiatement après la création de Tbommc, son dernier ouvrage, sorti de ses mains au commencement de la sixième époque, la sixième et la septième époque se confondent.
(59f) Quand on lit attentivement le second cbapilre^ la Gênàêe ex ipi^on arrive au 19' verset; la
firemiére pensée qui se présente sptinlanément à 'espiU, c*est celle de la création tonte récente des
médiatement l'époque actuelle, la France, l'Angleterre, et le reste de l'Europe, étaient peuplés de singes, de rhinocéros, de tapirs, d'éléphants, d'hippopotames, de girafes, etc., etc. Le cantcmnement isotherme des faunes et des flores est, au contraire» le caractère
animaux : FormatU igitur Dominui Deui ae numo cunciis animantibus îerrœ^ et univertiê volatUibm cœli, adéuxil ea ad Aéam^ nt widerel qitid voeaM ea, 6Cc«
DiCTIOVN. PK C0SU0G0:<IB ET PE PALâOKTOLOGIlS.
Sa
joo
DICTIONNAIRE W COSMOGOKiS
joe
TU
'eiLCIusif dt notre époque. Ce ne sont donc (Kis seulement ces anéantissements et ces renouvellements successifs d*animanx mammifères , répétés jusqu'à cinq fois , qui ne permettent pas de faire remonter la création de rhomroe jusqu'à ces époques reculées, mais de plus il existe ce caractère si distinctif, si tranché, entre l'étage subapennin et l'époque qui le suit immédiatement où l'homme est apparu, l'époque actuelle, que . les lignes isothermes n'existaient pas, que ; la faune et la flore de cette époque étaient tontes tropicales, tandis qu'à l'arrivée de f'homme sur notre planète, les conditions de la température et la distribution de la chaleur ont été profondément modifiées. C'est de Tapparition de l'homme, en effet, que date 1 établissement des lignes isothermes dépendantes, comme on sait, de deux causes : des lignes de latitude, plus ou moins rapprochées des pôles, ou du degré d'élévation des lieux au-dessus du niveau de la mer. Aussi les grands traits de dissemblance qui existent entre la faune subapennine et ta faune actuelle sont qu'avec la dernière époque géologique qui nous a précédés sur la terre, a disparu toute l'uniformité distri-. butive des êtres qui plaçait, aussi bien dans les régions chaudes que dans les régions froides, toujours des faunes spéciales aux zones tropicales. Loin de suivre cette marche, les êtres fossiles de l'étage contemporain sont absolument distribués comme la -faune actuelle , c'est-à-dire qu'ils suivent -toutes les lignes isothermes terrestres et marines qui 'existent de nos jours sur les continents et dans les mers. On reconnaît partout les fossiles de l'époque contemporaine à leur identité la f>lui positive avec la faune locale la plus voisine.
La conséquence de ces faits incontesta- ■bles. c'est que l'homme n'a pas vécu, n'a pu 'vivre à l'époque subapennine, le dernier étage des terrains tertiaires, et qu'il n'a pas eu a franchir la révolution qui a terminé cette époque et enseveli dans le terrain de cette formation tant de mammifères qui s'y sont complètement éteints et qui n'ont pas été reproduits dans l'époque actuelle. L'homme n'ap|)artient donc pas à la :sixième époque, ou bien il faut en exclure, contrairement au texte sacré, l'apparition Jés mammifères ; c'est-à-dire que , de tous côtés, on ne voit qu'inextricables embarras, et qu'il est démontré avec la plus palpable évidence que la théorie des jours-périodes est également inconciliable et avec le texte de la Genèse , comme les cosmogonistes l'interprètent, et avec les découvertes de la science. . ,
Nous n'insisterons pas sur des considérations de divers autres ordres, qui nous conduiraient au même résultat. Nous en avons dit assez pour montrer toute l'inanité de ce système qui, du reste, aujourd'hui n'a plus guère pour partisans que ceux gui sont res- %é^ en arrière du mouvement scientifique. ^ M. Marcel de Serres, dans son livre de la Cosmogonie dfi fdotse^ a soutenu l'hypothèse des Jours^riodes, II suppose partout que
Mo'ise a fait une cosmogonie, et il met iionFlamment en preuve ce qui est en question. Nous allons le laisser parler lui-même.
« Lorsque la science cherche à comprecdre la cosmogonie de Moïse, là plus ancienne et la seule raisonnable de toutes celles qui sont parvenues jusqu'à nous, elle éprouve dès le début une difficulté sérieuse. Celle dilliculté a divisé les meilleurs esprits et lei divisera longtemps encore. Elle tient à U manière dont on aoit placer, dans le récit de Moïse, les événements géologiques qui a^ sont succédé ici-bas.
« D'après certains physiciens* ces érénements n'y sont pas même indiqués, car le législateur des Hébreux n'était pas plus obliffé d*en parler que d'en nier l'existence: dès Tors, ils doivent être compris dans celte période indéfinie qui a précédé non-seulement la disposition de la terre dans son élat actuel, mais celle des astres de notre sjrslèŒe planétaire. Selon d'autres. Moïse aurait distingué deux sortes de créations, l'une gén<^ raie et primitive, qui aurait eu lieu dans la période indéterminée écoulée depuis le commencement des temps; ce serait pendant cette période que tous les astres et par conséquent toute la matière serait sortie da néant à la voix de Dieu. Là seconde création se rapporterait à l'arrangement particulier de la terre et des autres corps célestes de notre système planétaire» dont la formation primitive aurait eu lieu au commencement, a Lors de cette seconde création, ou plutôt de cette disposition nouvelle, se seraient succédé les événements géologiques dont le récit de Moïse nous présente l'exposé fidèle jusqu'à l'apparition de Tbomme. ^
« Cette diversité dans la naanière d'interpréter ce récit en a entraîné une autre non moins grande, dans le mode d'interprétation du mot hébreu iom. Les uns ont pris celle expression dans le sens le plus littéral, c'està-dire comme un jour de vingt-quatre heures, et les autres, au contraire, ont supposé qu'il désignait plutôt une époque indéterminée.
^ A cet égard, chacun a le droit de choisir; car l'Eglise n'a rien décidé.Ses docteurs sont divisés sur cette question aussi bien que les savants. Pour ne rien dissimuler, nous dirons que dans ce moment même , MM Le* tronne, Desdouits et Buckland soutiennent la première hypothèse; tandis qu'avec Champollion, nous avons adopté Topinion contraire, professée du reste par Deluc et Cuvier.
« U est donc d'un très-haut intérêt p^ur savoir si la cosmogonie de Moïse s'accorvle ou non avec les iaits géologiques, de déterminer ce qu'il faut entendre par les six jours mentionnes dans la Genèse^ et quelle «iurée on doit leur attribuer. Ces jours doivent-ils être considérés ou non comme des périodfi^ de temps indéterminées, et convient-il ^^ penser que la création a été successive ou instantanée?
« Ces questions, étudiées dans ces dernier^ temps par l'observation des ohénomènes dd
JOU