‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 110 sur 216 · ET »K PAUS0KT0L0G1E · texte numérisé non relu

ET »K PAUS0KT0L0G1E

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la nature, semblent avoir été résolues de manière a ne laisser aucun doute dans les esjTits. Les résultats obtenus par une science qui n*aTalt pas été soupçonnée des anciens philosophes, prouvent que la création n*a pas en lieu d*un seul jet, mais a été successive. Dès lors, les six jours doivent être des espaces de temps dont il est impossible de fixer te terme et la durée. Ils ne peuvent être du moins des jours de vingt -quatre heures, à raison de la grandeur et de rimportance des événements qui s'y sont passés.

€ Entre les créations des êtres orgnnisés, plusieurs révolutions ont anéanti les diverses générations qui ont apparu aux différentes phases de la terre. Notre planète pacifiée a reçu les êtres qui l'animent maintenant, rfaomme lui a été donné pour maître et pour dominateur. Comment tant de modifications auraient-elles pu s*opérer, et un si grand nombre de générations se succéder dans des intervalles de temps aussi courts que le seraient les six jours de la création, si on les considère comme des jours de vingt-quatre heures?

4 Après de pareils faits, il est difficile de ne poi.it admettre que d*aussi grands événements ont dû exiger des espaces de temps bien plus longs. Dès lors le mot iom doit exprimer plutôt des époques indéterminéesque des jours semblables aux jours actuels.

« Pour affaiblir cette conséquence qui dérive de la nature des choses, on a supposé que ces révolutions n'avaient pas dû être ▼iolentes, puisque leurs traces n avaient pas pénétré une grande épaisseur de notre planète et n'avaient troublé que quelques régions peu étendues. Mais a-t-on oublié 30 elles apparaissaient dans tontes les parties a monde, comme à toutes les hauteurs où nous pouvons porter nos pas ? Les deux hémisphères, tous les continents, toutes les lies offrent des traces de ces révolutions et de nombreux corps organisés fossiles* Nous en découvrons les restes partout, aussi avant que nos travaux nous permettent de fouiller 1 intérieur de cette terre sujette à tant de vicissitudes.

«Produites successivement, ces révolutions qui ont vu nattre et périr un si grand noml>f e de générations , ont dû exiger une langue suite de siècles. Comment pourrait-il en «voir été autrement, lorsqu'À chacune de ces révolutions correspond une série d'espèces totalement différentes de celles oui avaient été ^lélruites et de celles oui plus tard ont été anéanties ? Mais lors même quo toctes ces données géologiques ne nous seraient pas fimrùiss par l'observation des couches terrestres, il suffirait de lire avec quelque attention le texte de la Genêêe^ pour être convaincu que les jours de la création ne sauraient être assimilés à des jours ordinaires. L'expression iom, traduite en grec par ifuf«, en latin par dies^ désigne souvent dans ces trois langues une époque indéterminée, comprenant un ensemble d'événements plus ou moins mémorables. Rien n'e»t {dus commun dans FEcriture que cette manière de parler.

A seb yeux, les successions des siècles son^ comme un seul jour. Mille ans, dit le pro-

8 bête, sont comme le jour d*bier qui a passé. Daniel prend les jours de la semaine pou;* des années dans sa fomeuse prophétie sur Tavénement du Messie.

« Saint Paul appelle un jour tout le temps qui est donné à l'homme voyageur sur la terre. Saint Pierre dit aux jours de Noé, ce qui signifie simplement Tépogue oîï vivait ce patriarche. L'Eglise nomme lour de l'éternité, jour éternel, cette ère de bonheur sans fin promise aux justes, et emploie cette ex-

Eression dans ce sens dans la plupart des ymnes. Nous donnons également au mot jour la signification d'épo(][ue, et c'est ainsi que nous disons les beaux jours de la Grèce.

« Le langage de Moïse ne saurait, du reste» être compare à celui du physicien ou du sa* vaut qui discute sur une question controversée. Encore, même sous ce rapport, n'estil pas dans les sciences un langage de convention qui, s'il était pris dans son sens littéral et rigoureux, conduirait aux plus graves erreurs? L'ilnnuatr^ du bureau des longitudes parle constamment du cours du soleil , de son lever et de son coucher, quoique dans l'opinion des savants qui le rédigent tout cela ne smt qu'apparent.

« Ces expressions sont aujourd'hui tellement consacrées par . l'usage , que ceux qui s'en servent ne réfléchissent pas plus sur leur véritable sens que ceux de qui ils les tiennent. Il y a plus, tout autre langage paraîtrait aux uns et aux autres tout au moins ex-: traordinaire, si ce n'est peut'^tre ridicule.

« Dans la Genèse (chap. 11, v. fc), Moïse emploie également le mot iom dans le sens d'époque. Après avoir détaillé les œuvres de la crâtion, il en ftdt une sorte de récapitulation, en disant : TelUs ont été les générations des êtres au jour où Dieu créa te ciel et la terre,

« Or, dans ce passage, cette expression ne signifie pas un jour de vingt'^uatre heures, mais plutôt les six jours ou les six époques de la création. Elle comprend donc des temps ou des époques indéterminés. D'ailleurs, ainsi que l'a lait observer Deluc , comment, en parlant de la première époque, M(Hse aorait-il pu l'assimiler à des jours de vingtquatre heures, puisque ceux-ci sont mesurés par des révolutions de la terre sur son axe, en présence du soleil, et que cet astre n'a été disposé qu'à la quatrième époque, pour répandre la lumière sur la terre? Dès lors McHîse ne pouvait pas compter par jours des temps où les jours n'existaient pas encore, et il ne pouvait pas leur donner un soir et un matin, lorsque, d'après lui-même, il n'v avait encore ni lever ni coucher du soleil.

« Ajoutons qu'aujourd'hui même il existe une grande diversité dans la manière d*eO'>tendre ces espaces de temps que nous nommons jours. Chez certains peuples, ils ne oomprennent pas vingt-quatre heures, mais uniquement la moitié de ce temps, tandia que d'autres les conunencent \ six neures du

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DICriOKHf AHIK DS COSMOOONIS

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matin. Cependant «fans Tusage le plus géné« râl, 1 heure de minuit est fixée pour le commencement et la fin de cet espace de temps, en sorte que la journée est comprise dans Tintervalie qui s*écoule d'un minuit à l'autre.

« Les Indiens distinguent leurs calpoê ou leurs jours en deux ordres : les uns qu'ils considèrent comme humains et les autres cbmme divins. Ils ont en outre des calpas de Brahma bien plus loues enc/Ore. Un seul désigne la durée de mille younga^ c'est-à-dire lie mille de ces âges après chacun desquels fe monde doit finir pour reprendre une tffxistence et une forme nouvelles^ Aussi, dans le style oriental, chaque jour de la création est comme un calpas d une durée indéterminée. D'autres raisons non moin$ évidentes que celles que nous avons nien- :Cionnées semblent prouver qu'en traduisant rexpression hébraïque iom par jour, on se jette dans des difficultés inextricables, car i) faut pour lors prendre tout le récit de la Création à la lettre. Comment, en adoptant cette interprétation purement littérale, exi)Iiquora-t-on ce passage : Dieu nomma la lumière jour y et les ténèbres nuii?{6enèsej i, V. 5.) C'est la lumière qui éclairait pour lors la terre dont Moïse entendait parler, car il n*en existait pas d'autre. Le soleil n'avait pas ehcore reçu son atmosphère lumineuse, qui sSule lui a permis de répandre sur la terre ses rayons qui l'éclairent et qui réchauffent (^ar leur action vivifiante. l>ès lors le mot tom du cinquième verset de la Genèse ne ^'applique nullement à une époque détermi-» née par la rotation du globe autour du soleil éclairant, mais à la lumière primitive, (mi à la seconde époque jaillit à la voix d0 Bien.

«Que faut-il donc entendre par cette expression iom? Ne devons-nous pas dire avec saint Augustin qu'il ne fiiut pas se hâter de prononcer sur la nature des jours de la création, ni affirmer qu'ils fussent semblables à ceux dont se compose la semaine ordinaire? Revenant sur la même idée dans le plus fini de ses ouvrages, la Cité de Dieu^ il ajoute qu'il est difiicile d'imaginer quelle était la nature de ces jours. Si le saint doc- 'teur pense gue l'on ne peut savoir ce qtie ?«ont les six jours de la création , il croit que l'on peut affirmer ce qu'ils ne sont pas. Il •/iéclare donc qu'ils n'étaient point semblables aux jours ordinaires.

« L'opinion de saint Augustin s'accorde parfaitement avec celle qu'ont professée «aînt Athanase et Origène. Ces docteurs ii'ont point partagé l'opinion de saint Barjiabé, lequel, poursuivant ses vues allégoriques, a voulu voir dans les six jours de la /Création une figure de tous les événements gui doivent se succéder sur la terre jusqu'au jour du jugement. A ses yeux, ces six jours signifient autant de milliers d'années, et ces six mille ans sont le terme que Dieu a marqué à tous ses ouvrages.

« Il y aurait de Ja témérité, ainsi que Fa fart observer Chatopollion, à fixer une durée 'ituelcônque à ces six périodes €e sont des

jourSf mais des jours à la manière biUique, c'est-à-dire des époques par lesquelles^Ùoise a voulu désigner les opéralioas successivei du Créateur. Ce sont les six journée de Dieu, ou comme dit Bossuet, six progrès par lesquds le monde est devenu ce ^qHI estais jeurd'bui, et qu'on ne saurait assimiler i dos jours actuels.

«L'ensemble du récit de Moïse s^accorib parfaitement avec cette interprétation , el surtout ce fuit nesp^re et {hU mone^qoi comme un refrain revient après chaque journée. Si ces tVm étaientides jours ordinaires, ils ont dû avoir ua soir et im malin. Pourquoi donc cette redondance inutile daos un ouvrage d'ailleurs si concis? £Ue sj trouve, parce que Moïse a voulu insister m H profonde démarcation qui a divisé pir ères les temps antérieurs a rhoauDe,eti complètement séparé chaque époque de la suivante.En répétant à chaque iom qu li aen son soir et son matin , il an a fait une période à part, et nous a ainsi indiqué qued» frands bouleversements l'oat distingué de ère suivante, ainsi que nous rappreoDeal les faits géologiques,

n Un dernier argument tiré du texte doqs semble décisif; il confirme puissammem cette manière de voir. Après chaque joar> née, l'écrivain sacré a soin de nous avenir par les mots fuit vespere et fuit mané, qu'elle est complètement écoulée. Mais lorsqu il e^t question de la septième époquet il ^ l^^^ plus du soir et du matin. On se demande b cause de cette omission et d une eioe^ttioQ aussi remarquable.

- « Ne serait-ce point parce que ce jour a» pas encore atteint son terme et sa &n, comoe eenrqu! l'ont précédé? Dès lors n'est-il )>&) évident que ces mois lo soir et le oMiiQ désignent uniquement Ja fin ef le commeih cernent d'une période ? C'est aussi dans k même sens qu il a été pris par Daniel, \^' qu'il dit usque ad ve^eram et nutne dits éit milliatrecenti. On ne peut du reste doDiKC une autre réponse à cette difficulté. Kneffei. le tel te de k Genèse^ si incohéreat d<(e l'opinioir contraire, devient clair et préa» lorsqu'on traduit le mot iom par époque.

« On trouve ainsi un accord remaniod»)^ entre les paroles de Moïse et ce que ^ science nous apprend. Cette série de |^ grès ou de révolutions successives qui i&t* ment les six jours, s'est donc terminée |* une septième époque de repos, qui vli^ eu encore son terme. Celle-ci , qui s coe* mencé après la sixième, c'est-à-dire aprè* l'apparition de l'homme, dure mainteMOt ei constitue la période historique à laqoelk nous appartenons.

ff Ainsi se trouve expliquée l'absence ô^ ce vespera et mane^ lorsçiu'il est question^ la septième époque; en interprétant de cetf manière le texte, on est frappé de ténén tien pour un livre dont les moiadresoaroleS -ont une si haute portée.

« Cette opinion est loia d*ètre en opp<^ tion avec les doctrines reli^peuses. D'af^^^ tous les docteurs, il est p^mis de voir dafi^

£T DE PALEONTOI.a£lE.

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h^ sii jour$ .des périodes indétermioées. L'Eglise» ainsi que nous rappreaoeiU Bossuet et Frajrssinous, a laissé ce point de discussion aux reciierches et aux investigations de tous. Nous dirons donc, avec ces deux illustres prélats, que la chronolc^e de Moïse date moins de Tinstant de la cr&tion de la matièFe, que de la création de Tboinuie, qui a eu lieu h la sixième époque. Les dates ou les supputations d'années que nous donne le léipslateur des Hébreux et qui forment la chronologie des livres saints, ne remontent pas à Torigine de Tunivers ni même à celle de la terre, mais uniquement i Torigine du genre humain.

c D*ua autre c6té , comment pouvoir se rendre compte de ces géné.*ations, dont Tancienne existence est attestée par tant de .témoignages conservés dans les couches de là terre, si Ton suppose qu'elles ont été créées et anéanties dans t'espace de six jours 7 On ne peut pas non plus las concevoir comme créées dans le commencement 4es temps et dans cette période indéfinie qui a précédé la disposition actuelle de la terre, car évidemment notre planète n'était pas alors susceptible de recevoir les êtres nombreux qui s'y ^nt succédé pendant les périodes géologiques.

« Ceux qui se sont opposés à ce mode d'interprétation ont bien saisi que les nomjMreuses couches fossilifères de la surface du globe ne pouvaient pas avoir été déposées dans des périodes aussi courtes que le seraient les six jours de la création. Pour les expliquer, ils ont eu recours à des miracles bien plus étonnants que les faits qu'on cherche à expliquer. Les uns ont soutenu .que I>iea avait créé tout aussi bien les fossiles , dans leur état pierreux, que les êtres a«v tuellemeut vivants. D'autres ont observé que relui qui avait tiré la matière du néant avait fort bien pu en disposer toutes les parties à son gréf et lui donner, au moment même de sa création, la forme et les dispositions qui fdouTaieDt lui convenir. Leirfiysicien et le Idéologue se taisent devant de pareils raisonnements, car il n'y a plus rien à expliquer lorsqu'on parle de miracles.

« On pourrait cependant. faire observer que Dieu a donné à l'univers les lois adminiAes qui le régissent et qui y maintiennent Tordre et l'harmonie; aussi dans la sagesse îofinîe qui a présidé à l'établissement de ces lois. Dieu ne s'est jamais écarté des règles ^ii'il a imposées k la nature. Depuis son ongine, l'univers se meut d'après les toémes principes et est entraîné par les mêmes forces. Si quelquefois. là puissance divine a suspendu ses règles immuables, c'est nniquement lorsqu'elle a voulu frapper l'imagination des hommes et vaincre- leur incrédulité. On ne voit |)as ici quels auraient pu être les motifs du Créateur pour in.ler- Yeriir et suspendre sans nécessite les lois de la nature.

« Une dernière observation a été adressée è M. Cahen lorsqu'il a publié sà trailuetion; cjgnme elle est telalire k notr^ manière

d'interpréter le mot tom, nous devons 7 répondra. On a objecté que Dieu ayant terminé toutes ses œuvres a la septième époique, il n'était pas présumable qu'il se fAt reposé pendant tout ce temps; un jour de vingt-quatre heures suffisant a cet ésard. Ce serait se faire une bien faible idée de la Divinité que de supposer qu'un travail Quelconque, même celui de la création de 1 univers, pAt être pour elle un sujet de fatigue. Tout ce que r£criture a voulu indiquer, c'est qu'à la septième époque. Dieu avait terminé toutes ses œuvres et qu'il l'avait bénie comme celle h laquelle il avait cessé de produire et de créer.

«r Cette doctrine est-elle contraire à la sanctification du septième jour de nos scr maines, institué en mémoire du repos de la septième époque ? Nous ne saurions le penr sen Nous avouerons, avec M. Cahen, que nous ne pouvons voir dans cette interprér t&tion rien qui attaque cette sanctification^ car pour nous, comme pour ceux qui ne voient autre chose dans le mot tom qu'une époque indéterminée, jour consacré au Seigneur est un jour à oart« un jour saint et sacré.

« II est enfin une dernière observation que l'on peut adresser à ceux qui considèrent le mot tom comme se rapportant, non à des époques indéterminées, mais à des jours semblables à ceux qui composent la semaine ordinaire. En adoptant cette interprétation^ on est obligé de supposer que toutes les an«> ciennes générations dont les couches terrestres nous ont conservé la singulière f^énéalosie, ont été formées avant la création dont Moïse nous a tracé le récit, opinion tout à fait contraire au texte de TEcriture. Si, 4>our éviter cette difficulté, on prétendait

Sue les couches fossilifères sont les débris 'un ancien monde, on ne serait pas plus avancé; car il est dit dans ce texte, qu'on voudrait toutefois respecter, ({ue la terre créée au commencement, était informe et .dans le chaos, lorsqu'il a plu à Dieu d'en or(^aniserla surface. Comment dès lors pouvoir admettre que le globe aurait été habité antérieurement à l'époque oîï il a reçu tes dispositions propres à permettre à la vie d'y déployer toute son activité?

. « Ces difficultés sont tout à fait insoluble^, si l'on suppose que le mondé a été créé en six jours. Elles s évanouissent au contraire .en donnant au mot tom un sens beaucoup plus étendu, ainsi que le fait la Bible ellemême dans une infinité de passages de la jGenise et de YExodéf sens qui a été également adopté par Ezéchiel et Daniel. Aussi préférons - nous suivre l'inlecprétation )f plus propre à concilier les phénomènes naturels avec KEcriture sainte.

« Nous le devons d'autant plus, qu'il est impossible que les terrains primitif et de sédiment aient été produits dans l'espace de .six jours. En effet, ces derniers, formés par un grand nombre de couches, aussi dinérentes par leur nature chimique que pat \^ , êtres qu'elles recèlent^ obé oécc^saiMBieiîi

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OICTIONNAIIIB DE COSMOGONIE

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exigé, pour leur précipitation, de longs innervai] es» car toute disposition en couche indique des dépôts lents et successifs de substances suspendues dans un liquide. Il

7^ a plus : ces tranches de séparation entre es divers dépôts, originairemeut horizon* taies, ont pour la pludart été dérangées dans leur position primitive. Elles se montrent plus ou moins inclinées et souvent même rerticales. De pareils effets annoncent évidemment qu à la suite de leur formation elles ont dû être bouleversées, changement qui a dû exiger, dans leur inclinaison, des intervalles de temps plus ou moins longs. « La diversité de nature chimique de ces tranches né permet pas non plus de douter

au'ellés niaient été formées à des époques istfnctes et sans doute très-éloignees les une^i des autres. Les êtres fossiles qu'elles recèlent en si grand nombre viennent encore à Tappui de cette assertion. En effet, ces corps organisés changent complètement dans leurs caractères spéciflques, suivant la situation ou la profondeur des formations où Us sont ensevelis. Enfin les animaux qui fourmillent au milieu des divers dépôts de sédiment, s*jr trouvent dans les Ages les plus différeqts, circonstance qui ne peut guère se concilier avec une création aussi prompte que le serait celle des six jours. Les faits physiques nous disent donc qu'il s'est écoulé un long intervalle entre la première apparition de la vie sur la terre et celle de l'homme, et de plus grands encore antérieurement à ces deux époques.

« Après cette digression peut-être un peu longue mais nécessaire, résumons succinctement les faits que nous venons d'exposer. « Il en résulte évidemment que si 1 on ne considérait pas le mot iom dont Moïse s*est servi comme exprimant une époque indéterminée, on ne pourrait pas se former une idée de la création en harmonie avec ce que les faits physiques nous en apprennent. Si l'on ne voqlail pas suivre cette interprétation, il serait à peu près impossible de donner au récit d^ Moïse un sens raisonnable, et surtout de le faire concorder avec les faits les plus positifs et les mieux démontrés. On

I^eut apprécier l'exactitude de la Genèse en 'adoptant, et l'on est frappé de l'accord qu'elle présente avec les observations géoloffiques. En envisageant le grand oeuvre du législateur des Hébreux sous l'influence d'une iQterpétatîon, nous osons le dire, né- O0issaire, on demeure pénétré d'admiration pour SQZk auteur» qui, il y a plus de trois mille ans, avait proclamé ce fait si remarquable de la succession des êtres vivants, en Mison directe de la complication de leur

(592) f Combien y a-tril de teinps« demande mi ttttronoroe allematra, que les atomes^ semés dans l'espace par le souffle de TEtre incréé, commencéreRt k se moaToir poor la première fois, et à se transformer en globes solaires et en globes terrestres, d'après les lois que la volonté divine prescrivit à la nature?» — A cette question, le Judicieux traducteur répond avec M. Frayssinous, comme avait réf>ondu Bossuet avec les Pères de li primitive Eglise, Origéne, saintiérôme, laint Augustin, saint Athanaie, etc., comme ont ré-

organisation. Cependant ce fait ne nous est connu par des observations positives que depuis moins d'un demi-siècle. »

' Comme M. Marcel de Serres, M. Godefroy veut faire de Moïse un ccsmogonisteel soutient les jours-périodeê ^ mais ils sont loin de s'entendre sur la manière d'expliquer le texte sacré et de comprendre de la même manière chacune des opérations du Créateur pendant ces six épo(]ues. Novs avertissons le lecteur de se tenir en garde eontre les citations et contre les amoritéti qu'on invoque. La plupart n'ont pas grande valeur. Ce sont le plus souvent aes auteors incompétents sur ces hautes questions qui adoptent une opinion toute faite qu'ils trouvent à leur convenance. D'autres fois on attribue à tous ce qu'un seul a dit. Ainsi, pa^ exemple , -M. Marcel de Serres et H. tiodefroy, essayant d'interpréter dans lear sens le vespere et le mane ^ mettront en note* « inurdnm non tam de primo diei temporf quam rei aut aciionis de qua agitur^ disent tous les commentateurs. » ICosmeg. di Motse^ p. U; Cosmogonie de la révélatmt p. 43.) La Térité est que ce texte est du seul commentateur Pagnin. Saint Augustin sur l'autorité duquel on cherche à appuyer la théorie des jours-périodes ^ a exprimé sur la nature de ces jours les sentiments les plus divers, ce qui fait dire h Cornélius a Lapide en parlant de ce j^ère : Dubie et disputânds lo^iiur in quœêtione^ tU ipse at<, tunt dtf* ficillimaj nec salis se ipsum oxplical. (Curs. comp/., t. V, col. m, édit. Migne.)

M. Godefroy démontre longuement quelti mot dies, niiip^t^jour^j se trouve dans FScriture avec la signification d'époque, de dnré« plus ou moins longue ; cela n'est contesté par personne , et cette figure est de toutes les iansues. Toute la question consiste à savoir s il a aussi ce sens là dans le premie? chapitre de la Genèse; nous ne le pensons pas et pour des raisons qui nous paraisseat décisives.

« Tant d'auteurs divers ont parlé de ce* jours de la Genèse, qu'il est peut-être inutile de faire remarquer ici (][ue, dans le langage de l'Écriture , le mot ;oi»r signifie soutent un laps de temps, une période indéterminée} et que Moïse surtout n a pu entendre borner ce mot h la durée d'une révolution solaire » puisque lui-même nous apprend que le soleil n'a brillé au firmament que le (^atrième jour, que les jours et les années n ont eu©mencé qu'avec le quatrième jour ; et cnccrei

fmisqu'après avoir énuméré les six jours de a création, il emploie le Dième moij»^ pour exprimer les six iours mêmes ou tout le temps de la création (592j.

pondu Burnet, Buffon,Deluc, Duguet, Kirvan, Anipèrti Cuvier, Ghampollion , etc., cl comme rëpondcny» core MM. Beilrand, Demerson , Silliman, Salud^f; Cahen, etc., c qu'on peut regarder les six joars oc la création comme des pénodes de temps imlélfr0|nées; que la chronologie de Moïse (i;*te moins te FinsUnt de la eréatio» défa maiière, que de fii'SjJJ* de la création de Tliorome.i {Considérûtions féi^^* inr la dispos, derunivers^ par Bouc.) . •

A cette gestion , nous répondrons aojoun! m

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ET DE PALEONTOLOGIE.

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« Pour p6«r qu'on soit versé dans l*é(ude ■ de l'Bentnre sainte, éeriyait saint Augus- € tin, on sait que c'est sa coutume de se ser^ € Tirdu mot jour pour celui de temp$ (593).» C'est Tobseryation que font pareillement les Uhéolo^ens et les critiques des deux derniers siècles(SM). Le savant Bailly avait également remarqué que , chez les Orientaux , le mot que nous rendons par jo«r a une signification primitive que donne exacte • ment le terme chaldéen rare, révolution, période, succession défaits on de temps fS05j. Aussi, chez ces mêmes Orientaux, I*hlstoire des générations des patriarches et des iirincipaux faits arrivés de leur temps, portail le titre d*histoire des jours, verba éierum (596).

c II en est de même des mots ioir et mn/fft, qui, joints ensemble, n'ont pas un sens fixe •t invariable dans la langue hébraïque , et

dre et ordre, eanfuêian él dispoêiiion régu^ lUre^ comme l'ont remarqué tous les interprètes (597) et les savants d'un autre ordre

« Dans la célèbre prédiction de Daniel sur le règne d'Alexandre et de ses successeurs, le commencement et la fin des événements annoncés sont appelés le soir et le matin de ces événeinents, vespere et mane (599).

^ « Dans celte môme prédiction , Tabomination de la désolation sera dans le lieu saint , et après une longue profanation le sancluaire sera purifié : Du soiraumatiny porte le texte , ou oe cette profanation du sanctuaire à sa purification, il se passera deux mille trois cents jours (fiOO). Ces molsioir et malin OBt donc ici deux acceptions différentes; l'une, relative au désorcire qui précède et nécessite la purification du sanctuaire et à l'ordre rétabli par cette purification, et l'autre , relative au commencement et à la fin d'une période de temps d'une durée déterminée et nettement limitée.

« Dans la Genèse^ chaque |jériode de temps ou chaque ordre de création est {)areiliement limité entre un soir et un matin: Ainsi fut fait du ioir au matin U premier jour, le second jour, etc.

«vec MM. Ro9e1ly de Lorgnes, Nérée Boubée,Cbauterd, Marcel de Serres* Auffii8teNicolas,.en empruntant ici les expressÎQDS de deux de ces auteurs, «que Boo-seulemeiit en peiu, mais qaî'om doit donner au moi jour^ employé par Moïse, le sent îllimiié dVpofjtu, 9 parce que c il est évident que Moise n*a pas Toola parler de jours tels que nous 1^ enlendoos.»

(593) Scripturamm more sanctarum diem pont Mierepro iempore,<|uî illas lîUeras,quamlibet negliweater legeril, nesdt. (De dw'l., JM, i. xx, c. il.)

(594)>oT. La Genèu avec reipiicaiiû» de$ saimU Krtt. Paris, 1682.— Uiêtoire criiiqme de la phUoiOfkU^ L 1", p. 192, Amsterdam, 1741.

(595) Hiêtoire de rattronomie maciemmt^ p. 103.

(596) C*esS le nom qu^avait cliez tes Hébreux te Ihrre des Paralioomènes.

■ (597) I ItUerdum iiaii tam de priaio diei tempore fMfP rei aut aclionU de qaa aqitnr^ disent tous les

« Mais les jours naturels, les joofs jof iires sont composés déjoua et de nuit, en temps moyen de douze neures de jour et de dou2^e heures de nuit, et entre un soir et un matin il n'y a qu'un demi-jour ou douze heures, et, précisément, cette portion d'un jour naturel , ou ces douze neures com-

Erises entre le soir et le matin sont les douze eures de nuit.

« Les jours eénésiaoues ne seraient-ils que des portions de jour? Voudrait-on que les jours de la création ne fussent que des jours de nuit ?

« Biais, dans le récit historiaue, la lumière est le premier produit de la création ; et ce n*est qu'après trois de ces jours do lumière, ce n*est que le quatrième jour de la production de la lumière que, pour la première fois , la nuit succède au jour et le jour à la nuit, et que commence le cours des saisons, des jours et des années. (Gen. I, li-18.)

« Que Toulent dire donc ces mots f otr el matin f » demande ici un profond penseur. — « lis veulent dire simplement le commencement et la fin d*une période , selon le mode de « supputation usité parmi les Juifs do compter leurs époques à partir dp soir (601).»

€ Saint Augustin , même lorsqu'il lui arrive de ne plus faire attention k ce mode de supputation tout particulier au peuple iuif et si éloigné des usages des autres peuples, saint Augustin conserve encore à ces expressions déterminativesle sens que réclame la contexture du narré biblique; en expliquant, en conséquence de cette interversion , que le soir exprime la fin d*une création ou formation, vesperam terminani conditœ creaturœj et le matin, le commence^ ment d'un autre ordre de formation , mana autem, initium condendœ aller ius (602).

Preuve manifeste oue saint Augustin a compris que les jours de la Genèse devaient s'entendre, que ces jours de la création ne pouvaient et ne devaient s'entendre que de périodes de temps indéterminées, que d'autant d'ordres successifs de formations distinctes.

« Aussi, dans la conviction du saint doe^ leur, le jour qui a suivi les six jours de la créat'on ou les six ordres génésiaques, e$t

comroeniaieurs.» (M. M. de Sukes, op.. rti./p. 375 et 43.)

(598) H. Blac», cité dans tes AunaUs uniten. da la Relig., n* d*août 1852.

f Ainsi donc, dans la Ceaèu, cmidut M. Bland, te soir n*expriroe que te désordre existant avant une création ; te malin, que Tordre qui j succède ; et te jour est la création achevée, ou bien Tépoque oà elte a eulteu.»

(599) Et Visio ve$pere et manSt iuœ dicta. est,, t^ra est : tu ergo tisionem signa, <ima post maltos dtes erit. {Dan, viii, 26..

(600) Usquequo peceatum desolalioms quœ farta est, et sanctuarium etfortitudo conealcabituf f ei Jt j»l tt : Vsqne ad nsperam et mane, dies dao millia trecenti^etmmndahtur saerificiam, {Ibid., 13, U.)

(601) M. Au^sle Nicolas, Etudes pkilosopkiiacs turle christianume, L I«% p. 385, 386.

(602) De Cen.ad lifter., l iv, c. 18.

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DICTI(»(NÂIAE

Tordra actuel des choses, Tordre de la sta* bilité des choses, créées , ideo ereatura tmi- . versa in Creatore $uo semper manebit. Dans son explication 9 le septième jour a eu son matin ou son commencement sans avoir eu de soir ou de un, septimus dits mane habue^ rit sine vespera^ ta est initium sine fine^ parce que ce septième jour est le commencement d*un état fixe et permanent, initium manendi et quiescendi tottus quod conditum estf parce qu'il a été sanctifié pour subsister à jamais, quia sanctificasti euin ad permanr sionem sempilernam (603).

« Mais rendons aux mots soir et matin leur véritable signification, leur signiQca* tion de commencement et fin que réclament etlemodede supputaliou en usage chez le

Jeuple hébreu et le contexte génésiaque. lors nous pourrons donner de Timportante question qui a fait le sujet de tant de discussions, une solution complète et décisive : alors il nous sera démontré que le septième jamt est un jour sans limite ; il nous sera démontré que le jour qui a succédé aux six ;îpurs delà création est le jour actuel, le ^^ur qui se continue, qui se poursuit, le jour eûfin dont Thomme est mis en possession.

A Chez les prophètes, le règne du Messie, les temps évangeliques ne comportent qu'un seul et même jour, dies una; et ce jour unique, qui a eu son commencement ou son temps du soir, temporevesperi^ se poursuit ot se continue sans interruption.

« Chéries prophètes, les temps du règne du Messie constituent un jour unique, aies una , non un jour composé de jour et de nuit, non dies ne^ue nox^ mais unjourtou^ jours ouvert^ un jour qui a eu son temps du soir ou son commencement, sans avoir son temp^ du matin: la lumière qui se manifes^^

tcra au commencement d9 ce jo;ir, DA?fs le

TEMPS DD soiM, if» tempore vesperi^ brillera .san$ interruption , ei-ié lux et erit in die illa : et, pendant toute la durée de ce jour, leSei^ uneur régnera sur toute la terre dont il sera le seul Dieu et où son saint nom sera seul adoré (60&-) , son sépulcre glorifié et sa croix invoquée (605),

« C*est ce jour, diem metim, qui luit sur nos tètes depuis dix-^huit siècles, qu*Abraham' a désiré voir et qu'Abraham a vu (606) ; et le premier homme a vu la première lueur

(605) DeGen. ad titier,^ L iv, c. 18, -r- Cmfess*^ 1. xiii, c. 35, 56.

(60 i) Et érit dies una, quœ nota est Domino, non dies neaue nox, et in tempore vesperi erit lux et erit in die illa, Exibunt aquœ vivœde Jérusalem, médium earum ad mare orientale^ et médium eanim ad marif novissimum in wstate et in hîeme erunt. Et erit Deui rex super omnem terram, in die illa erit Dominus tcntfs, et erit nompn ejus unum, {Zachar. xiv, 7, 8, d.)

(605) In die illa, radix Jesse qui stat in signum populorum, ipsum génies deprecabuntur ei erit sepul^ frum ejus gioriosum: et erit in die illa. Usai, i^

(606) Abraham pater tester exsultavii ut videreS diem meum, vidit et gavisus est, (Joan, vin, 56.)

(607) Ei prwdicabitur hoc evangelium regni in universo orbe, in iestimonium omnibus gentibns, et tune

DE COSMOGONIE itiftO M

46 ce jour dans Ja priHnière-.pfiMease Jdiia rédempteur» è lui faite à la natsaance de et septième jour&anctiiîé par eette pronesse^et dont notre septièmejourbebdoomdaire est II signe représentatif, de mémeque nossix joors sont les comméaM>ratifs perpétuels des six jours qui ont précédé Tordre actuel, qui oot précédé le jour de la révélation faiieà l'homme

})réyaricateur, à Adam, \ Abraham, à tcos es patriarches ; le jour qu'avec Abraham el tous les patriarches nous nou3 réjoaissom de voir,f7f4t^ et gavisus est, e% jour enfia(|tt9 rHomme-Diett a appelé aon jour : ditm meum^ et qui ne doit prendre un, coflune il nous ^n assure Jui-mème, qu'après^()^e la bonne nouvelle dçisoar^g)Qe.d^.misér,]iaordo aura été aiinoncéeà tous les peuples de )4 terre, et ttmc peniet con^unmstê^o (6(nj[.

« Puis, selon les prophètes de la Loi évan* gélique, les hommes rendront gUnre et hom* mage à TenvQ^é de Dieu pendant toute la durée de ce jour, jusqu'au jour de Fêlernité f608)^ jusqu'à ce graniJQur de la mnir feslation de satoute^uissance (609), quiseïf le grand jour de la confusion^ de ceux qui l'auront inéconnu (610)^.et de tpus ceux qui ont été réservés pour faire éclater la iu> tice divine çendmite grasid jour de l'mr- «17/(611),

« Disons donc, avec les docteurs de l'Eglise, au'il nous est absolument impossibU d'apprécier la nature ou de déterminer U durée des temps de la création, ou des jours génésiaques qui ont précédé l'époque so tuelle, iîlum diem^ vel illos dieSf qui ejus rt* petilione numeraii suntf in hae nostra mor-« talitate lerrena^ experiri ac sentire non fQs-* sumus: que nous savons seulement, dun»

certitude qui exclut jusqu'au moindre doule, minime dubitemus^ que les jours ériuméiés dans la ^enè^eoutéte entièrement difTérenU, longe aliter^ des jours qui composent, daas la période actuelle, les semaines, les mois et les années; enfin tout à fait dissemblables aux jours que nous connaissons, non eos ilw (qùiagunt n^domftdam) similes^ sed multuM impares minime dubitemus (612).

<% bisons avec les docteurs de l'Egljse, aue ces jours de la Genèse sont autant d'orares d'oriçine et de nature, et non de leni[)S ou de durée qu'il nous soit possible de mesurer, non durationis ordinem^ted solum origi' nis et naturœ (613), autant d'ordres .d'exécur

veniet consummatio, (Matth, xxiv, II.)

(608) Ipsi gloria et nunc et in diem œlernilsM. {Il Petr, m, 18.)

(609) yid diem magnum omnipotentis M* {^P^^- XVI, 14.)

(610) AbscQHdite nos a facie sedentis super thrm» et ab ira Âgni, quoniam venit dis* UM^nus irœ iwirum. {ApoCmYi, 16,17.)

(61 1) Injudicium niagnidieitincnlis setsrms iw ealigine reservQvit. (Jud^ 6.)

(612} Vfrf. saint Augdst., De Gen, ad tUier.^ c.2' cl c. 18, 26. — De civil. Dei, 1. i, c. 6.

Vid. et OaiGEif., De principiis, l. iv, n'I^-^ Conîra Celsum. I. iv, n" 50, 55. — S. Aidam*. Contra Arian., ii* 60.

(615) fin omnlhufihis operibas non ponH ''«r*'

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ET m PÀlXiWlQLOQK.

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