JUR
lion des lois imposées par la volonté dirine à lamalièrede la création, rerum omnium occaiiones^ causas et foiestates a Ded confe- €tu$ (614] ; et que, si l'ordre actuel des choses u*ex]ste que depuis six ou sept mille ans, cet ordre des choses de notre monde a été précédé de siècles de temps comparables seulement aui siècles ou aux temps de ^éternité, stx millia necdum nostri orbU implentur amti, ei çuantas prius œtemitaies^ ipiania tempora^ qaantoi $œculorutti origines [uisse arbUrandum est (615).
« Ou bien, disons avec les savants du siècle, c que nous n*avons aucun moyen d*ap- « précier la durée des époques dont il s*agit; < que. c^est un calcul de même nature que « celui de la distance des étoiles à la terre. » pisons avec ces savants que « les six jours ^ de la création ne sont que les six mula- « tioDS par où passa la matière pour former « l'univers tel que nous le voyons aujourc d*hui; » c qu^on ne doit y considérer aue « Tordreet la succession des créations (61 6; ; »
Sarce que ainsi nous nous trouverons reprouire et les propres expressions de Moïse, qui appeile ces jours de la création les générations du ciel et de la terre au tem|)s de leur for* matioa, islœ sunt geuerationes cœli et terrœ manda creata suntf in die quofecit Dominus heus emlum et terram^ et les expressions des autres prophètes qui nomment ces mêmes jours un temps éternel : prœparatit Jerram IB etiemo tempore {Bar, iii, 32).
« Ce sont ces jours dont il est impossible i des êtres qui ne vivent qu'un instant, in kac nostra mortalitate terrena^ de comprendre la valeur ou de déterminer la durée, ce M>ot ces jours si diff^^rents de nos journées que Bossuet, dans l'impuissance où il se trouve d'en spécifier la nature, désigne par lu nom de mooBis : « Dieu, dit Bossuet, m après avoir fait (^'abord comme le fond du « monde, en a voulu faire l'ornement avec « six différents progrès qu'il a voulu appeler o six jours (617). »
€ Hais qui nous dira l'étendue de ces progrès, qui nous dira la durée incommensurable de ces « six époques de la nature (618), » de ces phases de la création, de chacune de ces générations du ciel et de la terre? Qui nous fera connaître la valeur des jours de CELUI devant lequel, selon le langage de l'Ecriture, mille ans sont comme un jour, comme une heure, comme un instant insaisissable, comme un pur néant (619) ; la nature ou la valeur des jours de CELUI qui
tioois ordioem, sed solum origiDÎs el natarae. > (8. Tww., I, p. 9, 1, IN eorp. art.)
(614) In prinâpio igilur mundum esse canditum éicems^ sigmjicat renm omnium oceûs$ione$, causas et foêesiaies à Deo fuisse confectas^ (S. Gregob, Ntss. îo llexam^)
(615) Oo rerra ailleurs combien M. Jehan a ea tort de vouloir approprier à son livpoUiése d'une création atitégésésiaque œ teile i|u'ii cite de saine Jérôme ,
MB Hsmaeam Traité des sciences gésiag. p. 358,
s'appelle TAncien des jours ou. rcternelf Anuquus dierum (Dan. vu, 9), et dont les jours sont des jours de réternité, ei egressus ejus ab initio, a diebus cetemitatisf (ifïcA. V, 2.) » Yoy. Dell'c.
JURASSIQUES (Terrajks;. — Troisième grande époque du monde animé. Ces terrains tirent leur nom de la chaîne du Jura, quoiqu'ils y montrent un moins beau développement que sur le versant occidental des Vosges et du plateau central de la France, Nous comprenons , sous le nom de terrains jurassiques f tous les étages, depuis et j compris les grès inférieurs du lias et le lias inférieur (étage sinémurien], jusque et y compris rétage portiandien; mais non le Purhec^ le Wealde-Clay des Anglais. La série complète de tous les étages se voit du versant occidental des Alpes à V assy (Hauter Marne}.
La France nous donne pent*étre le plus I>el ensemble de ces terrains, comme le démontrent si bien les beaux travaux de MM. EUe deBeaumont et Dufrénov, résumés dans leur magnifique carte géofogii^ue de France. On les trouve dààs les bassins parisien, pyrénéen et méditerranéen.
Eu Angleterre , les terrains jurassiques ne sont pas moins bien développés qu'e^ France; ils forment, en effet, une large l>ande, qui part de Lyme-Regis (Dorsetshirek et traverse toute TAn^leterre, au nord-nord* est, jusqu*au Yorkshire. Ils couvrent divers points de TEspague, du Portugal, dé ritalie, du Piémont, de la Suisse, de TAllemagné, de Luxembourg, de la Souabe, dti Wurtemr ber^, de la Westphalie, de la Saxe, de la Bavière, etc. Ils commencent dans TAsie mineure, se montrent dans la Crimée, couvrent le centre de la Russie et vont de Jà ju5qu*à la mer Glaciale, des deux côtés des monts Ourals. On les connaît dans TAmérique du nord, dans la province dlndiana ; dans TAmériqne méridionale, à la Cordillère de Coquimbo (Chili). Grâce aux recherches de rinfortuné Jacquemoot et de M. Grant^ on les a retrouvés dans THimalaya et dan^ la province du Cutsch (Indes orientales).
En résumé, nous connaissons aujourd*hui les terrains jurassiques sous la zone torride; au sud , jusqu*au 30' de^ré, et au nord , du 7' jnsqu*au 68* degré de latitude. Les points où ils se montrent répartis comme des ja^ Ions d attente à la' surface du globe , nous prouvent qu'on les retrouvera sur beaucoup d*autres lieux de TAsie et do l'Afrique, ou
%r édît. («;.
(616) Uutoire sHtiq. de U ffkUos., U I", pL 169, — Exam^M de VcoLvre des ûx jours , par M, an f ib» arssAC. — Buttetin unirenc!^
(617) Elévations sur ta création; EUv. sur tes $i» jours,
(618) M. Ckwen, Menuet d'Histoire unhersn
(619) Miite anm ante ocnioê tuas tanqaam dies tustema qmm prmterHt^ et cnsiodia in noctCr qase pra niêttta kahenimr {Ps, lssxii, 4).
(a) Kotts A'tTons pa découvrir Jaos le IbTe de II. Gudefroy lVii*ir(tfi où < e f«rl nuus e>l nonlré. (Ttoie de M. Jcmiv.)
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