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« Car mes pensées ne sont pas tos i>ensées, et mes roies ne sont pas fos Toies, dit TEternel ; autant les cienx sont élevés audessus de la terre, autant mes-yoies sont audessus de TOS voies et mes pensées au-dessus de TOS pensées. » (Jiaie, lt, 8, 9.)
LAPLACE, ses idées nir la constiiution du ioleil réhuées par M. Godefroy. — Voy. Sa- LEiL.^ — Son hypothèse sur la formation des
les et débais avec M. Godefroy. — Voy. Planâtes.
LECOUTURIER (Hehbi). — Ce citoyen socialiste est auteur d'un livre intitulé : La Cosmosophie ou le socialisme universel. Paris, IKSO. C est un ouvrage aussi impie qu'inepte. Nous n avons pas l'intention d*en donner une analyse, mais nous en transcrirons le chapitre li, intitulé La Mythologie de la Genèse; cela suffira pour faire apprécier cette conception extravagante.
« Des temps historiques. — Les temps bistoriques datent pour nous de Moïse. —Ce n*est pas qu*on doive regarder comme article de foi tous les récits de cet historien.
< 11 est le premier écrivain dont les livres nous soient parvenus ; quand il parle de ce qu'il a fait, de ce qu'il a vu, de ce qui s*est passé dans une époque et dans des contrées peu éloignées de lui, il mérite quelque créance, abstraction faite du merveilleux dont il s'est environné dans le but évident defirapper l'imagination d'un peuple crédule, grossier et sensuel, dont il voulait être le législateur.
« Mais oij^and Moïse, se disant inspiré, prétend s'élancer au delà des limites de la nature humaine et remonter, par la tradition, le cours des temps, depuis son époque jusqu'à la venue de Tbomme sur la terre, il fait du roman ; c'était son droit; mais donner ce roman pour de l'histoire, c'est de la mauvaise foi.
« Si nous ne connaissons rien de positif au delà des temps décrits par Moïse, ce n'est yas une raison pour faire commencer là iliistoire de Thumanité, ainsi que cela s'est fSul pendant près de quarante s^les d'ignorance.
< Adam est-il le premier homme? — Si* comme nous l'avons établi, le premier homme est né dans les climats polaires, et si, comme Moïse le rapporte, Adam est né vers le Ti^re et TEuporalc, il est évident qu'Adam n est pas le premier homme, parce que dans le principe la tero|>érature ix>Iaire a pu seule être supportable à fbomme ; il a fallu un immense refroidissement du ^obe et par conséquent des milliers de siècles avant que l'abaissement de la température ait permis à l'homme de vivre dans des régions qui sont pour nous aujourd'hui les régions torrides.
« En mesurant la distance du passé au présent, on peut mesurer celle du présent à l'avenir. — Partant de ce principe, on peut dire qu'il s'était écoulé une infinité de siècles depuis faction de l'esprit sur la matière jusqu'à la formation du premier corps organisé; il ne s*en était pas écoulé moins de-
puis l'organisation du premier végétal et du
firemier animal jusqu'à la naissance de 'homme ; il doit s'en être écoulé tout autant depuis l'apparition de la rat-e humaine vers les pôles jusqu'à sa venue vers les régions de l'équateur.
^ Par conséquent, il est de foute impossibilité qu'il n'y ait que 6,000 ans qui nous séparent du premier nomme.
c D'un autre côté, îes hommes primitifs, descendant en ligne directe des animaux, trahirent longtemps leur origine. — Par leurs formes matérielles, par leurs appétits, par leur instinct, ils ressemblèrent beaucoup plus à leurs ancêtres qu'à l'homme tel que nous le connaissons aujourd'hui.
€ Les premiers hommes, au lien d'être des types de beauté, selon le portrait qnu Moise nous fait d'Adam et d'Eve, furent au contraire des espèces de brutes, moitié sin-
Ses, moitié hommes, selon le portrait peu atteur qu'Hérodote nous ^ laissé des Troglodytes.
n Portrait d'Adam et d'Ere. — Adam et Eve, s'ils ont existé tels qu'on nous les dépeint, étaient des civilisés; ils étaient pleine de raison ; ils avaient l'inteiligence eiercée ; ils auraient eu le jugement sûr, la conscience inCûllible ; ils auraient toujours su distinguer le juste de l'injuste, le bien du mal, sans la funeste pomme qui se trouva sur leur chemin. — lis respectaient les loi:» de la décence; ils sont les inventeurs de la feuille de vigne, une les statuaires leur ont empruntée. — Us étaient vigoureux etbcaux. — Ce noble couple non-seulement n'aurait pas été déplacé dans notre société, mais encore il y aurait paru avec avantage.
« Adam et Eve ne sont donc pas les premiers-nés de la race humaine. lis sont trèsrapprochés de nous par le temps, par les lieux qu'ils habitaient, par leur conformation et par leurs mœurs. -— 11 y a infiniment plus de distance du premier homme à Adam que d'Adam à nous. — Et même, il semble que la température du glol>e n'ait pas sensiblement changé depuis son époque jusqu'à la nôtre, puisque l'embouchure du Tigre et de l'Euphrate, sié^e du paradis terrestre, était déjà très-habitable de son temps, et que de nos jours c'est encore un des )viys les plus chauds de la terre. »
Quand on a lu l'ouvrage du citoyen Lecouturier, on incline assez à croire que Tauteur est effectivement un de ces hommes primitifs qui descendent en ligne directe des animaux. C'est un des meilleurs arguments en faveur de sa thèse.
LEHMAN. Voy. Géologib.
LEIBNITZ. Voy. GioLOGU. — Son opinion sur les forces de la matière. — Voy. Lah.ace.
LÉONARD DE VINCI. Voy. Géologib.
LÉPIDODENDRON { de deux mots grecs qui signifient arbre à écailles ). — Le genre lépidodendron corop-end plusieurs espèi-es de plantes fossiles d'une grande taille, qui abondent dans la formation houillère. Plusieurs particularités de leur structure les ont ùâ\ couiparer aux conifères ;- mais d*autres