‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 119 sur 216 · LIA · texte numérisé non relu

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circonstances et leur aspect général, moins Jeur Jurande taille, les font. ressembler beaucoup aux lycopodiacées. Cette tribu ne renferme pas maintenant 'd'espèces qui atteignent plus de trois pieds en hauteur, et ce sont pour la plupart des plantes faibles et rampantes» tandis que leurs représentants fossiles les plus anciennes paraissent avoir atteint les dimensions des grands arbres forestiers (646).

Les lycopodiacées de Tépoque actuelle sont soumises à peu près aux mêmes lois que les fougères et les equisétacées , sous le rapport de leur distribution géographique; elles sont plus erandes et plus nombreuses dans les localités chaudes et humides situées entre les tropiaues, et surtout dans les petites tles. Les aiiinités des lépidoJendrons avec ces plantes, leur taille et leur abondance parmi les fossiles de la formation carbonifère, ont conduit les auteurs qui ont écrit sur les plantes fossiles à cette conclusion , que ce fut sous Finfluenco d*uiie grande chaleur, d*une humidité convenahle, et U*une position insulaire crue les végétaux de cette famille atteignirent les diincnsioni gigantesques sous lesquelles ils nous apparaissent dans les dépftts de transition ; et ce résultat vient à Tappui du résultat tout semblable auquel nous «vous été conduits par Texamen des calamités, avec lesquelles on les trouve associés (647).

Suivant MM. Lindley et Htitton , les lépidoJendrons constituent, après les calamités, la classe do fossiles la plus abontante dans la formation houillère dû nord de l'Angleterre. Ces végétaux atteignent parfois des dimensions énormes ; on on rencontre des fragments de tiges qui ont depuis vingt jusqu à quarante-cinq pieds de longueui^; et une tige comprimée que Ton a rencontrée dans la houillère de Jarrow mesurait auatre pieds deux pouces dans son plus grand diamètre. M. Ad. Brogniart éji cite trente-quatre esjsèces dans son catalogue des plantes fossiles de la formation houilfèrc.

La structure intérieure des lépiJodendrons a montré que ces végétaux tenaient le milieu entre les lycopodiar^ées et les conifères (648) , et les conséquences gue tire H. ie professeur Lindley, ae la position iniermédiaire qu'occupe ce curieux genre éteint de plantes fossiles , sont en harmonie

(6iG) Diaprés le professeur Lindley, les lycopojliacées actuelles sont inlermédiaires entre les foufàres el les conifères «Pune part, les fougères et les mousses d*uno autre. Elles se rapprochent des fou-

gères par Tabsence d'un appareil sexuel, et par IV miJancc des vaisseaux annulairei de leur tige; des "Conîfêrt^s, par l'aspect des tiges de quelques-unes des pttis grandes espèces ; des mousses, par leur aspect j^'énéraL

(047) Les feuilles des lycopodiacées actuelles sont simples el disposées en spirale autour de la tige; et rites laissent, sur la suriace de cette dernière, des cicatrices de forme rbomboïdale ou lancéolée, dans lesquelles se \oient les empreintes de vaisseaux. Dans les lépidodendrons fossiles, des cicatrices^ lotîtes semblables, et roniarquahles à la fois par leur

parfaite avec les corollaires que nous avoiis déduits de Texistence de conditions analogiies dans des genres éteints d*animaux fessiles. — « Cette découverte est du plus haut intérêt pour les botanistes ; car elle doDoe gain de cause à ces esprits sagement systématic{ues, qui soutiennent que Ton peut ex'pliquer certaines lacunes qui, au seio de l'état actuel des choses, se font sentir dans la série graduelle de roreanisaticD, en lui assignant pour cause 1 extinction de genres et même d*ordres tout entiers dont Texistence manquait à Tharmonie que nous croyons avoir existé dès l'orieine du monde , dans la structure de toutes les parties du règne végétal. Les lépidodendrons établissent entre les végétaux à fleurs et ceux qui n'en ont pa^ une liaison plus étroite que n'eussent pu le faire les equisétacées, ou les cycadées, ou tout autre genn Îui nous soit connu, i» (Liicolet et Huttos, lore fossile , t. Il , p. 53. }

LEPIDOIDES. Voff. Poissons

LIAS SUPERIEUR. Voy. Toarcikx.

LIAS INFERIEUR, Voy. Sinémcru!!

LIASIEN (ETAGE). — Deuxième élace des terrains jurassiques et le huitième de la série totale des formations géologiques. Ce nom est dérivé de celui de /laa donné pri* mitivement par les Anglais à cet étage.

L'étage liasiensuitabsolument, en France, la même distribution géogranhique que Tétage sinémurien , sur lequel il repose p8r« tout ; mais , de plus , il se montre sur beaucoup d'autres points où cet étage manque.

Partout où se trouve l'étage sinémurieo, l'étage liasien repose en couches concordantes sur lui, et en suit toutes les allures, toutes les dislocations. Lorsque les couches plongent vers le centre des bassins, il plonge parallèlement; lorsque les couches sont relevées de diverses manières , comme dans les Alpes , il a subi les mêmes relèvements, sans aucune modification. On le trouve en couches concordantes, tout autour du plateau central de la France , sur les deux versants des Vosges , dans les Alpes , le Jura , et autour du massif de la Bretagne. Partout, en An^le^ terre, la môme superposition existe ainsi qu*en Allemagne et dans le Wurtemberg. H n y a aucun doute, dès lors , que cet élago n*ait succédé régulièrement, sur tous les

grandeur el par leur beauté, se voient disposées comme des écailles en spirale sur toute la surfs» des liges. Une division nombreuse de ces cryf^togS' mes se compose d^espèces arborescentes el dicbotomes, el dont les branches sonl couvertes de simples feuilles lancéolées.

La forme des écailles varie sur les diflërenupoiiiis d^une même tige ; ainsi celles qui sont les plus vtMaines de la base sonl de forme allongée dand le stdi vertical.

(G48)' Ycyez h Bulletin annuel delà SociUi pA^f. de YorAsAire, pour Tanuée S832; les végétens J» siles, par Wituam, S855, pi. xn el xni, el la Fion fossile, de MM. Ltolet cl Hcttoji, pi. xctui « xqrx.

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ET DE PALEONTOLOGIE.

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