‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 120 sur 216 · LIA · texte numérisé non relu

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points, à Télage sinémurien, et qu*il ne l*ait hniri dans Tonlre chronologiqac.

Nous crojons pouvoir évaluer l'épaisseur des couches de létage comprise depuis les couches à oslrea arcua/a jusqu'à la Qn de Voslrea cymAïufii, sur les coteaux voisins de Semor, à 150 mètres environ.

Caractères paléontohgiques. — Le caractère dominant de la faune , c'est le rapport d'ensemble qui existe entre l'étage précédent et le suivant , quant aux formes génériques ; car toutes les espèces sont distinctes. Voici pourtant les caractères généraux que nous donnent toutes les séries animales comparées.

Caractères négatifs tirés des genres. — Pour distinguer l'étage liasien de Tépoque antérieure, nous n'avons aucuns genres qui , nés antérieurement, meurent dans l'étage sinémurien, sans passer à l'étage liasien ; ce qui prouverait , plus que tout le reste, ce que nous venons d'avancer; mais nous avons , pour séparer l'étage liasien de rétage toarcien qui lui succède, tous les genres qui manquent encore dans le premier, et paraissent pour la première fois dans le second ; c'est-à-dire 18 genres gui seront les caractères négatifs, pour distinguer l'étage de celui qui lui succède régulièrement.

Pour caractères diOërentiels de cet étage et de l'étage sinémurien, nous avons tous les genres qui naissent avec l'étage qui nous occupe et paraissent être inconnus aux époques antérieures, c'est-à-dire, quarante ^nres pouvant donner des caractères positifs^ entre l'étage liasien et sinémurien.

Parmi ces senres, ceux qui naissent et meurent dans l'étage liasien peuvent encore nous donner des caractères positifs différentiels avec l'étage toarcien, où il^ n'existent plus, au moins d'apr&s nos connaissances actuelles. Ces genres sont les suivants : parmi les poissons, les genres myriacan^ thuM, squatoraya^ cyclarthrus^ astropterus^ rhondrostena 9 saurostomus^ conodus^ am~ blyurus , dapédus ; et parmi les crustacés , le genre coleia. En tout 10 genres , plus le Kenre cardinia , né antérieurement , qui s'y éteint encore. On voit que, malgré les rapports d'ensemble qui unissent cet étage aux époques supérieures et inférieures , u reste encore des caractères spéciaux aux genres.

Tandis qu*on voit les caractères minéralogiques des couches liasiennes changer sur les différents points où elles se trouvent , les caractères paléontologiques restent invariables, et sont partout on ne peut plus positifs. En effet, quelle que soit, dai'«leurs, la composition minéralogique , la nature a doté cet étage de 301 espèces caractéristiques. Excepte le plicatula spinosa^ qui se trouve gueiquefois , mais rarement , dans l'étage sinémurien, et le lima thalia qui se trouve dans l'étage supérieur, toutes les autres espèces sont caractéristiques de cet étajge. Nous avons donc 299 espèces pour les animaux mollusques et rayonnes seulement ; car nous n avons pas compris dans

ce nombre les 65 espèces de plantes, ci les nombreuses espèces d'animaux vertébrés et aunelés que nous y pourrions ajouter. On voit, par ce résumé, que les caractères tirés des espèces sont on ne peut plus positifs, puisqu*à deux exceptions près toutes sont spéciales à cet étage. Parmi ces espèces, il en est néanmoins qui, plus répandues dans les diverses localités, peuvent montrer, plus que les espèces rares , l'horizon géologioue qu'elles constituent.

Chronologie historique. — L'étage précédent a dû finir, comme tous les autres, par une grande perturbation géologique dont nous connaissons les résultats positifs. C'est, en effet , à cet instant que se sont éteints , avec les plantes, avec lesanimaux vertébréset annelés, 173 espèces d'animaux mollusques et rayonnes. Les traces de ce mouvement sont, du reste, encore visibles par les grès à gros grains et les arkoses de la base de l'étage des Deux-Sèvres et de la Sarthe. Lorsque le repos est venu remplacer l'agitation , sont nés W genres inconnus jusou'alors, avec 300 espèces d'animanx mollusques et rayonnes, qui, avec toutes les espèces des animaux vertébrés et annotés, et les plantes, sont les restes connus de la faune *^i de la flore de cette époque.

Nous ne trouvons en Europe rien de changé, à la fin de l'étage siuémunen, dans la circonscription des mers.

Les continents donnés par les corps flottants ont, par la même raison, des limites identiques à celles de l'étage précédent.

Les mers nourrissaient, plus nombreux que jamais , d'énormes reptiles sauriens des genres icbthyosaurus et plesiosaurus, si remarquables par leur* taille et par leurs formes, disposes qu'ils sont à vivre constamment dans les eaux. Les uns avaient l'as- Sect d'un poisson, les aulres étaient munis 'un long cou , et pouvaient , comme les cygnes, tout en nageant à la surface , saisir au loin leur proie. Avec les sauriens vivaient les premiers ptérodactyles, autres reptiles singiuliers , qui, probablement riverains, puisqu'on les trouve dans les couches marines, avaient la faculté de voler au moyen de longues ailes ressemblant pour la forme à celles des chauves-souris. Uu grand nombre de poissons touiours cuirassés, des nouvelles familles lépidotidées , chimœridées et accipensexidées , se disputaient le domaine des mers , avec un grand nombre de céphalopodes des genres ammo^ nite, nautile et oélemnite; tandis que les côtes , avec tous les genres qui existaient dans les mers sinémuriennes, nourrissaient, de plus, les genres de coquilles plerocfra , ditremaria^ inoceramus^ hippopodium; des astéries, des ophiures et autres échinoderines,. et quelques nouveaux genres de fora* miniCères. Quelques plantes marines vivaient encore à cette époque.

Les continents, avec des animaux terrestres probablement détruits , tels que des Iih sectes, peut-être des oiseaux , étaient couverts de nombreux végétaux, principale*

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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

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ment des fougères , des cicadées et des conifères, dont Télégant feuillage devait en animer toutes les parties.

Nous ne pouvons expliquer la fin de Tétage liasien que par une commotion géologique dont les traces seraient encore données : 1* par la discordance de stratification; 2" par la conservation des points littoraux, ce qui no peut exister sans un affaissement ; 3*" par les traces de mouvement des eaux au commencement de l'étage suivant ; et enfin 4' par les limites des faunes qui coïncident

Rarfaitement avec ces éléments d*; vérité, ous ne doutons pas que ces limites ne soient données, de plus, par Une grand* perturbation géologique qui a eu lieu loin d Europe, les seuls points sur lesquels nous connaissions la disposition géologique des étages.

LIGNITE. Voy. V Introduction.

LIMITES DES FAI]?)ES GKOtOGIQUBS. Voy,

Espèces fossiles LIMONITES. Voy. Roches fossilifèbbs.

UMDLES. Voy. Trilobitbs

LINDLEY, set opinions sur k$ téfiiom fossiles. — Voy. Flore fossile.

LISTER. Voy. GéoLOGiE.

LITDITES. — On trouve avec les orlbocératites dans le calcaire de Ttle tfOllanduii genre de coquilles cloisonnées qui en sont voisines et que Ton a désignées sous le nom de lituites. Leur extrémité la plus petite est contournée en spirale, tandis que Textrémité la plus crande se continue en un tube droit d'une longueur considérable, partagé par des cloisons qui ont leur face concave en avant et sont traversées par un siphon. La grande ressemblance qui existe entre ces coquilles et celles de la spirale moderne nous conduit à penser qu'elles ont dû remplir des fonctions analogues dans léconomie de quelque céphalopode perdu.

LOPHiODON. Voy, Mammifères.

LUMIÈRE ZODIACALE. Voy. Vhkrihutl Soleil.

LUNE, son rôle dans la création prtmitm. — Voy. MÊRAT. — Réfléchit-elle (a (umuri du soleil? — Voy. Chaubard«

MACROTHERIUM Voy. Mammifères.

MAISTRE (Comte me), €ité à propos des mammouths de Sibérie. — Voy. Mammouths.

MAMMIFÈRES. — Comme les animaux appartenant à cette première classe des vertébrés offrent une charpente solide comme point d'appui des organes du mouvement, et un squelette composé d'os et de dents, ces parties dures se présentent dans les conditions les plus favorables h leur conservation. Les os sf? trouvent, en effet, complets dans les couches sédimentaires du globe et dans les cavernes. On rencontre quelquefois toutes les parties d'un squelette rapprochées les unes des autres dans la même couche; ce qui arrive dans les argiles limoneuses des pampas de Buenos- A jres et de la bande orientale ; dans les gypses de Montmartre, etc. D'autres fois, et c'est le cas le plus fréquent, on voit seulement des os isolés dans les couches, ou des os amoncelés et p61e-m6le dans les cavernes.

De toutes les parties du squelette des mammifères, les clents sont, sans contredit, celles qui résistent le mieux aux agents destructeurs; aussi se trouvent-elles dans un état parfait de conservation, lors même que les os sont presque décomposés, ou roulés, comme dans les raluns de la Touraine.

Un fait exceptionnel très- remarquable est le fameux squelette de rhinocéros rencontré en Sibérie, et qui paraissait complètement conservé au milieu des glaces. 11 était , en effet, couvert de sa peau ; et Ton voyait, sur quelques points, des parties considérables de muscles, de tendons, encore attachés aux os.

Ou trouve auelauefois les oarlies cornées

des roamvpifère^ encore intactes, telles qo» les ongles des megalonyx rencontrés dut les cavernes du Brésil.

Quelques auteurs ont cru reconnaître da empreintes physiologiques de pas de maoïroiières et surtout des pas d'hommes; mai^ il parait certain que ces soi-disant trsces humaines étaient le produit de Tari. Pocr les autres traces au sein des couches anciconés , qui ne renferment aucun reste d't^ appartenant aux mammifères , on doit supposer qu'elles étaient les traces de cerlaics reptiles dépendant d'une classe moins éJerêe.

il parait qu'on a rencontré dans les cavernes à ossements de Lunel-Vieil, province de Liège (Belgique), des coprolites, ou/ff» fossiles, qu'on a cru devoir rapporterai^ mammifères.

C& divise généralement les maromifère)/^ deux grandes divisions : les monoAàfi^^ et les didelphiens.

Les premiers, les plus parfaits, sont priecipalement caractérisés par leur motie è développement : ils naissent déjà poum;' de tous leurs organes ; mais les cararlèr*? ostéologiques qui les distinguent netteioHîi consistent en 1 absence des os inarntpia»^* destinés, chez les didelphiens, i soutenir les parois de la cavité viscérale en avant da bassin.

§ 1. Mammifères monodelphievs.

Eu prenant pour base l'organe du touche: ou de k locomotion, on a divisé lesw^* mifères monodelphiens en ordres, qui ^^ des représentants à l'état fossile.

Premier ordre. Bimanes —Les 6wiiaji«ï* renferment qu'un seul genre, le genre i*^*'*

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