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ET EVE PALEO^nOLOdC.
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pl ce genre ne contiept qu'une] seule espftce, \ homme. {Voy. ce mot.)
Deuxième ordre. QcADRCiiiNEs. — {Vojf.
SnGES.)
Troisième ordre. Cabtiassiebs. — Parmi les carnassiers que CuTier sépare sous le nom de plantigrades jpn rencontre, à l'état fossile, les genres suivants :
Le genre ursus renferme plusieurs espèces dont aucune n*a son analogue virant. On cite VU. culiridens, dans Tétage falunien de Sansan, et à Georgen-Gmund, en Bavière. Dans rétame sul«af)ennin, les couches meubles supérieures du val d*Arno ont fourni Vursuê cuUridens. Des dépôts dtf même âge ont offert , aux environs de Montpellier et an Puy-de-Dôme» Vursus areemennh et-rtifiridens. Les cavernes et le diluvien, peutêtre du même A^e, de la France, de 1 Allemagne, de l'Angleterre, de la Belgique, et quelques ^brèches osseuses, en ont offert ûes débris. Ces débris se rapportent généralement à Vursus $pelstu$ de Blumenbach, que Cuvier appelait Vaun de$ cavernes ^ ours à front bombé. Cette espèce est effectivement caractérisée en ce que chaque os frontal forme une protubérance arrondie, de telle sorte que, relevée sur la partie fiostérieure du front, la Ii;aie du proôl tombe, par une
tente très-inciinée , sur la base au nez. 'ours des cavernes avait une taille au moins d*un quart en sus des plus grands ours actuels. On rencontre encore, mais plus rarement, dans les cavernes dn midi de la France, 1*17. arctoideus^ pUioriifeimetopoleiar nus. Vursus giganteus et leodiensis existent dansr les cavBrnes de Liège avec plusieurs ossements de VU. prisaù^ qu'on a trouvé
{)Ius spécialement dans la caverne de Gaienreuth. M. Milne Edwards a cité un fragment de erftne d'ours, dans une hrèche osseuse d'Oran, en Alsérie. EnQn, M. Lund a trouvé les débris oe son ursus brasUiensis dans les cavernes du Brésil.
Les genres perdus suivants sont connus à l'état fossile.
Le genre agnotkerium^ Kaup, a été trouvé dans tes cavernes d'Eppelsbeim.
Le genre ampkjfeyon^ Lartet, dans l'étage binnien de Sansan.
Le genre iœnoiheriumj Blainville, dans les gypses de l'étage parisien.
Le genre ampkyareios^ Blaihv., dans les collines subhimalayennes de l'étage probablement falunien.
Les genres encore existants ont montré le genre mêles ( mêles aniediluvianus^ Schm.) , dans les cavernes de Belgique, de France, d\4ngleterre et d'Allemagne.
Parmi les carnassiers que Cuvier sépare 5oas le nom de digiii^raaes^ les uns ont, en arrière de la carnassière d'en haut et d'en bas, une seule dent tuberculeuse ; leurs pattes sont brèves, et leur corps long et effilé : on les a nommés pour cette raison vermiformes. Tels sont les putois, les martres, les loutres, les mouffettes. Les autres ont deux dents tuberculeuses pfates derrière la carnassière supérieure, qui e'ie-raème a un
talon assez lai^e ; tels sont les cniens et les civettes ; enQn Tes autres n ont point de denta derrière la carnassière d'en t>as ; tels sont les chiens et les hyènes.
Parmi les genres encore existants de cette série, le genre kyœna est le plus intéressant. Les diverses espèces d'hyènes vivantes habitent actuellement les parties chaudes de l'ancien continent (Perse, Arabie, Abyssinie, Cap) ; or, le même genre se trouve abon« damment répandu en espèces et enindivi* dus, à l'état fossile, sur tous les (:oints de l'Europe. On connaît plusieurs espèces fossiles ahyènes, oui toutes s(mt perdues pour la nature actuelle. L'une des plus remarquables est Yhycena spœlea. Godf., dont les restes se rencontrent cuins la plupart des cavernes osseuses du continent.
Les quatre genres qui ont laissé des débris encore assez nombreux dans les coacbes terrestres, sont : le genre luira, dont on compte quatre à cinq espèces dans Tétage falunien.
i^ genre canis (chien, renard, loup}, qui ont montré plus de vingt espèces, depuis l'étage i)arisien ;
Le genre fHis (chat, tigre, lion, lynx), dont on connaît vingt espèces dans les étages supérieurs ;
Le genre viverra se montre depuis Tétage parisien ;
Le genre mustela, depuis l'étage falunien. Ces espèces se trouvent à Eppelsheim , h Altstatd, près de Moesskirch (Allemagne), au Puy-de-Dôme, en Auvergne; à Sainl-Géran (Allier) ; dahs l'Himalaya.
Les genres qui n'ont pas de représentants actuels sont les suivants : le genre pterodon^ Blainville, de l'étage fiiiunieo ;
Le genre machairodus, Kaup., de Tétage falunien d'Altstadt, près de M«BSSkin:h:
Le genre amyroaon^ Cault. et Falc, de l'étage falunien de mimalaya; Le genre hyeenodon de Layser, d'Auvergne; Enfin les genres speothos , smilodon , et icticyon, Lund, des cavernes du Brésil, probablement de l'étage subapenuin, comme les ossements des pampas.
Quatrième ordre. Amphisibs. — Les extré* mités ne sont plus disposées spécialement pour la marche, mais au contraire, pour la natation ; aussi les os des membres sont- ils courts et munis d'articulations anguleuses, en rapport avec le peu de mouvements qu'ils exécutent : ils ont le bassin étroit, les apophyses des vertèbres grêles et écartées , la dentition des vrais carnassiers, etc. On les divise en deux tribus : les phoques, les morses. Les phoques (phoca) ont quatre ou six incisives en haut, quatre en bas; leurs canines sont pointues et leurs mAchelières^ au nombre de vingt, vingt-deux ou vingt-quatre, sont toutes tranchantes ou coniques, sans aucune partie tuberculeuse, et ne peuvent être distinguées en fausses et vraies mO'» laires, comme celles des carnassiers. Les morses (trickechus) ont à la mâchoire supérieure deux énormes canines, qui se dirigent en bas et atteignent souvent jusqu'à deux
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DICTIONN^URE DK COSMOGONIE
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pieds de long. Entre ces défenses sont placées deux incisives semblables aux molaires qui| au nombre de quatre de chague c6léy en haut et en bas, ont toutes la lorme de cylindres courts et troncjués, La mâchoire inférieure manque d*incisives et de canines On connait quelau^s débris de ces genres , dans les étages laluniens de la Touraine , d'Angers, de Dni, en France ; du Suffolk , en Angleterre; dans les couches de Télage subapenntn de Baltrigen (Souabe}; dans la Virginie, etc.
Cinquième ordre. CnefROPriRBS. — Tous les genres fossiles appartiennent aux genres actuellement existants. Le genre vespertUio a montré des représentants (K Pansiensis^ Cuv.) dans les g,y pses de Téta^c parisien, dans les étages supérieurs de Weisenau, d'Œningen, dans les cavernes de Liège, du Kent et au Brésil.
Le genre molossus a montré des espèces dans 1 étage parisien de Kyson (Suffolk) et dans les cavernes du Brésil.
Les genre$ rhinolophutj Geoffroy, et phi/lloêloma^ Cuvier, aujourd'hui propres à 1 Araérique, ont aussi montré leurs espèces fossiles dans les cavernes du Brésil.
Sixième ordre, Insectivores. — Les genres éteints sont au nombre de quatre :
Le genre palœcosphalax^ Owen, des cavernes d'Angleterre.
Le genre oxygomphius^ Meyer, de l'étage falunien d'Allema^e.
Le genre dimyïas, Meyer, de l'étage falunien.
Le genre spalacodan, Charl., de l'étage Sttbapennin d'Angleterre.
Les genres encore existants sont : les erinaceus^ Linné, dont V£, arvernensis, Croizet, dépassait des deux tiers la taille de notre hérisson, et se trouve dans l'étai^e falunien d'Auvergne, et une autre à Sansan.
Le genre cenienes^ lUiger, a offert une espèce en Auvergne, dans l'étage peut-être subapennin.
Septième ordre. Rongeurs.— On rencontre un grand, nombre de genres éteints, et d'autres qui ont encore des représentants dans la nature actuelle. Les premiers sont : Le genre megamgy d*Orb., deiétage falunien d6« la Patagouie (Amérique méridional^).
Le genre archœomysy de Layse et de Parieu. VA. arvememis s'est montré dans l'étage falunien de TAuver^^ne ;
Le genre lonchophoruêf Luml, des cavernes du Brésil;
Le genre Irogontherium^ Fischer, qui représente une portion de mAchoire inférieure du îrogonUitrium Cuvieri^ Owen {Castor gigantesque de Cuvier), trouvée à Bacton, côte de Norfolk, dans Tétage parisien .
Le genre steneo/tter, GeoffiX>y, de Tétage falunien de France ;
Le genre palœomysy Kaupi de l'étage falu^ nien u'Eppelsheim ;
Le genre chalichomys^ Kaup, une espèce du même lieu;
Le genre chetodus^ Kaup, une espèce du même lieu;
Le genre tkeridomySf Jourdan, de TéUp subapennin de France, et quelques aalrei mal déterminés.
Les genres encore existants sont les suivants :
Genre sciurusj Linné, dont une espère est de Tétage parisien ;
Genre arctomys^ Gmelin, de l'étage bh nien des environs de Mayenne, à £ppdshcim, Weisenau;
Genre tnyoocus^ Gmelin, de l'étage parisien de Montmartre;
Genre mus^ Linné, des étages fatunies et subapennin, dans les cavernes etdaosk? brèches osseuses des deux continents ;od en connait plus de vingt espèces ;
Genre cricetus^ Cuvier, de l'étage falunien et des cavernes d'Europe;
Genre dipus^ Gmelin, dans les cavenifs de l'Allemagne;
Genre arvicola^ Lacéi»ède, de lïtagcfalonien et subapennin, de THimalafa, du Puy-de-Dôme et à Œningen;
Genre dasyprocta^ lliiger, dans les rsvernes du Brésil, mais aussi dans les ^abl» supérieurs et les cavernes de Liège, etci Puy-de-Dûme, en Auverxne. Cebit est d'l^ tant plus curieux, que les dasyprotla m aujourd'hui spéciaux à l'Amérique méridn^ tiale;
Genre aitlacodon; Swind, des cavernes du Brésil ;
Genre echimys^ Geoffroy, des étages séapennins d'Auvergne; c'est un fait curiedi, car les echimys sont de Tlnde et de TAid^ rique ;
Genre ctenomys^ Blainville, deux espèce sont de l'étage suba))ennin des paniiiasde Buenos-Ayres et des cavernes du Brésil:
Genre castor^ Linné, de l'étage faluoieîi et subapennin de Russie, d* Allemagne et i!^ France ;
Genre myopotamuSf Commerson, des cavernes du Brésil ;
Genre spermophylus^ Cuvier. Ou conoali deux espèces de l'étage falunien de Mayenrt Du reste, beaucoup des espèces du g^&re mua, surtout, ont besoin d'étro revues ar^ beaucoup de . soin, {)our savoir si elles diffèrent des espèces vivantes. Or ncsepottrrait-il ))as que le plus grand nombre deoire elles eussent appartenu à des individus jiii> ou moins récents, qui auraient habita ^'' cavernes postérieurement à leur remiSis^'* par les ossements des autres manioiirtres qu'on y rencontre ? Leur habitude de Thr.'
dans les trous et de se fabriquer des bétations souterraines porterait à le croire.
A l'exception des genres dasyproda ?< echimys , rencontrés fossiles en EuroF; tandis qu'ils n'habitent plus nujôunl'liui c^ TAmériquo méridionale, tous les autrt^ genres se rencontrent aujourd'hui lbs>il^ sur les mêmes lieux qu'ils habitent encore: mais ces deux exceptions, jointes à quelque-; autres, chez les chéiroptères^ et cbei i?j pacA^dermea, suffisent pour dènDontrerqu" en e^t des mammifères comme des autf^ séries animales, qui ne subissent duIIcw?'''
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LT DE PALEONTOLOGIE.
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dans les temps passés, la répartition géographique actuelle.
Huitième ordre. Edettés. Les mammifères qui composent cet ordre ont pour caractère principal Fabsence de dents sur le devant de la bouche ; les doigts sont garnis d*on« gles très-forts, arqués et solides, qui se rapprochent plus uu moins, de la nature de la corne, et enveloppent le doigt, un peu comme dans les ordres qui vont suivre. On les divise en familles, dont deui ont des représentants à l'état fossile.
Première famille, — upodonta , qui se rapprochent le plus des fourmiliers, toujours uépourvus de mâchelières , et dès lors de toute dent. On compte, dans cette famille, trois genres perdus et un seul genre existant encore. «îenres perdus : genre glos- Moiheriumf Owen, des pampas de Buenos- Ayres et des cavernes du Brésil.
Genre macrotkerium , Lartet. L*un des deux seuls édentés frissiles que Ton ait trou- Tés jusqu'aujourd'hui en Europe a été créé d*après quelques ossements et quelques débris de dents molaires découverts dans l'étage falunien du dépôt de Lansan. Le macrotkerium avait les phalanges unsuéales des pangolins et des dents semblables à celles des paresseux. Certains auteurs ont pensé qu'une espèce de pangolin, qu'on cite également à Éppeisbeim, et qu'on a caractérisée par une seule phalange unçuéale, découverte dans le dépôt de cette localité, appartiendrait au maeroikerium.
Deux genres existants ont encore des représentants actuels, XemyrmecophagvL, dont M. Lund a découvert deux espèces dans les cavernes du Brésil.
Le genre orycieropusj Desmarets, dont on connaît des espèces dans Tétage sutmpenoin des pampas.
Seconde famitle des dastpides. — Cette famille renferme les dasypus^ caractérisés par le manque de dents canines. Leurs dents molaires sont cylindriques, mais leur car^^ ' tère particulier et le plus remarquable est le test écailleux et dur, composé de compartiments semblables à de petits pavés, recouvrant leur tètes, leur corps et souvent leur queue. Cette substance forme un bouclier sur le front, un second très grand et très-convexe sur les épaules, un troisième semblable au précédent sur la croupe, et entre ces deux derniers, plusieurs bandes parallèles mobiles, qui donnent au corps la fiiculté de se ployer. La queue est lantAt garnie d'anneaux successifs, tantôt seulement comme les jambes et divers tuliercules.
Parmi les genres perdus qui se sroupent autour des aasypuêf on peut citer Te genre glmiodou^ Owen. On n en connaît encore qu une seule espèce, c'est le çenre davipes , Owen (décrit en 1838 sous le nom de dasfpat giganieue^ par MM. Vilardebo et Isabelle), dont la taille ég;alait le tiers environ de celle du migaiherium. Ses formes le rapprochent essentiellement des tatous. Ses dents, au nombre de seize à chaque mâ-
choire, sont creusées latéralement de deux larges et profonds sillons qui en divisent la surface molaire en trois portions ; de là le nom de glmtodon. Le pied de derrière a une forme très-remarquanle ; il est massif, et s^s phalanges unguéales sont courtes et déprimées. L'animal était protégé à Textérieur par une carapace solide, com|H>sée de plaques qui, vues en dessous, paraissent nexagonales et sont unies par des sutures dentées, et qui, au contraire, forment en dessus des sortes de doubles rosettes. C'é> tait un animal de taille gigantesque, propre à l'étage subapennin des pampas de Buenos- Ayres.
Genre clamydotherium^ Lund, deux espè^ ces des cavernes du Brésil.
tienre hoplophorusj Lund, trois espèces des cavernes du Brésil.
Genre pachyikerium, Lund, des mêmes lieux.
Genre euryodon^ Lund, des mêmes lieux.
Genre xenurus^ Lund, encore des mêmes lieux.
Le seul genre existant aujourd'hui, qui a montré de nombreux restes fossiles, est le genre dasypus, Linné, dont on connaît des espèces fossiles dans les couches de Tétage subapennin de France {D. fôsêilis)^ dans les cavernes du Brésil et dans l'A* mérique du Nord.
Troisième famille des wieATiiiaiDES. — Cette division est exclusivement composée de genres perdus pour l'épomie actuelle. Genre megaiherium^ Cuvier, [Voy. ce mot).
Genre megalonyr^ Jefférson. Il avait de grands rapports avec le paresseux : les membres antérieurs, en effet, étaient beaucoup plus longs que les postérieurs , et rarticulation du pied était très-oblique sur la jambe. La queue de cet animal était forte et solide, ses formes, en général, étaient toutefois moins lourdes que celles du meaatherium. Il est propre aux cavernes du Br&il, où il a montré quatre espèces.
Genre mylodon^ Owen. De même que les deux genres précédents, celui-ci est allié de très-près au paresseux ; il a été trouvé, du reste, dans les mêmes gisements. Ses dimensions n'étaient pas, à t>eaucoup près, aussi considérables que celles du mégathérium ; mais l'animai ne différait guère de celui-ci que par les caractères des dents ; celles-ci, au nombre de dix-huit, quatre molaires de chaque côté à la mâchoire inférieure, et mq de chaque côté à la mAchoire supérieure, comme ehez le mé- ^ gathérium» n'étaient plus similaires comme celles du dernier animal ;mais à la mAchoire supérieure, la première était subeiliptique, la seconde elliptique, et les autres^ tnanffulaires, à surface interne creusée d'un silion ; à la mAchoire inférieure, la première était elliptique, la pénultième tétragone, et la dernière grande et bilobée^ Toutes ces dents sont à surface usée, plane ; forme indiquant naturellement que Tanimal se nourrissaitde végétaux, etdans ceux-ci choisissait probablement les feuilles et les tendres
IhcnOff. DE COSXOOONIE «T DE PALé05TOU>6a.
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DiCTlONNAlRE DE COSMOGONIE
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bourgeons. Suivant M. Owen, le mylojon formerait, un lien entre les animaux onguiculés et les animaux ongulés; et effectivement, il présente à la fois des sabots et des griffes 'à chaque pied. Les trois espèces connues sont propres à l'étage subapennin des Pampas de Buenos-Ayres.
Genre sœlidotheriumy Owen, une espèce propre à Tétage subapennin des pampas.
Genre platyonyx^ Lund. On en connaît six espèces propres à Tétage subapennin des cavernes du Brésil.
, Genre cœlodon^ Lund, de la même époque, des cavernes du Brésil.
Genre sphenodon, Lund, delà même é^îoque et des mêmes lieux.
Les édentés, représentés par quelques genres seulement , à l'époque actuelle , avaient leur maximum de développement de formes génériques à l'époque de l'étage subapennin, c'est-a-âire à 1 époque qui nous a précédés à la surface du globe
Neuvième ordre. Pichidermes. — Ce sont des mammifères dont les doigts ne sont plus libres , mais bien enveloppés d'un sabot corné. Presque, ious sont herbivores. On les .divise en plusieurs familles.
Famille des ÉLÉPHASiDEs ou proboscidiens pourvus de cinq doigts à tous les pieds, de défenses longues sortant de la bouche, et d'une longue trompe servant à la préhension, dont le type est Téléphant, elephas^ Linné. Il y a des genres perdus et d'autres encore existants. Parmi les premiers se remarquent les genres suivants : Genre Masiodonf Cuvier. Cet animal présentait, en général, les formes extérieures de l'éléphant; mais il en différait essentiellement par ses molaires : celles-ci étaient surmontées de mamelons coniques , du moins dans le jeune âge de la dent, au lieu de présenter une couronne plane, comme celle des éléphants; de plus, la mâchoire inférieure était .munie, dans le jeune Age, de deux petites défenses. A part ces différences, le système osseux du mastodonte étaitf à peu de chose près, celui des éléphants. Si l'on ea croit les descriptions données, jusqu'à ce jour, de différents débris des mastodontes, ce genre compterait au moins quinze à vingt espèces, parmi lesquelles deux ou trois beaucoup
f>lus distinctes et plus répandues que .toutes es autres, ou plus caractéristiques des terrains. Le M. giganteuSf CuVc, de l'étage subapennin des Etats-Unis, en Europe, en Asie et à la Nouvelle-Hollande. Le M. anguslidens^ Cuv., de l'étage falunien, à Eppelsheim, àGeorgens-Gmund (Allemagne), à Sansan (Gers), d'Amérique et d'Asie. Le M. longtroslris f Kaup., de l'étage falunien .d'Allemagne et do France. Les autres sont d'Amérique, d'Asie, d'Europe.
Genre dinptherium. {Voy. ce mot.) Le genre elephas montre des espèces perdues et des espèces encore vivantes. Ce .genre est caractérisé, à la mAchoire supérieure, par deux énormes défenses : cellesci ne sont autre chose. que des incisives qui ont pris un accroissemeot extrême et se
sont recourbées en bas et en avant. Aveclw défenses, on remarque, à chaque mâchoire» de chaque côté, une ou deux molaires coni posées de lames de substance osseuse , enveloppées d'émail, et liées ensemble par de la substance corticale, comme il arrive chez beaucoup de rongeurs; la couronne offre une surmce sensiblement pîaric. Au lieu de se remplacer verlicalement, ainsi que chez les autres mammifères, les molaires se remplacent d'arrière en avant, de façon qu'à mesure qu'une mâchelière s'use, elle est, en môme temps, poussée en avant par celle qui vient après. Il en résulte que l'animal a laulôt une, tantôt deux mâchelières de chaque côté, suivant les' époques. On a cité jusqu'à [)résent huit ou dix espèces fossiles. La plus connue est VE. primigenius^ Blumenbach, bu mammouth , caractérisé par les lames plus rapprochées de ses molaires. On l'a rencontre fossile en Europe, dans l'Amérique septentrionale,' dans l'Asie septentrionale, vers les régions polaires, principalement en Sibérie. On sait que le premier individu complet a été trouvé sur les bords de la mer Glaciale, récemment détaché de la glace où il était enveloppé, avec ses chairs et sa peau, couverte de crins noirs ayant jusqu'à quarante-deux centimètres de longueur, et d'une espèce de laine r'ougeÂtre très-abondante. Transportée par les courants vers le pôle, à la fm de la dernière période géologique, ou anéantie sur les lieux mêmes, cette espèce n'en est pas moins perdue pour Tépoque actuelle. Les autres espèces paraissent être de la même époque, en France, en Italie, en Belgique , en Allemagne et dans l'Himalaya, {voy. Mammouth.
Les pachyaermes ordinaires , sans trompe préhensible, manquent encore de défense développée, et ont quatre, trois ou deux doigts aux pieds. Les genres perdus de cette division sont les suivants : Genre chœropotamiis^ Cuvier. Dents molaires intermédiaires entre celles des pécaris et des hippopotames ; canines courtes et aplaties à la mâchoire inférieure. Les deux premières espèces sont de l'étage parisien a Montmartre, et de l'Ile de Wight, et trois autres de l'étage subapennin de France et d'Asie.
Genre hyracotherium , Owen (ainsi nommé à cause de la grandeur de ses orbites). Il rappelle le chœropotamu$ pour la dentition, avec la différence que les molaires antérieures sont plus grandes, à proportion, et plus compliquées; les canines sont celles des pécaris. Les deux espèces connues sont de rëtage parisien d'Angleterre.
Genre anthracothtrium^ Cuvier. II res* semble aux cochons par les molaires de la mâchoire inférieure; il présente aussi de l'analogie avec les anoplotherium par ses molaires supérieures. Ces molaires sent au nombre de sept ; les canines ressemblent à celles des tapirs ; les incisives inférieures, au nombre de auatré , sont couchées en avant, comme celles des cochons. Le nom d'anthracotherium a été donné à ce genre très-remarquable, parce que, dans Tune des
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ET DE PALBONTCMjOGK.
première5 localités où Ton eu ait trouvé des débris (Cadibona;près de Savone, Piémont), ces débris, renfermés dans les lignites, sont fortement noircis par du charbon. On en connaît cinq espèces, dont trois paraissent élre de Télage f^risien, les autres de Tétage falunien d*Eppelsheim, de Sansan.
Genre lophiodon^ CuTier. Voisin des ta* pirsj ce genre en diflère par les premières molaires supérieures , qui ne présentent qu*une^eu]e colline, par les molaires postérieures pourrues de trots collines au li^u de deux , et parce que toutes ces dents ont des collines plus obliques. Ce genre a fourni de nombreuses espèces, et ses débris, dans Tétage fiilunien, sont, en quelque sorte caractéristiques. On en connaît onze espèces fossiles : deux paraissent être de l'étage suessenien, les autres de Tétage falunien de France et d'Allemagne, à Ëppelsheim, à Argentan, à Boutonnet.
Genre po/<rorAerttfm, CuTier. Il a quarante* quatre dents, savoir 7 incisives,! canines aiguës et un peu plus longues que les incisives, et f molaires dont les supérieures sont carrées, et dont les inférieures sont formées de deux croissants. Leurs os nasaux, relevés comme dans les tapirs, montrent quMIs ont eu une petite tromije Qexible; leurs pieds antérieurs et postérieurs ont trois doigts. Leurs formes extérieures rappelaient celles des tapirs. On en connaît déjà «me à douze espèces. Le maximum de développement du genre a en lieu avec Télage parisien de Montmartre et de Londres, où Ton en compte neuf espèces ; les autres sont de rétage falunien de Sansan.
Genre anoploiherium. Cuvier. considérait ee genre comme ayant à la fois des affinités avec les rhinocéros, les chevaux, les hippofiotames, les cochons, les chameaux. Ses caractères principaux sont les suivants : qua^ rante-quatre dents disposées en une série <^oatinue et sans interruption, caractère que l>>n ne retrouve que dans Thomme et dans les singes. On compte | incisives, -f£| canines qui ne dépassent pas les incisives, et qui leur ressemblent pour leur forme, et 7^ molaires, dont les antérieures sont comprimées, et dont les postérieures sont carrées à la mAchoire supérieure et à deux croissants à la mâchoire inférieure. Les pieds antérieurs et postérieurs n'ont que deux doigts développés comme chez les ruminants, et, dans quelques espèces, portent de petits doigts accessoires ; mais les os du métacarpe et du métatarse ne forment point de canons, et, comme dans les autres pachydermes, restent toujours séparés. Des trois espèces connues, deux sont de Tétage parisien de Montmartre, de rtle de Wi^t en Angleterre, et de Egerkeingen (Soleure), la troisième de Tétage snbapennin d'Asie.
Les antres genres perdus sont les suivants : Genre poiamohippuSf Jn^r, de l'étage snbapennin do Sonabe.
Genre chstrotherium ^ Cauteley et Falooner, voisin du sus^ de Tétage snbapennin de l'Himalaya.
Genre xiphodon^ Cnvier; une seule espèce de l'étage parisien de France.
Genre adapis^ Cuvier; la seule espèce de l'étage parisien de Montmartre.
Gerre kypotkerium, Meyer. Des quatre espèces connues , Tune est de Télage pari^ sien de Londres, une de l'étage falunien de Weisenau, les autres sont de l'étage fubapennin.
Genre macrockenia^ Owen; une espèce de l'étage falunien de Patagonie.
Genre toxodon, Owen. ms deux espèces connues de la république Argentine, l'une est de l'étase falunien {T. paranensîê)^ Tautre de Tetage snbapennin des pampas (r. plaiensis).
Genre elasmoiherium^ Fischer ; deux espèces de l'étaçe snbapennin de Russie.
Genre chahcotherium^ Kaup. ; les deux espèces connues sont de l'étage falunien d'Eppelsheim.
Genre oploiherium^ de Layser et Parieu ; les trois espèces connues soiît de l'étage falunien de Weisenau« d'Auvergne, et une d'Asie,
Les gcufes de pachydermes fossiles encore vivants sont les suivants : genre hippopoiamusj Linné. Les pieds sont fourchus, les doigts en nombre pair. Les esj^ièces fossiles trouvées en Europie ont 7 incisives, tandis que les espèces fossiles de l'Inde paraissent' en avoir eu |. On rencontre les espèces fossiles dans l'étage snbapennin d'Europe, de TAmérique septentrionale, de la Nouvelle- Hollande, de ruimâlaya.
- Genre diVo^y/ef, Cnvier. Les espèces fossiles sont le double plus nombreuses|que les espè^ ces vivantes. On on connaît cinq dans les cavernes du Brésil.
Genre sus, Linné. Les molaires sont an nombre de vingt-quatre ou vinet-huit, à couronne tuberculeuse au fond de la bouche, mais plus ou moins comprimées et tranchantes en avant. Trois espèces ont paru dans l'étage falunien d'Eppèlsheim , de Sansan ; les autres sont de ratage snbapennin des cavernes et des brèches d%urope.
Les autres ffenres, qui ont les doigts impairs, n'ont plus les pieds fourchus. Genre rkinocér0$i Linné. Une des espèces fossiles, le il. îickorkinuê^ Cuvier, devait avoir deux cornes. On en connaît, en tont, une dizaine d'espèces fossiles, dont quatre de l'étage* falunien d*Eppelsbeim , de Sansan; parmi ceHes de l'étage snbapennin, le il. itrAorJimiia, Cuvier, se rencontre partout, et jusque dans les glaces du p61e nord.
Genre fnptnif, Unné. Ils ont, à chaque mâchoire, six incisives et deux canintrs, séparées par un intervalle vide des molaires,
Îui sont au nombre de quatorze en haut et e douze en bas. On en connaît six espèces fossiles, les unes de l'étage falunien d'Eppèlsheim, les autres de l'étage subapenmn d'Auvergne et du Brésil.
Famille des soupinns, solidumgukL^ caractérisés par l'existence d'un doigt unique, on du moins un seul sabot à chaque |ried. On rapporte à cette famille le genre éteint Atp-
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DICTiONNAïaE DE COSMOGONIE
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potherium^ Kaup. Cet animal, s'il appartient bien réellement à la famille des soîipèdes, était caractérisé par la structure de se5 molaires, dont la lame d'émail forme, dans l'idlérieur de la dent, des plis nombreux en zigzag, et par la nature du pied antérieur, qui présentait des rudiments d'un quatrième doigt. Vhippotherium a été trouvé à Eppelsheim, étage falunien.
Le type encore vivant de la famille est le genre cheval, equus^ Linné, dont la tète est allongée, un i)eu comprimée latéralement. Chaque m&choire porte six incisives, suivies de cnaque côté d une canine, qui manc^ue souvent chez les femelles, à la mâchoire inférieure surtout, et d'une série de six molaires à couronne carrée, marquée de cinq croissants, deux extérieurs et trois intérieurs, formés par des lames d'émail qui s'y enfoncent; entre les canines et les molaires se trouve un grand espace vide. Les espèces fossiles sont de l'étage subapennin d'Europe, d'Asie, des i)ampas et des cavernes de l'Amérique méridionale, où le genre n'existait pas vivant, avant, la conquête.
Dixième ordre. Ruminants. — Leurs principaux caractères sont : le manque d'incisives à la mâchoire supérieure, les pieds pourvus de sabots, et, souvent, le front armé de cornes soutenues par un axe osseux; ils ont, de plus, six ou huit incisives à la mâchoire inférieure. Entre les incisives et les molaires, il existe généralement un espace vide; chez quelques genres, seulement, des canines. Les molaires sont presque toujours au nombre de ) 1, à couronne large et marquée de deux doubles croissants, dont la convexité est tournée en dedans dans les supérieures et en dehors dans les inférieures. Les pieds sont terminés par deux doigts, dont les os métacarpiens et métatarsiens sont réunis en un seul os, nommé canon: quelquefois, il existe, en outre, à la partie ]>ostérieure du pied, deux petits ergots, vestiges de doigts latéraux. Cbez tous ces animaux, excepté cbez les chameaux et chez les lamas, le pied est fourchu. Les jambes sont sèches, fines el longues; mais le fémur et l'humérus sont courts.
Première famille. C amelibjb. — Ils ont six incisives à la mâchoire inférieure, et le pied n'est plus fourchu. Ces incisives sont au nombre de deux en haut; il existe des canines à chaque mâchoire, et les molaires sont au nombre de vingt ou vingt-deux , au Keu de vinfft-quatre. On connaît dans cette série un seul genre perdu, le genre mericotheriumf BojaHus, des régions glacées de la Sibérie, étage subapennin.
Deux des genres vivants ont laissé des traces dans les couches géologiques, le genre auckenia^ lUiger, dont deux espèces fossiles se sont rencontrées dans les cavernes du Brésil. On sait que les espèces vivantes sont spéciales à l'Amérique méridionale.
Genre camelus^ Linné. On en connaît quatre espèces fossiles de l'étage subapennin : trois d'Asie et de France, et une de l'Amérique méridionale
Deuxième famille. Gbrvidje. — Indépendamment des carActère$ également propres à la troisième famille, tels que les huit iDà. sives à la mâchoire inférieure, le pied fourchu, ils ont des cornes caduques, uon recouvertes d'un étui extérieur corné. On connaît de cette famille des genres perdus et d^autres ec<Gore représentés. Les genres perdus sont les suivants : genre sivatherium^ Cautley el Falcon^r. Ce senre forme un passage assez naturel centre Tes grands pachydermes el les ruminants; en effet, tout en présentant la cornes qui caractérisent la plupart des animaux de ce dermer ordre, la tète était proi»blement munie d*u3e trompe, comme celle des proboscidiens, si 1 on en juge, du moins, par la forme des os du nez, ceux-ci se relevant.et se prolongeant en une voAte pointue, au-dessus des narines externes. L^s cornes étaient au nombre de quatre, deux naissant du sourcil, entre les orbites, et s'écartanl l'une de l'autre, et deux autres probables, plus courtes et plus massives, qui ont dt être posées sur aes protubérances très-saillantes que présente le crâne dans sa partie siipéro-postérieùre. Cette portion du crâne offre, du reste, de l'analogie avec celle oui, chez l'éléphant, occupe une place semblable. La tète du sivatherium égalait à peu près en volume celle de l'éléphant ; le cou de cet animai bizarre devait donc être bien plus fort et, par conséquent, plus court que celiii de la girafe. A l'opposé de la tète, qui olfrail un allongement remarauable dans un sens antéro-postérieur et infero-supérieur, la face était courte, ce qui, joint à la forme des os du nez et à la direction même très-inclinée de la face et. du front, contribuait à donnera celte tète une des formes assurément les plus singulières cfu'il soit possible de rencontrer. Les molaires supérieures, les seules connues, sont au nombre de six, et présentent tout à fait les caractères de celles des ruminants. La seule espèce connue paraît être de l'étage falunien de l'Himalaya.
Genre dremoiherium^ Geoffroy, qui représente deux espèces dans l'étage subapennin d'Auvergne, en France.
Parmi les genres encore existants, k genre cervua, Linné, offre un très-grand nombre -d'espèces fossiles , dont dix-hnil dans l'étage ialunien d'Eppelsheim, de San- San; les autres dans Tétaçe subapennin oui a précédé la faune actuelle. L'une des pto remarquables a été le ctrvu» megactrot, Hart., ou cerf à bois gigantesque de Cuvier, dont les bois ne mesuraient pas moins de 3 mètres d'envergure; les perches de ws bois étaient palmées et dirigées horizontalement vers leur extrémité. Des tourbi*^ d'Irlande, et d'une grande partie de TEo' rope.
Genre moschus^ Linné. On en connan deux espèces fossiles des étages falonien d'Allemagne, et subapennin du Bengale.
Genre camelopardalis ^ Linné, dont trois espèces d'Asie et de France , élage snl)apennin.
Troisième famille. Boyw/R. — ttur carK*
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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1ère principal est d'aroir des cornes persistantes, osseuses, revêtues de corne. Ln seul genre de cette division n*exisle plus, le genre lepioiherium^ LuimI, des cavernes du Brésil.
Parmi les genres encore existants, le genre boeuf, 6o«, Linné, offre toutes ses espèces dans Fétage subapennin d'Europe, d*Asie et de TAmérique septentrionale.
Genre aniilope^ Linné. On eu connatt trois espèces de Fétage lalnnien d*Eppelsheim, de Sansan, et quelques-unes de Fétage subapennin.
Genre capra^ Linné. On en connaît quelques espèces dans Fétage qui a précédé 1 époque actuelle.
Onzième ordre. CÉTAcés, cetacea. — Leur forme générale se rapproche de celle des poissons. Ils manquent complètement de membres postérieurs; les membres antérieurs existent et se composent des mômes os que ceux des ordres supérieurs des mammifères ; mais, seulement, lliumérus et les os de Favant-t>ras sont raccourcis, ceux de la main aplatis. Quelquefois les phalanges sont en plus grand nombre que chez les autres mammifères. On trouve, à la partie postérieure de Fabdomen, deux ou trois osselets rudimentaires suspendus dans les chairs, et qui sont les vestiges d*un bassin. An-dessous des vertèbres caudales, on remarque des os en forme de Y, dont la fonction, à Féfat vivant, est de donner insertion anx muscles fléchisseurs de la queue. Les vertèbres cervicales, au nombre de sept, S'?nt très-courtes, et, en général, presque lontes souJées ensemble. Enfin le rocher, portion do crâne qui contient Foreille in • terne, au Heu d*etre confondu avec les autres pièces du temporal, est séparé du reste de la tête, et n'y adhère que par les ligaments, etc., etc.
Famille des MAnkTwm, Ils ont des dents molaires à couronne plate. Les uns, comme les fMinatut, n*ont, à Vâge adulte, ni incisives ni canines, et leurs molaires, à couronne carrée, sont au nombre de huit i»artout ; les antres, comme les halicore, ont des défenses |K>intues qui sortent de la mâchoire supérieure. On connaît de cette famille plusieurs genres éteints. Genre metarytherium, Cristol. U avait le squelette et les défenses des dogongs, les molaires des lamentins. On connaît le squelette entier de cet animal. Le genre est propre à Fétage falunien de la Tonraine et de Maine-et-Loire, et à Fétage subapennin.
Genre zeuglodon^ Owen. Les molaires sont etraagfées au milieu, au point qu'on les dirait formées de deux parties réunies par un mince pédicelle. La mâchoire inférieure est creusée en dedans, comme celle des cachalots. Des membres courts et déprimés prouvent que cet animal avait la forme des cétacés, et que la queue était son principal instrument de procession. L'espèce connue est de Fétage parisien d'Alabama, aux Etats- Unis.
Les deux genres encore existants sont : le
genre Ao/tcore, Uliger, dont on connaît une espèce de Fétage falunien à Rodersdorf, en Suisse ;
Le genre manatus^ Cuvier, dont on cite une espèce dans Fétage filunien, une autre dans Fétage subapennin de l'Amérique septentrionale.
FamilU des DELPemiius, dont la tète est généralement petite, proportionnée avec le corps, et dont les mâchoires sont pourvues de dents. On connaît deux genres éteints. Le genre xipkius^ Cuvier. La tète diffère de celle des hyperoodanSf en ce que les maxillaires ne se redressent point sur les cdtés du museau en cloison verticale, et en ce que l'espèce de mur situé derrière les narines forme un demi-dôme au-dessus de ces cavi* tés. On les trouve dans Fétage parisien de Provence, dans Fétage falunien d'Anvers.
Genre fratonodon, Owen, de Fétage parisien de Felixtow, en Angleterre, où l'on en cite quatre espèces.
Les genres encore existants qu'on a pu reconnaître , d'après quelques os isolés, sont les suivants : genre de/pAtnti#, Linné, dont les deux mâchoires ont des dents simples nombreuses. On en connaît une espèce de Fétage parisien de FOme ; les autres sont de Fétage liilunien de Dax (Landes), de Maryland (Etats-Unis) et de Fétage subapennin.
Genre monodon^ Linné, dont les mâchoires ont, pour toutes dents, de longues défenses droites implantées dans Fos maxillaire. On en a tronvédes débris dans le diJuviam d'Angleterre et de Sibérie.
Genre pkffêeur^ Linné. Il a, avec le grand développement de tète des baleines, des dents coniques à la mâchoire inférieure. Une es* pèce est de l'étage falunien de SufTolk, e!i Angleterre, et d'autres débris appartiennent à l'Amérique septentrionale.
Famille des BALxnwM. Leur tète occupe au moins le tiers de la longueur totale, et leurs mâchoires sont toujours dépourvues de dents, et munies seulement de fanons cornés. Les genres suivants, fossiles, ont leur maximum de développement spécifique à l'époque actuelle. Genre balœnopiera^ Lacépède. Les trois esoèces citées sont de Fétage sub*apennin de Fltalie.
Genre ftatena, Linné, dans Fétage falunien de la haute Souabe, dans l'étage subapennin du Piémont et des Etats-Unis.
§ II. MAMMlFàBES DIDELPniEXS.
Les petits naissent généralement dans l'ctat imparlait. Leurs caractères ostéologiques consistent, comme nous l'avons dit, dans la présence des os marsupiaux. Ces os partent de l'arcade du pubis, s avancent de là, entre les muscles de Fabdomen, sous forme de V« destinés à soutenir la région mammaire et une sorte de poche ventrale où la mère logo ses petits. Lesdidelphes forment, en quelque sorte, une série parallèle à celle des monodelpbes; en efiTet, ils se partagent en une série de groupes tout A fait comparables , pour certains caractères, à la plupart de ceux des monodelphes onguiculés. Parmi les mar-
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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supiaux, par exemple, les uns, les phalangersy unt le pouce plus ou moins opposable aux autres doigts ; et , pourvus crincisives, de canines et de molaires, représentent bien la division des quadrumanes ; d'autres, comme les sarigues , ressemblen t, par leur système dentaire, aux insectivores à longues incisives, et leurs molaires h collines transversales, correspondent aux rongeurs, par exemple, les phascoloraes; enfm, parla disposition du système dentaire, ou par Tabsence de dents, la division des monotrèmes se rapproche de l'ordre des éJenlés.
Devons -nous ranger dans la division des tlidelphes les fameux ossements fossiles trouvés à Stonesfield, en Angleterre, dans les couches jurassiques? On croit aujourd'hui que ces ossements appartiennent è des mam-. mifèi*es; mais il n'est pas tout à fait aussi certain qu'ils aient été des didelphes. Trois opinions ont été succcsssivement émises sur leurs aiTmités : quelques auteurs les considèrent comme des insei-îti vores monodelphes ; d'autres les rapprochent des phoques ^ à cause de leurs dents nettement tricusoides; d'autres enfin y voient des didelphes. M. Owcn admet cette dernière opinion comme la plus probable. Si cette opinion se confirme, elle consacrera l'un des faits les plus extraordinaires que puisse offrir l'histoire des premiers âges géologiques de la terre. Ce fait constaterait rexistence, à une époque géologique ancienne, d*animaux appartenant à une classe dont la création, si l'on en juge par tous les faits çéolo^ques recueillis jusqu'à ce jour, ne devrait dater que des premiers temps de la période tertiaire. Malgré l'autorité des savants justement célèbres qui rapportent les fossiles de Stonesfield à de véritables mammifères, nous ne pouvons nous empêcher d'émettre encore quelque doutes. En étudiant comparativement les formes animaies de toutes les séries^ dit M d'Orbigny, nous avons reconnu que les exceptions étaient le plus souvent basées sur de fausses détermi' nations. Des caractères internes irrécusables nous ont fait reconnaître y par exemple^ aue les prétendus conus, du lias de Normandie^ quand le genre cône ne réparait qu'à la fin de tépoque crétacée, bien qu ils aient tous les caractères extérieurs de ce genre, appartiennent à une tout autre famille, dont les espèces fos^ siles sont nombreuses à cette époque» Nos doutes ne se fondent pas seulement sur cette règle générale, mais encore sur la présence de mdchoires inférieures à Stonesfield. Pourquoi , si ce sont de véritables mammifères, n'a-t-on jamais décrit des têtes osseuses ou tous autres ossements qui, joints à la mâchoire, confirme* raient la détermination? Tout en décrivant ici les genres en question, nous pensons qu'ils pourraient appartenir aux reptiles, comme on l'a déjà pensé; ou bien que des mâchoires inférieures , comme la partie la pltM étroite, seraient tombées des étages tertiaires dans des fentes des étages jurassiques, comme nous Varans vu pour les coquilles de V étage liasien de Fontaine^Etoupe four {Cahadof)y renfermées
dans les fossiles degrés de Fétagt silurienne férieur.
Les deux genres rencontrés dans ces conditions, sont : le genre phascolotherium, Broderip, qui se rapproche des didelphes
Kr trois molaires fausses et quatre vraies. ; seule espèce connue appartient au\ terrains jurassiques de Stonesfield.
Le genre ihylacotherium , Owen, voUin des dideljjjes, s'en distinguait par des molaires plus petites et plus nombreuses. On coni>ait deux espè!;es du même lieu.
Les genres encore existants sont les suivants : genre didelphis, Linné. Quand toutes les espèces vivantes sont propres à l'Amérique, il estcurieuxd'en rencontrer deuxdans létale parisien de Montmartre, près de Paris, a Provins et à Kyson(Suffolk); lesaotrcs sont des cavernes du Brésil.
Genre dasyurus, Geoffroy. Une espèce des cavernes de la Nouvelle-Hollande.
Genre thylacinus, Temininck. Une es|)tce est des mômes lieux.
Genre halmaturus, IIlip:er. Quelques es} èces sont fossiles des cavernes delaNouvelle- Holtonde.
Genî^ hfjpsiprinnus , Illi.^cr. Une espèie est des mêmes .liînix«
i IIL RÉSUMÉ PALÉONTOLOGrQtiî SUR LES