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ET Di: PALEONTOLOGIE.
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nodc secondaire, que la nature s^essayait en queloue sorte, par des tâtonnements successifs, à la reproduction des êtres plus parfaits 3ui plus tai'd devaient être les coinpagnobs e I homme.
c Sans doute ces animaux, qui ont pçu persisté sur la scène des anciens Ages, pourraient bien ftlrc considérés comme plus compliqués gue les efpèces vivantes, puisqu'ils réunissaient des caractères communs à plusieurs classes différentes; mais si on prend dans ce sens le mot do complication, il faut nécessairement avouer que celle eipres.'^ion est opposée à toute idée de perfectionne? ment.
^ En effet, il ne peut y avoir progrès et I rogrës réel dans une organisation quelcon^» que Que lorsqu*il y a harmonie parfaite entre les détails qui la composent et I.i constituent^ Qr, comment voir une pnreiile harmonie entre les parties essentiellement disparates de ces anciens reptiles, dont les proj ortions étaient aussi gigantesques que les formes bizarres ? Des ébauches aussi imparfaites ne sauraient en aucune manière être considér rées comme un progrès, et encore moins comme une exception à la grande loi des an-r clennes créations.
« 11 en serait de même encore lorsqu*on f !mettrait que quelques individus de niam-r mif&res terrestres ont réellement vécu lors «ieFépoque secondaire. Si les mammifères de Stnnesfield ont appartenu, non comme cet-» (ains le supposent, à des reptiles , mais à de véritables marsupiaux, la présence de ces animaux à t'os anciens â^^'s serait sans doute une exception è la loi du progrès. Mais cette eiceptioô n*en prouverait pas moins la générante de celîe loi, même en faisant abstraetloB de rimperfection do l'organisme de ces animaux (661). On ne peut pas. sur quelques ibdividus isolés, fonder quelques rapports exacts sur des générations consiiîérécs dans leur ensemble. Or, que sont les deux ou trois marsupiaux découverts dans les ter* rains secondaires de r.Xngîeterre, à côté du nombre immense des reptiles qui ont caractérisé ces temps géologiques ?
« Us ne prouvent qu'une chose, c'est la k^nteur avec laquelle la nature a produit les élres les plus perfectionnés, et l'espèce d'hésitation et comme d'incertitude Qu'elle a mise dans la création des êtres les plus parfeU«; car il est évident que ceuxrci n'ont réellement paru qu'après le dépôt des terrains crétacés, et n'ont été nombreux que bien longtemps après leur formation.
« Ces poissons, reptiles des premiers âges, cofBme ces reptiles poissons ^ oiseaux et mammifères des époques moins anciennes, étaient si fort dos ébauches d'une nature qui devait se perfectionner de plus en plus, que.
(661) D'après, les obsenraiions de H. Owen, les marsopûiux seraient les mammifères les plus imparfaits, a cause de l'aplatissement et du défaut de cir- ConYolutîoDS de leur cerveau, et enûnen ce que leur c^!^«lel est tout à fait découvert On sait que plus les- 9n:niaux sont oerfectionnés et plus leur cervelet est l^cotiTrrt fxir I enri^pbaîc ; Poi^nne eftsenlieî'emeot
par suite du peu oe liaisons ou de rappop;s de leurs organes, ils u*ont pas pu durer lorsque les circonstances qui les entouraieqi ont été modifiées d'une manière queleonquo* Xeurs conditions d*existence étaient si complexes, que les animaux qui j étaient soumis n^ont pas pu longtemps y satisfaire.Aussi les premiers ont été à peu près bornés aux ter-: rains de transition et houillers, et les secon.ls n'ont traversé qu'un petit nombre de dépôts des terrains secondaires moyens et ne sont
{las parvenus jusqu'aux plus récentes de ces brmalions.
^ En voilà sans doute assez pour prouver qu'uu pareil assemblage dW^^aiiismes aussi di\crs peut bien, à la rigueur, éirc considéré com:ne complexe, mais qu'il ne peut néan* moins être regardé comme un véritable per«i fectionnement (662). »
OasEavATioif. — Nous trouvons encore ici une notable différence, dans la mahière d'interpréler le 9* verset, entré M. Marcel de. Serres et M. Godefroy. {Voy. l'art. Godet FROT, cnÂtre du troisième jour,) Nous avons montré à Tarticle JotBs-PÉRioDfis eombieq était peu fondée cette opinion qui admet la création des v;.'gé{aux avant celle des animaux, ou du moins s'eiforce de faire croire que celle de ces derniers a beaucoup moins d'importance. M- Marcel de Serres, réunis-; sant dans cette troisième période les terrains intermédiaires et une partie des secondaires^ est encore moins acceptable que personne iL soutenir cette thèse. On verra aux arlideai PALÉozoÏQt ES (Terrains), et Triasiqijes (Ter- BAi.^s) combien ce sentiment est erroné. Il est une autre question extrêmement imf.or-». tante sur laquelle les périodistes reviennent continuellement, c'est celle de la complicar tion des organes et du perfectionnement progressif de raniinalisation à partir des plus ancicRs terrains fossilifères. Nous roa-. voyons à l'article Putsiolo^jie paléoxtouk GiQCB la réfutation de cette erreur.
Les végétaux, à la vérité, ont été créés à la troisième époque, mais, selon M. Marcel de Serres, ils n'ont pu se développer qu'à la
S^uatrième» c'est-à-dire à celle ou le soleil ut approprié de manière à leur fournir la lumière nécessaire non à leur germination,, mais à leur entier accroissement. C'est donc à cette quatrième époque que le soleil et les autres corps célestes, créés dès le commen-.. cément, reçurent des dispositions nouvelles qui leur ont donné les moyens de remplir le but de leur formation. Jusque-là ils avaient été privés de cette vaste couche brillante qui est la source et le véhicule de la lumière.
« On a adressé à Moïse» dit M. Marcel do Serres^ un reproche dont nous devons lo jjustiGcr. Selon lui, les végétaux auraient
doroinateur pour lors. Or c'est ici tout le eontrairf . DNin autre cété, les petits t'es marsup.au i éprouvent leurs métamorphoses et an î veut à leur état* normal au dehors du seio de leur mère ; signe éTidcDl d*ia* férîorilé, et dont on ne découvre de traces que cbes les animaux les plus bas placés dans la série (66i) Cos^oçonie. de mise, t. !*'.
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attparu antérieurement à répoqueoù le soleil û reçu son atmosphère Imoineuse, atmosphère qui seule a permis à cet astre de répandre constamment la lumière sur la terre ; et Ton a cru voir dans ce fait une im-^ possibilité physique.
*( Nous ferons remarquer à cet égard, qu'indépendamment des rayons solaires qui éclairent et vivifient maintenant notre planète, il eiistail pour elle, dans le principe des choses» une autre source de lumière. Cette lumière primitive suffisait probable* ment à la germination des végétaux; Dieu se borne à dire que la terre fasse germer les
J liantes et les arbres. Mais pour favoriser eur développement, le soleil reçut bientôt une disposition nouvelle qui lui eu fournit les moyens.
« L'historien Charles Levesque fait obser- ,ver, que quoique l'existence des végétaux se trouve placée avant celle du soleil, comme corps lumineux, ceci nVst nullement contradictoire. Leur existence a dû être antérieure à îour développement, qui n'a pu avoir Jîeu qu'après la formation des germes ; ces germes n'ont pu pousser que lorsqu'une partie de la terre a cessé d'être recouverte par les eaux.
« D'après cette double circonstance, les végétaux terrestres n'ont pu se développer quà la quatrième époque, c'est-à-dire à celle où le soleil a été approprié de manière à leur fournir la lumière et la chaleur nécessaire non à leur germination, car on peut la considérer comme opérée, mais à leur en<r .tier accroissement.
« La terre, qui vers la fin de la troisième 'époque avait reçu le pouvoir de foire germer les plantes qui devaient bientôt couvrir de leur verdure ses parties élevées au-dessus des eaux , reçut, dès le commencement de l'époque suivante, cette chaleur vivifiante qui devait dorénavant en favoriser et en sti<> muler l'accroissement. Depuis lors, le soleil, pourvu de son atmosphère lumineuse, verse ses puissants rayons sur la terre. Ils ne tariront plus pour elle, à moins que la volonté de celui qui a si bien coordonné toutes choses, ne fasse rentrer dans le néant, des œuvres qui proclament hautement sa sagesse et sa puissance (663). u
Nous avons vu que M. Godefroy {Voy. ce mol) a eu recours pour le développement des plantes à un moyen de leur procurer de la lumière et de la chaleur bien autrement compliqué. Son hypothèse prouve au moins de l'imagination. M. Marcel de Serres est infiniment plus modeste et plus simple, mais non moins malheureux dans son invention. Il suppose les plantes créées en germination à la troisième époque et prenant leur accroissement pendant la quatrième époque, sous l'influence du soleil, pourvu seulement alors de sa photosplière. Ainsi tout ce oue !vl. Marcel de Serrer a dit des plantes et des i^nimaux à cette troisième époque doit être r*5porté èi la quatrième. Pendant cette troi-
(665) Cosmogonie de Moïse, 1. 1", p. 7î),
sième époque, il n'y a eu formation d'aucnn terrain fossilifère. Les couches qui contiea-, nentdes débris fossiles ne peuvent remonter plus haut que la quatrième époque. 11 faut convenir que les 11* et 12' versets reçoivent ici une atteinte bien grave, et que jamais aucun commentateur n a eu la peosée de hasarder une pareille interprélatioQ. M, Marcel de Serres est certes loin de justifier Moïse du reproche qu'on lui a adressé d'après de faux systèmes d'interprétation; au contraire, il aggrave ce reproche. Qu'y avait-il de plus simple, de plus logique, de plus conforme aux fois physiologiques, que de placer dans le sol, qui devait les porter, les germes des plantes, au moment où ri plaçait dans le ciel l'astre qui devait les faire croître et les développer ? S'il v a eu pids de sagesse à faire autrement, il serait bon de le montrer. Mais à la pauvreté des rti<« sons qu'on essaye, on voit assez que cela est Impossible.
Constatons en le citant les explications que donne M. Marcel de Serres sur le qua^ trième jour.
fi A la quatrième époque^ Dieu dit : Que des corps lumineux soient disposés dans le firmament du ciel^ pour séparer le jour d'avec la nuity et qu'ils servent de signes pour marqutr tes temps^ les jours et les années. — (?u[i/i luisent dans te firmament du ciel et quilt éclairent la terre; il en fut ainsi. — Dieu ditposa donc deux corps lumineux : tun plus grand pour présider au jowr, et l'aulre moindre pour présider à la nuit; il fit autti fes étoiles. — // les plaça dans le firmament du ciel pour luire sur la terre. — Pour pré* sider au jour et à ta nuit^ et pour séparer la lumière a avec les ténèbres ; Dieu vit que cVtait bien. — De la fin jusquau commence* menty ce fut la quatrième époaue.
« Cette époque est donc celle où le soleil et les autres corps célestes , créés dès 1« commencement, ont reçu des dispositions nouvelles oui leur ont donné les moyens de remj>lir le but de leur formation.
« Tout ce que l'auteur de la création a fait i 11 quatrième époque, pour denner au soleil une influence sur la terre, a été de disposer autour de son noyau obscur et solide, des auréoles lumineuses. Ces atmosphères sont devenues pour notre planète la source d'une infinité de biens.
ff En s'en {enant aux faits connus, on cooçoit aisément comment le soleil et toos les astres ont pu être créés au commencement et n'avoir pourtant reçu que beaucoup pl»^ tard le pouvoir de répandre de la lumière sur la terre, car à leur origine ils étaient privés de cette vaste couche brillante, q^i en est la source et le véhicule.
« Ce que nous venons de* faire obsener, relativement à l'atmosphère lumineuse qtti a été donnée au soleil bien postérieurement à sa formation, comme corps distinct, a aussi lieu dans certains corps célestes qui ne sont point encore termines. Les comètes» P*^
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ET DE PALEOISTOLOGIE..
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exemple^ sont» comme était le^ soleil avant la quatriècQc époque de la création, des astres aui premiers â^cs de leur formation; aussi leur cours n'a rien encore de régulier et elles n*o(rrent pas non phis une grande fixité dans leurs formes et leurs dimensions.
c Ces astres peuvent très-bien nous donner une idée des phases diverses par les- <|uelles le soleil a passé depuis sa création jusau*aa moment où il areçu Talmosphère, ou les atmosphères lumineuses auxquelles il doit sa grande influence sur la terre. Ces faits nous font concevoir comment le soleil» créé dans le principe des choses» n*a "^ependant été dote de son pouvoir' éclairant que bien longtemps après» c'est-à-dire à la quatrième époc|ue.
« Le soleil peut encore être comparé» sous le rapport de sa composilirn» à. la terre; comme elle» il i^aralt du moins environné d'atmosphères» qui diffèrent cependant de celle qui entoure le globe par la lumière doQt eUes sont imprégnées. Or, d*aprè6 le texte de- la Genèse^ I& terre créée dans le principe eooime corps distinct et particulier^ n*« reçu son atnMfesphère qu*à I& seconde époque, tandis que celles auxquelles le soleil doit ses propriétés éclairantes» ne lui ont été données qu'à la quatrième. Ce serait donc là toute la différence qui existerait entre ces deux astres; ils auraient ccnendant cela de commun» de n'avoir été en quelque sorte complétés que postérieurement à leur création.
c Cette comparaison, fondée sur les faits les pins incontestables» permet de saisir un des points jusqu'à présent les plus obscurs du récit de la création. Elle prouve, du reste, combien peu les philosophes du siècle dernier pouvaient comprendre ce récit» qui ne deviendra parfaitement clair que lorsque la sqience sera assez avancée pour ix>nnaltre toutes les causes qui ont exercé quelque influence sur la formation et l'appropriation successive des différents corps célestes.
« Cette interprétation» la plus conforme au texte de l'Ecriture, est la seule qui s'accorde avec les faits physiques. En considépanl avec elle le système de l'univers dont le soleil et les étoiles font partie, comme eréés au commencement» on n*a point à se demander comment la terre possède une lumière et une température à elle propres» et tout à lait Indépendantes de celles que répandent sur elle les astres nombreux de Tunivers.
« Le législateur des Hébreux n'a point dit et encore moins voulu dire» comme on le suppose assez généralement, qu'à la quatrième époque Dieu créa le soleil ; mais seulement qu'il a disposé cet astre pour éclairer constamment la terre. C'est Monc aussi depuis cette ép<y:pie que le soleil rè^le Tordre oes saisons» des jours et de> années.
« Ce mode d'interprétation a«. du reste, î^vantage de faire accorder entre eux différents passages de KEci-iture ; car* on ne sau* lait MjpposfT que Mni^e ait pu cruif^^tue la
terre avaitététTééeavantlesoleiietleséloiies, puisqu'il dit lui-même qu'elles louaient fii«u avant la création de notre globe. H ne mentionne dans les versets de la Genète^ relatifs à la quatrième époque», les phénomènes astronomiques que sous le rapport de lei?r importance, relativement à la terre et à rhomme, et non en raison de leur im|K>rtance réelle dans le système général de l'univers.
« U y a» d'autant moins. de* doute à cet égards que Moïse mentio&ne à peine les étoiles» se bornant à dire que Dieu fit aussilos étoiles. 11 les nomme donc en quelques mots» comme en passant, et en quelque sorto Dour annoncer qu'elles furent disposées parla même puissance qui avait mis dans l'es* pace le soleil et la lune. En effet, ces corps lumineux sont bien plus importants et bien plus nécessaires pour n^us que cette armée innombrable de corps célestes, dont la grandeur surpasse pcut-^t;e de beaucoup celle de l'astre qui nous éclaire.
€ Les premières plantes qui ont véoa pendant ces anciennes époques, ne présen-* test pas la moindre différence dans leur. organisation d'avec celles qui jouissent Maintenant des rayons du soleil. Cette lumière Iirimitive ne parait pas avoir différé' de -la umière actuelle;. les organes exhalants des végétaux des terrains de transition et bouil- 1ers, sont lesmêuieset remplissent des fonctions analogues à ceux des esf^èces vivantes. W y a plus encore» les yeux de ces singuliers crustacés ou de ces tri lobites, si enfoncés dans les vieilles couches du globe^ sont construits d'une manière tellement sembla-*^ ble à ceux des crustacés vivants, qu'il est difficile de ne point supposer que les uns et les autres ont éprouvé les effets du même fluide lumineux,
« La structure des ori^anes de la vision de ces crustacés qui ont peuplé le sein dol'ancienne mer, annonce encore que le fond du liquide dans lequel ils ont vécu devait être assez pur et assez transi arent pour permettre à la lumière d'arriver jusqu'à ce» organes, dont la conservation parfaite nous a si complètement révélé la nature. Ainsi» à l'époque où ces animaux forent pinçés au^ fond des mers du monde primitif» les relations mutuelles de la lumière étaient absolument tes mêmes qu'actuellement.
« Ces instruments d^optique, d'une cons. traction parfaitement en harmonie avec te genre de rision particulier qu'ils dpvafeut exercer» n'ont pas été produits par une sorti» de tâtonnement, des formes les plus sim|)!es aux plus compliquées ; ils ont été eonstraits tout d'abord de manière à s'adapter aux fonctions qu'ils devaient remplir cl au but pour lequel ils avaient été créés. ' «-D'un autre côté» si nous considérons les lèîes des plus anciens poissons, comme celles dr^ j-.Ins anciens reptiles, nous les verrons pourvues de cavités destinées à recevoir les yeux et de trous pour le pas^ge des nerfs optiques. On voit même cnez quelques indiYi.:u;> cerloines parties de IV^mI assez bien
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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conservées pour ju^er de leurs analogies avec ces mêmes paKies des yeux des poissous et des reptiles vivants. Enfin, ce qui • 0*est pas moins remarquable, les organes de . la vue des ichtyosaures, singuliers reptiles de répoque du lias, sont assez bien conservés pour qu'il soit possible de reconnaître que ces yeux renferment un appareil encore plus merveilleux et plus compliqué que ce* lui dont sont pourvu^ certains oiseaux
(66^). » Voy, ICHTEVOSAUBE.
Observation. — Nous ne réviendrons point sur cette étrange bizarrerie du systômey.que nous avons déjà signalée, et qui place la création des germes des plantes à la troisième époque et leur développement fieufement a la quatrième; d'où il suit,
. ainisi que nous Tavons déjÀ remarqué, que c*est seulement de la quatrième époque ou du quatrième jour génésiaque, que date la formation des terrains paléozoïques, triasir
. (^ues, etc. C'est aussi une idée assez singu^ hère de prétendre que le soleil, avant le quatrième jour, devait être une comète.
C'est déjà passablement téméraire de chercher ce qu il pouvait ôlre, mais le comparer aux comètes sur la nature desquelles on ne sait rien de certain, c'est introduire le roman dans la science. Cependant M. Marcel
. de Serres insiste beaucoup $ur sqn i()ée^ Passant au cinquième jour, il s'exprime
. ainsi :
« A la cinquième époque. Dieu créa les
. poissons, les reptiles aquatiques et tous les
. êtres qui vivent dans le sein des eaux. Les oiseaux peuplèrent et animèrent les airs. Enfin, Dieu ordonna aux animaux aquati-
. ques de remplir les eaux de leurs tribus, et aux volatiles de se répapdre sur la terre et d'occuper l'atmosphère.
« Voici comment s*exprime le texte bé^ breu : Dieu dit que les eaux produisent des animaux vivants qui nagent dans Feau^ et
?nie des volatiles volent sur la terre dans 'étendue du ciel, — pieu créa les grands poissons et tous les êtres rampants que les . Isaux produisirent selon leur espèce ; t7 créa aussi tous les volatiles selon leur espèce ; Dieu vil que c'était bien, — Dieu les bénit et dit : Croissez et multipliez^ et remplissez les eaux des merSf et que tes volatiles se multiplient sur la terre. — De la finjusquau commence-* nient ce fut la cinquième époque,
<i D'après ce texte, comme d'après les faits géologiques, les premiers animaux vertébrés ont été des espèces vivant dans le sein des eaux, c'est-à-dire des poissons. C'est mal à propos que les traducteurs ont rendu le mot hébreu athanimin par serpent, dragon, baleine, cétacé ; car il se rapporte uniquement aux poissons de mer. Ce mot racine, dont il n'existe aucun dérivé connu, a été évidemment appliqué à tort aux cétacés par cela seuleiqentque ces animaux, les plus grands delà nature actuelle, habi-* tcnt aussi le bassin des mers. Il y a d'au-
rB64) CMtnogonie de Moïse, t. I*% p. 80-102, (6Q5) Cosmogonie de Motse, t. I*', p. 104, etc.
tant moins de doutes que lAonan se rapporte aux grands poissons^ comme sont, disent tous les commentateurs , les baleines.
« Si donc les divers interprètes de la Bible ont traduit creavitque Deus eere grandia^ c'est que, frappés de la grandeur des baleines et de la plupart des mammifères marins, ils ont cru devoir plutôt rapporter l'expression athanimin aux cétacés qu'ils connaissaient qu'à des poissons ou à dçs reptiles çiganlesques, dont les races éteintes leur étaient entièrement inconnues. Te) n'est pas cependant le véritable sens du mot athanimin , qui désigne uniquement un grand poisson ou un reptile d'une dimension approchant de celle des baleines. Cette dernière interpiélation est ici peu admissible ; car, après avoir parlé des grands poissons, Moise nomme de suite les animaux rampants qui vivent dans l'eau, ce qui ne peut s*eptendre que des reptiles.
« Nous abandonnons cet objet de discussion à ceux qui s'occupent d une manière particulière aune langue dont l'étude est si négligée parmi nous ; il doit nous suffire de leur avoir soumis une question que leurs lumières leur permettront de résoudre, sans doute, beaucoup mieux que nous ne saurions le faire nous^méme. Nous fei-ons seulement remarquer que M. Cahen, en traduisant le mot hébreu athanimin par cétacé, convient pourtant que cette expression s'ap» pliçiue à tous les animaux marins dont l'agilité est fort grande, et particulièrement eifxx poissons.
« Aux yeux de Moïse, la création des reptiles aquatiques a été antérieure à celle des espèce^ terrestres. Il place la première à la cinquième époque, tandis que 1 apparition des reptiles qm vivent sur la terre, n'aurait eu lieu qu'à ta sixième, c'est-à-dire à celle ou Dieu créa également les autres animaux terrestres. Ainsi, d'après Moïse, comme d'à*
f)rès Tobservation des couches fossilifères, es êtres qui vivent dans le sein des eaux, soit poissonsu soit reptiles, auraient précédé les animaux qui vivent sur les terres sèches et découvertes. Mais ces derniers auraient apparu avant l'homme ,' dont l'existence a couronné en quelque sorte la création.
« Cette cinquième époque est donc celle où les poissons et les ôtrçs qui vivent dans le scindes eaux ont essentiellement dominé sur la scène de l'ancien monde (665). • Suivent de longues considérations sur les poissons et les reptiles, qui sont en dehors des idées théoriques sur la. Genèse oud«près la Genèse. M. Marcel de Serres retienl encore à sa thèse de la succession des ani< maux en raison directe àe la complication de leur organisation. Nous renvoyons donc encore le lecteur à l'article Physiologw n* LÉ0NT0L0G1Q13E do cc Dictionnaire^ où cette thèse est discutée (666).
La création des oiseaux appartient «»
(666) M. Harcd de Serres voit la création ^ reptiles ;iquatique9 dans le ÎO* verset quctoas»
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ET D£ PALEONTOLOGIE.
cinquième jour. Voici ee qv*en pense M. Marcel de Serres.
€ La Bible place* la première apparition des animaux ailés à cette cinquième époque. Nous disons animaux ailés, parce que le mot oph dont elle se sert pour les dési«
Ker est un nom collectif qui embrasse tous \ Tolatiles en général ou tous les êtres Tolants. U est du reste remarquable que ces animaux n'aient laissé qu*un petit nombre de leurs débris dans les couches terrestres. Cette rareté d'animaux ailés, et particulièrement des oiseaux, est frappante, lorsqu'on la comparer ii l'abondance, dans les diTcrs dépôts terrestres, des animaux a(|uatiques. Un comprend facilement pourquoi les habitants des eaux sont si fréquents dans la plupart des couches de Técorce du globe ; mais on ne conçoit pas si aisément pourquoi les animaux ailés et surtout les oiseaux j sont «u contraire si peu nomhreux.
« Cette circonstance Rendrai l-el le à la eonibrmation du squelette des oiseaux et à la composition de leurs os, ou dépendrait-elle de ce que ces animaux ont pu ùcilement échapper aux causes de destruction qui ont fait périr les animaux aquatiques? Quoi
au'ii en soit, il est certain que les restes es oiseaux et des autres animaux ailés, tels par eiemple, que les ptérodactyles qui ont Técu daiu> les temps géologiques, sont anssi rares que les débris des poissons de ces an? ciens temps sont abondants.
« Si les oiseaux ont été peu fréquents aux époques géologiques, cette circonstance tient peut-être à la composition de l'atmo^ sphère pendant ces époques. Chargée d'une grande quantité d'acide carbonique, cette atmosphère pouvait bien favoriser le déve* loppementde l'ancienne végétation, et même, jusqu'à un certain point, celui des animaux a respiration incomplète, tels que les reptiles et les poissons; mais elle ne pouvait que nuire a des animaux qui respirent autant que les oiseaux. Ces légers habitants des airs sont plus nombreux dans le monde actuel, l'excès d'acide carbonique s'étant dissipé à travers les espaces interplanétaires, ou ayant été absorbé par la brillante végétation des diverses époques géologiques, ou par la formation des masses calcaires (667).»
!!•* Marcel de Serres s'élonne de trouver on si petit nombre de débris fossiles d oiseaux dans les anciens strates du globe ; il s*évertue à en chercher la raison ; il s>n |>renden définitive àla grande quantité d*acide carbonique que lui et d'autres savants veulent absolument introduire dans l'atmosphère de ces époques reculées; c'est passablement hypothétique, et ce gui ne l'est pas moins, c'est d'en iaire dissiper Fexcès à travers les espaces interplanétaires^ Quoi qu il en soit, le savant imléontologiste, M. Aie. d'Orbigny, pense qu'à l'épo^iue de la formation des terrains triasiques, les continents étaient animés par de nombreux
eiMDmfntateors entendent seulement de la cr^tion A*s p^Nssons, dësÎKnés comme rampuits, parce quIU a*efit pas de pieds.
^9ieaux.[Caur$H(m,4^palé0mi.9 L UI, p.
403.) Dix étages avant l'époque actuelle^ dans l'étage néocomien, le premier des terrains crétacés, on connaît deux genres d'oiseaux palmipèdes, les genres paiœamis et eimoliomis. Mais dès le cinquième étage ils ont laissé de nombreuses empreintes. (Fby. CoNCHTUBH.) Ces faits n'empêchent point M. Marcel de Serres de supposer que les oiseaux n*ontpoint existé avant lapériode tertiaire, {Cosmogonie de Moise^ t. I**» p. IGO.)
Arrivons à la sixième époque.
« A cette époque. Dieu créa les reptiles terrestres et les mammifères, les races domestiques aussi bien que les races sauvages. Dieu couronna ensuite l'œuvre de la création en faisant l'homme à son image. Il lui prescrivit, comme aux autres êtres animés, de croître et de s'étendre sur la terre. Pour lui enïaciliter les moyens, il assujettit à son empiré les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui se meuvent sur le globe. Il lui donna encore tous les végétaux, afin qu*ils lui servissent de nourriture.
« Mais écoutons le récit qui se rapporte à cette sixième époque. Dieu dit : Que la lerrs produise des animaux vivants, chacun selon son espèce^ les animaux domestiques, les reptiles et les bêles sauvages, selon leurs différentes espèces ; il en fut ainsi. — Dieu fit les bêtes sauvages de la terre selon leurs esr pêces, les animatix domestiques et tous les reptiles chacun selon son espèce: Dieu vit que c était bien, — Dieu dit : Faisons t homme à notre image et à notre ressemblance, quil domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les biles, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. — Dieu créa thomme à son image ; il les créa mâle et femelle. — Dieu les bénit et leur dit : Croissez et multipliez-vous, rem^
{}lissez la terre, assujrttissesrla, dominez sur es poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tout aniirMl qui se meut sur la terre, — Dieu dit : Je vous donne toutes les herbes qui portent leur graine sur la terre et tous les arbres qui renferment en eux-mêmes leur semence, chacun selon son espèie, afin qu'ils vous serrent de nourriture ; t{ en fut ainsi. — Dieu vit toutes ses ouvres: elles étaient parfaites : de la fin jusqti'au commencement, ce fut la sixième époque,
« Cette époque a vu terminer la création de tous les êtres vivants ; aussi comprend** elle uniquement les êtres les plus avancés en organisation ou les plus perfection* nés (G(Î8). »
A propos des végétaux que Dieu donna à Thoiume à la sixième époque pour sa nourriture, Tauteur remarque que ces « végétaux ne pouvaient pas être les Diêroes que ceux des premières époques ; car d*aprës la suc* cession qui a eu lieu dans Tensemble des choses créées, les plantes de la troisième
(667) Cosmogonie de Moiie^ u 1<% p. 129, c!c.
(668) Cotmtgonïi Ht Jloïff, U W, p. 151.
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DICTtONiNAIRE DE COSMOGONIE
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époqtfe avaient dû, lors de la'sixième, avOik* disparu depuis longtemps. » (Cosmog, de Moisè, i, V% p. 137.)
L'observalion est très-juste ; mais ne ftut-il pas bien de la bonne volonté pour voir dans Moïse tant de choses qui rCy sont point» dont il ne parle point, et qu^l ne laisse supposer en aucune manière? Est-il permis d'abuser à ce point du commcnlaire ?
«t On dirait que dans les idées de Moïse, Dieu n'agit pas, à proprement parler, à chaque époque ; mais que les formes nouvelles que prennent les choses sont plutôt l'action des causes naturelles, émanées de son pouvoir divin, qu'un effet immédiat de sa puissance créatrice. »(/6td., p. 138.) Rien no nous parait moins dans les idées de Moïse que la supposition qu'on fait ici.
M. Marcel de Serres revient h sa thèse de la complication des organes et du perfectionnement progressif chez les animaux fossiles. Toutefois il ne peut s'emj^^cher de cQiivenîrque les reptiles des plus anciennes éDOques font exception à la loi générale.
(P. 143.) Voy. PUTSIOLOGIE PALEONTOLO- ^IQCE.
Discussion sur les didelphes fossiles de* stonespeld. — Voy. Mammifères. Ces mâchoires de didelphes gênent les idées de Tauteur. Les reptiles terrestres avant les terrains tertiaires ne l'embarrassent pas moins; ils sont pourtant fort antérieurs à ces terrains aussi bien que les oiseaux dont l'apparition n'est pas moins incontestable k l'époque des terrains crétacés, ainsi que nous l'avons déjà fait observer.
L'homme app.nrlenant à la sixième épo^ que, il se présente une petite difficulté dont le savant professeur de Montpellier ne s'occupe pas; c'est de savoir comment on passe de la sixième époque à la septième, qui estce qiii caractérise le vespere ou la fin de la sixième époque, et le mane ou le commencement de la septième? Voy. Jours*
Fl'SRlODES.
MARCEL DE SERRES, ses idées sur la nature des nébuleuses. — Voy, Nébuleuses.
MARÉES, leur action sur les dépôts de «édiments. Voy. Couches s£Dm«NTAiREs.
MARNES SUPERIEURES. Voy. ToaeciEsr.
MARNES IRISÉES. Voy. Salifériew
MATERIALISME COSMOGONIQUE. Voy.
Genèse matérialiste.
MATIÈRE, sa création de rien a-t-elle été admise par les anciens philosophes 7 Voy. Chaubard — Eternité de la matière, réfutation. Voy. Genèse matérialiste. —Quelle est sa nature. Voy. Cosmogonie.
MATIERES ÉLÎÉMENTAIRES DU GLOBE TERRESTRE. — Le soleil et les diverses planètes connues de notre système solaire oi}i des densités différentes ; il s'ensuit que ces corps sont respectivement composés d'éléments différents, ou bion que les mêmes éléments n'existent pas dans chaque planète sous des conditions nrécisément égales. Une
dehsité donnée n est «Jonc point aécessaire à l'existence d'une planète, et ear cons^
3uent rien ne démontre a pnori que la ensité d'une planète, telle que la terre, ne puisse avoir changé durant la succession des temps.
Rien ne prouve d'une manière directe qii€ la matière dont sont composées les autres planètes soit ou non identique avec celte de la terre. Mais la simplicité et la grandeur du plan do la création portent h supposer
3ue les caractères généraux de la matière n<» oivent point être essentiellement différenls dans les diverses planètes, et qu'il doit en être ici comme dans le règne organique, où nous voyons une variété inflnie de formes résulter de la combinaison d'un petit nombre de substances élémentaires.
<)n peut donc admettre^ sans blesser les règles de la saine philosophie , que la matière des diverses planètes ne aiffère pas essentiellement dans ses caractères généraux i dès lors il doit exister dans chacun de ces corps un agent ou une force quelconque^ qui y coatrebalance, d'une maiiière inégale, les effets de la gravité : sans cela une çrando planète , telle que Saturne, ne serait pas moins dense que la terre. Que si l'on cherche quel peut être cet agent, c'est le calorique qui se présente d'abopd naturellement à notre pensée. En effet, ce fluide imiiondé- Kable est capable de changer k densité de tous les corps; et il y a toute raison de croire que toute la matière pondérable poll^ rait passer à Fétat gazeux par l'application d'une chaleur suffisamment intense. On a ealculé que l'effet de la pesanteur à la sur* face du soleil était tel, qu'un homme, s'il pouvait y être transporté, y serait écrasé par son propre poids. Toutefois la densité du soleil est comparativement peu considérable» On en a conclu au'il doit exister, dans son intérieur, une chaleur immense qui le rend capable de résister à la pression énorme qui s'exerce à sa surface (669), Ce raisonnemenl n'est pas applicable seulement au soleil; il doit l'être auSssi aux grandes planètes, telles que Saturne, dont on regarde la densiu
de contrebalancer les effets de la pression de la matière qui gravite vers le centre, et de diminuer la densité qu'aurait la plaa^^^ sans l'existence de cette chaleur, rien ne parait s'opposer a priori K ce qu'il puisse exister, à l'intérieur de la terre aussi, «ne chaleur considérable, capable d'en modifier la densité. D'après ce qui précède, et en admettant que la matière de notre planète soit analogue à celle qui constitue lesaulre* corps de notre système solaire, les différences de densité des planètes seraient dues surtout aux différentes intensités de la cbaleur dans chacun de ces astres.
Il parait 5 peu près certain que plusieurs dvs planètes, celles du moins qui soBt coniparativement voisines du solHl, ont une ai-
v'669j IIerscii-ll, Trealhe on .4«/roMomy^p. îîôO. (670) /6/rf., p. 27îJ.