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ET JIE PAUXWTOLOGK.
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mosphère. Si on admet l'existence de ces atmosphères, on a la preoTe que la matière se trouTe au moins à deux états dans ces eorps. Dès lors il n'y a aucune difficulté à avancer encore d'un pas et à admettre aue la matière peut exister dans toutes les planètes sous les trois formes, solide, liquide et gazeu:>e. Ce que nous Tenons de dire n*est peut-être point apfilicable aux astres d'un moindre volume qui portent le nom de satellites. On suppose communément que la lune n'a point d'atmosphère ; on ne peut cependant guère admettre cette supposition comme étant d'une vérité absolue, si Ton a égard aux caractères de volcanicité que présente la surface de notre satellite. Sir J. Herschell a observé à la surface de la lune des apparences qui le portent à conclure qu'il y a sur quelques-unes des montagnes lunaires da marques décisives de siratification volcanique^ pravenani de dépôts succès^ sifsde matières d'éruption (671). Or, il faudrait que les éruptions volcaniques de la lune fussent bien différentes de celles qui ont lieu à la surface de la terre, pour qu'elles ne fussent point accompagnées d'émanations gazeuses. S'il se dégage des gaz dans les éruptions volcaniques lunaires, l'action de la pesanteur doit nécessairement les abaisser & la surface de la lune, et ils ne peuvent en disparaître que d'une des trois manières suivantes ; i* par leur combinaison avec des matières solides ou liquides ; 2* par l'action d*un froid intense; 3* par l'effet d'une grande pression. La pression a la surface de la lune ne peut provenir que de l'attraction de la lune même, et cette attraction n'est certes point capable de condenser des matières gazeuses. La combinaison avec des matières liquides ou solides dépend nécessairement des aflinités chimiques entre les divers corps, et s'il existe quelque analogie entre la matière de la lune et celle de la terre, quelques-uns des gaz, dégagés par les volcans lunaires, existeront pendant quelque temps du moins à l'étal libre, avant de lâsparaltre totalement par leur combinaison avec les liquides et les solides de la sur&ce. Si donc les éruptions volcaniques lunaires avaient lieu avec une certaine fréquence, il devrait exister des gaz à la surface de la lune, à moins aue la température de cette surface ne fût teflement basse, que ces gaz en fus* ^ent condensés au moment même de leur émanation.
Si l'on admet, d'après les calculs de Fou • rîer, que les espaces planétaires ont une température de — 50* centigrades, le rayonnement de la chaleur sera plus rapide dans des astres d*un volume relativement peu considérable, tels que la lune, que dans les eorps plus volumineux, tels que Saturne; pn supposant toutefois que les diverses planètes et leurs sateHites ont été formés contemporainemenl, que tous ces astres avaient une même température initiale, supérieure è celle de l'espace ambiauL et (\uih sont
tons composés de matière semblable. DaiKs cette hypothèse la lune et la terre n'auraient point conservé longtemps des températures e^les, la première se refroidissant plus rapidement que la seconde, en sorte qu'il aura f^u ré^er un grand froid è la surface de la une, tandis que la terre était encore à une température fort élevée. D'après cette manière de voir, on pourrait su|)poser que la surface lunaire est aujourd'hui à une température si basse, qu'il ne peut j exister une atmosphère à l'état gazeux ; si ce n'était l'influence des rayons solaires qui, sur les parties au moins oui sont exposées au soleil, doivent contrebaianct*r les effets du froid supposé à la surface de la lune. 11 est donc assez difficile de considérer la surface de notre satellite comme entièrement dépouitlée de substances gazeuses, si l'action volcanique y est aussi fréquente qus certaines apparences portent à le conjecturer.
Les taches blanches aux pAles de Mars sont dues, croit-on, à la présence de grandes calottes de neige, puisqu'elles disparaissent lorsqu'elles ont été longtemps exposées au so-leil^ et qu'elles couvrent de plus grands espsh ces lorsqu'elles viennent de sortir de la longue nuit de leur hiver polaire (672). On aurait là une preuve que la matière inorganique peut, à la surface de Mars, avoir les mêmes formes qu'à la surface de la terre, et y obéir aux mêmes lois.
De ce que les planètes seraient composées d'élémens chimiques plus ou moins analo» gués, il ne s'ensuit nullement que tous les corps de notre système solaire soient formés d'une matière identique. L'enveloppe lumineuse qui sert d'atmosphère au soleil est une preuve directe du contraire, à moins qu'on ne veuille supposer aue quelques* unes des lois qui régissent la matière eo grand, et qui seraient dans un état de faible activité, ou entièrement latentes dans les planètes, ne régnent à la surface du soleil avec une tout autre énergie, pour assurer la conservation de Torganisation à la snrbcedes différents eorps qui gravitent autour du grand centre de notre système planétaire. (jViLqu'il en soit, il ne s'ensuit point de ce qa un corps est entièrement gazeux ou composé de simples vapeurs, que ce corps soit nécessairement doué d'une chaleur intense. Une température très-élevée n'est pas plus essentielle à l'existence de cette singulière masse de vapeur, connue sous le nom de Comète d'Encke, au'elle ne l'est à l'existence de noire atmosplière.
Que la matière des planètes ait, ou non, été originairement à une haute température, la forme de ces eorps est telle que les molécules qui les composent doivent uéces5aircment avoir pu jaâis se mouvoir librement les unes par rapport aux autres. 11 est évident que ce n est point là l'état de choses actuel à la surface de la terre, au moins dans cette partie de l'écorce minérale qui forme la surface émergée des continents, ou qui
(671 » !bid., p. 229.
(B72) HcRSCBEtL, Trfttthe on Àstrencmy, p. 279;
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DlCf lON^NAIRE DE COSMOGONIE
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constitue le lit de Tocéan. 11 y a donc en de graQds changements dans les conditions de notre globe ; car il n'est aucune répétition des enets dopt nous sommes témoins ai>- /jourd'hui qui puisse nous faire concevoir la possibilité d'un libre mouvement des moIé: cules de la matière terrestre les unes par rapport aux autres. Lorsque nous supposons
Sue les eaux peuvent charrier des détritus 'un point à un autre de la surface terrestre, et qu elles peuvent dé^aJer quelques parties saillantes du terrain émergé, 'nous admettons nécessairement }^ preeiistence de }a matière à Tétat solide, et par conséquent t'imnossibilité dé la libre circulation des mo^ lécules de cette matière. L'eau ne peut entamer la matière solide qu'autant qu'elle xoule à la surface des terres, qu'elle est .lancée soiis forme de va^es contre des falaises» ou«bieR encore qu elle ronge les ter^ ras qui tendent à barrer son cours. Il est ikonc évident qu'il a dû exister de la matière; solide avant qu'il ait pu se déposer des terrains d'origine mécanique, c'est-à-dire quMl ^ dû exister , soit aurdessus du niveau des eaux, soit à une petite profondeur an-des^r 'SOUS, des terres qui auront pu fournir des détritus, par suite de l'action des eaux à leur surface. Neus connaissons dos masses énormes de terrains de sédiment ; de sorte f[ue, même en tenant compte des roches si*t liceuses ou autres qui peuvent avoir été produites par voie chimique pendant le dé-: p6tdes terrains d'origine mécanique, il reste encore une masse immense de matière qui a dû exister à l'état solide antérieurement au dépôt de toute roche mécanique. Quoi# qu'il soit donc vrai que, si on accordait un temps suOisant, l'action de reau sur les terres émergées tendrait à rendre à notre planète la forme sphéroïdale, il faut toujours admettre au'il a existé, préalablement au transport des détritus par l'eau, des roches solides situées de manière à pouvoir être entamée» par cette eau.
Il est fort difllt'.ile de concevoir que la planète terrestre ait pu tourner autour du soleil avec une autre forme aue celle d'une sphère ou d'un sphéroïde. Aamettre que la terre a ^lé jadis un solide irrégulier, ayant une surface âpre et irrégulière, et que cette surfeuse a été successivement corrodée par l'action de l'eau jusqu'à ce qu'elle eût pris la forme sphéroïdale, c'est tout au plus une hypothèse grossière , qui n'est nullement d'accord avec la simplicité qui distin^^ue d'une manière si frai^pante toutes les œuvres de la création, et qui ne concorderait nullement avec les faits géologicpies connus. On MSt donc autorisé à conclure q-je notre planète avait la forme sphériqiie ou sphéroïdale avant aue sa surface solide eût été corrodée i>ar leau, et qu'elle fût capable de supporter les détritus qui devaient s'y accumufer.
^ Si l'on examine la composition chimique <îe celle partie de Técorce de la terre oui nous est accessible, on est frappé de 1 é- Qorme volurpe d'oxygène qui enfre,soil [fins
la composition de Tair et de Teau, soit dan celle des roches isfolides. L'oxygène constitce h peu près les vingt centièmes du volume de l'atmosphère ; il fortae la troisième partie, •en volume, des gaz qui entrent dans là composition de l'eau; et il est conlenaen quantité immense dans les diverses roches qui, prises en masse, ne sont guère qu'une riiasse de substances oxydées. On peut esiv nier que la siliee constitue au moins les i] centièmes de l'ècorce minérale rfe notre -globe Or la silice est composée, suivant Berzélius,deitô,4 de silicium et SI ,6 d'oxygène, tl s'ensuit que si loxygène contenu seule ment dans la silice reprenait son état gazeux, le volume de l'atmosphère en serait immensément augmenté, et cette augmentation deviendrait énorme, si l'oxygène se dégageait de tous les autres minéraai qui composent l'ècorce du globe, ainsi que tlci eaux qui existent à sa surface.
Les proportions de l'hydrogène, de Tazole, du carbone, du soufre et du chlore sontloiu d^être aussi considérables que celles de l'oxyçène. L'hydrogène entre dans la coui-
Sositidn de l'eau ; il se dégage, combiné de iverses manières, soit des volcans, soil île certaines Assures de l'ècorce lerreslro, e; dans les mines de houille. Il entre ou^si dans la composition des divers combustibles et dans les produits minéraux qui leursoo; ^naloçues ; mais c^est surtout d'après h quantité totale de l'eau qui forme la mer, les lacs et les rivières, de celle qui se irouTe en suspension dans ralraosjThére ou diskminée mécaniquement dans les roches» qui! faut calculer le volume da Fhydrogène. Pub-
3ue deux volumes d'hydrogène s'unissent ans la production de l'eau avec un voluoie d'oxyçène, il s'ensuit qu'en ne prenant en considération que l'eau, le volume de ITijdfogène serait double dé celui de l^)ijgèiie. 11 est difficile d'estimer la quantité eilréciement variable de la vapeur aqueuse qui esl disséminée dans l'atmosphère: dans cetie circonstance, l'eau n'est guère que dans lifl état de passage d'un point à un autre delà surface solide ou liquide inférieure, et i peine peut-on dire que les vapeurs aqueuses fassent partie de l'atmosphère, quoiqu'il y en existe constamment pour ré.oiidre au grand objet auquel est destinée I Cuveloppe gazeuse de la planète terrestre. ^ L'eau domine tellement h la surface ^^ notre planète, qu'on pourrait être tenté t • considérer l'hydrogène comme relativemerr» plus abondant qu'il ne l'est en réalité. A rafit de calculer la quantité d'hydrogène qui ci\^dans la mer, il faut en déjuire les sels f' y sont en solution ; ce n'est pas là ui« grande déduction, à la vérité, car il5 d* montent qu'aux 3 ou 4 centièmesde lams^^e totale. Si on considère l'étendue de l'océan, et si on admet que sa profondeur roovertne sioit de cinq mille mètres environ, il i«"'' avouer qu'il existe là un volume imiïif";^ d'hydrogène en combinaison. 11 faut 9fm encore la grande quantité d'eau qui 5e ir)"^" dis>émin^c mécaniquomcnf tlans lo^rociK^