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ET ÏÏE PALEOMdLOGir.
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Sans doute qu'une grande partie de cette eau reçue de Tatmosphère pour jaillir ailleurs soâs forme de sources, n*est contenue dans les roches que comme dans un réservoir momentané, et certes on ne peut rien ima«giner de plus simple ni de plus beau que cette circulation de Teau destinée à Tentretien de la rie animale et Tégétale. Mais il eiiste en notre une quantité â'eau disséminée dans les roches a un état latent, pour ainsi dire, qui doit être fort considérable. Dans les roches qui servent comme de ca* naux souterrains aux sources, cette quantité d'eau disséminée doit être énorme ; car ces roches, qui font Toflice de filtres, ne permettent te libre passage de Teau que forsqu'elles en sont complètement saturées.
tjà capillarité doit avoir une grande influence, soit pour disséminer mécaniquement l'eau dans les roches, soit pour Vy retenir lors<iu'elle est ainsi disséminée : cette action doit, jusqu'à un certain point, saturer les roches diiumidité, et elle contribue sans donte à donner aux sources- un écoulement
S lus uniforme. La capillarité et la gravité mt descendre Feau beaucoup au-dessous des points desquels elle peut retourner à la surface sous forme de sources; de sources froides au moins, car il est des circonstances relatives aux eaux thermales qui porteraient k croire que Teau qui en jaillit peut avoir d renié jusqu'à des profondeurs considérâmes. On peut ^ tmeltre , sans crainte d'erreur, que la plupart des roches contiennent de rhomidité disséminée, car il en est bien peu qui, exposées à unecbalenr convenable, ne donnent pointde l'eau. Quelques serpentines en contiennent jusqu'à 12 ou 15 cen« tièmes. L'eau entre en outre dans la com-
Eisition de divers minéraux, dont elle parait ire partie constituante; cependant la quantité totale de l'eau , provenant de cette dernière cause, n'est pas d'une grande importance relative.
Une quantité considérable d'bvdrogène paraît être contenue dans la bouille et dans le lignite. Suivant le docteur Thomson, la houille compacte (cannelcoal) en contient 21,56 pour cent. Le même auteur en porte la ouantité contenue dans la houille collante (caking eoal) de Newcastleà 4,18 seulement; de sorte que les proportions de Thydro-^ène variait considérablement dans ce minéral. S'il est vrai que l'bjdrogène cart^oné existe à un état de grande pression , et peut-être roteie à l'état liquide, dans les vésicules de la bouille, le volume d'hydrogène qui entrerait dans Dette combinaison doit être fort considérable. On ne doit pas né^^liger, dans ce calcul, rhvdrogène qui se dégage des volcans, soit à 1 état de vapeur aqueuse, soit ca combinaison avec d'autres substances gazeuses. Il paraîtrait cependant que le de^fagemeot de rhjdrogène, soit des oriikes'volca^ niques, solides fissures des roches, à l'état de gaz inSammable. ne produit pas d'effet sensible sur l'atmosphère , de sorte que la
quantité totale ne doit pas en être considérable, à moins ou'il ne s'unisse avec i'oxy» ^ène de 1 atmosphère, par le contact des matières incandescentes des volcans, on par l'effet de décharges, électriques. Au total, on peut regarder l'hvdrogène commela seconde en importance des substances gazeuses qui entrent dans la composition de l'écorce du globe terrestre.
L'azote est surtout important comme partie constituante de l'atmosphère, dont il forme environ les 80 centième^;. Son existence dans les corps organisa, animaux et végétaux, peut être regardée comme secondaire; cest-à-dire que razote existant dans ces oorps serait dérivé de l'atmosphère. Il y a toute raison de croire en outre qu'il existe de l'azote dans les roches nombreuses qui contiennent ûe% restes d'animaux qui v ont été enfouis vivants, on du moinsconservant encore leurs chairs. On a la preuve directe de l'existence de l'azote dans la houille par les analyses du docteur Thomson, qui a trouvé que ce gaz constitue les 15,96 centièmes de la houille collante (raking coai) de Newcastle; et on a quelques raisons de croire que ce n'est là qu'un mimimum de la quantité d'azote contenue dans certaines houilles» à en juger par Tabondance des produits ammoniacaux qui résultent de la (listillation de la houille dans les fabriques de gaz pour l'éclairage^
Le carbone, indépendamment de son existence dans les corps organisés vivants, eet enfoui dans l'éeorce terrestre en grande qu&ntité, tant dans les végétaux- fo6Si.e8 que dans les couches calcaires, il entre pour 75,^ dans la houille collante (caking coai) de Newcastle; pour 75 dans la houille esquilleose (tplhti coat) de Glascow, et pour 6i,72 dias la bouille compacte {eatmel ceet). Cependant c'est danslesmasses calcaires que se trouve
Iirobablementlaplus grande quantité de car- K>ne. L'acide carbonique étantcomposéde volumes égaux de vapeur de carbone eldoxy** gène, le voiume de la vapeur de carbone con- . denséedans les couches calcaires doit être im . mense. En adoptant 2,7 pour la pesanteurspécifiquedelachauxcarbonatéepure.etestimant le poids décent pouces cubes d'acide carbonique à kl grains, 377, chaque yard cube de chaux carbonatée pure contiendrait 17,09S
Çieds cubes de gaz acide carbonique (673). outefois, comme le calcaire est rarement pur sur de grandes étendues, on ne commet-* trait pas de grande erreur en estimant la quantité moyenne de l'acide carbonique cos> tenu dans chaque yard cube de calcaire à, environ 16,000 pieds cubes. Si donc tout U' carbonate de chaux constituant les masses calcaires et celui qui est disséminé dans les différentes roches, venait à être décomposé» le volume d'acide carbonique qui s'en dé^» gérait serait immense.
Le carlM>ne n'est pas en quantité fort con* sidérable dans Falmosphère, mais la végéla*» tation ne saurait avoir lieu sans qu'il y eo
^Tk) Ce caltal tu témâé sar la peMnltor spéciOi|M d^ua échiniiUaa IrM-psir dt narlire de Carrare.
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MCnONNAlRE DE COSXOGO^nE
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euste. M. Théodore do Saussure a trouvé que 10,000 parties d*air atmosphérique contiennent moyennement ^9 d*acide carbonique. Un grand nombre de sources minérales ' et de Assures de Técorec du ^lobe versent constamment de Facide carbonique dans l*atraospbère. M. BischofT croit qu il se dégage annuellement 219,000>000 HTres de ce gaz des environs du lac de Laach ; ce qui donnerait, en prenant hl grainst377 pour le poids de cent pouces cubes diacide carbonique, un volume d'environ J 9855,000,000 pieds cubes de gaz acide carboni({ue, se déversant annuellement dans Tatmosphère sur une surface de quelques milles carrés seulement. Ces dégagements si considérables d'acide carbonique sont , à la vérité » des accidents locaui, limités le plus souvent, soit aux régions volcaniques anciennes, soit à celles où il existe des volcans en activité; cependant la quantité totale d*acide cartontque, qui se déverse ainsi dans l'atmosphère, doit être fort importante, surtout en y comprenant le volume moyen de cet acide qui se dégage annuellement par les orifices volcaniques eux-mêmes.
- Le soufre se trouve dans les roches en rilos grande quantité qu'on ne |)ourrait d'abord le supposer. On est assez porté à rapporter aux produits volcaniques toute idée de l'existence du soufre dans les diverses masses de Técorce terrestre ; cependant la quantité de cette substance qu'on trouve dans les terrains volcaniques, tpioique fort considérable dans certaines localités, n'est , au total, que d'une faible importance. D'un antre côté, le soufre est disséminé avec abondance dans plusieurs terrains; à l'état de snlfure de fer, il se trouve en grande quantité dans les terrains surtout désignés sous le nom de terraim $traiifit$ $upérieur$ ou foêiilifiren^ et dans ceux qu'on appelle communément trappéens. Le sulfure de fer est tfès-dominant dans certaines argiles, et il y a 'minéralisé souvent un grand nombre de débris organiques. Les pyrites de fer sont nécessairement fort abondantes dans les schistes dont on extrait Falun, et qui en ont reçu le nom de schistes alumineut. Les minornis de cuivre et de plomb exf/loités dans les diverses parties du monde, sont presque tous à I état de sulfures. Le soufre est trèsrépandu aussi à l'état de sulfate de chaux. Rien n'est plus commun que les cristaux de sélénite dans les couches d argile, et les masses de gyi>sc occupent quelquefois des étendîtes considérables. Le soufre ne se rencontre pas dans les roches seulement, il est dissémmé aussi dans l'Océan; car ie sulfate de aoude est un des sels qui se rencontrent constamment dans toutes les analyses de l'eau de la mer. M. Eichwald annonce que le sulfate de magnésie est commun dans les eaux de la mer Caspienne. Le soufre est donc loin d'être rare à la surface de la terre.
L'iraporlnncc du chlore provient surtout dn rAle qu'il joue dans la composition de Teau de la mer, le muriate de soude, le plus abontlant des sels qtit y sont contenus, cons«
ti tuant environ les deux centièmes et demi de cette eau. Les muriates de magnésie et de chaux, qui se trouvent aussi dans Tean de la mer, quoique en moindre quantité, doivent pourtant contenir au total une quantité considérable de chlore. Les diverses masses de sel gemme renferment encore un Tolume important de ce gaz. Lorsqu'on réfléchi! à la grande quantité de matière qui a été déposée dans la mer, soit par la voie chimique, soit surtout par la voie mécanique, on alleu d'être surpris en ne trouvant point dans ces dépôts plus de traces de chlorides que les chimistes n'y en ont découvert jusqu'ici.
Les autres corps simples non métalliques, c'est^-dire le pWphore, le bore, le sélénium, l'iode, le brftme et le phtore, nont t^oint une importance géologique bien considérable. Le phosphore est connu surtout d'après le rdie qu'il joue dans la compositioa chimique des animaux. Les os de 1 homme contiennaSàt, sur cent parties, d'après Berzé lins, 51,0b de phosphate de chaux, et, dV près M. Pepys , celte substance enlrerail pour 78 centièmes dans l'émail des dents. Comme partie constituante des minéraux, le phosphore est rare ; mais il doit en exister une certaine quantité disséminée dans le* divers terrains fossilifères; car les ossements fossiles de toutes les époques contiennentdu phosphore. Le docteur Turner a trouvé 50 pour cent de phosphate de chaux dans une côte et une dent d*ichthyosaure de Ljme- Régis, et 29 pour cent dans une vertèbre du même individu. lia trouvé aussi 2U millièmes de phosyphate de chaux dans le palais d'un poisson du calcaire carbonifère de Bristol, et 188 millièmes dans un palais proîenant de la craie.
Le bore entre dans la composition de plusieurs minéraux, dont aucun, à la vérité, ne se trouve en grandes masses, si on en excepte la tourmaline, qui forme, avec le quartz, une roche qui se trouve en massesassez considérables dans certains pays, tels queleCornouailles et le Devonshire, près du contact des granités avec les schistes. On a calculé que l'acide borique entrerait pour 1,79 dans cent parties d'une roche composée à parties égales de quartz et de tourmaline. L'acide borique se trouve aussi dans certaines sources thermales. Le sélénium se troure en quantités trop peu considérables pour a?oir le moindre intérêt géologique. L'iode est probablement répandu dans des proportioas excessivement petites dans l'eau de la mer, é*ott l'on croit que le tirent les ^nges« les fucus et plusieurs autres corps organisés marins; on Ta découvert aussi dans plnsieurs sources minérales. Le brome est probablement disséminé aussi dans toute I eau de la mer; le docteur Daubeny et quelques autres chimistes en ont reconnu dans plusieurs sources minérales : il a encore une autre analogie avec l'iode; c'est qu'on le trouve dans les cendres de certaines plantes et animaux marins.
Le phtore a plus d'importance en géologie que les corps simples qui préèèdeat , ptn^-
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