‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 127 sur 216 · KAT · texte numérisé non relu

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qull entre dans la com(>ositiofl de certains minéraux qui font partie constituante de

Fraudes masses de terrains. 11 se troure à état d'acide flnerique dans le mica et Tampbibole ; et ces deux minéraux , le premier surtout, entrent dans la composition de plusieurs reches qui occufientcie ^andes étendues à la surface du globe. Quinze analyses d«) micas de différents pajs, par Klajiroth, Vauquelin, Rose et Beudant, ont donné une moyenne de 1,09 pour cent d*acide fluori* que, et Tanalyse de Thornlilende de Pargas par Bonsdorf [analyse qui peut être regardée comme la moyenne de celles de plusieurs amphiboles de différents pays) a cfonné 1,5 pour cent de la même substance. On a calculé que le gneiss avec mica contenait 0,36 pour cent d'acide fluorique ; le micaschiste, 0,5i; Tamphibolite et le grûnstein, 0,75; le

f;ranite avec mica, 0,18 à 0,21 ; le granité syénite) formé de quartz, feldspath et amt#bibole, 0,5 ; le granité compose de quartz, feldspath, mica et amphibole, 0,65; le grûnstein porjihyroïJe, 0,5. L'acide fluorique entre probablement aussi comme partie constituante dans diverses roches trappéenncs, difficiles à classer, mais que I on a toute raison de croire amphiboliques. Si donc nous étions certains que tous les micas contiennent de Tacide fluorique, nous pourrions en conclure que le phtore n'est pas sans une certaine importance dans la composition de récarce minérale du globe terrestre; mais il ne faut point oublier que la lithine remplace Tacide fluorique dans certains micas. On ne sait pas exactement jusqu'à quel point les micas à lithine sont répandus; on n'en connaît même qu'une petite quantité jusqu'ici; mais il est possible qu'un examen plus approfondi en fasse connaître davantage. Le spath-fluor (apatite) est sans doute le minéral qui contient la plus grande proportion de phtore , mais, considéré géologiquement, il n'a que peu d'importance.

De toutes les bases métalliques des alcalis et des terres, qu'on trouve à la surface de notre planète, le silicium est de beaucoup la plus importante , puisque la silice entre eo si grande quantité dans la composition des roches d'oriçine soit chimique soit mécauique On a calculé que la silice est conte- Doe dans les roches ci-dessous, dans les pro- |>ortioos suivantes :

Le gBcbseootieni pour

cou vMties 70,06 à 71,86 de silice.

Le mcMchiM 61,94 à 73,07

— ampbibolîie 54,86

— jclittte cblorîtenx 65,71

— tchiêie tilqoeux 78,15

— feUsnaUi campacic 51,00 li 80,00 -> graaiT 65,96 à 7i,S4

— rocbe de «MnaallBe 68,01

— oteleiA i5l«86

— Krpentliéiiile 59,U à Gl ,85

— baialie UySO à 59,50

— Bedbsteia 7i,80 à 73,00

— icrpeiiane 42,00 à 45,07 -^ eopholide 58,49 à 00,55

La silice entrerait seule dans la composiion du qoartzite pur. Lorsque cette roche

résulte de i^arlies égales do quartz ot de feldspath, la silice formerait les 82 centièmes do la masse totale. La silice abonde aussi dans des roches d'origine évidemment mécanique. La plus grande partie des masses immenses de conglomérats, grès et schistes , comprises dans le groupe de la çrauwacke, est composée de silice. Il en est de même du vieux grès rouge (si on le sépare de la grauwacke), du grès houiller, des différentes roches comprises sous le nom de nouveau grès rouge, des couches nombreuses de grès et d'argile du groupe oolithiaue, des divers sables et grès du terrain weaidion et du groupe crétacé, et de plusieurs roches du groupe supracrétacé. La silice est souvont disséminée dans les couches calcaires elles-mêmes, et quelquefois dans de^ proportions considérables. Ainsi lés silex de la craie forment quelquefois près d'un tiers de la masse totale du terrain. Plusieurs autres calcaires contiennent de la silice disséminée, et les chaufour* niers rapprennent è leurs dépens quelque^ fois, la silice et la chaux se combinant pendant la cuisson pour former du silicate de chaux.

L'aluminium paraît être, après le silicium, la plus abondante des bases métalliques des terres. Sa quantité totale est loin d'être aussi grande que celle du cilirium ; mais il est tout aussi généralement répandu. Les calcaires eux-mêmes sont rarement assez purs pourn'eii point contenir du tout; il est en quantité considérable dans plusieurs qui sont recherchés en consé.]uetice pour les travaux hydrauliques. On a calcule que l'alumine existe dans les roches ci-dessous dans les proportions suivantes :

13,90 a*aluQiini»

10,59 11, 50 à 16,75 10,84 à 11,50 ld,l4 è 13,86

Le fcneiss contieal poor

cent parties Le micaschiste T* aiDphîbolile

— schiste chloriteux

— schiste talqueux

— feldspath compacte

— granit

— roche de toarmaline

— ffrûiislein

— hypersthénile

— basalte

— pi*cbslein

— euphotide

Il y a bien peu de roches d'origine méea* nique qui ne contiennent point d alumine. Cette terre constitue, comme on le sait, )a base des diverses argiles, et on doi* la re-

Erder comme un des éléments des roches ï plus importants par leur abondance.

Le potassium et le sodium sont ensuite les métaux les plus importants de leur classe. La potasse est plus abondante que la soude dans les roches; dans les végétaux la potasse n'existe qu'autant qu'elle est dérivée de la décomposition des roches qui la contenaient originairement. Elle est très-répandue, irais sa quantité totale est de beaucoup inférieure h celle du silicium et de l'aluminium. Toutes ou presque toutes les roches dos terrairis stratifiés inférieurs contiennent de tapotasse^

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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

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et on Dciit admettre, comme fort près de la vérité, que cette sui)stance forme les cinq ou six centièmes de la masse totale de ces roches. Elle abonde plus ou moins suivant les circonstances , dans presque toutes les roches d'origjine évidemment sédimenlaire, et, dans le fait, on doit considérer la potasse comme se trouvant dans la plus grande parties des masses minérales. On peut compter aH'èlle constitue les six ou sept centièmes e la masse des granits, et environ les sept centièmes des grùnstetns et des roches analogues.

L'importaooe principale du sodium est dnc à sa présence dans certains feldspaths, ^I en ont reçu le nom de feldspath à base (Je soude (albite), et qui font partie essentielle de certains gneiss et granits. La soude s'o rencontré en outré dans la roche de tourmaline, dans quelques hypersthénites et curhes, dans les (rachytes, les pechstcins, les basaltes , et dans certaines eupholides.

M. Beudant a trouvé qnc la soude entrait pour 59 millièmes dans un basalte de Beaulieu. On ne peut donc révoquer en doute que la soude n'existe dans les roches en quantité considérable, en y comprenant surtout les masses de sel gemme découvertes dans divers pays ; cependant la soude est beaucoup plus répandue encore dans l'océan , puisqu'elle y constitue la base du plus abondant des sels dissous dans ses eaux.

Le magnésium et le calcium viennent ensuite dans Tordre d'importance des corps qui entrent dans la composition de Técerce du globe. Il existe de la magnésie dans toutes les roches des terrains stratifiés inférieurs, à l'exception des quartziles purs (sans mica) et de quelques eurites ou felds* pêths compactes; elle est commune aussi dans les roches sédimentaires, dans celles surtout où le mica joue un rôle considérable. Il est bien peu de calcaires qui ne canliennent de la magnésie, et elle abonde quelquefois au point que la roche en reçoit le nom de calcaire magnésien. Elle fait partie essentielle de la dolomie proprement dite^ dans laquelle le carbonate .'de magnésie entre pour plus des 40 centièmes. La ma-

Snésie est aisséminée en outre dans les eaux e Tocéan, dontlemuriatede magnésie formé 1e& quatre ou cinq millièmes.

Le calcium paraît avoir une plus grande/ iiyiporiance relative dans les terrains stratifiés supérieurs qjuie. dans ceux qui sont plus anciens; car, quoique celte substance se trouve constamment dans les gneiss, les micaschisteS) les schistes chloriteux, talqueux* et eYgileux, les eurites et les amphibolites, elle j>' est loujourscn Irès-pelilesquanlités : si ce n est dans rampiiibolite, dans laquelle le calcium entre quelquefois pour près de 73 miilièiQCs, tandis qu'il ne forme guère que les 5 millièmes et demi de la masse totale des autres roches précédentes.Nousavons négligé, dans ce calcul^ de tenir compte des roches calcaires et dolomitiques associées aux terrains stratifiés inférieurs? car ces rocOes y sont pi'u abondantes, et eller n'ajoute-

raient qne peu de chose à la quantili tot:ile de la chaux; mais elles ontutiee^N taine importance, en ce que lachauiy eiiste <V Tétat de carbonate, tandis qu'elle est à Télat de silicate dans les autres roches de même â^c. On trouve de la chaux dans Ions Kîs granits, mais en très-petite quantité, si ce n'est dans le granit avec amphibole. Od on a découvert aussi dans le grûnslein et toutes les roches trappéennes, dans Thypcrsthénite, le balsate, le pechstein, la serpentine, Teupholide et le trachyte. La fusibilité relative des roches ignéesdépend de laquas* t!té de silicate de chaux qu'elles renferment, et, en conséquence, les roches qui conlieunent une grande proportion d'amphibole ou de pyroxène auzitesonl plutôt attaquées par la chaleur que les autres. La chaux demi plus abondante dans les terrains fossilifère! (particulièrement vers le centre et la partie supérieure de la série), dans lesquels ell? se trouve à l'état dé carbonate ; elle se trouve aussi, quoique en petite quantité, div séminée dans lés eaux de lamer.En résnltit on peut dire que le calcium est considérable* ment répandu sur les continents et dansiez onxxx; îl abonde surtout dans la partie moj'enne et supérieure des terrains fossilifères, tandis qu il est dispersé en très-po* tite quantité dans les terrains plus anciens et dans les eaux del'bcéaB*

Les autres bases des alcalis ou des terres le barium, le strontium, le glucinium, Tyl* trium, le thorium, le zirconium et le lithina se trouvent en quantités trop peuooDsidé* râbles pour avoir aucune importance géologique, à l'exception peut-être du litiu&i, qui pourrait bien se rencontrer dans plus <!• n)'icas qu*on ne le suppose communément.

De tous les métaux dont les oxydes ne sont ni des alcalis ni des terres, le fer et if manganèse sont les plus importants en géologie. En prenant la moyenne de trente roches ditférenles, et négligeant les noinerai? de fer proprement dits, de toute espèce, on trouve que le fer constitue à l'état doiftf? les cinq centièmes et demi des terrains stratifiés inférieurs. Le micaschiste avec grenats contient pour cent parties 14,72 d'oiyde de fer, le schiste chloriteux, 15,31, l'bjT)ersthénile, 12,6-2, et le basalte, 20,00 environ. L'oxyde de fer constitue les 2 ou 3 centièmes de la masse des granités eldes gneiss, ei te 3 ou 4 centièmes de l'ensemble des grijasteins et des roches trappéennes. Si Ton considère en outre la quantité de fer qui eiiste à l'état tant d oxyde que de carbonate, de carbure, de silicate ou de sulfure, compreDflnl ainsi tous les minerais de fer d'une cerlaine importance, et si on a égard en même leup à la proportion relative des .diverses roche? entre elles, on trouvera qu'on ne doitp»* beaucoup se tromper en admettant que lo fer constilue à peu près les deux centièinc* de l'ensemble de l'écorce minérale de notia globe. Le manganèse est presque tout au^<i généralement répandu dans les roches qû« le fer, quoiqu'il s'y trouve dans des Dro|wrtions beaucoup plus petites. Il existe à p«îW

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ET DE PALEONTOLOGIE.

une roche qui ne contienne du fer, et il y en a bien peu qui n'oiTrent quelque trace de manganèse; cependant, à l'exception des localités dans lesquelles on en exploite les rainerais , celui-ci n'existe qu'en quantités Minimes. C'est dans le micaschiste avec grenats aoe le manganèse se trouve en propor* fions le plus considérables ; on a calculé que l'oxyde de manganèse y forme les 123 dixmillièmes de la roche. En prenant l'ensemble des roches, on peut compter que le manganèse ne forme pas moins que les 3 ou ( dix-millièmes de leur masse.

Les autres métaux, tels oue l'étain, le cuivre, le plomb, le zinc, 1 arsenic, Targent, l'or, etc., considérés relativement à l'ensemble des roches, n'ont que peu d'importance géologique. Ils se trouvent' principalement en filons, et quoique certes leur présence et leur manière générale d'être dans ces filons soient des objets du plus grand intérêt scientifique, la quantité de ces substances relati- ▼etnent è la masse totale de l'écorce terres- Ire est absolument insignifiante. Le chrome est si fréquent dans les roches serpentineuses, qu'il peut y avoir quelque connexité entre ces deux substances; peut-être la couleur verte des serpentines provient-elle de celle de l'oxide de chrome. Le titane est peut-être disséminé aussi plus généralement qu'on ne le iiense, car il accompagne ordinairement les minerais de fer. La manière dont on reconnaît sà présence dans quelques-uns de ces minerais, prouve évidemliient que des métaux peuvent être disséminés dans certains minerais et pourtant échapper aux analyses, à moins qu'on ne soumette à des actions chimiques de grandes masses des substances qui contiennent ces métaux.

I^s principales substances qui entrent dans la composition chimique de la surface de notre planète peuvent êire rangées dans Tordre suivant, d après leur degré d'importance.

Corps iimpU* mon mélaUiqMe$.

I. Oxygène. 3. Azote. 5. Soufre. 7. Pliiore. S. Hjdrocéiie. 4. CarlMme. €. Chlore. H. Phosphore.

Bêtei métailhiMei de* aleaih et de» terreê.

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