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Toit que nous nous rangeons à cette judicieuse opinion , qui esfla meilleure» puisque nous considérons les aptjchus comme un genre à deux yalves voisins des anatifes. Qu'on place, par exemple , une valve d'aptVelius àcAié oe la grande valve d'un anatire, ei Ton s'assurera, tout de suite, que la forme est identique; que même, ainsi que chez ces animaux, les valves sont tantôt testacées, tantôt presque cornées: que de même la forme esttrigone;que, de ces trois côtés , Tun parait avoir été enchâssé dans les téguments; que Tautre est tronqué, taillé en biseau en dedans , et arqué pour laisser sortir les bras; que le troisième montre encore un fort bâillement, et de plus, la facette où le pédoncule devait s'insérer. Du reste, certaines espèces montrent un rebord extérieur i cette partie, analo^e à ce qae nous voyons chez quelques anatifes, ou même les impressions d'attaches intérieures du pédoncule. 11 n*est pas jusqu*à la composition poreuse et les ligues internes de certains aptydius, qui ne soient identiques à quelques espèces de eyprij, crustacés à deux valves, comme l'âge embryonnaire de tous les cirrfaipèdes. De ces considérations et de beaucoup d'autres aue nous ne pouvons examiner ici , nous concluons qu'on ne peut pas placer les aptychus ailleurs qu'à côté des anatifes.
« 11 est dans la science des faits importants qui n'en restentpas moins toujours inconnus aux observateurs de cabinet, tuais qui appartiennent 9n domaine des naturalistes ca(!ables de risquer jusqu'à leur existence pour élar- (pr le cercle de leurs études. Nous voulons parler de la présence des aptychus dans les ammonites, ce qui les avait fait prendre pour des parties internes de céphalopodes, tandis quelle n'était ou'une circonstance dépendante du mode d existence ordinaire de ces animaux considérés comme des cirrhipèJes analifidées. Tous les voyageurs sur mer savent que les anatifes d'aujourd'hui se filent sur les corps flottants de toute nature. Les navires non doublés de cuivre en ont au niveau de la flottaison ; tous les morceaux de bois, les plumes, pris à la surface des mers, sont couverts de ces animaux parasites; et chaque fois que dans TOcéan atlantique , entre TAfrique et TAmérique, nos filets de traîne apportaient des coquilles de gpiruleê^ corps floiieurs par excellence ^ eîUs élaieni toujours couvertes d^anatifes. Ce fait actuel, comparé aux faits passés, nous a expliqué pourauoi les ammonites flottantes, comme les spirules, renferment desaptychus. Cette réunion, qui a paru si extraordinaire, et qui a conduit à des considérations » étranges, devenait, au contraire, indépendamment des formes , le plus puissant argument, pour prouver Tanalogie que nous avons siçnalee. Où trouve-t-on, en effet, les aptvcnus fossiles ? presque toujours sur des points littoraux des anciennes mers, où ils ont été déposés avec tous les corps flotteurs, le bois , et surtout les conuilles flottantes, telles que les nautiles et les ammo-
nites. Il n'est donc pas étonnant que l'ammonite , qui était prooablement couverte extérieurement de ces animaux parasites, en contienne aussi quelques-uns dans la vaste cavité formée par la loge où était contenu l'animal ; et que ceux-ci, abrités de tous les chocs et des agents de destruction , se soient conservés mieux que partout ailleurs. On voit que la comparaison zoologique et les faits généraux d observation viennent ici se corroborer, pour éclai«"cir la question la plus controversée. » (I^'Orbigny.)
ARACHNIDES. — Dans les relations générales qui subsistent maintenant entre les deux règnes animal et végétal, les plantes terrestres ont avec les insectes de telles connexions , que chaque espèce des premières peut être considérée comme une nourriture préparée pour trois ou quatre espèces d'insectes.
Nous serions donc déjà conduits à conclure, a priori f et avec un haut degré de [probabilité, en vertu de ce principe dont 'action tend sans cesse à maintenir à la surface du globe la plus grande masse de vie possible, que cette masse énorme de végétaux terrestres que nous trouvons conservée dans les couches carbonifères, offrait les mêmes relations, comme base de Talimentation avec les insectes de cette époque reculée, qu'ont encore les végétaux modernes avec c^tte classe, la plus nombreuse parmi les animaux terrestres, actuellement existants.
Si de même nous étudions les lois de coordination qui dirigent à Tépoque actuelle l'accroissement numérique des insectes, en lui donnant pour régulateur l'action des arachnides carnivores, nous serons conduits à penser que des araignées et des scorpions furent employés à i-emplir les mêmes fonctions pendant toute la durée des époques géologiques où nous trouvons des preuves d'un grand développi^ment des végétaux terrestres.
Quelques découvertes récentes sont venues confirmer ces analogies de toute la valeur d'une observation actuelle. L'ordre le plus élevé des arachnides, celui des arachnides pulmonaires, se partage en deux Srandes familles, celle des araignées et celle es scorpions ; et nous avons des preuves certaines que des débris appartenant à l'une et l'autre , se rencontrent dans des terrains stratitiés d'une très-haute antiquité.
ARAGO, ses idées sur la nature des nébuleuses. roy.NÉBt'LEUSES.
ARAIGNÉES. — Bien que l'on n'ait jusqu'ici rencontré d'araignées dans aucun terrain aussi ancien que la série carbonifère, l'existence d'insectes dans cette série en même temps que scorpions, rend fort probable qu à ces derniers fut associée la famille des araignées, qui en est si voisine, dans les fonctions de réduire à de justes limites les tribus d*insectes qui existaient à cette époque , et que Ton y en découvrir*
DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE