‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 134 sur 216 · ME · texte numérisé non relu

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Dl€T10NNÂlti£ DE COSMOGONIE

Les deux os de la Jambe sont aussi ex* trémement courts, et (Jans un rapport eiact d*épaisseur et de solidité avec le fémur ou'ils supportent. Leur puissance s*accrott encore par cette circonstance quMls se soudent entre eux par leurs exti émîtes, soudure que, suivant Cuvier, Ton ne rencontre dans lucun autre animal, à Texception des tatous et des chiamynhores, qui tous les deux passent leur vie à fouiller la terre pour y f'Jiercher leur nourriture.

L'articulation de la jambe postérieure avec le pied est admirablement prévue pour soutenir la masse énorme qui pèse dessus dans le sens vertical. L*astragale,.ou grand os du tarse, long de 9 pouces, et haut de la même quantité, est dans un rap})ort exact avec l'extrémité du tibia où il s'artkule, et il est supporté par un calcanéum de la longueur extraordinaire de 17 pouces, et ayant 28 pouces de circonférence. Cet os énorme appuyé sur le sol fournissait une base solide, un peint d'appui inébranlable à ces masses accumulées du bassin, de la cuisse et de la jambe, dont nous venons de décrire les enchaînements et les relations. On yoit, en effet, que le calcanéum occupe près de la moitié de la longueur tout entière du pied postérieur; oue les os des doi^gts sont tous fort courts, a l'exception de la phalange terminale du pouce, qui est convertie eu une énorme griffe osseuse, plus {grande qu*aucune de celles des pieds antérieurs, puisqu'elle a 13 pouces de circonférence; i*t que le noyau qui supportait la griffe cornée n'a pas moins de 10 pouces de longueur. L usage principal de cet angfe puissant était probablement de fixer Je pieu solidement sur le sol.

Des extrémités construites dans des prol>ortions aussi massives ne durent être que \\^s instruments inertes pour uue locomotion rapide; et elles nous j^attraient bien imparfaites, si, roulant les juger, nous prenions {fOur termes d'appréciation les fonctions que remplissent d ordinaire les uteml»re5 chez les quadrupèdes. Mais, si nous y voyons les supports u^une créature presque sédentaire, et d'un poids extraordinaire, elles exciteront notre admiration, comme le font toutes les pièces des mécanismes animaux, lorscpie nous en comprenons le but

(714) La ressemblance qui existe entre quelques parties de cette armure fossile et celle du cachîcame (cfflffjjrpt» iptba) s*élend jusqu^aux déiaiîs de formes des divers compariimeiils tuberculeux dans lesquels ces parties sont divisées.

Dans Fun comme dans Paulre cas, Taccroissemeni en étendue de cette enveloppe solide a été préparé à l'avance par une disposition simple qui consiste en ce que le point central de chacune des plaques osseuses constitue un centre d^accroissement, à partir duquel les bords ne cessent de s'élargir il mesure que Taccroissement du corps nécessite celui de renveloppe osseuse dans laquelle il est enfermé. Le corps du m^attiërium, ainsi enveloppé dans une cuirasse, ne devait pas mal ressembler à certains chariots couverts.

^715) Dans les transactions de TAcadëmie de Ber> lin^ année 1830, le professeur AVeis a publié la description de quelques os de m(5gathériura trouvés

et les usages. La perfection d'un instrument ne peut s estimer qu'en étudiant le trayail

au'il doit accomplir. Le marteau et renclnne 'un fabiici^nt d'ancres, tout massifs qu'ils sont, n'ont pourtant rien de grossier ni d'imparfait. Ils offrent, par rapport aui travaux qu'ils doivent exécuter, des proportions tout aussi parfaites que les outils légers et délicats de l'horlOger par rapport aui rouages déliés de ses chronomètres.

Armwrt osseuse, — Un autre caractère remarquable, qui place le mégathériuro à côté des tatous et des clilamypliores, c'est Tespèce de cuirasse csseuse*qui, suivant toute probabilité, recouvrait sa peau, et qui adl varier en é|iaisseur depuis trois quarts de pouce à un pouce et demi , semblable à b cuirasse qui recouvre encrire maintenant 1ei édentés que nous venons de citer, habitants des mêmes contrées chaudes et sablonneuses de l'Amérique du Sud, où se rencontrent les restes du mégathérium (71i^).

Cne enveloppe d'un poids aussi énorme n'était pas hors de proportion avec la structure générale du mégathérium. Ses membres postérieurs, yéritables piliers, et m Srueue colossale avaient été calculés pour lui ournir des supports proportionnes à sa masse ; ses lombes et ses cotes, qui surpassent en dimension celles de l'éléphant, ne paraissent ivoir été créées si puissantes que pour supporter une lourde cuirasse, comme celle dont nous supposons que son corpà était revêtu (7i5).

Il nous reste à examiner maintenant de quelle utilité pouvait être une pareille enveloppe pour l'animal gigantesque oni, ainsi que nous venons de le voir, en était probablement revêtu. On peut obserrer aabord que les organes de locomolion du mégathérium ne pouvant se prftterqu'àaafl progression des plus lentes, le poids de il cuirasse elle-même n'a dû apporter que pe» d'obstacle à des mouvements déjà si lourds, et elle dut être une arme défensiTe nonseulement contre les dents et les ongles des animaux de proie, mais aussi contre c« mj^riades d'insectes qui fourmillent donfr naire dans les climats semblables à cm où ses os ont été trouvés, et auxquels devait être exposé plus qu'aucun autre un animal obligé de chercher sa noarriture en

près de Montevideo avec {plusieurs frasments d> mure osseuse , dont il rapine sans liésilJtioo b plus grande partie au mégathérium. 11 y en a d'aï* très portions <iu*il rapporte, ainsi que plusiep <^' sements du même district, à des espèces diflereuie» On voit un pareil mélange d'ossements ce dedebr» d*armure appartenant à des espèces diterses, ^ toules portaient une cuirasse dans la coUedionf ' faite M. Parisli sur des localités différentes du f; trict au-dessus de Buénos-Ayres. Bitn que I-on naît trouvé aucune trace d*armure avec les îmw^ de squelette découvert dans le lit de Sabdo, la ^^' face rugueuse, élargie et aplatie d*une portion de u crête de l'ilion dans ce squelette, l^étargissetncuide rextrémité des apophyses épineuses d'un gr^ nombre de vertèbres, ainsi que de la conveiiif >^ périeure de plusieurs côtes sur lesquelles eôij» portée ta cuiras,se, indiquent une pression ^rm^* telle qui produit les mêmes effets sur les f^-

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fuuillaDt sous un soleil ardent. Nous pouvons penser aussi que cette armure dut lui être utile en protégeant son dos et les parties postérieures de son rx>rp$9 non-seuleujent contre le soleil et la pluie, mais aussi contre le sable et la poussière, qui n'eussent iMu> manqué de produire sur une peau nue l'irritation et les maladies (716).

Conclusion. — Nous venons d*examiner eu détail le squelette d'un mammifère énorme , dont chacun des os présente des fiarticularités qui peuvent au premier coup d'œil sembler Tceivre d'une combinaison grossière, mais dont le secret nous devient intelligible dès que nous les étudions dans leurs relations mutuelles et dans leurs raptK>rts avec les fonctions que doit remplir ranimai auquel ils apfjartiennent.

Le mé^athérium excède en volume tous les édent^ actuellement eiistanls, ses plus firoches voisins en orgauisation, beaucoup plus qu'aucun autre animal fossile ne d^ passe les espèces vivantes qui lui corresfondent. H a la tête et les épaules du paresseux; ses jambes et ses pieds offrent réunis les caractères des fourmiliers, des tatous et des chlam jphores ; et il avait probablement avec ces derniers un trait de ressemblance de plus dans Texistence d'une armure osseuse. Ses hanches avaient plus de 5 pieds de large; son corps était long de I i pieds, haut de 8. Son pied était long de 3, ei terminé })ar les on:;ies les plus gigantesques. Sa queue était probablement recouverte d'une armure, et plus grande que celle d'aucun autre mammifère terrestre vivant ou fossile. Cn animal bâti dans des proportions aussi massives, et dans la construction duquel la matière avait été ainsi prodiguée, ne pouvait ni courir, ni sauter, ni grimper, ni se creuser des terriers sous terre, et il ne dut avoir qu'une démarche lente. Mais, qu'était-il besoin de mouvements rapides pour un être uniquement occupé à chercher des racines en creusant la terre, et qui par cela même derait à peine bouger de place ? Qu'avait-il besoin de vitesse pour fuir ses ennemis, quand la nature avait revêtu son corps gigantesque d'une impénétrable cuirasse, et qu'il pouvait d'un seul coup de son pied ou de sa queue broyer le couguar ou le crocodile? A 1 abri de tous les

ties analogues da squelette chez le tatoo ; et cette cîrcoDftiance noas eût autorisés à prououcer que le mégatbëriuin aussi était recouvert d^oiie lourde cuirasse , alors même que nous n*6D eussions reooontré aucune trace prés des os de cet animal ftur d*autres points 4aos les mêmes plaines du Paraguay, bans tous ces os aplatis, la pression ne s*annonce que sur les points précis du squelette ou a dA porter immédiatement le poids de Tarmure, et elle y a produit exactement les mêmes empreintes q«c Ton obsenre très -développés dans les tatous.

(716) Pour des animaux qui ne fouillent que par rirconsianee, et panr se creuser une balritation soatn-rraine , tels que le blaireau , le renard et le lapin» iffaif qui vîesnent à b surface cbercber leur nourriture, une armure défensive de cette nature n*eât pa*^ été seulement sans utilité, mais elle eût mémn, ( n^ rainé de frares inconvénients.

L'i tatous cl les chlamyphores sont les seuls

coups dans son vêtement osseux, de quel ennepi devait-il redouter les attaques, ce Léviathan des Pampas? et quelle créature plus puissante encore eût pu poursuivre sa race e^reffacerdu nombre des habitants du globe? Toute son organisation était un mécanisme colossal en rapport exact avec le travail pour lequel il avait été construit; massive et puissante comme cette besogne était lourde et pénible, elle avait été coordonnée pour être un instrument de vie et de jouissances h toute une race de quadrupèdes, la- 3uelle, bien mi'elle ait disnarude la surface e notre planète, a laissé oerrière elle d'impérissables monuments de l'habileté consommée qui avait présidé à son édiGcation. Chaque membre, chaque fragment d'un membre est une pièce bien proportionnée d'iu tout parfaitement coordonné; et, si loin qu'ils seniblent s'écarter, par leurs formes et leurs proportions, de ce que sont les membres chez les autres mammifères, nous 7 trouvons de plus tout ce qu'il y a eu d'iné-

fmisable et innnie variété dans les plans de a sagesse créatrice.

MELANGE des sénniEiiTS et des animal x

MABIXS ET TBBRESTRB8. Voy. COCCHES SÉDI-

MERTAimES, art. III.

MERAY (Le docteur R.-F.). -- M. Hérajr est auteur d'un livre intitulé : Geçs ou His^ taire de la ierrej de ia création^ de son développement ^ etc.; Paris, 1M8; le tome I" seul a paru. Comme tout bon cosmogoniste, c'est-à-dire comme tout savant qui a beauooupEd'imapnation et moins de sens commun, M. le docteur Méray a. ses idée» à lui sur le chapitre de la création du monde. Nous allons faire connaître le fond de ses théories afin que le lecteur sache bien que les modernes, malgré- le progrès des scien* ces, n'ont rien à envier à l'antiquité en fait de systèmes extravagants. Nous nous donnerons bien de garde de l'analyser; ces choses neuves dbivent être présentées dans les propres termes de l'auteur.

« Nous devons admettre, et nous chercherons à prouver, que le soleil placé au centre des systèmes planétaire et stellaire, réduit maintenant à la fonction passive et facile, tout immense qu'elle soit, d'éclairer l'univers, de maintenir au mojen de l'attraction, dans de<( orbites qu'elles décrivent autour

roaramifères connus qui soient reTétas d*one armure de plaques osseuses analogues à eelles du niégathénum ; et le fait mêine que cette particobrité d'or^nisation n*a été accordée qu*à ces quelques espèces, sufGt pour no«s faire douter qu'elle ait eu pour unique fin de les protéger contre les animaux carnassiers ci contre les insectes. Mais, comme le tatou n'obtient sa nourriture qu*en fouillant le sol desséché et sablonneux des mêmes plaines qu*babitait jadis le m^thérium ; comme le ciilamy* phore^ passe sa y'ie presque entière dans des terriers creusés dans ce même sol, U est proUaltb ;ue b partie supérieure de leur corps reçoit de la cuirasse oeMe même protection contre le sable et la poussière dont nous avons parlé à propos du mé^hé* nam. Les pangolins sont recouverts d*one armnra de nature dilKrentc, composée d*écaill«>s cornées m» biles, et dans h composition desquelles il n>;itra aucune substance osseuse.

DlCTlONNAiriE DE COSMOGONIE

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de lai, les différentes planètes, nous devons Admettre, disons-nous, que le soleil avait reçu de son créateur une mission plus importante encore, plus active, qu'il paraît avoir définitivement remplie conformément aux vues de la divinité. Nous voulons parler de la mission de reproduire et de multiplier son élément proprect de l'appliquer à la ibrmation des corps célestes, tâche qu'il a exécutée avec une largesse et une magnificence dignes de la volonté divine. Aussi devons-nous considérer ce grand astre comme l'auteur, le réparateur de toute la matière ignée répandue dans Tespace, tantôt à l'état de pureté, comme dans les comètes, tantM, comme dans les planètes, à Tétat de conjonction avec un second élément qui la modifie complètement en travaillant a son extinction, et qui la contraint, avant que de l'éteindre , pendant les différentes phases d'extinction, a poursuivre l'œuvre d'organisation pour laquelle la main divine l'a tirée du néant, œuvre que nous voyons s'exécuter sous nos yenx^ à la surface de notre globe. » (P. 60.) Cet élément, c'est Teau.

« One chose digne de remarque, c'est que, do tous les corps de la nature, Teau est le «eul qui ait été originairement solide ; tous imt commencé par être liquides avant que de se solidifier. Ainsi, les animaux, les vé- (^étaux, les minéraux, les métaux les plus denses et les plus durs ont subi cette transition d'état. La solidité est incontestablement l'état originel de l'eau; et telle que nous la voyons dans nos mers, dans nos fleuves et 'iansnos rivières, elle est combinée avec le «calorique, elle est dégénérée de sa pureté native et, en quelque sorte, virginale ; elle est polluée par la pénétration de ce fluide, par ses attouchements moléculaires et féi.HmJée par sa promiscuité. Aussi, voulo r O'tie dans cette dernière condition l'eau soit à son état naturel, serait aussi peu raisonna- J)le que de vouloir que la lave refroidie nous représentât le feu primitif, l'élément igné.

n Par une antithèse soutenue, dont Dieu a rattaché les conséquences à leur destination et à leur emploi, ces deux œrps, le feu el Teau, en perdant leur forme et leur coa- -Mst:ince originelles, conservent néanmoins les qualités de solide et de liquide; seulement ils les échangent entre eux, de telle façon que les propriétés innées de l'un deviennent les propriétés acquises de l'autre : ce qui tend à nous prouver que la nature ne saurait rien faire avec un solide ou avec un liquide, isolé l'un de Vautre. Ainsi, à l'étal originel, l'un se montre d'une ardeur dévorante, l'autre est froid ; l'un présente la coloration la plus éclatante, l'autre est incolore; celui-ci est a^ité, il bouillonne à sa surface, la lune est inanimée, on ne reconnaît à sa surface aucun npouvement moléculaire, tout y est dans un repos absolu; cehii- Cm tend à la dilatation au moyen du fluide abondant qu'il dégage, celui-là tond à la contraction et ne dégage aucun fluide. Suivons-les dans leur transformation la plus

avancée, et nous retrouvons les mêmes règles de l'antithèse. L'un se refroidit, tandis que l'autre s'échauffe; l'un, par ce changement tlo température, devient solide, Tauti-Q liquide; lun devient noir et opaque, Taulro brillant »( diaphane; l'un perd sa force active, son mouvement moléculaire cesse, l'autre perd son inertie, cbaimne de ses molécules est agitée d'un mouvement conlinuel. Il est donc juste et raisonnable de dire que l'état liquide du feu et que Tétat solide de l'eau sont des conditions nécessaires \mf élever ces corps élémentaires à leur plus haute puissance, telle que Dieu seul eût pa jamais la leur départir.

<i De même que le soleil est le résenroir de toute la matière ignée, d« celle qui est entrée dans la formation simple des comètes et dans la formation binaire des planètes tant anciennes que contemporaines, de même la lune est le réservoir dans lequel la main du divin Créateur a accumulé, sous la forme solide, l'élément aqueux qui a fourni le contingent nécessaire à la création de toutes les planètes et de leurs satellites. Aussi est-ce bien à tort qu'on a avancé que la lune n'est que le satellite de la planète que nous habitons. L'auteur de la nature lui avait réservé la mission plus noble, plus élevée, moins secondaire, de concouri: à l'organisation de l'univers, fonction qu'elle a remplie largement, au détriment de la masse et de la puissance de son principe. (P. 93j.

«( L'eau et le feu sont les seuls agents dont la force connue fjuisse 6tre en rapport avec les effets prodigieux aue présente la surface des planètes et avec les actions subterranéennes que nous y étudierons. L'action séparée de l'un ou de l'autre a son caractère particulier, trèSHreconnaissable; mais la réunion de ces deux agents crée une forre particulière dont l'énergie est, en quelque sorte, illimitée, et que nous sommes encore bien loin de connaître entièrement. Ces pbénomènes incontestables d'organisation planétaire nous expliquent parfaitement pour- (juoi la mer se trouve toujours voisine df* volcans. De ce voisinage, elle semble prête à fondre encore une fois sur son antagoniste s'il menaçait de recouvrer une prédominance qu'elle lui a depuis longtemps ravie, cell<f qui domine et régit les destinées de nolra planète et de tous les corps célestes binaires.

« Cette attraction particulière delà luie sur l'élément aqueux de notre planète in^ji' que bien évidemment la dérivation, la liliation spéciale de celui-là et l'affinité élémentaire qui existe entre les deux prinrip^^^ aqueux,, qui semblent, par cet effet, cbcrcher à se porter l'un vers l'autre. Nous parlerons j)lus longuement de ce phénoio^n* remarquable que nous ne. citons ici qu<» pour -le faire servir à étayêr notre •p"**'**' sur la constitution matérielle de la lac^- Nous démontrerons aussi, plus loin, q^** |* même tendance attractive s'exerce enrre '? soleil et le feu central de notre planète, u • ij résulte le phénomène de la chaleur «Je a "•

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ET DE PALEONTOLOf^lF.

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afiiio$f>tièro»qu*on a aUrîliude jusqirh'i, |iAr >iiiie ilo la mutine, à ractiuii iminédialc des rnyo'is solaires. •

n On nous ('emandon, sans doute, si iiMiK |ii*nsfm5quc la lunesoil In seule source • loril la nature ail tiré lout rélémcnt aqueux i|ir«lle a intrcNluit dans la composition des pfau<*le$,lan(sncienn6S(|ucnonlemporaines?

NfMis le i^ensons, et nous |in*sunions en t*ons/' picnre que cet astre a dû, en sortant des mains tlu Cn'atcur, posséder une puissance •Se Yfdumc et d'action bien supérieure à celle ifuc mius lui voyons aujounl iiui ; qu'il a dû «M-«*uper dans Tespace céleste un liou plus rnpproclié d;i soleil, assez distant cependant |Miur 6lrc à Tabri de Faction fondante de ses myons calonnqiies qui auraient alors intervtTti la nalurcdcson élément, endétraisant la s«didité de sa «ulistani^e. Nous pensons même •itio la lune, ce grand ovaire de la nature, «''puisée ]iar ses nondireuses coopérations férfiiidantes,aqa:ttélecliampoùso|»éraitcette ^ramlc ceuvre, attirée qu'elle était, |iar une >ortede prédilection, vers une de ses deritièresi émanations, notre planète, dont elle a ainsi assuré le développement et la brillante urbanisation; qne la terre est une de ses iloriiières productions, ainsi que Vénus, Men'ure, et sans doute aussi quelques autres planètes que leur exiguïté derolje à nos invrMÎ^ati'ins. Nous |)ensons, en outre, que in lune, h Tétai d'amoindrissement et de rndiicité où elle se trouve, refuse tout cont'iMirs de jiromiscuité avec son splendide riNius, À I atlrtiction duquel elle semble se sM^uslraire jiar son. éloignemenl, pour pro- Ir^er, |vir une véritable sollicitade mater* iioilc, fun des^i'lus faibles peut-être de leurs iMMulireux produits, mais ii coup sûr le niieux réussi, la planète que noua nabi tons.

« Viiilh ccr'jiineinent, sur la constitution di'S «'orps célestes, tant élémentaires que •-tinqNisés, tles idées dont l'étrange nouv«Muté, \ laquelle n'est pas iiabituée la crirnre, va soulever les dédains , sinon les r.iilteries îles idn'Iosoplies du siècle, penseurs d'un jour, qiîe l'ambition de la renommée, «i«r*» iHinneurs et des richesses , agite infiniiiM-nl phis que les nondireuses vérités qui ri.*!4ent h découvrir dans la nature. Ainsi, {•«tiir ne parler que île l'astre dont nous ve* alunis de nous oi!U|M*r, tous nos devanciers Ayant dit : Im lune nt une planète^ la lune est ie $aiellUe de la terre : les contemporains ont reflété : La tune ê$l 'sne planète^ la lune est te eatellile de la terre. Ces définitions vagues n'enseignent rien; elles n'apprennent •Il quels sont les éléments constitutifs d'une ft^anète, ni quels sont ceux d'un satellite Aussi, vivons-nous dans une i^noram-e ab- !^duo des premiers principes îles corps eéb:>tcs, simples et eonifiosés; et eo|>endant, il esldonnéà riiitelligenceliumaineires|iérer uiellre un terme à cette ignuraiire par une \o\e aussi sûreifue facile. Il sa^it iiniquciitent d'étudier et d'analyser les éJéiueiUs de iMlre planète, tpii doivent se trouver iilriitiipienierii les nièiiios que ceux t\QS aitlrps corps célestes etdet'ire : .16 uno dtsceofnucx.

Ce que nous tenons pour certain, c'est iiuo la lune n'est point une planète, car les planètes obéissent toutes au soleil et décrivent, toutes, tics orbites appréciables autour de co graml princi|>e, tandis que la lune gravite vers la terre, tourne autour d*elle en la suivant dans le cercle qu'elle décrit autour du soleil ; et si elle tourne autour du soleil , ce n'est que pour ne point quitter la terre. Sa gravitation et l'attraction qu'elle exerce sur les eaux terrestres*, sont les seules forces qui paraissent spontanées, innées ou essentielles à la lune.

« Nous n'osons f>as esoérer, conséquemment,que la science s'arrête un instant sur la nouveauté plus ou moins judicieuse de nos opinions. Aussi simples que la natyre à qui elles sont appliquées, elles manquent de cet appui trop souvent illusoire et mensonger que prête à toute théorie savante la couleur scientifique qui résulte de la précision numérique. Quoi qu'il advienne, nous ne persiste roîis pas moins à croire que cette sub-: stance blanche qu'on a comparée à du diamant, que cette surface hérissée de montagnes, douée de réOeclion, de transparence sur ses bords, que nous présente la lune , soit de la glace, forme élémentaire de Teau qui entre dans la composition des plauètes. Le puissant Créateur de toutes choses a accumulé dans ce corps céleste cette substance, sous une consistance dense et compacte , qui rend ce corps plus propre au mouvement : sa volonté , qui est la seule cause de toutes les causes, en a fait un principe élémentaire, destiné à servir de correctif à la tur* bulente et aveugle énergie du feu, pour l'oi^nisation des planètes, destiné à modérer ses actions excentriques, à rectifier &e& désordres incompatibles avec toute organisation, en un mot, è le rendre apte à la production et à l'entretien des êtres nombreux qui habitent les brillantea demeures disséminées dans l'espace. » ( P. 97.)

« L'attraction étant élevée à sa plus haute puissance et à son dernier de^ré de tension entre les deux principes , solaire et lunaire , dont Tiin jouissait de toute son ardeur primitive et l'autre de toute l'influence que lui donnait sa masse alors intacte et complète,*la fonction procréatrice a dû s'exécuter, dans ces premières périodes , avec une vigueur et une fécondité proportionnées à cette double énergie. C'est alors que fut facilement érigée cette loi qui domine l'action génératrice, dans toutes les espèces, loi qui inipose l'initiative d'action au prin-. cipe mâle ou positif, tandis que le principe négatif attend, plein d'une inerte soumission, le contact prolifique.

< Ainsi, comme tout, dans nos explica* lions subséquentes « tendra à le démontrer, ie principe solaire a procédé en lançant, par une véritable scission éjaculatrice , uiio niasse de son essef^^e ig^ée sural»onilante alors contre le princii^ Aqueux lunaire. L'é^ tiitcelle solaire ^culée, attirée par la masse aqiicuscplusconsidérablequ'cilc, l'a Iicurtéei

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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

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