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tique. Mais alors, au lien tVun «ayou plu$ au moins brillant , entouré d'une nébulosité fuf, en se condensant a la surface du noj^aUf h transforme en étoile^ elles nous offrent le spectacle merveilleux d*uoe lumière nette, parfaitement uniforme , et tout entière répandue ft la surface de la nébulosité; et lumière pourtant encore bien inférieure è celle des étoiles , quoique leur Tolume soit incomparablement plus développé. Ce sont les nébuleuses planétaires^ ainsi nommées à cause de leur ressemblance avec les planètes , quant à la régularité de leur forme et à la grandeur de leur diamètre apparent.
« Ces globes qu^Herschell a placés au premier rang parmi les nébuleuses proprement dites , ces sphères immenses qui ont offert à l'admiration des astronomes le phénomène inattendu d'une lumière toute su- I>erticielie» longtemps avant que des opérations d*Hn autre genre eussent révélé aux physiciens que la nature a travaillé tous les soleils sur le même plan , M. Laplace les a rejetées parce qu'elles ne répondaient ni à sa manière de voir sur la structure ori^^inelle de notre momie planétaire , ni à l'opinion qn*il s'était faite sur la constitution physique du soleil. Produisons» sans plus tarder, la description que nous font les astronomes de cette merveille, la plus sit^niQcative sans doute en :re tontes les merveilles des cieux étoiles, et dont pourtant M.Laplace ne nous parle que pour nous dire que quelquefois la matière nébuleuse ^ en se condensant tune manière uniforme^ produit les nébuleuses que *on nomme planétaires (liS). C'est au fils et au digne successeur du grand Herscbeli que nous nous adresserons , comme au juge le plus compétent dans la matière.
m Les nébuleuses planétaires sont des objets tris^étranges. Elles ont^ comme leur nom FindSouCf une exacte ressemblance arec les planètes : ce sont des disques ronds ou léger em^nt orales , quelquefois nettement terminés , ibsns (Tautres cas un peu brumeux vers leurs bords. La lumière esi parfaitement uniforme ou très'peu nuancée^ et parfois elle approché pour Cédât de celle des planètes véritables^ Ces objets^ quelle quen puisse être la nature^ atteignent des dimensions énormes. Vn éf entre euXf dont le diamètre apparent est d'environ 20 secondes^ se voit sur le parallèle de a du Verseau , à peu près 5 minutes en avant de rétoile. En admettant quUls soient à la même distance de nous que les étoiles^ leur diamètre réel serait au moins éaal à Vorbite dUranus. Au cas que F on veuille les regarder comme des corps solides de la nature du soleil^ Un* est pas moins évident que Féclat intrinsèque de leurs surfaces doit être infiniment inférieur à celui de cet astre. Si le soleil était reculé à une distance telle que son d amètre apparent fût de ^ secondes, il donnerait une lumière égale à celle de cent pleines lunes: tandis aue les objets dont il s'agit sont tout au plus dis*
cernables à Vttil mi. Vuniformité de leur disque^ et le défaut de concentration centrale apparente doivent nous fa re conjecturer que leur lumière est purement su| erlirielle, com^ me serait celle dune étale sphérique. La ta* vite existentielle effectivement ^ ou est -elle remplie par une matière solide ou gazeuse Y A cet effets le champ est ouvert aux conjectures CioS).
€ 11 n est pas un physicien qui ne demeure» convaincu aue Texistenre d'une lavité aiL^^si immense répugne h toutes les lois de la statique et de la dynamique. Iji forme s. h< ri que ou elliptique d'ailleurs indique clairement la présence d'un lien général, o'un centre d attraction. Nécessairement une sphère lumineuse d'un diamètre aussi c^ nsidérable est remplie larune matière flui.ie ou gazeuse, plus ou moins condensée dans toute sa ca. acilé, mais toujours d'une ucnsité croi^antede la surface au centre o'allraction ; car la solidité ne convient pas plus que le vide à un gloiie d'une extcnâon aussi prodigieuse.
• Celte merveilleuse découverte offre k nos regards étonnés un |)oint de vue aussi vaste que sublime , dans la coiitemplalioD des analogies manifestes que pré^entent les nébuleuses planétaires avec la structura de notre soleil. LoR>que nous interrogerons nos astronomes et nos physiciens sur la nature intime de cet astre, nous apprendrons que sa constituiton phvsiquc n'est pas diffé* rente de celle des nébuleuses planétaires ; nous apprendrons une la lumière du soleil est toute superOcielie, comme celle des nébuleuses ; qu'elle a son siège à la surfiice extérieure de son atmosphère ; aifuiie atmosphère sombre et obscure s^ir.terpose entre l'enveloppe lumineu^eque nous voyons et le globe invisible du soleil, et que le soleil n a point d atmosphère au delà de cette enveloppe lumineuse. Nous saurons ainsi d'une science humaine ce que nous savions d'une science divine, longtemps avant qu^l
f^ eût des astronomes et des physiciens ; aua e soleil n'a point de rang de primordialilé dans le champ de la création ; que ce n*est point à la condensation de l'atmosphère da soleil que nous devons attribuer la formation de la terre et des planètes. Nous saurons ainsi que c'est au système de Mo'ise » c'est-à-dire au récit de la création, (]u'il faut revenir, fi on veut remonier à lori^ gine de la terre et du soleil, et de tout ce qu'il y a de commun entre ces deux corps et les autres globes planétaires.
« Comme Moïse ici fait bonne figure au mflieu de toutes ces hypothèses de nos astronomes sur la n;:turedu soleil, hypottièses les plus incertaines et qui demain seront remplacées par d'autres qui n'auront pas plus de valeur I
« La structure des nébuleuses, dites planétaires, offre tantdejKiints de resseiiiblance avec le plan ma^^nifique dessiné par l'auteur
FCTffflf
m <f si . dsL mondCf p. 39S. (759) Trotta dastronomie.^r sir John Bebscull»
tradui; de ranglais, par Coumot, p. 478 et 479.
DicnoHH. i>B CosvoeoHiB sr m PALioirroLOG». 38
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r^ICTIONNAIHE DE COSMOGONIE
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de \b Génise , et la théorie de M. Laplace Iburiiit une expiicalion si complète de tous les phénomènes du monde planétaire , que, pour résoudre le grand problème cosmoffo* nique qui a occupé les savants de tous les siècles, ii n'est plus besoin aujourd'hui que d'apporter à cette ingénieuse théorie les modifications que réclament décidément les importantes(Jécouverlesdenosastronomes,et les expériences non moins décisives de nos physiciens. Or ces révélations de la science numaine sur la structure des nébuleuses, et sur la constitution physique du soleil et la nature de sa lumière/ne déposent si hautement contre le fait invoqué par M. Laplace , que pour proclamer avec plus de force la vérité du récit historique, et sanctionner ce récit dans tout ce qu'il a de plus mystérieux •t de plus incompréhensible.
^ Le ciel et la terre, créés à l'état de molécules élémentaires, ne formaient encore au'une seule et même immensité d'une fluiité absolue, et déjà aux ténèbres univer-. selles qui régnaient sur le grand tout de la création avait succédé la lumière, premier produit de la condensation, quand une condensation ultérieure vint diviser cet abîme unique en une infinité d'abîmes distincts et séparés. Cependant cette grande division n'élait encore que le commencement de Texéculion de cette parole de l'Ordonnateur des cieux : Que ta condensation centrale se* pare les eaux d'avec tes eaux. Notre univers du notre ciel, cette fraction de lunité de la création, fraction tout h la fois immense et insignifiante que nous appelons notre système solaire, composait entore un tout plus ou moins semblable au grand tout dont il venait d'être sc^paré, fraction, par consé-* quenl, qui s'arrondissait, en même temps
?ne rinlensilé de son auréole luminense, manée de la lumière primitive, augmen* t«lt ince:?sammenl en raison des progrès de l'î condensation de la masse centrale.
« En présence de ce premier aperçu costtîogonique, la science déclare que les confi-rurations des lrès-^,raniles nébuleuses diffuses n'ont rien de régulier; que toutes les fl^^ures qu'afFeclent les nuages de notre atîTîos[)hère se retrouvent dans le firmament :îes nébuleuses ditluses; que la régularité des formes et des contours n'apparaît ciue dans les petites nébuleuses, qu'on considère comme ayant appartenu, dans l'origine, à nneou plusieurs ^raniies nébuleuses, ainsi transformées en nébuleuses distinctes et indépendantes ; que quelquefois il existe entre deux de ces petit s nébuleuses, alors à for-mes arrondies^ bien distinctes^ bien circons-' exiles^ un tres-mnce ptet de nébulosité qui rattache leurs circonférences, Qn dirait, ajoulet-eile, en signalant cette circonstance comme três'digne d'attention^ on dirait une sorte d'indice , de témoin visible de leur origine commune (760).
(7G0) Ann, 1842, p. 426, 427.
(761) .1 im. 184:2. p. 411. 441, (7C2) Ibid., p. 441.
« D*un autre côté » la science déclare qu« « la matière nébuleuse , en se condensant « d'une manière uniforme, produit les néboc leuses planétaires; » et elle coo^^tatcqueila € lumière de ces nébuleuses est pureioent « superficielle , comme serait celle d'une « écale sphérique creuse, n
« C'est-à-dire que 'la science déclare el constate que les opérations de la Sa^ei^se créatrice, dans la préparation des cieux, ^ sont passées de la manière et dans lorjrs décrits dans nos livres saints.
« Mais Toici que* tout à coup, un homme delà science émet le soupçon que, tproti « les nébuleuses planétaires, plusieurs do « viendraien Ides étoiles nébuleuse si nous « en étions plus près. »
« Je ne sais, continue M. Arago, car c'est M« Arago qui émet ce soupçon, je tu mù, mais il me semble que toutes ces suppotiim pourraient être évitées en admettant que ca nébuleuses planétaires sont des étoiles nélm' leuses assez éloignées de la terre pour que té* toile centrale ne prédomine plus parsonétlat $ur la lueur dont elle est entourée (761).
« Voyons quelles sont ces suppositions que M. Arago voudrait éviter? Produisons toutes ces suppositions.
<< Pour expliq}$€r comment Véclat des dM« ques planétaires nébuleux n'est guère plus fort au centre que sur les bordsj il faut admtttrt que la lumière ne provient pas detoutehprih fondeur de la nébuleuse : il faut réduire U rayonnement à être purement superficiel [M]'
<f Mais, précisément, c'est ce qui est admis par la science, et par la science la plus cooipétenle; et, précisément encore, c'est ainsi qu'il arrive que la lumière, pareiliemenl parement superficielle de notre soleil, n'est pas pi us. for te au centre que vers les bords.
« M. Arago répète son objection lUM accorder, en d'autres termes, qu arrivée à uae certaine densité, la matière diffuse, laiteMit^ comme on voudra Vappeler^ cesse d^éire diaphane (763).
« Où est donc la difficulté? M. Ara?) luimême ne nous avertit-il pas du dang^rquii y aurait à tirer des conséquences tropabsuktf des évolutions de la matière diffuse, des for' mes diverses qu'elle peut affecter en ^'ojî'^ mérant ? Ne déclare-t-il pas que /ouf nousatttorise à penser aue les molécules laiteuses sont soumises, dans les vastes régions de Vespace* à des formes dont nous n'avons aucunt idée (m).
« Ces suppositions , car ce sont là touies les suppositions que M. Arago voudrait '^i* ter, ces deux suppositions, qui en déiinil ^^ se réduisent à une seule, doiTenl-ellas ^^^ déterminer à nous écarter, sur ce point unique, de rorthodoîie scientifique?
« Les étoiles dites nébuleuses sont eit^^^fment circulaires. C'est là un fait constate*» indépendant de toute théorie. Mais les nébuleuses planétaires ne sont pas parfaiicfflî»
(763) Ibid., p. 441. '
(764) Ibid., p. 441, 442,
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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rondes, elles ne sont pas eiactement circulaires. Généralement, leur disque est légèrement ovale. Sur lés dix nébuleuses planétaires découvertes par Hcrschell, sept son manifestement un peu elliptiques, ré>ullât incontestable du mouvement de rotation de CCS sphères immenses. Ces nébuleuses seraient-elles condamnées à perdre leur forme elliptique, c'est-à-dire leur mourement de rotation, dans leur passage à Tétat d*étoiIes nébuleuses?...
« En exprimant sa propre conviction sur fa lumière toute superficielle des nébuleuses planétaires, le savant astronome anglais, le 31s du grand Herschell, n*a^fait que repro- Juire la conviction de son illustre père et :elle des plus habiles observateurs. Dans sa ^jettre écrite du cap de Bonne-Espérance à tf. Quételet, en date du 8 juin 1837, et insérée dans le Bulletin de F Académie de Bruxel- 'es^ le célèbre astronome a donné Tiscension Jroite et la déclinaison de 13 nébuleuses planétaires par lui découvertes dans Tautre bémisphère. Parmi ces nébuleuses^ toutes^ Jil-il , décidément planétaires^ deux ou trois ressemblent tellement à des planètes^ quelles tromperaient même un observateur exercé^ i gui on les montrerait comme telles.
« Combien il j a loin de Faspect de nos planètes à forme pareillement un peu ellipti^ jue^ engendrée par le mouvement de rotalion, à celui de ces étoiles qu*on désigne $ous le nom d'étoiles nébuleuses? Car ces nébuleuses, si improprement appelées étoiles nébuleuses, n offrent pas seulement une forme exactement ronde ou circulaire; elles présentent encore Tapparence d'une lumière dont ré Jat va croissant de la circonférence au point central, où Tintensité de la lumière devient tout à coup considérable. Les nébuleuses planétaires, au contraire, ont une lumière parfaitement uniforme, également répartie sur tous les points de Jeur surface ▼isible.
« H. Herschell ne dit pas assez quand il assigne aux nébuleuses planétaires un diamètre égal à celui de l'orbite dX-rauus. La parallaxe annuelle des étoiles ne nous permet guère de douter que leurs dimensions rectiiignes ne soient au moins dix fois plus
{grandes encore. Le diamètre de ces nébueuses serait déjà au muius égal à celui de l'orbite d'Uranus, si la parallaxe annuelle des étoiles, parmi lesquelles elles se trouvent, était d'une, seconde. Mais il y a tout lieu de croire que, pour le plus grand nombre de nos étoile», cette parallaxe n'est pas même d'uR dixième de seconde. H. Bessel a trouvé 0"3l36 pour la parallaxe annuelle de la 60' étoibde la constellationduCygne.Cette étoile, qui aun mouvement propre annuel de plus de cinq secondes, tandis que ce mouvement est à peine d'unt seconde pour la plu^tart des étoiles observées, se présente naturellement comme étant beaucoup plus rapprochée de nous que toutes les autres. •
c Or, parmi les nébideusesolaoétairea dé-
(765) ilJiii. ISIS, p. 441.
couvertes par les astronomes anglais, il s'en trouve dont le diamètre soutend un an^le de ; 60Seeondes,etdont,par conséquent, la sur^ face visible est éloignée du centre de plus de 15 fois la distance d'Uranus au soleil ([)rès de 300 fois la distance du soleil à la terre). Nous ne demanderons pas comment de la lumière réfléchie, partie d'un point ce tral aussi éloigné, pourrait nous atteindre à l'énorme distance où nous sommes de ces nébuleuses. Mais il nous sera permis ci'èird plus que surpris que l'éclat de ces sphères immenses ne soit pas plus fort au centre que vers les bords.
« On objecte aujourd'hui qu'il faut admettre que la lumière ne provient pas de toute la profondeur de la nébuleuse. Sans cela^ fait-on observer, son intensité augmenterait avec le nombre de particules matérielles et rayonnantes contenues dans la direction dt clMque rayon visuel (765). Mais c>sl précisément parce que cette intensité n'augmente pas avec le nombre de ces particules, qu'il demeure constaté, en faveur de notre thèse, que la lumière des nébuleuses est toute superficielle.
« Puisque les parties des rayons visuels qui sont comprises dans une sphère vont en aug^ mentant de grandeur en allant du bord au cffi/re,et donnent ainsi la mesure de Vinten-site lumineuse de toutes les parties de la né-r buleusCf depuis le bord jusquau centre (7G6). Il est indubitable que des sphères dont Téclat lumineux est uniforme dans toutes les parties de la surface visible n*ont rien de commun avec des sphères qui ne seraient que des agglomérations d'une matière phos* phorescenle, et encore moins avec des agglomérations à étoile centrale.
« On objecte qu*il faut accorder qu'arrivée à une certaine densité, la matière difi'use ou élémentaire cesse d'être diaphane, quelle devient opaque. Nous ne voyons pas bien sur quoi porte l'objection. Opaque ou diaphane, solide ou gazeuse, la matière intérieure de ces globes célestes n'a aucune action sur la nature de l'enveloppe lumineuse, et l'état de cette matiîre ne peut avoir de corrélation qu*avec Tintensité de cette enveloppe sidérale. Mais n'accorde-t-on (^s à M. Laplace que c'est aux dépens d'une matière diffuse ou élémentaire uui composait la nébuleuse solaire qu'ont été formés tous les corps opaques du système planétaire? Mais le globe central du soleil, ce globe obscur, ce noyau opaque^ qu'une atmosphère semblable à l'atmosphère de nos planètes tient éloigné de sa photosphère ou de son enveloppe sidérale, u*a-t-il pas lui-même été formé aux dépens de cette même nébulosité? Ne laut'il pas accorder que la matière difi'use ou élémentaire qui constitue ce noyau, a cessé d'être diaphane, qu'elle est devenue opaque?
« Celte conséquence est nécessaire , elle est inévitable, soit qu'on considère la terre elles autre planâtes comme ayant pris aaia*
(766) Ann. IS42, o. 421.
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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s Mnrm au sein d'une sphère circonscrite par une enveloppe lumineuse* soit au*on veuile former tous ces corps opaques de la substance d'une nébuleuse qui aurait enveloppé Tétoile préexistante ou primitive. Dans Tune, comme dans Tautre hypothèse, il faut accorder que la matière élémentaire, arrivée è une certaine densité, devient une matière opaque : t7 faut accordety en d'autres termes^ quarri-vée à une certaine densité^ la matière diffuse^ laiteuse f comme on voudra Vappeter^ cesse ^ ffétre diaphane. Seulement, dans la dernière hypothèse, dansThypothèse du passage d'un noyau à Vétat stellaire par la précipitation desanébulositi environnante^ Texistence d*un noyau opaque, environné à une grand distance d'une écale lumineuse, devient un fait inexplicable, un fait impossible.
« Cette objection qui tourne contre son auteur, Punique objection de M. Arago, est d'autant plus incompréhensible, que luimême, dans son analyse des idées cosmogoniques de M. Laplace, exprime le regret que ViÙustre auteur ne se soit pas suffisamment expliqué touchant l'état primitifs tétat moléculaire de notre nébuleuse (767).
« M. Laplace ne s*e$t pas sunisamment expliqué sur ce point, disons mieux, M. Laplace ne s*est pas du tout expliqué sur ce f^oint, parce qu il a recours à un soleil déjà brmé, à un noyau brillant que la condensation de sa nébulosité transforme en étoile ; parce que, dans son exposition, Texistence du soleil est antérieure à la formation des planèles et des satellites; parce qu'il suppose '|ue le corps même du soleil , que son son Loyau central n*est pas distingué de sa photoS()hère; parce qu^il suppose que ce noyau contrai constitue cette photosphère sidérale. M. Laplace ne s'est pas expliqué sur Tétat primitif, sur Tétat moléculaire de tout le système, ])arce qu'il ne s*est |)as élevé jus-
3u à ces stjhères à lumière superâcielle perues dans les profondeurs de 1 espace, et que le télescope semble n'avoir retrouvées que pour nous offrir le type de Tétat originel de notre système planétaire. M. Laplac^e ne s'est pas élevé jusqu'à ce type primitif, par. e que } ce tvpe originel ne répondait pas à l'opinion qu'il s'était faite sur la constitution du soleil et 5ur la nature de sa lumière. Mais M. Ara^o est loin de partager à cet égard les erreurs du savant théoricien. Comment donc son admiration pour ces idées cosmogoniques, procl amées les seules q^ii^ par leur grandeur^ leur co hérence, leur caractère matliématique^ puissent être vraiment considérées comme une cosmogonie physique ÇlijS), R-X-eWe pu l'empêcher de s apercevoir qu'il se mettait en contradiction avec lui-même?
« Nous disions en iSM : Nous ne ferons pas au célèbre académicien Tinjure de croire qu'il n'a fias compris que Texi^tence de cette ecale lumineuse, de cette envcIop()e sidérale du soleil, estintmiment plus décisive encore contre H. Laplace que contre son devancier
(767) Afrir, 1844, Nothe sur lesvrimép. dicotn. «f f ron. de Laplace, p. 5c^, 3o5.
(Buffon) dans la science cosmogonicfue. Aujourd'hui nous sommes obligés de lui (lemander comment il a pu ne pas comprenJre quf le principe qui sert de base à la théorie mat; ématique du grand géomètre, est eo contiddiction flagrante avec tout ce que nous savons de plus'positii sur la cotbtitQlio& physique de notre étoile, sur la nature de^^ lumière, et, par conséquent, sur le mode de formation de la terre et des autres planètes aux limites successives d'une nébuleuse 1 enveloppe sidérale, en même temps qui! est inconciliable avec le fait constaté de Topacilé du corps du soleil.
« Que dans Torigine la terre et le soleil, tout notre système planéto-solaire enfin ait eu la forme d'une nébulosité p/an//a/r«, c'està-dire d*un globe immense de matière élémentaire suuisamment condensée pour pe^ mettre au fluide lumineux de se ré^mEdre sur toute sa surface, c'est ce qui résulte du récit de l'historien de la création, qui nous fait assister à la naissance de la lumière, que nous voyons remplacer .es ténèbres ntr k face de tabime, d'où allaient être tirés, chacun séparément et successivement, tous les corps planétaires et le soleil lui-même. Que ce globe matériel ait pu s^étendre jusqu'à l'orbite d'Uranus et auaelà, et beaucoup au delà encore de la planète Leverrier, c'est ce qui résulte avec la même évidence des observations astronomiques, qui assignent des dimensions bien autrement énormes, à ces sphères uniformément lumineuses, placées à des distances incommensurables de noire terre et de notre soleil (7G9). »
, A|)rès cette longue auerelle surdesillttsions d'optique et sur des êtres imagjinaire^ discussion au reste fort innocente, si on n) avait pas si imprudemment fait interreuir l'historien sacré, M. Godefroy nous indiqw le mode de formation originel des nébuleuses. Il vient de parler des comètes et i'sttribuer leur formation à Vagglomératian i^ molécules de ratmospfière primitive^ atix con»
fins de la sphère d activité de notre mmi planétaire f avant que cettH atmospkirt t^ participé au mouvement de rotation dt » masse centrale, {Voy» Couète.)
« Il en est de même, sans doute, conti* nue-l-il, des nébuleuses, de ces autres comètes à dimensions gigantesques, disséminées dans les profondeurs de l'espace universel, et formées aux limites des système généraux de la création, comme nos comètes se sont formées vers les contins de noire système, dans des régions voisines de a sphère d activité des autres systânes slcllaires ou particuliers qui environnent notre monde })lauétaire. Nous enlenJons parler ici tout aussi bien des nébuleuses planétaires que de ces nébuleuses informes, ou fl« ces amas plus ou moins diffus réjanJus dans l'immensité de l'espace. Or, cts torftf si anciens , ces astres ébauchés, sortis les premiers du chaos universel i ^^^
(768) Ann. 1844, p. 5î>5. û, ^
(7G9) La Cosmo^oMàde la riMation, t'^h^
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