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€DeDre« à des degrés différents, dans lenr premier état de formation, li faut donc c|Q'il y ait des différences es5entielles parmi les molécules matérielles. L'élat slaiîonnaire de cesc(*rns purement almosphériques, et atmosphériques et lumineux, ne peut Tenir Sue d*une différence de nature ou de forme ans les éléments qui les constituenL Disons mieoi, leur état |>roTient de ce qu*ils ne sont composés que d'éléments semlilables à tous é;;ards dans leurs propriétés, ou que d*éléments semblables à ceux qui ont constitué les almospbères des globes stellaires et planétaires.
« On avait cru remarquer des changements notables dans la forme et dans la Tisibilité ou Téclat de quelques-unes des nébnleuses: d*où on s'était empressé de conclure
Sue ces changements marquaient les progrès e la condensation et d*une concentration active. On avoue aujourd'hui que le fait de ces changements est au moins fort douteux; et le nouveau septicisme scientifique s'étend même jusiiue sur les prétendus changements ol>servés dans les comètes (770). »
H. Marcel de Serres et les Herschell se seraient donc trop pressés d'affirmer la fiqué faction et même la solidifiraiian {Voy. plus haut) des comètes et des nébuleuses. 11 n*y a pas de choses qu'on ne croie voir quand on est livré aux préoccupations de quelque svstème.
Aujourd'hui , de toutes ces nébuleuses diffuses, auxquelles ou a fait jouer tant de rôles dans la genèse des mondes, il ne reste plusdans la science que des hypothèses romanesques consignées dans des livres qui seront un monument de la faiblesse de Tesprit humain, et vérifient bien cette parole de nos livres saints : Deus mundum iradidii dispu' taiioni eorum.
NÉOCOMIEN (ÉTAGE). — Premier étage des terrains crétacés , et le dix-septième de la série totale des formations géologiques. C'est Tépoque de la première apparition des oiseaux pal mi { èJes. Le nom de néocomien dérive de Neoromium^ dénomination latine de la ville de NeufchAtel, en Suisse. C'est la farmaiion wealdienne et néocomienne de MM. Dufrenoy et Elle de Beaumont, le ra/emre à êpaiangutM^ etc. On trouve un beau tT|>ede cet étage à Vandeuvre (Aubo), à &iint-Sauveur et Fontenoy (Yonne), etc.
L'éta^ néocomien couvre, en France, une immense surface dans les bassins anglo-parisien et méditerranéen.
Dans le bassin anglo-parisien, il forme une bande non interrompue qui s'étend de la U euse jusqu'au Cher.
Eu Angleterre, il suit parallèlement à Test de Véia^e portlandren, et se montre sur des parties séparées. On le connaît d'après les tieaux travaux de M. Fitlou et la carte de M. Murdiison.
En résumé, l'étage néocomien, encore en litige il y a quelques années, se trouverait en mèUie temps en Europe, en Amérique, et
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s'étendrait de la zone torride , au sud, jusqu'au 3i' degré, et au nord jusqu'au 55* de* gré de latitude.
Dans l'onlre de superposition connu, l'é« tage néocomien, le |iremier des terrains cr^ tacës, repose directement sur l'étage port* landien, le dernier des terrains jurassiques. Ainsi, partout cù nous tniuvons ces deux étages en contact nous sommes d'autant plus autorisés à ies reganler comme étant dans leur |iosition resp^tive naturelle, que nulle |)art, jusqu'à présent, on n'a signalé d'âge intermédiaire , et que tout porte à croire qu'il n'en existe pas; car, avec M. Elie de Beaumont, nous y réunissons le Weald-Clay des géologues anglais. Ce fait nous serait encore plus démontré parce que nous trouvons à l'est du bassin |)arisient dans le pays de Bray, et en Angleterre. Eu effet, sur toute la ligne que nous avons indiquée, depuis Brillon (Meuse) jusque dans le Cher, on sur une extension de deux cent quarante kilomètres environ, l'étage néocomien paraît reposer partout ea couches presqueroncordan/etsurrétageportlandien.Dans le pays de Bray, on trouve la même concordance, et il en est de même eu Angleterre sur les signes signalés. Il n'y a donc aucun doute que l'étage néocomien n'ait succéiié régulièrement, dans l'ordre de superposition, ft l'étage portianddien.
Les points où l'on a rencontré plus de puissance à l'étage sont dans la chaîne des Alpines, du Ventonx, entre Marseille et Cassis, et entre Cujes et le Beaus5;et, où des couches inclinées ft 23 degrés à l'horizon, sur une longueur de près de 8 kilomètres, nous donnent 2,500 mètres d'é['aisseur è l'ensemble néocomien. On ne peut douter dès lors de la durée et de la valeur de l'étage.
Dans la chaîne des Alpines, du Luhron; du Venloux, à l'est de Martigucs, à la fontaine deVaucluse, dans les deiiartemenis de Vaucluse, des Bouches-;iM-R!iône etdu Var, la puissance immense des couches neocomiennes a tous les caractères d'un 'Je) Ot sous-mar n,forméau loin des côtes et | «r une grande profondeur. On n'y voir, en effet, aucune coquille flottante, et même on | eut dire, qu'à l'exception des couches les plus inférieures et les plus supérieures, les fos-
Nous croyons donc pouvoir citer les couches comprises entre Orgon et PéSoère comme le plus beau tv|>e d'un dépôt sous-marin fait au Ion des c&tes.
Nous regardons comme les sî -nés cerlan» d'osi illations du sol, durant la période iiéocominnne, d'abord la con>prvaiion tie loiis les points littoraux, et surtout le retouvremcnt, lardcs couches marines, des roudics terrestres, ou littorales, connues en Angleterre sous le nom de Weala-Clay^ et qu on
a signalées daos l'Ue de Portlaud, dans U
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