‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 142 sur 216 · NEO · texte numérisé non relu

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DlGTMNNAme 9E COSMOGONIE

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Tftilée de Wardoor^ eu Allemagne, etiBéme dans le Jura, elc, etc. Bn Angleterre* nous expliquons ainsi Ja succession si remarquable du Weald-Clay. H a d*abord fallu, k la an de la période portlaudienne, que les oaU caires marins fussent surélevés pour deve* nir points continentaux de marins qu'ils étaient. Ce continent paratt avoir duré très* longtemps. Pendant la première période, des forêts, dont on reconnaît encore les troncs des arbres avec leurs racines, couvraient cette ré jion. Puis ces forêts ont été rempla* céos par des marais où. vivaient des coquiU les d'eau douce ; mais quelques points do ces marais devaient être peu éioiçnés du littoral maritime; car on y trouve des hut*tres qui ne pourraient être là que par suite d*apport de la mer. Après une très-longue durée de ces dépôts terrestres et fluviatiies, un affaissement non graduel, car ce dernier aurait laissé la trace des dépôts littoraux successifs et des perturbations que la vague produit toujours sur les côtes, mais bien un affaissement i)rusque s'est manifesté , et a placé de suite ces dépôts terrestres sous les eaux de la mer, qui tes ont de suite reoou* verts de sédiments marins, sans qu'ils aient pu être préalablement dérangés. Nous regardons comme un effet des oficiliations la superposition immédiate, sur presque tous les points du Var et des Basses-Alpes, comme au ravin de Saint-Martin, à Barème, etc., de dépôts côtiers remplis de corps flottants, appartenant les uns aux couches inférieures néocomienncs, et les autres aux couches supérieures urgoniennes , contenant chacune sa faune spéciale bien distincte ; car un aflaissement de la première côte, au niveau supérieur des marées, est nécessaire pouf que la seconde puisse s'/ déposer immédiatement dessus.

Li^s discordances annoncent qu'il a certainement existé des causes géologiques sssez puissantes pour ijiterrompre lepoque néocomienne, et la séparer entièrement, par sa faune^ de Tétaj^e qui l'a suivie. Nous pouvons, jusqu'à certain point, reconnaître encore les traces du mouvement des eaut qui a dû alors avoir lieu.

Caractères paléontologiques, — Un des caractères j^énéraux de la faune néocomienne, qui ressort de l'examen de l'ensemble, c'est qu'un très-grand nombre de genres nett à cette époque, tandis qu'un très-jjelit nombre s'y éteint. Ce résultat prouverait, comme on devait sV attendre, qjie l'étage néocomien est, par les détails de sa faune, le commencement d'une nouvelle période d*exlstence, d'une nouvelle grande époque géologique, et dépend bien, dès-lors, des terrains crétacés, tandis qu'aucun lien ne la rattache direotement aux terrains jurassiques. Nous avons vu, en effet, dans les étages corallien et hiraméridgien, s'éteindre successivement un Irèb-grand nombre de formes animales, spéiiiales aux terrains jurassiques, tandis Qu'il n*en naissait presque aucune dans Jes derniers étages de ces terrains, résultat tout opposé de ce eue nous remarquons dans

l'étage néocomien, que nous regardons, ive^ presque tous les géologues, comme le coinmencement de la grande période créucée.

Nous allons, maintenant, donner les carao lères différentiels spéciaux de c^t éta^e.

Pour séparer l'étage portlaDdieo de l'étagi néocomien, outre le genre mtriitodon, né et mort dans l'étage portlandien, nous aroDs le genre acUonina^ qui, né antérieuremeoti s'éteint aussi dans Vêlage portlandien, m» passer à l'étage qui nous occupe. On Toit, dès-lors, que les caractères négatifs soniiâ réduits à peu de chose.

Pour limiter paléontologiquement Tépoque néocomienne de l'étage apliea qui lui succède immédiatement, nous avons quatre genres, qui commencent seulement à parai* tre k l'étage suivant, et manquent encore dans celui-ci. Parmi les poissons, un genre; parmi les céphalopodes, le genre conoteuihii: parmi les gastéropodes, le genre termm; parmi les écbiuodermes,. le genre decamerei; parmi les zoophytes. Je genre utracenia.

Les genres inconnus, jusqu'à présenti dans les étapes inférieurs, et |)arus, pour la première fois, avec l'étage néocomien, seront autant de caractères positifs pour le distinguer de l'époque antérieure. Ces genres sont au nombre de 74.

Les genres spéciaux à l'étage néocomieD, qui sont nés et morts dans cette période, sont autant de caractères positifs pour le distinguer de l'étage açtien, où ces genres ne paraissent pas avoir vécu. Ces genres sont ainsi répartis dans les séries : parmi les oiseaux, les genrespateomt^ et cimoliornit; parmi les reptiles, les genres irttoiUnoni êucchosaurust goniophoTis^ hyleosaurus et iguanodon: parmi les crustacés, le genre archœoniscuê : parmi les céphalopodes, h genre baculina; parmi les échinodermes, les genres hemicrinus et phyllocrinus; parmi les zoophytes, les genres aplosastrta, dmorphastrea, acanthocœnia^ orachycualhuSt «• lipsocœnia , penlacœnia et tnahmoem^i parmi les araorphozoaires, les genres ft«wW' vongea et thalamospongia. Si nous ajonlons les ik genres suivants également éleiols dans l'étage néocomien, sans passer à l'éîage aplien : parmi les rei)tiles les genres p/«^^ dactylus, megalosaurus^ streplospondyiui et cetiosaurus; parmi les poissons, les genres ophiop8t$f pholidophoruSf tetrag^nokpii el microdon ; parmi les bryozoaires, le genre aspendesia; parmi les échmodermes, le genre disaster; parmi les zoophytes, les genres stylosmilia^ parmi les amorphozoaires, «es genres cribrospongia et parospongia^ noa» aurions 34 genres pour caractères posm entre les étages néocomien et aptien.

Sans compter les nombreuses espèces oe plantes, d'animaux vertébrés et annelés, nous avons , en animaux mollusques ei raj'onnés, seulement le nombre de 831 espèces. En ôtant de ce nombre les sepl f' pèces communes entre. les couches l^^^Plf supérieures de Télage néocomien et <i<î '*' tage aptien, il restera encore 84* espèces caractéristiques de cet étage^ qui pourroi^^

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