‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 149 sur 216 · PAN · texte numérisé non relu

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qu'en Afrique et daus les Indes ; des noix ae coco (788), et qui maintenant ne se trouve plus qu'entre les tropiques; des bactns, qui de DOS jours appartiennent exclusirement à TAménque, et des noix d'arec, que l'Asie seule possède. Il n'est pas un de ces fruits gue l'on puisse rapporter à quelque palmier flabelliforme ; on trouve des noix de coco fossiles à Bruxelles et h Liblar, près de Cologne, associés à des fruits d'arec.

Bien que ces fruits appartiennent tous à des genres à feuilles pennées, aucune feuille de palmier de cette sorte ne s*est jusqu'ici rencontrée en Europe , ainsi que nous venons de le dire. Il paraît donc vraisemblable, d'après la quantité énorme de fruits de toute espèce qui sont accumulés dans l'Ile de Sheppey, entassés avec des coquilles marines et des fragments de bois presque toujours percés par des tarets, que ces fruits ont été amenés là par des courants marins de contrées plus chaudes que ne le fut l'Europe après le commencement de la période tertiaire, de la même manière que certaines graines tropicales et des merrains d'acajou sont transportés de nos golfes, du golfe du Mexique, sur les côtes de la Norvège et de llrfande.

Outre le fruit des palmiers, l'tle de Sheppey présente une réunion de plusieurs centaines d'autres fruits (789), dont la plupart offrent les caractères de la végétation des tropiques ; et il* serait diflicile d'expliquer comment ils auraient pu être accumulés ninsi en amas où ne se trouve pas une seule feuille des arbres qui les ont portés, mais c]ui renferment des bois nerforés par des tarets , autrement que par l'hypothèse d'un courant marin.

Nous n'avons encore aucune donnée certaine relativement au nombre des espèces Je ces fruits fossiles; on a estimé miellés s'élevaient à six ou sept cents (790). On leur

(788) Paiisi5S0n,, Organîc remaim, t. 1'% pi. vu, Tig. 1-5. M. Broiigniart regarde ces fruiis comme ippartenant certainement au genre cocos et une espèce voisine du cocos lapidea ie Gœrtner.

(789) Selon M. Ad. Brongniart, plusieurs de ces Truits onl des rapports intimes avec les fruits ^ro^ iiatiques de ramomum {cardamome). Ce sonl des mits triangulaires, ires •comprimés, oin))iliqués à ciir sonimei, où se uouve une petite aréole cîrcuaîrc, indiquant apparemment la cicatrice laissée Lir un calice adhérent; à rinléricur se trouvait trois loisoiis; un léger sillon se voit sur le milieu de tiacuiie des trois faces, comme en présente le fruit e plusieurs plantes dé la famille des scitaminées. h,M ne peut toutefois considciûr les fniils de Tlle de heppey comme identiques avec un autre genre de i-Ue famille; mais ils s*en rapprochent tellement que r. Ati. Brongniart les a désignés sous ie uom tf*«tatHocarpum,

( 790) Voy. Pabeixsoïi, Organic Remains^ t. I", L VI, VII. — Jacos, Fiora Faverspamensis, et le octeor Pabsoss, dans les Transactions phiiosophi^ ues^ de Londres, f 757, t. L, p. 596, pi. xv et svt. ' Il existe une collection de ces fruits dans le moie Briunniqiie; «ne autre dans celui de Canter* *ry ; une troisième dans le cabinet de M. Bower iuck, à Londres.

trouTe associés dans la mtese argile un grand nombre de crustacés fossiles, en m6ine temps que des restes de plusieurs |)oissons, de crocodiles et de tortues.

Si les fruits 'de Tlle de Sheppey ont été ainsi rassemblés sur ce point par Tactiou des courants marins, il s ensuit que Thistoire de la végétation européenne pendant la période tertiaire doit être étudiée dans ces autres débris de plantes, qui, à en juger par rétat et les circonstances dans lesquels on les trouve, ont vécu à peu de distance du point où elles se rencontrent mainte* nant (791).

PAMPAS, dépôts fossiles. — Voy. Svb-

APE!fNI!f.

PANDANËES. — Les pandanées sont une famille de végétaux monocotylédones, qui maintenant croit seulement dans les zones chaudes, et surtout dans le voisinage de la mer. Ces plantes abondent dans Tarûbipel Indien et dans les îles de l'océan Pacitique. Leur aspect est celui d'un ananas à tige arborescente.

De même que le cocotier, les pandanées sont du nombre des végétaux qui apparaissent les premiers sur des terres récemment sorties de rOcéaii. Les navigateurs, en effet, ont presque toujours trouvé ces plantes réunies sur les lies de corail des mers tropicales. L'étude que nous avons faite des liges fossiles de cycadées de l'Ile de Portiand nous a appris que des plantes de cette famille , maintenant complètement étrangères à l'Europe, ont été indigènes de la Grande-Bretagne pendant la période de la formation oolitique. Un beau fruit fossile unique rend probable l'existence, dans les mêmes contrées, d'une autre famille tropicale très-voisine de celle des pandanées, au commencement de la grande série oolitique de la for* mation secondaire (792).

Ce fruit, par sa structure, se rapproche

(791) Le beau succin qui se rencontre sur les côtes est de TAngleterre et sur celles de la Prusse et de la Sicile, et «que Ton suppose être une résine fossile, provient de certains lits de lignite des couches tertiaires. On a trouvé des fragments de gomme fossile prés de Londres, en creusant un tund à Uigiigate à travers Targile de Londres.

(79^) Ce fossile a été trouvé par feu If. Page de Bishport, près de Bristol, dans la région la plus basse de la formation oolitique inférieure, à TEst de Charmouth, dans le comté de Dorset, et il se voit maintenant dans le muséum d'Oxford. C'est un fruit du volume d'une grosse orange, offrant une enveloppe externe on épicarpe étoile, composé de tu liercules hexagonaux qui sont le sommet de cellules en occupant toute la surface.

Chaque ceUule contient une graine unique, res semblant à une petite graine de riz de forme plus ou moins comprimée, et ordinairement bexago sale. Quand on a enlevé l'épicarpe, on aperçoit le sommet des graines serrées à la surface du fruit. Les hases des cellules sont séparées du réceptacle par un amas de pedioelles constituant une masse dense des fibres qui ressemblent aux fibres de la base 'des graines danâ les espèces récentes du pandas. Comme celte position qu^ociupe les grainrs ad sommet ie pédoncules, composés de longue^ fibrca

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