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PAN

DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

PAR

dayaotage, du pandantis que de to'iie autre plante actuellement existante, et si nous étudions les particiilarités d*organisation du fruitées pandanées dans leurs rappoxls avec les fonctions assignées à ces niantes des rivages de la mer, au sein de réconomie géoérale de la nature, fonctions qui consistent à. prendre les premières possessions d'une terre , aussitôt qu'elle est sortie des eaux , nous trouvons dans ces Qbres minces et lér gères qui remplissent Tiiitérieur des fruits un arrangement complétemenjt en harmonie avec cet oflSce de colonisation végétale (793). Leur position sur le bord de la, mer est cause qu'un grand nombre de leurs fruits tombent dans les eaux, où ils sont ballottés par les vents et par leç vagues jusqu'à ce cja'ils s'arrêtent d'une manière déhnitivesuc tfuelque rivage éloigné. Il suflU d'une drupe unique dé pandanus ainsi chargée de graines, pour lran<îporter les éléments dune végétation jusqu'aux îles volcaniques ou aux récifs maaréi)oriques, qui sortent de l'océan Pacifique actuel. Cette craine, qui est allée s'échouer ainsi sur quelque terre nouvellement formée, donne naissance ^ une plante qui trouve un moyen de se supporter, sur une surface où il n'existe pas de sol, dans l'arrangement tout particulier qu'offrent les racines aériennes grosses et lonjjues qui naissent autour de la partie inférieure du trond, à une certaipe distance du sol. Ces racines adventives sont disposées de manière à soutenir la plante, comme le feraient des arcs-boutants disposés tout autour de la tige à sa partie inférieure ; elles maintiennent celle-ci dans sa position verticale, et c'est, grâce à leurs services, que Varbre élale une végétation florissante au milieu du sable aride dont les rescifs sont recouverts, et là où se sont à peine formés Içs premiers rudiments d'un sol.

Jusqu'ici on n'a encore rencontré à l'état fossile aucun débris de feuilles ou de troncs de pandanées ; mais le fruit unique trouvé dans la formation oolitiquc inférieure des environs de Gharmouth est de cette date précise où l'Angleterre, ainsi que nous l'enseignent d'autres temoigna;^es , était encore une terre nouvellement sortie des mers, au sein d'un climat chaud et humide ; et nous y voyons la preuve qu'à l'époque où les tcrr rains oolitiques étaient en progrès de formation, il existait des végétaux offrant des combinaisons de structure toutes pareilles à celles qui nous soni offertes par les pandanées actuelles, et ayant de même pour but spécial le transport au loin de colonies vé^ gétales.

rigides qui les portent à une certaine distance du réceptacle, est d'un caractère que Ton ne rencontre dans aucune autre famille moderne que celles des pandanées, nous soiiimes conduits à réunir notre iruit fossile à cette remarquable tribu de végétaux, en en formant un nouveau genre, le genre podocarya.

(793) Nous trouvons dans la masse légère de fibres qui entoure la noix de coco une disposition semblable ayant pour, but .de iranportcr sur des

Ainsi ce fruit est un nouvel anneau qui s'ajoute à la chaîne des découvertes oui nous ont fait connaître la flore des périoaes géologiques secondaires ; et il nous fournit de nouveaux témoignages de l'eiistcnce d'un ordr/i?» d'une harmonie, et d'une sagesse oui sait créer des ressources spéciales pour dos fins déterminées; ordre , harmonie et sagesse que nous ne perdons pas un instant de vue, lorsque, jetant nos regards en arrière, nous remontons jusqu'aux condilions les plus anciennes de notre planète, en pa^ courant successivement toutes les révolutions qui se sont accomplies à sa surface (7%j.

PARADIS TERRESTRE, /« /leureipi Farrosenl (Eu^)hrate^ Tigro, etc.) coulent sur If terrain tertiaire. — Yoy* Macpied. suô )îfl.

PARISIEN (ÉTAGE). — La deuxième de la période tertiaire et le vinst^ïinauièmede la série totale des terrains. C est l'époque de la première apparition, des ordres de inainmifères n^arsupiaux i^ quadrumanes , chéiroptères (chauves- souris), cétacés); des oiseaux de proie, grimpeurs et gallinacés; des reptiles ophidiens ( serpents ); etc. Ceîl le règne des genres pateoiA«rittm,fl»oplotheriunif laxoêherium^ etc.,, etc. Cet élage a reçu un çrand nombre de noms , suivant la composition minéralogique ou la superposition , tels que glauconie grossière^ vatcm grossier 9 calcaire moyens gypse de Monh marii^ , argiles de Londres , calcaire à orb> toUthes , terrains tertiaires inférieurs^ de ilM. Dufresnoy et Elie de Beaumonl ; c c^^l aussi une partie de V étage éocêne^ de M. Lyell.

On cite plusieurs types français de cet étage, à Grignon, Anvers, Blaye, Ermenonville, etc.

a On a réuni dans un seul ensemble, dit M. Aie. d'Orbignv, Cours élém. de PalionU t. II, p. 7/tO), tous les terrains tertiaires 4es| sables moyens aux plus inférieurs aux çnvirons de Paris; et cette réunion a, san> doute , beaucoup contribué à faire niéctmnaître, comme le représentant des couclio> nummulitiques des Pyrénées , par exemple» les couches suessoniennes que nous en séparons , comme étage, par suite de considérations stratigraphiques et paléontolo^^ique^. Sit en effet, on confond ces deux étages beaucoup de faits restent inexplicables, l*»* dis gu'en les séparant, tout paraît en harmonie, comme nous avons cherché à k démontrer. Pour nous, l'étage suessonien. d^ns le bassin parisien, unit avec la zone nerila schemidelliana (conoidea) , du nmntf^^ lites planulata;ei l'étage parisien comiueotf avec la. zone du nummuhtes lœvigata^ <!*"* les glauconies grossières ; il comprend 1^

points éloignés de TOcéan les graines de celte [^ mille de plantes qui vit en compagnie des paudan^t» sur le bord de la mer. . .

(794) On trouve en. même temps que les m} * coco à une période reculée les fomialions lertttires parmi les nombreux fruits fossiles de Targile de lo» dres, dans Hle de Sheppev, des fruits d'na JJJ[* genre de pandanées que M. Ad. BrongnUri» ^' gné sous le nom de pandanocarpnm (Protfr«K<. p. 158.)

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ET DE PALEONTOLOGIE.

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