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ET DE PALEOiNTOLOGIE.
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des terrains jurassiques et le dixième de la série totale des formations géologiques. Cet étage, appelé aussi calcaire à entroques^ ooUihe infêrteure, calcaire à polypiers^ terre à
{bulon^ etc., a été nommé Bajocien par f . d'Orbigny qui tire ce nom de Bajoce^ Bayeux, Tille autour de laquelle cet étage est le mieux développé.
Cet étage jurassique, comme les précîédents, parait avoir recouvert, partout en France, les couches de l'étage toarcien. En effet, par le nombre assez grand des points où on Ta reconnu positivement, nous pou- Yons croire qu'il existe, dans les mers jurassiques, sur une inGnité de lieux où il n'a pas encore été signalé.
Partout où l'on a rencontré l'étage bajocien, que ce soit au pourtour du plateau central, sur les versants du Jura et des Vosges, sur le littoral du massif de la Bretagne, ou dans les Alpes, il est, sur tous les points, en couches concordantes avec les étages jurassiques précédents dont il suit toutes les allures. Partout, en effet, où ces couches forment des failles peu importantes, comme an peu h Test de Sainte -Ilonorine, les étages toarcien, bajocien et ceux qui les recouvrent , ont souffert les mêmes dislocations de second ordre. Lorsque l'ensemble a été violemment disloaué, comme dans les Alpes, l'étage bajocien 1 a été en même temps que les étages .inférieurs et supérieurs. On remarque ce même fait en Angleterre et en Allemagne, ce qui donne la certitude que l'étage bajocien a régulièrement succédé à l'étage toarcien dans l'ordre chronologique.
Les caractères minéralogiques pris géographiquement, ou même sur un seul point, ne peuvent, à eux seuls, donner de limites certaines à l'étage qu'autant que les caractères paléontologiques viendront aidei le géologue à reconnaître les limites géographiques ou locales de l'étage, qui n en est pas moins un des mieux caractérisés et des plus constants.
Dans la Normandie, tout en réunissant, dans l'étage, la terre à foulon, les calcaires blancs et I oolithe ferrugineux, on ne trouve
fias plus de 25 à 30 mètres de puissance à ^ensemble. Dans les Basses-Alpes, à Chandon, on a cru pouvoir évaluer à 60 mètres environ la puissance du dépôt. Aux environs de Lyon, il acquiert une puissance de 80 mètres environ.
Caractères paléontologiquts , — L'ensemble des caractères paléontologiques de cet étage offre des résultats généraux différentiels bien plus tranchés avec l'étage toarcien que les trois étages précédents entre eux. On voit, en effet, apparaître beaucoup de formes génériques nouvelles; mais, comme très-peu s'éteisnent, on acquiert la certitude que la multiplicité de ces formes est tou-
jours dans une voie croissante. Avec ces caractères des eenres, disoarilé presque compjète des espèces.
Pour distinguer l'étage bajocien de l'étage antérieur, nous avons d'abord les 9 genres que nous avons vu naîlre et disparaître à l'époque précédente ; et, de plus, les genres conularia et spiriferina^ qui, de même que les 9 genres, sont éteints dans l'étage toarcien, sans arriver jusqu'à l'étape bajoden.
Pour distinguer l'étage qui nous occupe de l'époque suivante, nous avons tous les genres qui manquent encore à Tétage bajocien, et ne paraissent que postérieurement avec l'étage oathonien, c'est-à-dire 51 genres, pouvant donner des caractères négatifs avec l'étage bathouien, et 10 genres avec l'étage toarcien; en tout, 61 genres négatifs, pour le distinguer des étages voisins.
L'étage baiocien se distingue de l'étage toarcien par la présente de ik^ genres inconnus dans l'étage précédent
Lés genres suivants^ qui naissent et meurent dans l'étage bcgociën, sont encore autant de caractères positifs qu'on peut invoquer pour le séparer de 1 étage bathonien, où ces 3 genres sont inconnus : parmi les poissons, le genre ambljisemius ; parmi les mollusques bryoz<>aires, le genre intricaria; parmi les zoophytes, le genre discocyathus. Ajoutons-y les genres suivants, gui, nés, antérieurement, se sont encore éteints dans l'étage bajocien, sans passer à l'étage bathonien : parmi les mollusques gasteropodeSt le genre ceirus: parmi les moUusàues lamellibranches, le genre limea; parmi les échino* dermes, le genre cœUister: parmi les amorphozoaires, le genre leiospongia ; en tout 7 genres.
Aux caractères tirés des genres, qui seuls pouvaientservir à distinguer l'étage bajocien, viennent se joindre les caractères positifs tirés des espèces. En dehors de tous les animaux vertébrés, de tous les animaux annelés, et des végétaux, nous avons seulement, en animaux mollusques et rayonnes, le nombre considérable de 603 espèces qui , après avoir été sévèrement discutées, se trouvent presque toutes caractéristiques des faciès distincts sous lesquels se présentent les différents lieux et les diverses zones d'habitation.
Chronologie historique. — - La fin de l'étape précédent, déterminée par des perturbations géologiques oui nous sont connues, a été marguée par l'anéantissement de 11 genres d'animaux divers, et de 288 espèces d'animaux mollusaues et rayonnes. Le commencement de celui-ci reçoit, pour composer la faune, 51 genres inconnus jusqu'alors, et 60j estèces nouvelles de mollusques et
des ammonites, c'est qu'on ne la rencontre pas plus tôt que les derniers étages des dépôts secondaires, dépdis dans tdute retendue desquels cette famille des ammobites occupe une place si importante; et
qu*après une période d'existence comparativemeni courte, les baculites se sont éteintes en même tempp que les dernières des ammonites, à l'époque où sf termina la formation de la craie.
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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d*aui0iaux ravonnés, ({ui se joignent aux plantes afin d animer cette époque.
Les mers bajociennesi à l'exception de quelques attérissements côtiers, au pourtour de tous les bassins» paraissent avoir conservé en tout point les mêmes limites que Tétage précédent.
Nous pouvons en dire autant des continents, qui n'ont subi aucun changement bien notable, autre que des attérissements riverains sur presgue tous Jes ooints, à la fin de Tétage toarcien.
Les mers, indépendamment de leurs grands reptiles riverains, sont peuplées de genres nouveaux de poissons, de quelques formes nouvelles de mollusques; mais surtout des genres jusqu'alors inconnus d*échinodermes, qui prennent surtout un grand développement à cette époaue, en même temps gue les zoophytes et les spongiares testaciés. Les bélemnites y sont plus grandes qu'aux époques antérieures. Les ammonites ont des formes spéciales, parmi lesquelles dominent des espèces ventrues, à dos rond, se rétrécissant t)eaucoup vers la bouche, ou des espèces dont les côtes sont interrompues sur le dos.
Nous ne connaissons que très-peu d*ètres de la faune terrestre de cette époque, mais quelques plantes se sont conservées.
La fin de la période bajocienne s'explique, en Europe, par les lignes de discordances qui sont assez étendues pour suffire à l'anéantissement de la faune et de la flore, par suite desaffaissements et des surélévations qu'elles indiquent.
BATHONIEN (ÉTAGE).— Cinquième étaçe des terrains jurassiques et le onzième de la série des formations géologiques. Cet étage a reçu ce nom de M. d'Omalius d'Halloj qui l'a dérivé de Bath^ ville d'Angleterre, où ce terrain présente un beau développement. C'est le grand ooUthe des géologue» français, le calemrtàpolffpien ies^rmaadSf le calemre oùUiKque^ etc.
L'étage bathonien couvre en couches eoneordantes l'étage bajocien, sur tout le
fourtour des bassins jurassiques de Franco. 1 offre, partout où il repose sur les étazes précédents , et c'est presque sur tous tes points/ une concordance parfaite de stratification. C'est encore un membre d'un grand tout, suivant, en France, les lois qui ont régi l'ensemble des terrains jurassiques. Cette superposition se trouve dans les mers anglo-parisiennes , méditerranéennes , et pyrénéennes, aussi bien en Angleterre, en Suisse qu'en Allemagne. Il n'est donc pas douteux que l'étage ne soit postérieur à l'état bajocien , et qu il ne lui ait succédé régulièrement dans l'ordre chronologique.
Si l'on ne suivait que le caractère minéralogiquedes couche&', il serait impossible de reconnaître l'étage qui nous occupe; car, véritable Protée , il se masque sous toutes les formes et sous toutes les couleurs ; mais en mettant toujours en rapport la stratification des couches avec les corps organisés
fossiles qu'elles renferment, on arrive à le distinguer très-nettement partout.
Nous évaluons la puissance de l'étage, sur la côte de Normandie, de 50 à 60 mètres.
Nous avons des traces encore visibles de la perturbation finale de l'étape. Comme pour les étages toarcien et bajocien , on regarde comme telle la présence, à Saint- Maixent, à Niort (Deux-Sèvres), à Mausigny (Vendée), l'un sur l'autre, aans la m^me carrière, de deux dépôts côliers de l'étage bathonien et de Tétage callovien. Nous regardons encore comme tel le fait , observé à Lyon, à Uermanville, à Colleville, à la roche de Sallenelles (Calvados), où les dernières couches de la falaise de la côte ont été usées, corrodées, polies par les eaux, avant que les premières couches argileuses, calloviennes s'y soient déposées. A voir cette surface polie avant ces premiers dépôts, et comme rongée, on acquiert la certitude que cette roche était déjà consolidée avant que les premiers êtres de l'époque suivante s y fussent déposés , ce qui amène à croire qu'un laps de temps considérable s'est passe entre la fin de 1 un et le commencement de l'autre , résultat qui coïncide parfaitement avec les limites des faunes respectives. Peut-être devons-nous regarder comme moteur de ce mouvement le vaste affaissement du nord de la Russie , qui a permis , à la fin de cette époque, aux mers jurassiques, d'envahir des continents depuis longtemps exhaussés.
Caractères paléonioîogiques. — Avec une disparité complète des espèces, avec un grand nombre de formes nouvelles inconnues jusqu'alors, la faune de l'étage bathonien offre beaucoup de caractères, généraux de la faune précédente. En voici cependant les caractères distinctifs.
L'étage se distingue de l'époque bajocienne , par les 7 genres morts dans Vèia^e bqocien m» passer à celai-d.
L'époque bathonienne se distiBgve eneore de l'étage suivant, par deux genres de céphalopodes qui manquent encore dans celleci et ne paraissent que postérieurement.
Pour séparer l'étage bajocien de l'étage 1)athonien, nous avons hk genres qui, encore inconnus dans le premier, n'ont paru qu'avec le second.
Pour séparer l'étage de l'époque suivante, nous avons 10 genres qui , nés avec l'étage bathonien , se sont ^probablement éteints dans cette période , puisque nous ne les connaissons pas dans les âges suivants , et les 4 genres suivants, qui, antérieurement nés; s'y sont également éteints : parmi les poissons, les genres leptacanthus^ ceratodus; parmi les échinodermes, le genre cyclocrinus; parmi les bryozoaires, le genre terebel^ laria. En tout 14. genres.
Les caractères positifs que donnent les espèces viennent se joindre à ceux donnés par les genres. Nous connaissons, en effet, en dehors de ces espèces d'animaux vertébrés et annelés , en dehors des espèces de végétaux, et seulement en animaux mollusques et rayonnes, le nombre de 5fc6 espèces.
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Chronologie hisioriquê. — A la fin de rétage précédent, par suite des perturbations géologiques » se sont éteints avec les plantes, 7 genres d'animaux, et 696 espèces danimanx mollusques et rayonnes, sans compter les espèces des autres embranchements. Après cet événement, le calme revenu dans les mers et sur les continents , la nature s'anime de nouveau. Il naît kk genres jusau'alors inconnus , et 5^2 espèces de mollusques et d'animaux rajonnés, indépendamioent des autres animaux et des nombreuses plantes qui nous sont iuconnoes.
• Les mers bathoniennes occupent les mêmes bassins , en se rétrécissant, néanmoins, sur tout leur pourtour, par des atterrissements successifs et littoraux. Sur les régions du nord de la France, la mer anglo-parisienne s'est pourtant accrue d'une sunace assez
Eaude par suite de l'affaissement, dans le ^olonnais, d'un lambeau de l'étage carbo- Biférien ; c'est un point sur lequel, jusqu'à |N^sent , nous n'avions pas tu de terrains jurassiques.
Pour la même raison, les point continentaux, accrus partout sur leur pourtour, restent, cependant , peu différents de ce qu'ils étaient pendant les étages précédents ; seulement les continents ont diminué , au nord de la France, de toute la partie gagnée par la mer dans le Boulonnais.
Arec de grands reptiles vivaient, dans ces mers ou sur leur littoral, des pœcilopleur Ton , des teleosaurus et des megalosaurus^ autres reptiles non moins curieux. Beaucoup de poissons, de mollusques et d'animaux rayonnes, juscm'alors inconnus, se mêlaient k des genres déjà existants dans les autres étages , parmi lesquels nous pouvons citer des bulla, des pînnigena, beaucoup de bryozoaires, d'écbinodermes, de zoopbytes et de spongiaires testacées. On connaît, en plantes marines, les sphœrococcites ramulosus, stemb. de Stonesneld.
La faune terrestre, avec des tortues , présentait sans doute beaucoup d'animaux de toutes les dasses, qui ne se sont pas conser- T^ dans le sein de la terre et ne sont pas arrivés jusqu'à nous. C'est à c«tte épooue que rivaient des phascoloiherium et des ihyùuoierium^ que les auteurs croient être des mammifères. En séparant de la flore des torains oolitbiques de H. Brongniart les espèces qui, par les localités qu'indiquent les
(37) On désigne ordinairement sons le nom dV/iii cette portion de la bâemniie. Elle se compose H^une série de cêues qui s*enibolteat, et dont le plus grand enveloppe complètement tons les autres. Ces cènes sont fonnés de caii)onate de cbaox crisuUisé, disposé en fibres qni rayonnent d*on axe situé en dehors dn centre. L*état cnstaûin de cette coquille parait être le résultat dlnfiltrations calcaires qui ont pénétrép apré$ qa*eUefut enfouie, dans les intervalles des fins rayonnantes calcaires dont eHe était originaireiaent composée. L'opinion qqi vent que les bélem- ■iies aient fait )Artie à ret éut pierreux, lourd et foUdCp de Torganisation d*une seiche vivant et nageant dans les eam, est en contradiction avec lom
auteurs , paraissent dépendre de cet étage , nous aurons une liste nombreuse de fougères, de cycadées, de conifères, etc.
Un des moteurs du mouvement géologique qui a déterminé l'époque bathonienne se trouve dans l'afiTâiissement, sur tout le centre et le nord de la Russie, du continent exhaussé à la fin de Tétage permien qui a permis à la mer callovienne de niveler ces régions, en même temps qu'elle envahissait dans l'Inde la province de Cuich, et qu'elle couvrait la Sartne.
BÉLËMNITES.— Les bélemnites constituent une famille nombreuse de mollusques que l'on ne rencontre plus qu'à l'état fossile et seulement dans cette série de terrains appelés terrains secondaires. Le calcaire concnylien ou mutchtUkalk est la couche la plus basse où Ton ait rencontré des bélemnites et l'on n'eu trouve plus au-dessus de la craiel supérieure de MaestrichL Ces corps singuliers ont des rapports intimes avec les autres familles de crauilles cloisonnées fossiles ; mais ils en diffèrent par l'étui fibreux conique qui enveloppe leurs chambres et dont la forme est celle de la [pointe d'un fer de flèche.
M. de Blainville a donné dans son important If^motre sur les bélemnites (1827] une liste de auatre-vingt-onze auteurs qui, depuis Théophraste , se sont occupés de ce même sujet. Ceux d'entre eux dont l'oninion a le plus de valeur se sont réunis à Ijijpothèse que ces corps ont été formés par des céphalopodes rapprochés de nos siècles modernes. MM. Voitz , Zeiten, Raspail et le comte Munster les ont pris successivement pour sujet de plusieurs Mémoires importants. Les notices de M. Miller dans les Transactionê géologiques de l'année 1826 et celles de M. Sowerby dansle sixième volume de sa Conchyliologie minérale^ sont ce que l'on a publie en Aujçleterre de plus im{K)rtant sur les bélemnites.
Une bélemnite était une coquille interne composée qui renfermait trois parties essentielles, que l'on rencontre rarement toutes ensemble dans un état parfait de conservation.
D'abord une coquille ou étui extérieur conique fibro-calcaire s'ouvrant à son extrémité la plus larse en un cône creux (37).
Puis un mince étui conique ou sorte de coupe de substance cornée qui commence à la base de l'étui creux fibro-calcaire dont il
ce que Tétnde de Torganisation îafemr des cépba]f>> noues vivants nous a fait coonatcre d*analogies. L*odeur de corne brûlée qne répand cette partie des bélemnites, lorsqu*on la sonnet à l'action du feu, est due aux débris des membranes cornées qui partagent les divers cônes successifs dont elle est composée.
Un argument qui vient confirmer Tidée que les bélemnites étaient des organes jntemes, c*ea que leur surface conserve les im|>ression8 vasculaires qu^y a produites le manteau qui les renfermait. Dans quelques espèces, le dos de la coquiUe est granulé, de la même manière que le dos de la coquille intérieure de fa seiche commune.
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DICTIONNAIRE DE CO«iOGONI£
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yient d*èlre question, et qui s'agrandit rapidement en s'étendant à une distance considérable. C'est cette coupe cornée cjui constitue la chambre antérieure où étaient contenus le réservoir d'encre, et quelques autres viscères (38).
£n troisième lieu, une coquille intérieure cloisonnée , mince et coniuue , que l'on désisne sous le nom d'alvéole et qui a occupé l'intérieur du même cône creux calcaire.
Cette portion cloisonnée de la coquille se rapproche beaucoup des nautiles et des orthocéralites par ses îormes et par les principes de sa construction. Des cloisons transversales minces la parlageiit en une suite de chambres aériennes étroites ou aréoles qui ressemblent à une pile conique de verres de montre. Les cloisons sont concaves en avant, convexes en arrière, et un siphon continue les traverse à leur bord inférieur ou ventral.
Nous décrirons au mot Calmar tes pennes cornées et les réservoirs à encre qui attestent l'existence des calmars dans le lias de Lyme-Regis. On a trouvé tout récemment dans la même localité, en connexion avec des bélemnites, des réservoirs tout semblables dont quelques uns ont près d'un pied en longueur. On peut conclure do là quelle
(38)L''étul corne lameiieux se trouve rarement conservé dans ses rapports avecTélui libro-calcaire
?|ui fait partie de la cuquîlle; mais on le rencontre réquemroent isolé dans le lias de Lyme-Regis. H offre souvent certaines portionb d'un nacre remarquable, tandis que d'autres parties du même étui Boni demeurées à Tétat corné
(59) J'ajouterai ici quelques mois dans le but d'eipliquer ce fait curieux que, parmi les échantillons . innombrables de béleroukes qui ont depuis une époque si reculée iixé raltention des naturalistes, il ne s'en est pas rencontré un seul complet dans toutes ses parties, et qui eût son encre encore contenue dans la chambre antérieure, soit que la gaine fibro-calcaire fût séparée de Tétui corne et du réservoir d'en* cre, ou bien que ce dernier fût constamment isolé de la gaine cornée et enveloppé seulement dans la mem- - brane cornée revêtue de nacre qui constitue la cham- • bre antérieure. D'après l'état où «e trouvent certaines ammonites nacrées, comprimées, du lias schisteux de Watchct, il est évident que Tenduit nacré seul de les coquilles s*est conservé, tandis que la coquille ellemême s*est détruite. Ce fait nous explique pourquoi, dans presque tons les échantillons de réservoirs d'encre que Ton rencontre à Lyme-Regis , Télui calcaire et' la coquille manquent complètement, tandis que ces échantillons coiisei^ent au contraire le nacre irisé qui les entourait, ainsi que cela a lieu également dans les ammonites de Walchet. 11 est à présumer que, dans chacun de ces cas, la matière où ces coquilles ont été ensevelies, a la profrïéié de conserver la nacre ou la substance cornée, tandis que la substance calcaire, plus sduble, y disparaissait, dissoute peut-être dans quelque acide qui y était contenu.
Mais ce qu'il est plus difficile de déterminer, c'est la raison qui a fait que parmi tant de millions de bélemhiles qui sont dispersées indifféremment dans presque toutes les couches de la série secondaire, et qui recouvrent parfois complètement certains lits de •Chiste en rapport immédiat avec le lias et l'oolite, il ê*en trouve si peu qui aient conservé soit leur gaine cornée, soit leur réservoir d'encre. L'absence du
était la taille des bélemno-seiches aaxquelles ces débris ont appartenu.
L'existence chez ces animaux d'un réservoir d'encre aussi grand rend très-probable à priori qu'ils manquaient de coquille externe; car cette arme défensive, d'après ce que nous en savons, est donnée exclusivement en partage aux céphalopodes nus et dépourvus de la protection que trouve dans sa coquille le nautile flambé. On na jamais rencontré ni encre, ni réservoir destiné è la contenir, dans aucune espèce de nautile ou d'ammonite fossile. Or, si une substance semblable eût existé chez les animaux qui en occupaient la chambre antérieure , on en eût rencontré quelques traces dans ces couches du lias de Lyme-Regis où abondent les nautiles et les ammonites, et où se voit si parfaitement conservée l'encre des céphalopodes nus. La seiche commune, alors même qu'elle est encore renfermée à Tintérieur do 1 œuf transparent où elle se développe, possède déjà cet organe rempli de sa liqueur noire et prêt à remplir ses fonctions dès que îanimal sera édos; et ce réservoir est revêtu d'une couche d'une nacre bnllante toute pareiUe à celle qui recouvre certaines membranes internes dans quelques poissons (39).
Si 1 on compare la coquille des bélemnites
fourreau corné et nacré peut s'expliquer par l'hypothèse que la substance enveloppante ait été peu ûvorable à la conservation de cette membrane cornée, en même temps qu'elle eût favorisé celle du fourreau calcaire ; et Tabsence des réservoirs à encre se conçoit avec une facilité égale, si l'on suppose qu'en général la décomposition des parties nielles de l'animal fut cause que l'encre se dispersa avant que ses restes fussent ensevelis dans le sédiment terreux sur lequel ils étaient tombés.
Ou voit sur le rivage, au bas delà colline du Capd*Or ( Golden Gap ), près de Gharmouth, deux couches de marne pour ainsi dire pavées de bélemnites, et séparées par une épaisseur de trois pieds seulement d'une autre marne où l'on n'en rencontre {presque pas. Or, la plupart de ces bélemnites ont à cur surface des scrpuleset d'autres coquilles étrangères qui leur sont fixées; et cette circonstance nous donne à connaUrc que le corps et les réservoirs à encre se sont détruits, et que les bélemnites ont repo^ au fond des eaux un certain laps de temps avapl que d^ètre recouvertes. Ges divers faits s'expliquent par l'hvpothèse que la mer, dans cette localité, était très-fréquentée par les bclemno-sciches durant les intenalles qui séparaient les divers dépôts du lias. On est conduit à une semblable conséquence par l'état où se montrent certaines bélemnites de la craie d'Autrem, qui ont été perforées par de petits animaux pendant le temps qu'elles ont reposé sur le fond, et dont les Irons se sont remplis ensuite de substance calcaire ou siliceuse, lorsque la matière de la craie est venue à les recouvilr à Tétat de vase molle ou dissoute dans les eaux. (Y oyez ]e Mémoire de M. Âllan, sur ie$ bélemnileSy dans les Transaction^ de la Société royale d^Kdimboura^ et celui de M. Mul- 1er', dans les Transactions géoîogiqves de Londres^ 1826. p. 55.;
G'est ainsi que le plus souvent, dans les miUîons de bélemnites qui remplissent les formations secondaires, l'étui fibro-calcaire et les alvéoles cloisonnées sont les seules parties qui se soient conservées, tandis que dans certains lits de schistes les étuis et les alvéoles cloisonnées ont quelquefois aiiticremoni dis-
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