ET DE
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aree eelle da naotile, on tronve entre tontes leiifs parties les plus importantes une analogie a pea près complète {kO) : et l*on peut étoidier toute la série successive des autres genres de coquilles cloisonnées sans perdre un instant de rue ces mêmes analogies.
On connaît déjà quatre-vingt-huit espèces de bélemnites ei Ton peut ju^er à quel point ces mollusques se multiplièrent, par les milliers de leurs détiris fossiles qid remplissent les formations oolitiques et crétacées. Si Ton obsenre que dans chacune de ces deux grandes formations, la famille éteinte |>lus nombreuse encore des ammonites coexista avec eelle des bélemnites, et que chacune de5 espèces qui en font partie offre des dispositions plus compliquées et plus parfaites que celles que nous sommes à même d*obsenrer dans le petit nombre de céphalopodes ▼oisins des précédents en oi^anisation, et oui rivent encore, on arrivera à cette conclusion que ces familles eurent, parmi les habitants des mers d'autrefois, une prédominance numérique, et qu'ils y jouèrent un rôle dont se trouvent dépossédées le petit nombre de créatures qui les représentent dans nos océans modernes.
BUUN VILLE, son opinion sur Forigine d€s ierrains primitifs, — Voy. Maufbb.
BOTHRODENDRON. Yoy. Sioillaiee.
IIOECP9 premiire apparition. — Yoy. Su-
mAFE93ll!l.
BODGHEPORN. — Ce oosroogoniste, dans un lirrc publié en i8U ^ Etudes sur t histoire de ta terrsj etc., in-8*), rejette la théorie de Laplace comme inadmissible, à eaose de la difficulté de bien comprendre, d'une part, Ténorme expansion de la matière solaire qui devait embrasser l'orbite d'Uranos et occuper un espace cent milliards de fois plus {;rand que celui qu'elle occupe aujouid'bui, et, de l'autre, comment une zone de vafieurs circulaires a pu se réunir ensuiteen un seul gioliule, les planètes élant isolées chacune sur leur trajectoire. M. le vicomte d'Archiac fkit remarquer qu'en regardant comme très-difficile de comprendre rancienne extension de l'atmosphère solaire sopposéi^ \m Laplace, M. Boocheporn ■*a sans doute point songé qu'il y a des nébuleuses dont la nébulosité s'étend jus-
Îu*à 130 rayons de l'orbite terrestre de étoile centrale, et que si l'on supposait
para, et q«*aiiisî la caine coraée ou nacrée et le réiCfToir d*eiicre sont les seules parties qui aieol per-
(10) Les chambres aérieooes et le siphon sont, dans ces dearn ramilles, des organes essentieUeroent les méflies.
Haas les bâemniles , rexttémilé antérievre de la oqaiHr ibro-calcaire, 00 cette iiartle qui coosUtae mm eéne crewx drotf, ou sont reniermées les doisons miiivcrsales de Talvéele doisconée, représentent le atae créas camUmné dans rinlérienr duqad soot dîsihhoées les lames transversales qui doisonnent Falvéoleda nautile.
La ampe cornée antérieare ou chambre externe de la hâennite» oè sont renfermés le sac à encre et «Tautres viscères, représente la vaste chambre anlérieve 00 ranimai du nautile se tient renfermé.
une de ces étoiles à la place de notre soleil son atmosphère comprendrait non-seulement l'orbite d'Uranus, mais s'étendrait encore huit fois plus loiiu
Cette réponse de H. le vicomte d*Ar* chiac n'a plus aujourd'hui aucune signification.
M. Boudieçom ne s*est pas borné à re* jeter la théorie de Laplace ; il a présenté quelques aperçus sur une hypothèse qui consisterait à regarder les planètes comme ayant une origine tout à fait étrangère au soleil, autour duquel elles se meuvent. Après avoir fait remarquer que, s'il y a concor^ dance entre les grands mouvements des planètes, il y a au contraire discordance dans leur mouvement de rotation, lequel a lieu dans des plans équatoriaux non-seu« lement inclinés sur le plan de récliptique, mais encore formant avec lui tous les angles possibles; qu'en outre les satellites, quoique se mouvant dans le même sens, offrent cette particularité que, dans leur rotation, ils présentent toujours la même face à leur planète respective, l'auteur conclut que les mouvements de ces ^satellites portent les caractères d'une loi générale, simple et uniforme, ce qui n'a pas lieu pour celui des planètes : aussi regarde-t-il le mouvement des premiers comme indiquant la manière d'être originaire et normale, et la diversité de celui des secondes comme la conséquence de leurs perturbations par suite des chocs qu'elles auraient éprouvés.
M. Bouchepom pense donc que les pla* nètes sont étrangères au soleil, et dérivent toutes d'une impulsion simultanée vers la sphère d'attraction dominante de cet astre. Il y aurait eu alors succession dans la pro- Tenance de ces deux parties constituantes du système, Fastre central d'une part , et les planètes ou satellites de Tautre.
Nous ne nous arrêterons point à faire à l'auteur une foule de questions qu'on est tenté de lui adresser et auxquelles, sans doute, il ne pourrait répondre ou ne répondrait que par de nouvelles hypothèses tout aussi aventureuses.
Nous nous bornerons à dire quelques roots de l'idée théorique qui fait le fondement de son livre. Cette idée, c'est l'instabilité de la position de l'axe de la terre, instabilité
Toutefois la portion postérieure, ou réUii, qui se prolonee en arriére sous forme d'une flèdu^ de substance fibreuse, nous offre une modification du som met du eéne droit de la coquille, qui ne paraît point avoir d'analogue dans le sommet enroulé de la coquille da nautile. Cette partie qui s*ajoule à ce que Ton observe d ordinaire dans les coquilles, paraît avoir sa raison dans les usafçes spéciaux de cette flèche des bélemnites. Ces fossiles, en eflet, à titre de coquilles internes, remplissaient les mêmes fondions que la coquille interne de la seiche commune, et servaient de même à supporter les parties moUes des animaux qui les contenaient. La structure filreuse de cette fieche est b même que Ton rencontre dans beaueonp de coquilles ; et eUe est des plus apparences dans la pinne marine.
DicTiO!i?f. us Cosmogonie et de Paléohtologie.
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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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produite par des chocs de comètes. C'est autour de cette hypothèse, déjà bien ancienne, que l'auteur est venu grouper, avec beaucoup de talent, les faits nombreux qu'il a rassemblés.
M. Bouchepom examine Ja possibilité mathématique que le globe ait été rencontré far une ou plusieurs comètes ; il rappelle ce sujet les idées de Wisthon et de Halley, et insiste surtout sur l'immense durée du temps qu'il suppose avoir été nécessaire pour la formation des divers terrains. Il montre également que les calculs des astronomes sur la non-probabilité des chocs d'une comète n'embrassent qu'un petit nombre de siècles. « Mais , ait M. Boucheporn, quant à ces événements, dont l'intervalle ne se compte que par milliers de siècles, pour eux 1 instant fmi disparait, la durée de l'homme, de ses monuments , de ses empires, s'anéantit et s'efface.
« Si, négligeant ces chétives durées que le souvenir de l'homme peut atteindre, nous embrassons de nos regards l'immense étendue des Açes dont les dépôts et les ossuaires géologiques nous ont conservé la trace, nous comprendrons alors que la proportion des faits y puisse changer comme y change l'unité de mesure dans le calcul des temps. Nos événements les moins probables ae« viennent les faits réguliers de cette vaste histoire; ils forment les combinaisons ordinaires dans l'échelle de numération con* venable à ces durées, dans cette vie des mondes dont nos siècles ne forment pas un des jours. »
Après avoir posé les données du problème, l'auteur s'attacne à démontrer que l'on peut admettre dix passages par an de comètes à travers le plan de 1 échptique, ce qui ne ferait en réalité que six ou sept, un certain nombre d'entre elles coupant plusieurs fois le plan de l'orbite. 11 y aurait donc certitude d'un choc dans un espace d'environ tror^ millions d'années, c'est-à-dire que cet événement rentrerait dans les limites que M. Boucheporn assigne moyennement aux diverses périodes géologiques. D'après le calcul des probabilités, un choc a dû venir se placer dans chacun des intervalles de durée que l'on peut assigner aux divers ftges de la terre.
Nous avons à présenter contre ces vues de M. Boucheporn plusieurs observations.
D'abord il n'est pas exact d'avancer, comme Ta fait M. Boucheporn (page 1^5), que tous les savants qui se sont occupés de la question du déplacement des pôles, ont consifdéré implicitement la terre comme une masse homogène dont toutes les parties sont solidaires. Déjà M. Hopkius dans plusieurs Mémoires publiés en 1840 et 1842, après avoir successivement considéré la terre tcomme composée d'un noyau solide séparé .de l'enveloppe extérieure solide par une zone fluide^ soit d'un noyau fluide entouré seulement d'une écorce solide, soit enfin comme solide de la surface jusqu'au centre, a insisté d'une manière toute particulière
sur la démonstration de la permanence de Taxe terrestre et sur la nécessité d'écarteri comme essentiellement fausse, toute hypothèse basée sur son changement.
M. Boucheporn admet des systèmes de fracture produits à chaque choc [ar les forces d'expansion et de refoulement qui se manifestèrent dans les plans méridiens. Pour démontrer la nécessité de ces fractures comme.conséquence des chocs, l'auteur aurait dû résoudre d'abord une série de problèmes dont la non-solution infirme ses conclusions. Ainsi, par exemple, quel adû être le minimum d'inclinaison du nouvel axe par rapport à l'ancien, pour occasionner un effet sensible à la surface par le refoulement du liquide interne? Quelle est la limite minimum d'épaisseur de la croûte, à laquelle a dû cesser au dehors la manifestation de la pression du liquide interne, par suite du déplace^ ment de l'axe ? Les effets ont-ils été proportionnels au temps ou bien au plus ou au moins d'ancienneté de leur manifestation? La grandeur des effets a-t-elle dé^ pendu de l'angle que formait le nouvel aie avec l'ancien, et du plus ou du moins d'épaisseur de la croûte terrestre à un moment donné? D'un autre côté, des conditions très-diverses, telles que les dimensions du corps choquant, sa vitesse, sa direction relativement à l'axe de rotation et au mouvement de translation du corps choqué, n'ontelles pas dû faire varier les résultats? Dans Îuels rapports ont eu lieu ces variations? infin, il eût é^é important d'examiner si la résistance opposée par la croûte solide n'a pas été proportionnelle aux temps. On conçoit, en effet, que les chocs qui ont eu lieu aux époques anciennes, alors que Técorce terrestre était très-mince, ont dû occasionner des effets très-différents de ceux 2ui se sont produits lorsqu'elle était plus paisse. Dans le premier cas, la surface du globe a dû présenter en quelque sorte Timage d'une mer sans bornes, et par conséquent il ne sera pas resté de relief montagneux sensible pour marquer le nouvel équateur, tandis que ce résultat aura pu avoir lieu à la suite de chocs subséquents, puis aura diminué à mesure que i écorce augmentait d'épaisseur, et enfin aura cessé ou devra cesser tout à fait, lorsque la résistance de cette même écorce aura fait ou fera équilibre à la pression exercée par le refoulement du liquide interne lors du déplacement de l'axe. Voilà, relativement aux effets des chocs, quelques-uns des divers points de vue qu'il eût été bon d'analyser dans l'intérêt de la nouvelle hypothèse.
D'autres difficultés se présentent, quand on considère ce que peut être le choc luimême entre deux corps de nature si différente. L'un, en effet le corps choqué, est supposé une coque plus ou moins solide, plus ou moins épaisse, suivant le temps, enveloppant un noyau fluide, le tout ayant une densité moyenne de 5,67; l'autre, ou le corps choquant, est une substance gazeuse, tellement rare, qu'elle ne fait pas dévier
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