‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 151 sur 216 · IC · texte numérisé non relu

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calcaires grossiers, les sables moyens» les ralcaires lacustres , et jusqiies el y compris les g}'pses de Moulmartre. Circonscrit de cette manière , l'étage , suivant sa composition minéralogique , a été appelé giauconie grossière j calcaire grossier et saisies moyens ; mais ces noms , peut-être applicables dans le bassin anglo-parisien, à quelques points, ne peuvent l'être ailleurs. Sous le nom dVocêne, M. Lyell a réuni les deux étages suessonien et parisien. Sous ce rapport, nous n*aurions pu le conserver, si d'autres motifs, énoncés ailleurs, ne nous empêc'haient de l'admettre. Nous lui avons appliqué le nom de /lamiffi. employé déjà depuis longtemps,

Far la douole raison que les environs do <iri$ montrent la plus vaste extension et IVnsemble le plus complet de l'étage, et que cette dénomination, devenue vulgaire, né com()orte aucune composition minéralogique ni {)aléontoiogique. »

Le bassin anglo-parisien offre de vastes surfaces de cet étage remarquable. On le voit, en effet, sur les dernières couches de rétage suessonien, couvrir tout l'intervalle compris entrjB Épernay et Pacy (Eure) , et entre La Fère et Montereau. Nous citerons ,

f>our le démontrer, quelques-unes des locaités les plus connues 'par leurs fossiles, dans chaque département. On le trouve tout autour de Paris , à Gentilly, à Ivry, à Montrou;^e, à Vaugirard, à Chaillot, à Saint- Ouen , à Bclleville, à Pantin , à Nanteuil ; (ians le département de Seine-et-Oise, à lirignon, à Anvers, à Pontoise , à Magny, à Saint-iicrmain , à Parnes ( Ferme des Koves) , h Valmondois, à Beauciiamp, à Sèvres, I Saint-Nom, à Chérence, à Saillancourt ; 3ans rOise , à Chaumont, au Vivray, à Ponrbon, elc, etc.

En résumé, l'éla^^e, tel que nous le cir- •onscrivons , en le séparant Je l'étage sues- «^'Tiicn, n'est pas borné seulement au bassin în^lo-parisien, ainsi qu'on l'a cru pendant OHc^temps, mais il occupe encore en France, •'5 bassins pyrénéen et méditerranéen, la î»lgi(iue et une grande surface de l'Amérique

eptcntrionalc.

« Straiificaiton, — Dans (out le bassin anglo- »arisien , l'éla^e qui nous occupe repose *n couches concordantes sur l'élage suessolien, et tous les géologues sont maintenant raccord sur ce point. Les puits creusés à ienlilly, à Vadgirard, pour l'extraction des rgiles", ont montré les calcaires grossiers ur les lignites, les argiles plastiaues ou ?urs semblables. On peut le voir a Chaulont (Oise), à I^on, h Soissons (Aisne),

Meudon, près de Paris; à Damery, à Emonîile (Marne), au Moni-Ganelon , près de ompiègne, à Cuise-la-Molte, et sur une I fini té de points que nous croyons inutile > cîtor, car c'est un fait général. Tout prou- :*rait donc que, dans le bassin anglo-pari- ^n, Tétage parisien a succédé ré^^ulièreent à letage suessonien. En Anzleterre,

même superr>osition existe. Dans le bassin f rénéeu , le lambeau de Blaye paraît être ins la même position relative, par rapport

aux couches suessoniennesdeRoyan, que le creusement de puits a fait retrouver, ainsi que les couches parisiennes de Blaye, jusqu'au-dessous de Bordeaux; ce qui place ces étages absolument dans les mêmes rëla-. tions que dans le bassin anglo-parisien. 11 ne resterait donc aucun doute sur la succession régulière, dans l'ordre chronologique, de l'étage parisien après l'étage suessonien.

« Discordances. — Maintenant, les motifs stratigrapbiques qui nous ont fait séparer l'étage suessonien de celui-ci, indépendam-. ment i\QS différences paléontologiques , ont été décrits à l'étage précédent. Nous ne. reviendrons donc pas sur les limites inférieures de l'étage parisien, qui prouvent que ces deux étages superposes ont suivi , chacun en particulier, des allures distinctes, et ont subi les conséquences de perturbations géologiques spéciales. Si la superfiosition , dans le bassin anglo-parisien , proUvo^ en effet, que les deux étages se sont succédé régulièrement , l'isolement des deux prouve leur indépendance.

€ Par les limites stratigra|)liiques supérieures de l'étage parisien , elles sont aussi tranchées que possible, par des discordances d'isolement; le mançiue, sur Tétage parisien, du sous-étage tongrien, ou le manque, sous l'étage tongrien, de l'étage parisien; ce qui annonce encore leur complète indépendance. On trouve l'étage parisien isolé dans réta.ro tongrien, dans le dé|)artement de la Manche, à Uautevelle , et sur tous les points de ce lambeau, dans le bassin angfo- parisien, ainsi qu'en An^leferro, oCi,jus(|u'à présent, l'étage tingrien manque. Le même isolement se remarque à Noirmoutiers (Vendée), à Machecoui (Loire-Infi'rieure) , dans te bassin pyrénéen; à Faudon, à Ancelle, a Saint-Bonnet (Hautes- A Ipes ), dans le bassin méditerranéen. L'étage tongrien parait au.<si manquer aux Etats-Unis, sur cette va^te surface de l'étage parisien. Si nous cherchons, au contraire, les points où se trouve l'étage tongrien sous l'étage parisien, qui lui est partout inférieur sur les fioints où il n'y a pas de lacunes, nous les trouverons encore dans le bassin pyrénéen, ?i Lesperon (Landes), où cet étage repose sur l'étage sénonien, et surtout dans tout le bassin de la Loire, où les couches terrestres tongriennes reposent sur les terrains crétacés, aux environs de Tours.

« Déductions tirées de la position des couches.— En voyant, sur tous les points du bassin anglo-parisien , les couches parisiennes reposer |en couches presque concordantes , pour ainsi dire horizontales ou légèrement inclinées vers lerentredu bassin, on acquiert la certitude que cet étage , comme les vin>;l étages qui précèdent, a conservé dans le bassin anglo-parisien, une po^^ition presque identique à celle qu'il occupaitdans les mers

1 parisiennes. Les couches de Belgique, dans a continuation du bassin anglo-parisien, s'y présentent aussi telles qu'elles ont été déposées dans les mers de celte période. lùi étudiant, dans le bassin pyrénéen, les cou-

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ches de Blaye et des autres points de la Gironde ^ on arrive aux mêmes conclusions. Cfi sont des parties encore intactes des mers parisiennes. A côté de ces parties intactes, Qous voyons, au contraire, toutes les couches de Faudon, d*Ancelle et de Saint-Bonnet, disloquées de toutes les manières. Plus de

Sortions horizontales sur ces lieux, mais ien des couches fortement imclinées qui , depuis kur dépôt tranquille, ont subi la dislocation des Alpes, loiigtemps après leur dépôt primitif horizontal.

« Dans le bassin anglo-parisien, sur les points où les couches montrent qu'elles se sont succédé tranquillement des inférieures OHX supérieures, on a reconnu, en France , trois diyisions naturelles superposées , souvent caractérisées par une composition mi* ^éralogique distincte, et toujours par un a^sez grand nombre d'espèces de coquilles fossiles spéciales. Ces trois divisions, remarquées par beaucoup de géologues , ont reçu, lorsque la nature des sédiments se trouvait d*accord avec elles, les noms de glauconie grossière , de calcaire grossier et de sables moyens. Gomme nous avons cru reconnaître que ces divisions, purement basées sur ta nature minéralogique des oouches, n'étaient pas toujours d'accord avec le niveau géologique et des faunes, nous en admettrons seulement deux dans le bassin anglo-parisien de France; mais, alors, nous les désignerons, dans Tétage, comme zone inférieure (comprenant la glauconie grossière et le calcaire grossier), et zone supérieure ( pour les sables moyens). Néanmoins, comme nous croyons que ces différences de corn-: position de faune des parties supérieures dépendent, surtout, d'une zone de moindre profondeur d'habitation dans les mers , nous no la distinguons que pour suivre les divir sions devenues vulgaires dans le classement des dépôts sédimentaires des environs de^ Paris.

« Composition minéralogique, — A près tous les beaux travaux de MM. Brongniart, Elle de Beaumont, Constant Prévost, Graves, et de tant d'autres géologues recommandables» il reste peu de chose à dire sur la nature minéralogique des couches du bassin anglo« parisien.

tf Puissance connue. — Dans le bassin anglo-parisien, la puissance de l'étage est trèsvariable, suivant les lieux; mais, sur les points les plus épais, l'ensemble peut atteindre près de 100 mètres d'épaisseur.

M. Chamousset l'évalue., à Thones , à iii.75 mètres; M. Scipion Gras trouve, à FaudoUi 1,000 mètres environ de puissance.

« Déductions tirées de la nature des sédi' ments. — Au milieu de tant de déductions, toutes plus intéressantes les unes que les autres, qu'on pourrait tirer de la nature des sédiments de 1 éta,io parisien , bornons-nous à quelques exemples.

« La présence de coquilles terrestres seules, telles que Igmnea^ physa^ planorbis^ souvent mélangé*es à des coquilles terrestres du genre Af/tx , mais sans mélange de co-

quilles marines, annonce des dépôts pur^ ment terrestres ou lacustres, formés peadant la période parisienne. Ces dépôts existent sur presque tout le bassin parisioD, soit sous la forme de calcaires siliceux ou de meulières, soit sous la forme de véritables calcaires ou de travertins pétris des genres cités. Ces dépôts, toujours supérieurs aux calcaires grossiers et aux sables moyens, se voient surtout autour de Paris. Nous considérons encore comme un dépôt lacustre fait sous l'action deseaui, les gypses de Montmartre et autres. La stratification bien distincte, la position horizontale des corps organisés qu i)n y rencontre dans les différents lits horizontaux, amènent au moins i cette coiiclusioB. La transformation de ces couches sédimentaires en sulfate de cbaux serait postérieure à leur dépôt.

« Nous ne connaissons pas de points lilto* raux de cet étage bien marqués en France, è en juger par le grand nombre de poissons et de coquilles flottantes de céphalopodes, de graines, de plantes ; ils paraissent exister en Angleterre sur plusieurs points da Targile de Londres, potamment à Tile de Sheppey, illustrée par les savantes recherelles de H. Bowerbank sur les graines fossiles.

« Le graqd nombre de gastéropodes et d'acéphales peut foire croire que les iwinu suivants set ^oni déposés au-dessous du t}a* lancement des marées, mais en des lieui peu profonds. Dans les couches inférieures, on les trouve autour de Paris, à Vaugirard, h Gentilly, à Chaillot, à Grignon, à Parmes, i Mouy, à Mouchy-le-Chatel, à GypsemI, à Siancourt, è Chaumont, au Vivray, à Clly, à liîarqucmont, à Villers-Cotterets, à Courtagnon, à Damery, à Montmirail, etc., et dans la Manche. Dans les couches supérieures (sables moyens), on les iroute a Vaugirard, à Valmondois, à Anvers, à Beauchamps, à la Chapelle, près de Senlis, àTan* crou, à Monneville, à Villemétrie, à Acy,i Ver, à Mortefontaine, à Ermenonville, * Damery, à Nanteuil, à Courtagnon. Nous pourrons encore considérer comme tels, dans le bassin pyrénéen, les dépôts de Iil^ de Noirmoutiers et ceux de Pauliac, dans |'« Gironde; il en est de môme de rensemble des dépôts de Faudon, d'Ancelle et de Saint- Bonnet, dans le bassin méditerranéen, el de presque toutes les couches de Belgique.

et Les mélanges de coquilles marines ei terrestres de ces couches, indiqués par cp*'' ques auteurs, tiennent souvent aux c<jn* naissances peu exactes qu'on avait des M; bitudes de quelques genres, el à de ftu^ déterminations de quelques autres. On p nait, par exemple, des chemnitM ffwn«« pour des melania^ des natica pour des «^ pularia, et Ton croyait à tort toutes les b^ ritioesfluviatiles; de le des coquilles «»• viatiles, quand il n'en existe réellemefl' aucune dans les dépôts marins. ,

^ Les dépôts sous-marins du bassin âng-l^ parisien, partie française, nous W^ï^nVl do plus, avoir, été formés sous Iinflueflc»

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ET DE PALEONTOLOGIE.

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de courants plus on moins forts. Le grand nombre de coquilles qu'ils renferment, souvent brisées, entiè>*i^$ et presque jamais dans leur position noimaled^eiistencet aussi bien que la multiplicité des foraminifères, et le manque d'éléments raseux, annoncent, en effet, des bancs évidemment formés sons rinûaence des courants d'un charriage incessant. Nous pouvons encore aller plus loin nar rapport -aux courants, et retrouver quelle en était la direr-tion successive.

« Remaniements. — D^autres conséquences peovent encore être déduites de l'examen des couches d'Auvers. Nous avons dit que^ d*après la position stratégraphique d'Auvers, la composition de sa faune dépend de la sone supérieure de Télage parisien. Nous avons dit encore oue les couches de sable quartzeui, formées sous Tinfluence des courantSy renferment un grand nombre dé coquilles des zones inférieures du même étage, évidemment Toulées à l'état fossile , avec des fra^ents de calcaire grossier encore pétris de leurs fossiles, qui ne peuvent provenir que des dénudations de couches inférieures d autres points, et de leur remaiiiement par les courants dkns les sables d'Anvers. Ce fait, reconnu depuis longtemps à Vaîmondois, par M. Constant Prévost ; à Tancrou, à Assis, par ^. Graves ; que tout le monde |)eut vérifier à Auvers , annonce que les zones inférieures avaient déjà eu le temps de se consolider avant d'être dénudées et charriées ainsi dans )a zone supérieure, et que dès lors un temps considérable a dû s'écouler entre Ttine et l'autre époçiue, qui aujourd'hui se confondent, pour ainsi dire.

« Le remaniement évjdent des fossiles des diverses zones parisiennes dans les couches *d*Auvers, qui parait se reproduire éj^ale- «Qent à Valmondois, à Tancrou, à Assis, à Boueonvillers (Oise) » à peu près dans les -aièmes circonstances, est la meilleure preuve que nous puissions donner de l'attention iouie particulière qu'on doit apporter à l'examen minutieux d'une couche avant de la rapporter à une époque quelconque. Par sa position géologique, par ses sables quarlzeux, les couches d'Auvers ont été placées avec raison dans la zone supérieure de l'étagge parisien (sables moyens); et parce (fu'elles contiennent des coquilles de la zone inférieure (glaucouie grossière et calcaire grossier), on a cité ce point comme exemple de mélange, sans expliquer si ce mélange ara it eu lieu du vivant des coquilles ou après. Pour nous, les couches d'Auvers, de Valmondois et de Tancrou ne doivent être citées qu'avec la plus grande réserve comme horizon. On doit y prendre, pour les restituer à leurs véritables zones, les fossiles qui s^y trouvent remaniées; et dans aucun cas on ne pourra les mentionner comme exemple <le mélange à Tétatde vie des fossiles qu'elles renferment, puisoue ces mélanges se sont fttils évidemment a l'état fossile.

« Oscilkuiom du êoL — L'état parisien est c^aractérisé par des oscillations du sol 4|u*oa ne oeut s'empêcher do reconnaître

dans la superposition de dépôts de prore^ nances si différentes. II serait, en effet, difficile d'expliquer, sans ces causes puissantes, la succession, dans le bassin, des couches fluviales, évidemment terrestresv aux couches marines qui marquent toutes les parties inférieures de l'étage. Pour que des êtres fluvialiles aient vécu sur des points antérieurement marins, il a fallu soit un affaissement sous-marin d'une autre vaste partie des mers-|)arisiennes, soit la surélévation des points où les dépôts terrestres existent; action c|ue nous voyons encore avoir lieu sous l'influence des oscillations. Il a fallu ensuite qu'un laps de temps conaî-^ dérable s'écoulât entre la surélévation des points sous-marins et l'arrivée des coquilles Suviatiles; car nous savons, par expérience^ que la moindre salure des eaux fie permet pas aux lymnées d'exister.

^ Caraclêreê paléonlologiques. — L^ genres qui naissent (au nombre de iW)i comparés aux genres antérienrement exis* tants qui s'y éteignent (au nombre de ^}, montrent que la faune de l'étage parisien continue la période croissante de dévelop^ (rement des genres propres aux terrains ter^ tiaires. Les deux séries animales qui donnent plus de formes nouvelles dans <9et étage sont les zoophytes, qui en Y>ffirent 27, et les poissons, qui en montrent 21. Voici, du reste, les caractères différentiels plus spéciaux qui dépendent des formes génériques.

« Les genres qui s'éteignent dans l'étage suessonien, sans passer a l'étage parisien» seraient autant de caractères négatifs qu'on peut invoquer pour séparer ces ucux étages. Ces genres, comme on peut le voir h l'étage précédent, sont au nombre de -VV.

« Les genres qui t encore inconnus dans cet élaget ne se montrent pour la première fois qu'avec l'étage falunien, forment des caractères négatife propres à distinguer ces deux étages; ainsi donc« 148 genres donnent des caractères négatib entre les étages parisien et falunien. Ces genres sont ainsi répartis dans les séries animales ; parmi les mammifères, 47 genres ; fiarmi les oiseaux, 4 genres; parmi les re[>tiles, 7 genres: parmi les poissons, 7 genres; parmi les crustacés» 14 genres; parmi les céphalopodes, le genre spirulirosira: parmi les gas» téropodes, âO genres ; parmi les mollusques lamellibranches, 6 genres; parmi les bra-chiopodes, le genre orbicula; parmi les bryozoaires, 5 genres; parmi \^ échinodermes, 6 genres; parmi les zoophytes, 15 genres ; parmi les foraminifères, 15'genres. En résumé, 190 genres peuvent donner des caractères négatifs pour distinguer l'étage parisien des étages qui le précèdent oo le suivent immédiatement*

« Les caractères distinctifs positifs, aue nous pouvons invoquer pour distinguer l'étage suessonien de l'étage parisien, nous sont donnés par tous les genres qui, inconnus dans le premier, naissent seulemeat

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dans le second. Ces genres sont an nombre de 120.

« Les genres qui naissent et meurent dans Péta^^e parisien sont autant de caractères positifs (^u*on fieut invoquer ])our le distinguer de 1 étage falunien, où ces genres sont jusqu'à présent inconnus. Ces genres sont au nombre de 49. £n joignant à ces genres ceux, au nombre de 20* qui, nés antérieurement, s*éteignent encore dans Tétage parisien, sans passera Télage suivant, nous aurions donc aujourdlmi, comme pouvant donner des caractères positifs entre les étages parisien et falunien, le nombre de 69 genres.

« En dehors de quelques centaines d'espèces d^animaux vertébrés et annélés de plantes que nous n*énumérons pas ici , nous avons, eu espèces d*animaux mollusques et rayonnes seulement, le nombre de 1,576 espèces. Si nous ôtonsde ce nombre les 8 espèces indiquées à l'étage précédent .comme s'y trouvant également, il restera encore 1,568 espèces caractéristiques de cet étage sur les différents points où il se montre, et sous ses divers aspects minéralogiques.

*i Chronologie histofiaue. -:- La dislocation cte la chaîne des Pyrénées a déterminé une puissante perturbation qui a interrompu la durée de Tétage suessonien, et a détruit à la fois kk genres spéciaux à cette époque, en . même temps que les 670 espèces que nous avons signalées dans cette période d'existence. Lorsque le calme est venu remplacer l'agitation produite par cette révolution géologique, ont paru sur la terre et dans les mers 120 genres d'animaux jusqu'alors inconnus, renfermant plus de 1,700 espèces. C'est au moins ce qui a été décrit jusqu'à présent.

a Les continents et les mers subissent plusieurs changements de forme. La mer du bassin anglo-parisien se modifle moins dans sa partie ouest en Angleterre, et dans la

J)arlie sud-ouest de la France, où elle ne ait que laisser quelques atterrissements littoraux à son pourtour, tout en conservant la forme qu'elle avait à' Tétage précédent. Par suite de la surélévation simultanée dans une direction-est quelques degrés au sud, cl ouest quelques degrés nord, du Surrey et rlu Sussex en Angleterre, du pays de Bray, des départements du Nord et du Pas-de- Calais en France, où par suite de TafTaissement des parties ^>ituées au nord et au sud de ces points, et d'une partie de la Manche, la mer parisienne paraît avoir abandonné ces parties surélevées, et avoirformé deux golfes distincts: l'un au nord, occupant, en Angle- * terre, tous les versants de la Tamise, autour de Londres, et se continuant en Belgique par Bruges, Bruxelles, jusque près de Tongres; l'autre au sud, qui commence en Angleterre aux régions voisines de l'île de Wighi, qui couvrait une partie du Cotentin (Manche), et de là jusqu'à Damery, près dEpernay, mais ne passait pas au nord de Laon. On iroitquesi ces mers se sont retirées du centre

du bassin anglo-parisien, elles ont envahi le Cotentin et une |)artie de la Belgique.

« Des changements encore |)lus considé* râbles se sont opérés dans le bassin pyrénéen. La chaîne des Pyrénées, en surgissant au-dessus des eaux, est venue changer la forme des mers. Si les limites septenlrionales sont restées presque les mêmes avec des atterrissements littoraux, les limites méridionales sont différentes. La iner^ui s*étendait à l'étape suessonien jusquen Espagne, et couvrait tous les points occup<!s aujourd'hui par la chaîne des Pyrénées, s e^t considérablement retirée vers le nord , et occupe une petite partie de ce bassin. Oa n'en voit effectivement les traces quentre Bordeaux et l'Océan.

V Le bassin maritime méditerranéen par la même raison, change aussi de forme; il ne communique plus avec le bassin pyrénéen, et ses limites occidentales s'avancent encore vers l'est. Nous croyons, par b lambeaux connus, que la mer parisienne commençait prèsde Nice, passait par Faodon, par Saint-Bonnet > aujouixl'hui aux parties élevées des Hautes-Alpes (cette chaîne n'eiistant pas encore), et s'étendait jusqu'aui Diahlerels, près de Bex; là, nous perdons ses limites. C'est encore, durant l'étage parisien,

3ue des parties considérables des États-Cnus u 31 au 39" de latitude, surélefés depuis la fin des terrains crétacés, donnent accès, par suite d'un affaissement, aux mers parisiennes, qui, par lacontemporanéilédes mêmes espèces , s'étendaient probableoient sans interruption depuis Pans jusqu'à la province d'Alabama > dans l'AmériQue septentrionale»

« Les continents s'agrandissent autour des

bassins maritimes préexistants, des parties surélevées dans le Sussex, dans te pays ^^ Brajiet dans le Pas^e Calais^ en France ei en Angleterre. Ils augmentent bien pio^ encore, dans le bassin pyrénéen, où, désormais, la chaîne des Pyrénées, surélevée à la fin de la période suessonienne , offre une puissante barrière aux océans, qui se reli* rent au nord, et laissent non seulement la chaîne des Pyrénées tout entière hors des eaux, mais encore Tintervalle compris entre cette chaîne et le massif central , ne formant

3u'un seul et même continent qui cooYre, e plus, tout le Languedoc et la Provence. et se continue vers le nord-est, à une granit distance. A côté de ces parties continentale? gagnées sur les mers, nous voyons, au contraire, le continent de l'époque suessonienne' perdre la partie envahie par la mer dans If Cotentin, près de Valognes, et surtout une vaste partie de la Belgique, surélevée depuis l'étage carboniférien et entièrement élraï'' gère au premier âge des terrains tertiair^- Les continents se sont encore diminués «e toute la partie envahie par la mer aux Etats-Unis, sur huit degrés en latitude d<î longueur.

ti Les mers nourrissent un çrand Doml>^' d'animaux nouveaux , parmi lesquels <^i| remarque que les mollusques ne dooacai

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plus qiic quelques genres , ainsi que les animaux annelés, tandis que les classes, qui offrent le plus grand nombre de genres nouveaux 9 sont les poissons et les zoophytes. On voit, en effet, sur les 92 genres nouveaux vivant dans les mers, que âO dépendent des poissons et 27 des zoophytes, tan lis que les «5 genres qui restent dépendent de 8 classes distinctes. C*est la première fois que les mers sont peuplées de cétacés ou mammifères marins, qui montrent alors les genres dauphin [deiphinus) et balœnodon. Les crustacés offrent les premiers crabes (cancer); les mollusques, les genres tiphis^ harpa^ crepidula; de nombreux zoophytes et des loraminifères, surtout ées milioles ou agalhistêgues^ dont les espècesdans la mer étaientsi nombreuses, qn on doit souvent à leur agglomération les calcaires dont Paris est bâti , et qui forment des couches entières à Gentilly, à Vaugirard, à Luzarches et ailleurs. Si nous avons reconnu que 27 millimètres cubes de ces calcaires contiennent jusqu'à 58,000 de ces coquilles, on pourra, par là, calculer le nombre d'individus et le temps qu'il a fallu pour en former des couches de plusieurs mètres de puissance , et s*étendant de Geniilly à Luzarches. Avec ces animaux , on connaît encore dans la mer parisienne de nombreuses esjièces de plantes marines.

« Si BOUS avons vu les mers s'enrichir d'un grand nombre d*6tres nouveaux « les continents n'en offrent pas moins. C*est à cette époque que paraissent pour la première fois parmi les mammifères, les oitlres de quadrumanes ou singes, et les chéiroptères ou chauves-souris. Les oiseaux présentent encore des oiseaux de proie, des grimpeurs et des gallinacés jusqu'alors inconnus , en fnéme4emps que les premiers représentants des reptiles ophidiens ou ser)>ents. Les bois étaient donc peuplés en France, en Angleterre, de macaques , de crotales , de didel- Îihes , de taxotnerium, etc., etc, tandis que es plaines nourrissaient des palœotherium, fies anoplotherium, etc., tous genres inconnus aujourd'hui i qui animaient cette époque. Les plantes qu on trouve avec ces animaux sont également des régionf^ chaudes. « La présence dans la province d'Alabama, an X Etats-Cuis, des mêmes espèces marines qu'aux environs de Paris et en Angleterre; la découverte des singes, des crotales et de tant de genres propres aux régions chaudes q ui vivaient en France et en Angleterre, en m èrae temps qu*un grand nombre de poissons et de plantes des pays chauds, reconnus à nie de Sheppey, en Angleterre, prouvent qij^il y avait, sur toutes ces régions, aujourd'hui si distinctes, une température terrestre et marine spéciale aux régions équatoriales,etque les zones isothermes n'existaient I>as encore sur la terre.

« Les oscillations du sol étaient fréquentes pendant cette période, qui a dû être de longue durée à en juger par la puissance des couches et surtout par le nombre des êtres fossiles qu'elles renferment dans le bassin anglo-parisien.

« Une perturbation géologique aurait encore interrompu cette période d existence, causée soit par des dislocations loinlainds ou sous-marines, dont les discordances supérieures nous donnent la preuve , soit par la dislocation du système de la Corse et de la Sardatgne , dont ia direction est thi sud m nord, et que M. £lie de Beaumont place à la fin de cette époque. »

PECTINIBR ANCHES. Voy. GASTésoroDES.

PENTACRINITE. — Genre de zoophvtes de la famille des crinoîdiens. [Voy. CkiWi- DiB?is et ENCBixrre.) L'histoire de ces corps fossiles qui abondent dans les couches inférieures de la formation oolithique et surtout dans les lias, a été éclairée d'une lumière toute nouveUe parla découverte de deux es| èces dé ce genre actuellement exiftantes : la pentacrinite tète de Méduse et la penfacrinite d*£urope. Quelques échanti!* Ions seulement de la première espèce ont été recueillis à de grandes profondeurs de la mer, aux Indes occidentales ; iis ont leur extrémité inférieure brisée comme si on les avait arrachés du point où ils étaient fixés sur le fond de la men Quant à la pentacri<nite d'Europe, on l'a trouvée attachée à diverses espèces de sertulaires et de fliistres, dans la haie de Cork, et en d'autres points des côtes de l'Irlande.

Les f)cntairiniles paraissent voisines de la famille actuelle des étoiles de mer; et elles semblent se rapftrocber surtout de la comatule. Leur squelette constitue la plus grande partie de la masse de leur corps. Bans les espèces actuelles, cette charpente solide est revêtue d'une enveloppe gélatineuse accompagnée d'un système musculaire destiné à déterminer les mouvements de chacun des osselets; et, bien que ces parties molles aient entièrement disparu dans les espèces fossiles, leur existence nous est attestée par l'appareil qui se voit sur chacun des osselets pour rinsertion des fibres musculaires.

Les phalanges calcaires qui constituent les doigts dans la pentacrinite d'Europe sont» de même que les tentacules, susceptibles de se contracter et de s'étendre dans tous les sens; parfois elles s'épanouissent comme les

foetales d'une fleur; et d'autres fois s'enrouent et enveloppent la bouche comme les diverses pièces d'un bourgeon non encore ouvert. Ces organes ont pour but de saisir la proie et de la conduire à la bouche. Ainsi les habitudes des animaux actuellement existants nous font connaître les mouvemetits et la manière de vivre des nombreux membres fossiles de cette famille ; et nous v trouvons une preuve de plus de la validité du mode de raisonnement auquel nous sommes obli-

fés d'avoir recours dans nos études sur les éhris des espèces éteintes. Nous concluons en effet du temps présent aux temps passés; et des dispositions mécaniques que nous observons dans les squelettes fossiles , nous concluons la nature et les fonctions des modelés destinés à imprimer à chaque os ses mouvements.

Parmi les nombreuses espèces fossiles da

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