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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
{;eiire pmiacnniUf je vais choisir celle que e nombre extraordinaire de rayons auxiliaires ou bras latéraux que )*on voit le long de la colonne vertébrale a iait désigner sous le nom depentacrinite^briarée.
Tige eu colonnev9rtébraie. — Les principes d'après lesquels est construite la partie supérieure delà tige, des pentacriniles sont tout à fait analogues à ceux que nous avons décrits à propos de là même partie de la tige des encrinites (795).
C'est parce que les articles qui constituent la tige présentent, vus de face, diverses modifications de la forme pentagonale et étoilée, que l'on a donné à ces êtres le nom d'astéries ou pierres étoilées (êtar'tonejt).
Ces surfaces horizantales offrent des séries variées de dentelures serrées et qui sont reçues dans des sillons correspondants de la vertèbre suivante; et ces dispositions ont pour but de permettre la flexion de la colonne en tous sens, sans qu'il y ait risque de dislocation.
(795) Les vertèbres de la pentacriniie briàiée soni des plaques alternativement plus épaisses et plus minces , séparées entre elles par d'autres plaques encore d'un diamètre plus petit. Les bords de ces derniers n*apparaissent au dehors que sur les arêtes de la colonne pentangulaire. Llles prennent à rintérieur une i^paisseur plus grande, et y furment une sorte de collier intervertébral.
On voit une semblable alternance dans les plaques vertébrales de la Pènlâcrinite$ $ubatignlaris,
(796) M.Miller décrit un nouvel échantillon de là pentacrinite tête de Méduse, dans lequel les vertèbres des environs de la base sont en partie soudées t et ne jouissent que d'une flexibilité très4aib|e en ce point où presque aucune flexion n^était nécessaire ; mais plus haut les vertèbres s'amincissent, et on les voit prendre cette disposition dont nous avons déjà parlé, de pièces alternativement plus minces et plus épaisses , plus étroites et plus larges , et cette disjiosition devient de plus en plus sensible, à tel pomt que , vers le sommet , les vertèbres les plus minces oe paraissent plus que des sortes de lames membraneuses destinées à reunir entre elles les vertèbres les plus développées. Le même auteur a remarqué , à la surface mterne de chaque vertèbre , des traces produites par l'action de fibres musculaires contractiles.
(797) L'échantillon flguré par Buckland provient du lias de L^me-Regis ; il est flxé sur le côté d'une pièce d'un jais imparfait, qui faisait partie d'une couche mince de lignite contenue dans la marne liasique, entre Lyme-Regis et Charmouth.
Dans presque toute retendue de cette couche, roadc moiselle Anni.*)^ a observé d'une manière à peu
Ï^rès constante les faits curieux que voici : La surace inférieure sente est recouverte d'une couche entiôreroent composée de pentacrinites, et d'une épaif seur qui varie de un à trois pouces. On trouve ces :'.oopbytes dans une position a^peu près hori- Eonlale, avec le pied dirigé vers la partie supérieure, et p.ar conséquent vers la lignite dle-méme. La plupar t de ces pentacrinites sont si parfaitement con- «orrvées, qu'elles ont dû évidemment être ensevelies ^ ans l'arêile qui maintenant les enveloppe, avant 'que leur décomposition eût commencé. Il n'est pas rare de trouver de grandes ubles longues de phiaieurs pieds, à la surface inférimre desquelles seulement se voient des bras et des doigts de ces animaux fossiles , épanouis comme les plantes d'un
La racine de la pèntàcrlnite briarée parait avoir été faible, et facile à détacher dupinni où elle était fixée (7%). L'absence de larses sécrétions solides, telles que celles de Tapiocrinite, par où cette espèce pût se fixer au fond d'une manière permanente , et ce fait qu'on la rencontre fréquemment en contact avec des masses de bois flotté converti en jais , nous conduit à penser qu'elle dcTait être douée de locomotion, et qu'elle pouvait s'attacher d une manière temporaire à ^h ûorps flottants étrangers ou aux rochers du fond de la mer, soit a l'aide de sq% braslatéraux,'soit en se servant d'une petite racine articulée mobile (797).
Rayons accessoires ou bras latéraux— Us bras latéraux deviennent de plus en plas petits à mesure qu'ils se rapprochent de reitrémité supérieure de la colonne. Dans la pentacrinite briarée (7d8) on en compte près de miile^ et ces organes si nombreux rem-
Jdissaient, lorsqu'ils étaient épanouis, les onctions de ûlets auxiliaires pour retenir
herbier, tandis que la sarfaee supérieure ne présene qu'un amas de tiges en contact arec la face inférieure de la lignite. Le plus grand nombre de cet tiges sont ordinairement parallèles entre elles « comme si elles avaient été entraînas dans une direction commune par le courant où elles ont flotté eu dernier lieu.
Ce fait de débris rassemblés immédiatement m dessouB de la limite, et jamais à sa surfaœ'sopérifor, semble montrer que ces créatures se réonissaieii par groupes nombreux et se fixaient,' comme b« anatifes modernes, à des massés de bois floUantesqoi ont été ensevelies soudainement, ainsi qne les uiimaux qu'elles portaient, dans la vase dont raccumulation a produit la marne où se trotive enveloppé cet amas curieux de débris animaux et Tégétaus. On rencontre aussi dans le lias des fragments ^ l)ois pctridés où sont fixés de nombreux groupes 4e moules, dans la position que prennent les mouies modernes sur les pièces de bois flottant.
(798) Chacun des mille bras latéraux de cetanimal n avait pas moins de cinquante à cent arlicb. Le nombre des articles diminue graducUemeut i mesure que les bras sont plus voisins do soisflKt de la colonne vertébrale. Mais comme il j en a p>s$ de cent dans un seul des bras les plus grands ei ^ plus înrérieurs, on peut, sans crainte dexagératioo, prendre cinquante pour moyenne du nombre deçà pièces dans tout Tensemble des bras.
Chacune de ces pièces s*articale avec la pièce adjacente par des moyens analogues aux tenoaset aux mortaises Qu'emploie Fart oe la charpente, mais doués de mobilité ; et les surfaces articulaires nrient dans leur forme ainsi que tes articles eoimêmes , de façon à rendre d*autant plus facile le mouvement en tous sens, qnMls se rapprochent davantage de Textrcmité du bras où le diamètre est k plus petit.
Tout Tensemble de ce mécanisme délicat, QV^ nous voyons se reproduire dans chacun des brasb* téraux en particulier, nous semble disposé pour ^ double but, d*abord celui de fixer l'animal aui csj^ étrangers, puis celui de saisir la proie. Cfaacao de articles les plus grands qui entrent dans la oomptfî: lion de la colonne vertébrale donne oaissanee ^ cinq de ses bras; les premières phalanges de ç^ bras s'articulent avec la grande vertèbire 911 ^ porte, en se dirigeant alternativement à droi(« ^ gauche, afiu d'y trouver une position plus comn^ pour les mouvements qu ils exécutent, sarns se g^