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la proie de l'anîmaU en même temps qu'ils lui servaient probablement aussi comme de grappins, pour se tenir amarré au fond ^ ou a des corps étrangers. Lorsque les eaui étaient agitées* ces bras se renfermaient sans doute, et se tenaient coucliés contre la colonne» dans une position à exposer à Faction de l'élément le moins possible de leur surface; et il est probable qu'ils se fléchissaient ainsi que la colonne et les bras, dans le sens du courant.
Estomac. — La cavité abdominale, ou estomac des pentacrinites, se voit rarement conservée k Tétat fossile ; elle se composait d*une poche en forme d^entonnoir, d*un volume considérable, formée d'une membrane contractile que recouvraient extérieurement plusieurs centaines de petites plaques calcaires anguleuses. Cet entonnoir se terminait à son sommet par une petite ouverture qui constituait la bouche, et qui était susceptible de ;s allonger en une trompe pour saisir la nourriture. Cet organe est jilacé sur Taxe du corps, et entoure par les bras. .
Corps^ bras et doigts. — Le corps des penta rimtes, compris entre le sommet et la colonne et la base des bras, est petit, et composé du bassin et des articles costaux et scapulaires. Les t>ras et les doigts sont longs et étalés et présentent des appendices ou tentacules en grand nombre. Chacun des articles qui les composent est armé à son bord d un l^etit tubercule ou crochet, dont la forme varie, et qui était destiné à agir comme organe de préhension. Ces bras et ces doigts, lorsqu*ils étaient épanouis, devaient former un filet d'une étendue bien supérieure au filet des encrinites (799).
Nous avons déjà vu que Parkinson a calculé que le nombre des osselets dans Tenerinite lys excède 26,000. Ce même nombro, dans les doigts et dans les tentacules de la pentacrinite briarée, doit s'élever au moins à 100,000; et si Ton y ajoute 50 autres mille pour les osselets dès bras latéraux, nombre de beaucoup trop petit, le nombre total des osselets sera de plus de 150,000. Et comme chaque os était muni de deux faisceaux de fibres musculaires au moins, Tun pour Feilension, l'autre pour la contraction, nous arriverons è ce résultat que l'organisation cl*une seule pentacrinite renfermait 150,000 pièces osseuses, et 300,000 faisceaux fibreui, remplissant les fonctions de muscles, et constituant un appareil musculaire destiné à régler les mouvements des piè-
mntnelleroent , et sans nuîre à la flexion de la colonne elle-méuie.
Oans la penucriniie télé de Méduse de Tépuque acluelle, les bras latéraux sont disposés d*espaceen espace le long de la colonne vertébrale.
(799) I^ place qiroccupent les pentacrinites, dans la famille des échinodemies, nous conduit à penser que nous trouverons à la surface des doigts de peîiis porté analogues à eeux beaucoup plus visibles ées ambulacres de< oursins. Guettard les avait vus Aans dottti*« car 11 parle d*onfices percés sur les pbalani;es terminales des doists et des tenlaniles.
Lauiarck dit aussi, eu décrivant les caracières gé-
ces solides du squelette, ce qui surpasse en développement numérique tout ce que l'on connaît jusqu'ici dans la création tout entière (800).
Si nous observons avec quel soin, avec quelle exquise délicatesse a ét^ construite 1 organisation dans chacun des individus de cette espèce de pentacrinites, qui n'est elle-même qu'un membre isolé parmi les es^ces nombreuses de la famille presque éteinte des rrinoidiens ; si nous comprenons dans ce même coup d'œil tout Fensembledes mécanismes anologues qui caractérisent les autres genres et les aulr«^s espèces de cett« famille curieuse, nous nous sentirons pénétrés d'un étonnement sans bornes, en voyant que tant de soins minutieux ont été accordés au bien-être de ces créatures qui n'occupaient qu*une place si infime parmi les habitants dos mers anciennes; et l'élude de ces degrés inférieurs de l'animalité ne nous convaincra pas moins irrésistiblement de la présence universelle et de l'action directe d'une puissance créatrice, que ne le fait la contemplation des combinaisons les plus élevées qu*il y ait dans les mécanismes animaux, et dont l'ensemble nous est offert dans le corps humain, ce chef-d'œuvre de la création animale.
PERES DE L'EGUSE PlUMinVE, adoptent rhypothcse anléhexamérique. — Voy.
JÉHA?i (oE Sal'it-Claviex), sub fin. — Leurs idées en cosmographie ; critiqués sans discernement par M. Letronne; réfutation de ce dernier. — Voy. Cosmographie. — Recommandent f étude des lettres et des sciences. — Voy. ibid., sub fin.
PERFECTION DE l'e:vsemble des orgahbs Dws LES Â^\uà\:x rossihEs^ examen de cette question. — Voy. Physiologie paléoktolo-
GIQL'E.
PÉRIODES GÉOLOGIQUES VÊGÉTA'- LES, LKtBS CARAcrèRES. — Noils allons présenter le résumé de ce que nous savons a l'heure actuelle sur les conditions diverses de la flore des trois grandes périodes auxquelles on a coutume de rapporter la végétation fossile.
L^ débris végétaux de ces périodes se distinguent surtout par es caractères qui suivent :
Dans la première, les cryptogames vasculaires préaominent, et les plantes dicotylédonées sont comparativement rares.
Dans la seconde, ces deux groupes se montrent dans une proportion à peu près égale (801).
nériqnes des encrinites : c Les l>ranches de romhelie sont garnies de polypes on île suçoirs disposé.« par rangées.
(800) Tiedeman, dans sa monofrdpkie des holothuries^ des oursins et des astéries, faK voir que, dans rétoile de mer, il existe plus de trois mille petite osselets.
' (801) Les plantes dicotylédonées des formations de transition et des formations soeoodaires apfiartienncnt excliiftivem<;nt à la tribo de cette dassft ffiia forment les evradées et les conifères, c^est-à-dire la tribu des phaîiémgaoïes gvnmosiiernies.
DicTio!«x. DE Cosmogonie et de Paléo3ITClocie