II
'«ramiuifères et les aii^.i | «iv^zoaircs, les deraiers ues animaux rayouués scus le rapport de la perfertion de leurs organes. Il sera prouvé, par cette comjia raison, que les plus /,nr(a-tsdes animaux rayonnes sont nés, en iitandc cnajoiilé, avec la première animaiisaliiiQ du ^lolje, ce qui esl tout à &it op|)oséà la uiartlie croissante du développement successif des organes des animaux, en remon* tant des âges géologiques les plus anciens vers les plus modernes.
Vovons, maintenant, si la succession des terniins postérieurs nous présentera des faits coutlrmant ou infirmant ces résultats, lui deuxième grande époque, lesitrraim triasi- ^ufj, qui suivent les terrains |)aléozoïques, ne nous montrent aucun ordre nouveau d*a* niruaiix rayonnes. La troisième grande éf)0que, les terrains jurassiques, offrent seulement <:e plus : 1 ordre d'éciunodermes, les erinolJes libres, moins avancés en perfection d organes que les échinides et les astérriides oc la première animal isation; et 2 ordres de foraminifères, les moins parfaits de TensemMe, La quatrième grande é|)oque, les terrains crétacés, présentent encore 4 ordres de foraminifères et 1 d*amorphozopires, les derniers dans TécheUe de la perfection des organes. Enfin la cinquième grande épo(|ue, les terrains tertiaires, qui nous ont précédés sur la terre, n*ont aucun ordre nouveau. Il est donc évident que, depuis le connnci cément du monde animé jusqu'à ré|K>que actuelle, les animaux rayonnes ont marché dans une voie stationuaire constante, ou luéine quelquefois dans une voie rétrograde, paj* rapport à la perfection des organes; qu'il n'aéîécréé aucun n^ode nouveau d'existence, et surtout aucun ordre plus | arfait que ceux des premiers Ages du monde, ce qui est encore tout à fait opposé au perfectionnement général des êtres dans les k^s^es du monde.
V embranchement des animaux mollusques nous montre-t-il des résultats plus satisiai- ^<ints pour cette hypothèse? Pour qu'il en fût ainsi, il faudrait que les ordres des molusques des terrains paléozoïques , les preniers de Tanimalisation, appartinssent tous lux moins complets des mollusques, et tucun aux plus parfaits, tels aue les céphao|>odes. Nous trouvons à la place, dans les ^ onires de mollusques des terrains paléooï.jues : les céphalopodes tentaculifères , es gastéroi^odcs peclinibranches, les gastéoiiO'ies scutibraiiches, les ptéropodes, les iiiiellibranches sinupalléales, les lamellirnnches intégrofalléales, les lamellibranhes pJeuroconqueS', les brachiopodes bra- *iidés, et les bryozoaires. Toutes les classes c mollusques y sont é^^alement représentes; et, de plus, on y voit les céphalopodes *s plus ]iarfaits de cette série à leur maxi- 112 m de développement de formes génériiivs; 2 ordres de gastéropodes, les plus iiiiplets après les céphalopodes; les 3 ordres j lamellibranches, des brachiopodes les lus fiarfaits et des bryozoaires. Il sera donc rouvé ici, comme pour les animaux rayon- ^5^ qa« les plus parfaits des animaux mol-
lusçfues sont nés avec la première antmalfsalion du monde, et qu*ils y sont même dans leur plus grand développement d ordres, résultat encore en opposition complète avec la marche croissante du développement successif des organes des animaux, en allant des premiers âges du globe animé àTépoque actuelle.
^'oyons , du reste, en remontant dans les Ages du monde, ce que nous trouvons pour les aniuiaux mollusques, relativement aux ordres nouveaux qui apparaissent successivement. Dans les terrains triasiques naît l'ordre des céphalopodes acétabulifères , aussi le plus parfait dos mollusaues, et cela encore h une épo<|ue bien reculée par ra|>port à nous. Dans les terrains jurassiques apiuiraissent les gastéropodes teciibranckes, et les brachiopodes cirrhidés, tous deux certainement inférieurs en perfection h ceux de leur classe qui sont nés dans la première grande cjK>4iue. Les terrains crétacés n*en olfrent pas Je nouveaux, et les terrains tertiaires n'en montrent que 1 ordre; lesgas^ téropodes pulmonés, qui, spécialement conformés j:our respirer l'air en nature, ne sont ftas, sous d'autres rai'ports, supérieurs aux ^>léropoiles de la |>remière animalisnfioii, et encore moins aux réfilialopodes. Cest, en un mot, un mode nouveau d*exisleiire qui tient, non au véritable pcrfectlt^nneiiieiit, mais à des circonslances particulières. Oh peut donc dire, comme |iour rembraiichement précédent, que, drns les Ages du monde, les aiiimVïux mollusîiues sont encore restés slatfonnaires, ou mémo ont rétrogradé chez les plus parfaits, el n*ont montré, dans les dernières périodes d'existence, aucun ordre plus ftarfait que ceux des terrains paléozoiqui*s; car les
(;asléropodes puliuonés qui ont paru avec es terrains tertiaires les plus voisins de notre épo<]ue, sont loin d'èire aussi parfaits que les céphalopo<ies, qui ont eu leur maxi« mum de développement dans les premiers âges du monde animé. Les inolliisques n'offrent donc, dans tes terrains géologiques, ni par la faune première, ni par la succession des faunes, rien qui soit favorable au perfectionnement successif des organes.
V embranchement des animaux annf (fi, considéré sous le rapport de la perfection successive des organes, devrait, pour qu'il y eût accord, nous montrer, avec les terrains paléozoïques les plus anciens, tous les ordres dans les classes les moins parfaites, et aucun dans les plus barfaites. Les résultats sont encore ici tout à iait opposés, comme le prouvent les il ordres suivants, que nous connaissons dans les terrains paléozoïques ; les insectes co!éoptères, les insectes orthoptères» les insectes névroptères, les ara- chnides, les crustacés phyllopodes, les crustacés xipbosures, les cirfhipcdes, les anm'lides dorsibraiiche:», et les annélides tubicoles. Nous voyons, d'abord , toutes les classes représentées, ce qui est déjà un résultat contraire; mais encore, aans ces classes, nous trouvons, parmi les insectes.
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DICTrONNAlRE DE COSMOGONIE
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3 ordres; pan»i les crustacés #, au milieu desquels on compte les coléoptères, les plus
^ complets des insectes ; les deux séries les
f)]us importantes des animaux annelés sont argemeni représentées, ainsi que les arach* niiles, les cirrhipèdes et les annélides. Nous aurions donc, pour les animaux annelés, des résultats icientiques à ceux des deux embranchements précédents. II serait prouvé de même, que les plus parfaits des animaux annelés sont nés avec les premiers êtres du monde animé, pendant les terrains paléozoïques; qu'ils y ont eu un grand développement dVïrdres : résultat en opposition directe avec la marche croissante du développement successif dos organes des êtres, en avançant des premiers âges du monde animé vers noire époque.
Suivons les grandes époques géologiques qui ont succédé aux terrains paléozoiques, pour reconnaître ce qui a existé jusqu'à nos purs relaliveraont aux animaux annelés.
-^a seconJe grande époque, les terrains triasirjuos, ont oifert 1 seul ordre de crustacés (le plus, celui de^s décapodes, h ajouter aux
4 ordres qui existent déjà. La troisième grande époque, les terrains jurassiques, ont montré encore 1 ordre de crustacés» les isopodes; et 4.d*insectes„ les diptères, les héuiiplères, les hyménoptères et les lépidoptères, nullement supérieurs en organisation à ceux de la première animalisation. La (jualrièmc grande époque, les terrains crétacés, n'ont pas un ordre de plus. Pour la cinquième grande époque, les terrains tertiaires, ils offrent 2 ordres de crustacés bioa inférieurs, comme organisation, à ceux des terrains paléozoïques et triasiques, et les promièrcj trau-es certaines des insectes myriapovles, évidemment inférieurs aux coléoi)lère5, quo nous voyons dans les premiers Ages du mopde! Ici nous devons conclure absolument, comme pour les aniipaux rayonnes, que tous les résultats sont contraires au perfectionnement des êtres, en suivant Tâge chronologique du monde animé.
L*e:nlranchement des aniînaux vertébrés ne montre pas, sous ce rapport, de résultats aussi positifs; et même, jusqu'à un certain poiïit, l'hypothèse du perfectionnement pror gressif diie à leur seule étude était, en ce
Siji les concerne, fondée sur quelques faits. o\^s avons dit que, pour que cette supposition fût vraie, il faudrait que les moins complets des animaux vertébrés fussent les fçuls représentés dans le premier âge du monde. Nous trouvons, parmi les 3 ordres des terrains paléozoïques : les reptiles sauriens, les poissons pl^colides ou squales, et les poissons ganoïdes. 11 n'y aurait donc pas là une confirmation \ car, bien qu'il manque encore les oiseaux et les mammifères, plus complets que les reptiles et les poissons, les deux classes représentées n'en suivraient pas moins une marche tout opposée. En effet, les reptiles de ce premier âge sont les sauriens, ccriainement bien supérieurs en organisation aux reptiles ophidiens ou ser
pents, dépourvus de membres, et surloBl aux batraciens, soumis à des métamorpbeses et qui ne paraissent que bien plus tard. Les poissons de celte première époque appartiennent aux plaeo'ides ou squales, les plus parfaits des poissons, comme l'a reconnu M. Duvernoy, et aux ganoïdes, évidemment supérieurs aux pleuronecloïdes non symétriques , qui ne se montrent que dans les dernières périodes géologiques. On voit qw deux classes sur quatre, dans les animaux vertébrés, n'ont pas suivi, dans leur instant d'apparition sur la terre, comparée à la perfection de leurs organes, une marche en rapport avec la perfection croissante de ces organes, puisque les plus parfaits se montrent les premiers. Nous allons, avant de conclure, scruter les âges postérieurs, afin d'y chercher des confirmatiORS ou des coûtradictions.
En remontant dans les terrains qui ont succédé aux terrains paléozoïques, les terrains triasiques, ou seconde grande période de Tanimalisation, nous présentent Tordic des oiseaux échassiers, et celui \\^s reptiles chéloniens. Il est curieux de voir déjà, dans une époque si reculée» arriver des oiseaux, animaux aériens par excellence, et surtout de voir encore les reptiles chéloniens, les plus parfaits de cette série, apparaître longtemps avant les ordres les plus imparfaits. Les terrains jurassiques n'ofTrerrt pas d'ordres nouveaux; les lerrains crétacés pr^ sentent 1 ordre d'oiseaux, les palmipèdes, et 2 ordres de poissons, les cycloîdes el les cténoïdes, moins parfaits que les poissons des lerrrains paléozoïijues. L'est donc arec la cinquième grande période, dans les terrains tertiaires, les derniers avant notre éçoquc, qu'ont paru tous les autres ordres d'animaux. Les ordres d'oiseaux ne sept pis plus parfaits que ceux du second ilj^'edu monde; les ordres des reptiles, les ophidiens et les batraciens, sont assurément les derniers en perfection dans cette classe. L'onire des poissons, les pleuronecloïdes, est ausîi le dernier des poissons, puisqu'il renferme lès poissons non symétriques dans leurs parties. On voit donc que, survies i classes, depuis la première période géologique jusqu'à présent, il y en a 2, les reptiles el les poissons, qui, au lieu de marcher dans ces âges des plus imparfaits aux plus parfaitsont montré les plus parfaits les premiers, les moins parfaits dans les derniers, en suivant une marche entièrement opjwsée au perfectionnement successif des organes» et que la classe dos oiseaux est restée slalionnaire depuis la seconde grande époque du monde animé. 11 n'y i^urait, en conséquence, de favorable au perfectionnement successif des titres que les mammifères, qui, effectivement les plus parfaits dès animaux vertébrés , ont tous , à rexceptiôn de Tlioiuîn*'» spécial k notre époque, paru seulement dans la dernière période géologique qui nous a précédés sur la terre. Tels sont les résultats relatifs b l'instant d'apparition; néanmoins les piammifères nous offrent encore des ex*
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ET DE PALEœ«TOLOGIB.
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cepliooSf puîsqu*ils ont 2 ordres : les pachj- Jermes et les é<ientés, dans une période •iëcroissante de développement de formes zoologiques, ce qui prouve que le perfectionnement des oi^anes, dans Tordre chronologioue des périodes géologiques, n'est général, pas même pour Tensemble des maramifières.
En nous résumant sur Tinstant d'apparition dans les âges du monde des ordres d'animaux comparés à la perfection de leurs organes, à l'embrauchement dont ils dépendent, nous arrivons aux résultats suivants : 1* Les quatre embranchemenls de$ animaux f dans l'ordre chronologtoue des âges du monde, n'ont pas marché suivant le degré comparatif de la perfection de leurs organes, mais bien sur quatre lignes parallèles, tout à fait indépendantes les unes des autres.
2* Lêi elasstM d'animaux sont à l'exception de deux sur dix-neuf^ absolument comme les embranchements : elles ont marché parallèiement, et non successivement dans les â^es du monde.
^ Cette marche particulière, parallèle et non successive dans l'ordre chronologique, pour chaque embranchement et pour chaque classe, est tout à fait contraire au systèmedu {perfectionnement général des organes, en allant du premier âge du monde vers l'époque acluelle.
4* L*ac.^x>rd du degré croissant de perfection des organes, en marchant des premiers éges du monde jusqu'à l'époque actuelle , loin d*être la règle constante, conmie on avait pu le croire en étudiant les animaux mammifères, n'est, au contraire, qu'une faible exception à la marche parallèle générale, et qui n*a pour base que l'arrivée tardive sur la terre de l'ordre des mammifères. Cet accord même, sous ce rapport, n'existerait que |K)ur un dix-neuvième de l*enscmble des classes.
5* Il résulterait encore de ce qui précède , que les animauxr loin de perfectionner successivement leurs organes, et de passer par Cous les degrés de perfection dans les â^es du monde , ont souvent à cet égard moins t^agné que perdu dans quelques embrancheîiients, ou sont au moins restés stationnaîres, ce qui exclut tout à lait la marche croissante l^énérale du simple au composé dans Je Jours des âges géologiques.
li nous reste pourtant à expliquer une contradiction, à la vérité plus spécieuse que réelle, qui pourrait naître de la comparaison de tous les résultats basés sur les carac- Lèrt'S zoologiques généraux des êtres avec les chiffres des genres qui, sans avoir égard I ces caractères généraux, se trouvent dans chaque classe d animaux. Les classes, con- »idérécs suivant le nombre des genres, monrenty en effet, quatre classes sur dix^neuf |uî, même par les chiffres, sont toujours en léeroissance de nombre de genres, depuis les époques géolO;;iques plus ou moins inrîennes jusqu'à présent : ce sont les molusq ues cephaloiH)des, brachiopodes, brjo^ maires, et les ' amorphozoaires. Celles-ci
sont encore en rapport direct avec les conclusions précédentes qu'elles viennent corroborer. Les autres classes vont,aucontraire, en croisant de nombre, de genres, des âges les pins anciens vers l'époque actuelle, et pourraient faire croire à une marche générale croissante dans l'organisation. Toutes les conditions dans lesquelles nous sommes entré, relativement aux caractères zooiogiques les- plus importants, prouvent que ces genres plus nombreux ne dénotent point une marche croissante dans la perfection des organes , mais seulement une plus grande multiplicité de légères modiflcations dans les détails de formes des parties peu importantes de l'organisation. Ces modifications génériques résident, en effet, dans la place et dans la forme des dents , des pieds, dans Ja forme du corps et des nageoires des animaux vertébrés , dans la configuration et les détails d'anneaux du corps, des pattes et des antennes des animaux annelés ; dans la forme et la répartition des parties diverses des coquilles , des mollusques et ûes échinodermes ; dans le racde aagrégalion des individus; dans les détails de distribution des parties solides chez les animaux rayonnes; enfin, toujours dans des caractè* res bons pour distinguer des genres, mais
2ui n'ont point de valeur zoologique plus levée dans l'organisme général. On voit donc, en dernière analyse , que le nombre des genres, plus considérable jiour quelques classes d'êtres, est tout à fait indépendant du perfectionnement des organes, et ne peut en rien modifier les résultats généraux ob^ tenus par l'organisation même comparés^ dans toutes les séries zoologiques
I IV. — Kecherchet physiologiquet sur les milieux d'existence des animaux dans les dges géologiques.
Il est une question physiologique de la plus grande importance, et que peut seule résoudre l'étude des animaux fossiles ensevelis dans les couches terrestres. Cette Question est celle de savoir si les divers organes des animaux les plus anciens sont restes les mêmes depuis le commencement du monde, ou s'ils se sont modifiés par suite de changements de milieux d'existence ; ou , en termes directs : les animaux les plus anciens sur le glot>e étaient-ils plus simples de composition que ceux d'aujourd'hui, et se sont-ils perfectionnés à mesure qu'ils approchaient de nous? Peut-être, en comparant les ordres entre eux, dans les recherches précédentes, avons-nous déjà péremptoirement prouvé que le perfectionnement successif des êtres n'existe réellement pas dans Tensemble ; car il est certain que si, comme nous le trouvons, les classes d animaux ont , à très-peu d'exceptions près, marché parallèlement, et non successivement, dans les âges du monde, c*est que les organes de ces classes étaient, au commencement de l'animalisation, aussi jarfoits qu'à l'époque actuelle.
Pour cnercher à liécouvrir les causes |4iy^
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DSCTIONNAIRE DE COSMOGONIE
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siologic^ncs am ont pu déterniiner la règle jjçéii"érale<îl les exceptions que nous avons signalées dans la marche successiYe de Taniinalisation <i la surface de la terre, dei^uis les temps géolo^^iqucs les plus reculés jusqua nos jours, nous allons nous occuper lies organes de ces aniraaui fossiles. L'organe de la respiration étant, entre tous, par M nature même, par sa grande susceptibilité, le plus im|:orlant, puisqu'il se trouve toujours en rapport direct avec les milieux d existence, nous en ferons la hase princi* pale des recherches qui vont suivre.
Les difFérenls modes de respiration chez les animaux peuvent, en raison de leur degré croissant de perfection, se diviser en uuatre séries :
V Respiration sans organe spécial ;
2* Respiration dans Peau par des branchies;
3^ Respiration aérienne par des trachées ;
4* Respiration aérienne par des poumons.
Des animaux marins.
Rêêpiralion sans organe spécial, —Si nous commençons par les animaux marins les plus simples dans leur composition , ceux , par exemple, qui, au lieu d'avoir un organe j^pécial destiné à séparer {\qs eaux de la mer l'oxygène nécessaire h leur existence, paraissent se Tappropricr directement par ♦livcrscs parties externes de leur corps, nous verrons que les êtres ainsi conformés appartiennent aux dernières classes , et seulement h Tembranchement des animaux rayonnes. £n jetant les yeux sur notre tableau de la répartition des classes d'animaux à la surface du globe, depuis le commencement de lanimalisalion jusqu'à Téf>oque actuelle» on peut s'assurer qu'avec es terrains paléozoïques, première grande période des âges du monde, ap()araissent les classes des amorphozoaires, des foramiliifères, des zoophvles et des échinodermes, qui, à différents degrés de perfection, rentrent dans cette première série. Nous avons donc, dès celte première époque, des représentants de toutes les classes d'êlres qui respiraient sans organe spécial, et aucune modification nouvelle ne se montre aux périodes postérieures de l'histoire du globe.
En poussant plus loin nos com|)araisons, pour nous assurer si les milieux (rcxislenie sont toujours resti'S les mômes , descendons jusqu'aux genres qui, par leur persistance, peuvent nous donner la preuve (pie les organes des êtres de celte première animalisation sont identiques aux organes par lesquels respirent encore les êtres de la môme série. Les amorphozoaires leslacés des terrains paléozoïques ne «liiïèrent que par leur forme ou par leur tissu des anu>rphozoaires des mers actuelles. Le genre fu^ sulinoy représentant des foraminifères dans , CL» Ito première période de ranin»alisalion, est très-voisin des nonionina^ sironnnunesdans nos océans; les zoophytes se irouvenl absolument dans le môme ca^. Quant aux échiu.jdermes, nous voyons paraître avec la
l>renjière période, tous les principaux lyies (ic formes et de caractères i\^ genres de rrino'idos , d'astéroïdes et d'ophiuitndcs, voisins des genres actuellement vivants, h môme avec eux, parmi les échinides , le genre cidaris^ contem^iorain de celle première période d'existence qui a traversé toutes les énoqucs du monde jusqu'aux océans actucis.
De ce qui précède , ne peut-on pas coo. dure que les animaux marins sans organe spécial de la res|Hraiion sont nés, soos toutes les forme?, avec \qs premiers âges du monde; qu'ils n'ont rien changé à" leurs organes depuis celle époque rcnrulée; que leur or;^anisation d'aujourd'hui est ian;ê(ufi que celfe d'alors, et (jue les genres de celle première période élaicnt iflenliquesou»n.v iogues à ceux de nos jours? Ne iiourraiwn ()as encore en détiuirc mic les cnmlilians d'existence sont restées ws mêmes ilcpuis le commencement <lu monde anime, rt
3 u'aucun changement ne paraît avoir anuné 0 modilication ur^^anique appréciable {h\% les caractères des èlres marins de ceUc sirie?
Respiration dans reaupar des (•raarftiVi.- EssenlieUemeot marins ou des eaux (loure^s ces êtres pourvus de branchies comprcnneul |)res(pie tous lesanimaux mollusques; [)arim les animaux annelés, les crust£.cés, les aonelides et les cirrhipèdes; et lariui les animaux vertébrés, tous les poissons. Quoiquo appartenant aux trois pre^niers emhranciiements, ces êtres respirent de la même manière, c'est-à-dire qu'à l'aiile de branchies, îrès-diverses de formes, suivant les classes, ils puisent dans l'eau l'oxygène néccs>aircà leur existence.
Nous trouvons, dans les terrains paléow'iques, les premiers du monde annius des mollusques céphalopodes, des gasi6ro|VHK des lamellibranches,, des Lrndiiopodes li des bryozoaires; des crustacés, desann^lides, des cirrhipèdes et dos poissons; ou, en un mot, des représentants de toutes Tes classes d'êtres respirant au sein des mers par des branchies. En remontant (Jans ks cV^es, nous ne voyons apparaître aucune ra^ dification nouvelle, et la zoologie actuellr, qui respire |)ar des branchies, apparlicnlaus mêmes classes que la zoologie de la jffniièrc animalisalion du globe. L'ensemble devrait donc faire croire que les concilions d'existence n'ont pas changé, puisque les organes de la respiration sont rcslés k-î mêmes; mais pour démontrer cette vérik'. nous n'avons ciu'à consulter les genres.
Les genres Je mollusques des terrains paléozoïques nous présentent, parmi les cephalopo<les, le genre nautiius^ qui exi^^^ encore aujourd'hui, et beaucoup d'autri-^ Irès-voisins de celui-ci. Parmi les gaslén'f''des de cette première époque du monde aninié, nous avons ik genres : les ^(^(^^"^ tarbo^ slomalia^ hclcion^ vaginelia^ wff^'^' cnpnias^ pilonciius^ irochns^ phasiantlk {/f«//i//n/«, cnliwa^ fissureliOf chilon cl f*'* lonfKûy. communîvdans les mers tic celle |»n:'
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ET DE PALEONTOLOGIC.
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œîèrc épo ]uo, qui ont trarersë» sans infer^p ruption, tous les â^^es posié.icurs jiis<fa*à notre ép^) |uo. Parmi les lamellibranche?, nous arons 18 genres qui se trouvent dans le même cas : les genres lyonsia^ptrivloma^ iedoj cypri^ ardia^ nuculcy arca^ avUula^ car^ dium, pholadomya, analina^ luciiia^ mytilus^ pecien^ sclemya^ isccardia^ pinna^ panopœa et osîrea. Parmi les braoliiopoJes % genres : lingula^ cranta^ hemiihyris et ierebratula qui ont suivi la même marche, ainsi que 3 genres de bryozoaires* poiyirema, cerio-poraei relepera. Les mollusques nous don* neraient donc ki genres qui, déjà nombreux en esf;èees, ont, depuis la première période de Tanimalisalioudu globe « continué d exi»* ter à toutes les époques géologiques auccessives, et sont encore aussi répandus dans les mers actuelles qu*iîs l'étaient dans] origine.
Les animaux annelés nous montrent»
parmi les crustacés de la première animali* salion, des genres peu différents des êtres actuels ; et parmi les annélides, les ^nrcs serpula eispirorbis^ tout à fait identiques» dans les terrains paléozoiqucs, aux mêmes genres si communément ré|»andtts au sein (le nos mers.
Les animaux vertébrés nous offrent, chez les poissons des terrains paléozoïques, des genres |ieu ditTérents de formes et de caractères, et qui, à Texception peut-être de la Cfinii^uration des écailles ani les recouvrent» avaient les mêmes branciiics et les mêmes caractères organiques que les poissons d aujourd'hui.
£n résumé, à la question qu*on pourrait se faire de savoir si les êtres marins ont changé de nature, s'ils se sont perfectionnés depuis les premiers â^^es du monde animé jus(iu*à présent, on peut répondre, sans aucune crainte, par la négation la plus absolue : car ees genres primitifs ou les genres voisins de ccu.\-ci, qui ont encore des représentants, prouvent qu'ils avaient, lors de la première animalisation» les caracti-res organiques qu'ils conservent encore; qu'ils ne sont pas perfectionnés» que les milieux d'existence cle cette époque étaient les mêmes que les BÔIr^s» et que dès lors aucun grand changement n'a eu lieu q^iant aux éléments de vitalité que les êtres trouvaient à cette époque, dans les mers, et qu'ils trouvent encore dans les nôtres.
Des animaai terrestres.
Les animaux terrestres continentaux ou rÎTerains, qui respirent autrement que par des branchies, appartiennent ph^siologinuement à deux modes de respiration purement aérienne : la respiration trachéenne et la respiration pulmonaire.
Bespiralion aérienne par des trachées. — Moins [:arfait que la respiration pulmonaire, ce moJe de respirati(»n est spécial à la classe des insectes et à quelques arachnides. Si nous le cherchons dans les terrains paléozoïques, nous trouverons qu il y était parfaitement représenté. On y a découve^, en effet»
des insectes coléO}2tèrcs, orthoptères et né* vroptères. Coratne ces insectes dépendent des mêmes genres ou apiiartiennent à des (genres très-voisins de ceux oui existi*nt au<» jourd'hui, on doit croire que les coléoptères» \es né vroptères et les orthoptères de ces anciens temps devaient avoir absolument la même organisation oue les genres de ces classes qui couvrent les continents actuels^ On arriverait donc à c<inc1ure, pour les animaux terrestres, qui respirent au moyen de trachées, comme pour les animaux marins»
!|uc les organes des insectes ne sont pas perectionnés ; que cette classe au berceau du monde animé était ce qu'elle est encore ; que pour elle les milieux d'existence terrestre ont toujours été les mêmes, depuis la première animalisation du globe jusqu'à pré-* sent.
Respiration aérienne par des poumons. — « Ou trouve ce mode de resjuration dans trois eml>rahchements : chez les animant' annelés, chez les animaux mollusques et chez les animaux vertébrés.
Respirant par des poches pulmonaires» les animaux annelés des anciennes époques géivlo^iques dépendent des arachnides. On voit» en effet, dans l'étage ca.''boniférien, Tun iles quatre des terrains paléozoïques. les premiers du monde animé» apparaître unaïachnidesi voisin du scor|)ion, qu'il est impos^* sible de douter qu'il n'eût en tout la même organisation que les srorpionsd'aujourd'Kci; ce qui fiorterail à croire qu'il a vécu dans des milieux d'existence identiques. Ces conclusions nous amèneraient aux mêmes résultats que (K>ur les animaux marins respirant par des branchies» que pour les animaux terrestres doués de la res|'.iration trachéenne.
Considérés sous le ra|>p<irt de leur âge
Féoiogique, les animaux vertébrés, respirant air au moyen de véritables poumons, se montrent dans les terrains fialéozoiques» les premiers du monde, sous la forme de sauriens, certainement les plus parfaits des reptiles. On voit encore, à la seconde époque du monde animé, apparaître dans les terrains triasiques» avec les leptileschéloniens ou tortues, les premiers représentants des oiseaux qui, de tous les êtres» ont le système pulmonaire le plus dévelopf»é. On doit donc croire qu'à ces ép«)ques reculées, les milieux d'existence dans lesquels vivaient les oiseaux et les reptiles respirant l'air en nature par des poumons, étaient peu différents des milieux d'existence actuels ; ce qui amène naturellement à penser qu'alors la composition de l'air était peu différente de celle que nous lui connaissons aujouni'hui. Les conclusions seraient encore ici les mêmes que pour les autres modes de res|nration , et nous aurions des résultats identiques sur tous les différents modes de respiration, ou pour 18 classes d'êtres sur 19. Examinons maintenant l'exception remarquable oui a pu faire supposer que les conditions d'existence se sont modifiées dans les ^^es du monde; supposition Iwisée seulement sur l'arrivée taalive de la classe des