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mammifères et des moHosques terrestres respirant par des iioumons. Diaprés les données cerlaiiies de la science, les mammifères qui ne laissent aucun doute (802), D*ont commencé à se montrer qu*ayec les terrains tertiaires, à )*époque qui nous a précédés sur la terre.
Ces quelques genres de mollusques terrestres parus tardivement à la surface du globe ont-ils des organes de respiration plus parfaits que les autres animaux qui se sont montrés avec la première animalisation?
L'organisation des cydostoma est identique à celle des gastéropodes peciinibranches. JjQS hélices ou limaçons ne diffèrent également que très-peu, sous ce rapport, des gastéropodes marins, et dans aucun cas, ne sont plus parfaits que les autres mollusques. Il en résulte que ce serait, dans une série d*étres déjà très-développée, depuis les premiers âges du monde, une légère modincation des organes de la respiration, mais non pas un periectionnement de ces mômes organes.
^ La seule exception réelle consiste dans TarriYée tardive sur la terre, et seulement à répoquc des terrains tertiaires, des mammifères, les filus parfaits des animaux. Cette exception indépendante du mode de respiration, puisque la respiration par des pou^ mODS existe dès la première grande période de Tanimalisalion, dépend-elle de changements de milieux d'existence, et doit-elle modifier les conclusions relatives aux autres classes d^Mres? C*est ce que nous allons chercher à éolaircir.
Si c*est un changement de milieux d*existence qui a déterminé Tapparition, à ré(>oquedes terrains tertiaires seulement, des mammifères, les plus parfaits des animaux, ce changement a dû influer également sur toutes les autres organisations zoologiques. Quand on jette les yeux sur tous nos tableaux d'ordres séparés, ou même sur notre tal»leau général des orJres, on reconnaît qu à Texception des mammifères, la marr:he des changements et des remplacements successifs des genres à chaque époque géologique, n a pas été plus considérable à la Gn des terrains crétacés qu'aux périodes antérieures. On pourrait donc croire qu'il n'y a pas eu de causes différentes. D'ailleurs, quand on voit que 300 genres ou formes animales de toutes les classes et de tous les modes de respiration, qui existaient dans les terrains c rétacés, se sont continués, avec les mêmes caractères zoologiques, dans les terrains tertiaires où apparaissent les mammifères, il est impossible d'admettre qu'une i)rofonde modiflcation dans les éléments vitaux que contient l'atmosphère, en soit la véritable cause. Cette modification dans les éléments de la vitalité, favorable, en effet, à l'appa-
(802) Nous ne parlons pas , à propos des niaminiféres, des animaux fossiles de Stonesfield , dont on n»î connaii que les mâchoires inférieures ; car, jusqu'il ce qu'on trouve d autres pièces du sque< ietlf», nous les considérons comme des reptiles il Bwchoic ariiuléc par des condvlcs, plutôt qu«
ritioQ des mammifères, aurait é.^alementdà influer sur les caractères organiques de ees iroiM cents formes animales préexistaotes: ce qui n'est pas, puisqu'ils sont restés les mêmes. Comme on ne peut attribuer le retard de Tarrivée, sur la terre, des mammifères et des mollusques terrestres à aueooe cause ptiysique également marquée pour les autres êtres, on doit croire qu'il n'est pis dû h un changement de milieux d'existence, mais qii'il dépend de la même puissance créatrice qui, avant cette époque, sans qu'aor cune autre cause physique puisse être invoquée, avait déjà tant de fois repeuplé les mers et les continents de ses nombreux ini* maux.
Nous croyons encore que, dans aucun cas, l'apparition tardive, sur la terre, des mammifères et des mollusques pulmonéSi ne peut modifier les conclusions générale» relatives à 18 classes sur 19. En conséquencci nos conclusions définitives sont les suivantes :
1* Si le perfectionnement pr(^ressif existait, ou devrait trouver tous les animaoi sans organe spécial de respiration, avec les premiers âges du monde, et les autres devraient paraître successivement, suivant leur degré de perfection ; mais, au contraire, tous les modes différents de respiration a^ rivant à la fois sur la terre, on en doit conclure que ce perfectionnement progressif n'existe pas.
2* Que nous comparions entre elles les périodes croissantes ou décroissantes de développement de formes zoologiques; qne nous comparions l'instant d'apparition des ordres d'animaux à la perfection de leurs organes; ou que nous prenions pour base de nos recherches comparatives les déductions physiologiques tirées du mode de respiration des animaux, nous arrivons toujours aux mêmes résultats négatifs, relativement au perfectionnement successif des êtres dans les Ages du monde. Nous devons donc accepter ces résultats comme définitifs.
3* Aucune moditication appréciable n'existant dans les organes de la respiration des êtres, depuis les époques les plus anciennes jusqu'à répoque actuelle ; un erand nombre de genres ayant toujours existé avec les mêmes caractères, depuis la première animalisation du globe jusqu'à présent, on doit croire que les éléments vitaux n'ont pas changé, et que les milieux d'existence sont restés les mêmes sur les continents et ûb^ les mers.
k'' Les milieux d'existence étant toujours restés les mêmes, sur les continents et dam les mers, aucun changement de ces roilicuî d'existence na pu« des lors, influer su* l'extinction et sur le renouYellement du
comme de véritables mammifères , entourés qa*it^ sont dans les couches qui les renferment, d'nss^ ments de reptiles scuK*meiit, ei non d'osseinenU * mammifères. Dans tous les cas , si celte oiàcitoif* appartient réellement aux mamniirères, resceptPM roeme dispaMt pour cette classe.
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ET DE PALEONTOLOGIE.
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faunes surccssives, qae nous Tojons se remplacer tant de fois» h la surface du glolie, Jepuis la première animalisation jusqu'à réj'oque actuelledernîère. Conclusion d'une immense |>ortée dans Thistoire chronologique du monde ancien, et des êtres qui Pont peuplé à toutes les époques géologiques.
I V. — DéductioM cUmatologiques tt géo^ graphiques comparées.
Les considérations spéciales dans les-
3uelles nous sommes entré à chaque classe 'animaui, relatifement aux déductions climatolo^ques comparées» et notamment aux mammifères» aux reptiles, aux poissons, aux céphalopodes, aux çastéropixies, aux Jamellitirancnes, aux échmodermes et aux zoophytes, font prévoir quels doivent être les résultats généraux auxquels nous devons arriver. Quand, en eîfet, on scrute tous les faits ;iart*els exposés à ces classes, on arrive i cette conclusion d'une très-haute imfior* tance en géologie : qu aux dernières éjio-
3ues qui nous ont précédés sur la terre, la rance, l'Angleterre, rx\llemagne, l'Italie, la Suisse, rEs|)a^ne, le Portugal, une partie de la Russie, et les mers voisines, nourrissaient une faune tout à fait tropicale et qui ne se rencontre plus aujourd'hui que sous la zone torride ; qu'enfin les zones isothermes actuelles n'existaient pas sur le globe arant notre époque. Pour prouver que ce fait n*est |H)int une exception dans les âges géologiques, au'il n'est point produit par le déplacement oes faunes, comme quelques auteurs l'ont avancé, nous allons rassembler ici brièvement ouelques-uns des faits sur lesquels nous fondons l'affirmation contraire. Parcourons, sous ce rapport, les grandes époques de lanimalisation.
A Vépoque des terrains paléoxotques. Si nous cherchons quelle était la répartition isotherme des êtres d'après les connaissances actuelles, nous trouvons les résultats suivants : Pendant les étages silurien, dévonien et carlioniférien , nous observons les mêmes genres et souvent les mêmes espèces d'animaux dans le^régions chaudes de l'Amérique méridionale, en Venezuela, en Bolivia et des deux côtés du monde.
L'hémisphère austral en montre au cap de Bonne-Espérance , anx ties Malouines, en Tasmanie, ou jusqu'au 53* de^; l'hémîsphère boréal en offre du Mississipi jusqu'au Canada, à Terre-Neuve, et jusqu'au SpitzlM*r^ et au 80* de latitude nord; dans l'Asie Mineure, en Espagne, en France, en Angleterre, en Belgique, en Autriche, en AÏIeina.^ne, et dans la Russie jusqu'k l'Oural. Tf^îe ré,»artition uniforme, sur le globe, des niâmes êtres dans toutes les régions, aussi bien sous la zone torride que près des pôles, fournira la preuve que les lijncs isothermes le cantonnement des êtres Vexistaienl pas jBCore. Il est, de plus, h remarquer que cette faune ainsi répartie est, comparativcRienl à ce que nous voyons aujourd'hui une faune tout à fait tropicale.
A répoqne des terrains jurassiques. Ncm* voyons, pendant les étages sinémurient callovien et oxfordien, des faunes composées ÛQS mêmes genres, et surtout d'un çrand nombre d'espèces identiques, et toujours avec le même caractère tropical, se montrer sur les régions chaudes, dans la province de Cutsch (Indes Orientales), au 9* de latitude non] ; dans la chainedel flimalava, à Copiapo, dans la Cordillère des AnJes, au 25* d& latitude sud. L'hémisphère nord offre les mêmes formes animales en Asie ^iineure,. en Crimée, en £s| agne, en lalie, en France» en Angleterre, en Allemagne et en Russie, depuis Moscou jusiju'au nurd de l'Oural, on de la zone torride jusqu'au 68* de latitude; on voit encore la répartition uniforme à la surface du globe, et aucune ligne isothermene s'y dessine dans la distribution des êtres
Îui tous paraissent avoir dépendu de faunes es régions chaudes.
A repoçue des terrains crétacés. Kous trouvons, durant les étages néocomien, aptien et sénonien, encore les mêmes genres et les esf.èces identiques, toujours avec Taspcct tropical, sous la zone torride et des deux cotés du monde : dans les régions chaudes, à Santa-Fé de Bogota, au 5* de latitude nord, au Pérou, au Mexique, au nord du Chili, à Pondichérv; an 11* de latitude nord; à Java. L'hémisphère sud les montra an port Famine, dans le détroit de Magellan, à la Conception du Chili. L'hémisphère non! les offre en Amérique, du Texas et de la province d'Alabama jusqu'au New- Jersey ; en Afrique; dans l'Asie Mineure; en Euro-
fe, en Espagne, en Portugal, en Italie, en rance, en Angleterre, en Allemagne et en liussie, jusqu'au 56* de latitude nord. Les résulats que présentent les terrains crétacés sont donc les mêmes que pour les terrains précédents.
A Vépoque de terrains tertiaires. On voit* dans les étages suesM>nien, parisien, falanien et sul)apennin, les mêmes genres d'animaux terrestres et marins, et des espèces identiques composant des faunes tropicales bien caractérisées, sous la zone torride et des deux côtés du monde. Sous la zone torride, on les rencontre dans les cavernes du Brésil, à Payta (Pérou) sous la ligne ; dans la province de Cutsch (Indes Orientales), dans l'Himalaya. L'hémisphère austral les montre dansiez pampas de Buenos-Ayres, en Patagonie, au Chili, etc. L'hémisphère l)oréal en offre aux États-Unis, del'Alabama jusqu'au banc de Terre-Neuve; en Afrique, en Asie; en Europe, depuis l'Espagne j^usqu'en Russie. Nous trouverions donc ici la même ré;tartition indépendante des lignes isothermes actuelles que nous avons établies aux éléments zoologiques, et des faunes toujours tropicales jusque dans l'étage suba|)ennin de l'Astezan qui nous a précédés sur la terre.
Depuis le commencement du monde animé jusqu'aux derniers étapes des terra. ns lorliaires, on voit qu'il a toujours exista, à la surface de la terri^, une répartition uni-
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