‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 159 sur 216 · FUT · texte numérisé non relu

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forme des êtres tout k iait îiiclépondantc des lignes isothermes actuclîcs, et qur ces dires rej)résentaicDl toujours la faune Iropirale la mieux car(!tér!sée. Qutiuil, p<ir exemple, tous les genres d^nniinaux nuirins propres aujrtuni'liui spécialement à la zone lorridc, se reoronlrent (Kins les élnj^es tertiaires à Paris, à Londres, en Touraine, è Vienne, h Turin, dans TAsteziin, a Ca^sel, etc., etc., jusi|u*au 52' de latilutie, on est forcé de conclure que, lors(pie CCS founes tropicales nui* rinos existaient en Europe, ces dill'érents jujinls jouis>aicnt d'une température égale a la leiopérature actuelle de la zone tropicale.

Nous avons d*al)ord parlé avec intention des animaux marins seulement, atin de répondre à une hy|)oiliù.se qui exptiauerait la lirésence, dans lesmers anciennes d*£urope, des anin^aux marins des régions tropicales, par rinllucncc de courants d'eau chaude, analogues i^ ceux d eau froide que nous avons signalés sur les cotes du Pérou. Nous ne pouvons, en aucune manière, partager cette o|)inion, parce que les courants n'ont qu'une action partielle, reslreinle, et jamais générale, tandis que nous voyons se succéder régulièrement, en Europe, dans quatre étai|es &u)icrposés, lesmètnes faunes tropicales; :e qui prouve une action continue et non pas exceptionnelle. Daiileurs une preuve sans ré|)li<|ue nous reste : Les courants u'eau chaude ou froide peuvent niodilior la faune marine, mais n ont aucune action sur les faunes terrestres voisines et contemporaines où le soleil exerce partout son action naturelle. Nous avons reconnu ce fait au Pérou (hins toute sa vérité. Quelle était la faune terrestre contemporaine* en Europe, des terrains tertiaires dé|K)sés dans les mers voisines? Elle nous montrait, en même temps <pie ces genres marins des régions chaudes, sur les continents « des singes, des éléphants, des girafes, des hippopotames, des tapirs, circonscrits aujourd*hui dans les ré« gions tropicales, avec beaucoup d'êtres perdus, que leurs caractères zoologiques pla* cent a côté de ceux-ci, comme les mastodontes, les paiéotliérlum, les énoplolliérium, etc. on peut en conclure, (pie les êtres marins des régions chaudes des mers tertiaires d'Euro|>e sont bien avec les êtres terrestres de ces mêmes régions chaudes, qui com- ]ilèteiit partout les faunes tropicales. Ainsi nul tioule c|ue, jusqu'au dernier étage (|ui nous a précédés h la surface du globe, Tinlluence de la latitude n'ait eu qu'une action très-limitée et insensible sur la ré|»artitir»n isotherme des faunes marines et terrestres.

En résumé, des faits (pii précèdent on peut tjrer trois conclusions inqïortanles, relatives à la géologie et à la marche de l'animalisation dans les ilges du pionde :

1* Comme à toutes les époques géologi* ques, des êtres identitptes de formes, appartenant à une même fauYie s|)éciale, couvraient h la fois les rcgidus tropicales, les régions froides et tempén'es des deux héluisphères, on a la certitude «pie ces faunes

successives spéciales à chaqua t^e, en {«r* ticulier, étaient générales* sur le ^lobe; qu'elles y ont formé autant d*époqucs diS' tinctes; qu'elles ne sont pas, ainsi font cru quelques théoriciens, le priiduit d'an déplacement successif des animaux qui les conqK)sent , au fur et à mesure de rabaissement de la lenmérature; et enlin, qu'il d'; a pas eu non j dus des centres de cr<^atioDs l^rliculiers, qui se seraient déplacés d'une région à l'autre.

2* Comme nous voyons, depuis le coomencement du monde jusqu'au dernier étage tertiaire, se succéder, régulièrement et partout, des faunes toujours propres aux régions chaudes, dans les mers et sur les continents, il est impossible d'attribuer i faction de la tenqiéralurc aucun des nombreux changements successifs des iaunes qui ont existé dans les âges du globe.

3* Comme i toutes les époc^uesdu inonde des faunes îles régions chaudes se sont succédé régulièrement, sur les régions tropicales et sur les régions tempérées etfroides, jus(|u'à l'étaj^e suliapennin, le dernier des terrains tertiaires, on doit attribuer cette neutralisation de rinlluence des lignes isothermes h la chaleur propre à la terre qui aurait maintenu spn intluence sur nuire sol européen jusqu'à cette é|K)quc. Les lignes isothermes si tranchées, qui cantonnent aujourd'hui sur la terre, les êtres par zones de température, n'auraient donc commencé à se tracer qu*avec la faune actuelle, et seraient toujours les mêmes depuis la dernière création contemporaine de rnomme.

Déductions géographiques comparée». -^ Après tout ce que nous avons dit, aux différentes classes d'animaux terrestres, tels que les mammifères, les reptiles, et aux ilinérentes classes d'animaux marins, tels que les poissons, les céphalopodes, les gastcro|K)* des, les lamellibranches, etc., il ne nous reste plus qu'à nous résumer sur la dislribtttion géographique des temps passés, coci* fiarée avec la distribution géotçraphique actuelle des êtres sur la terre et dans les mers. Les résultats climatologiques obtenus font encore prévoir ceux que^fieut nous donner la distrdmtion géographique ancienne, car ils dépendent presque des mêmes causes ^'cnérales. Les animaux terrestres nous montrent, dans les dernières époques qui nous ont précédés sur la terre, comme dans les plus anciennes, une ré] arlilion géograjtliiquc tout à fait diirérentc de la répartition actuelle. On voit, en eiïet,dcs tatous, des didelphes, des crotales, dos alligators fossiirs en Europe, quand Us ne vivent aujourd'liu» qu'en Amérnpie; des chevaux, des clia* meaux fossiles en Amc'Ticpie, quand ih n'ont vécu aujourd'hui, originairenienl,!l«o dans l'ancien monde. Les animaux nuiriiis ilans tous leurs détails, nous niontrcnldcs résultats identiques. Nous vovoiis au M^nte* \Uik';\ en Italie, en France, Vu Angleterre, un grand n«nnbre de çenres de |K)i^<sons propres aujtniririuii seulement aux mers de l'Inde et de TAmérique. Nous trouvons ea

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