PL
Europe des nautiius^ des harpa, des irigoma, etc.» etc., tandis que ces genres sont si»éciaux au grand Océan. De tous les faits connus, on doit conclure que la répartiûun géographique des êtres fossiles, dans tous les â^esîiu monde, n*a, pour ainsi dire, aucun rà|t|H>rt avec la distribution géographique a lucllc ; qu'elle (Niraît avoir proM|ue toujours eu une comfik*te indé|)endance.
PIERRES PRÉCIEUSES. Voy. Vlniroduetion.
PLACOIDIENS. Voff. Poisso!«5.
PLANETES. — Nous avons vu h rarlicle CoDEFROY quelles sont les iilécs théoriques ftf» ce savant sur Tétai |irtniitif de la matière. Tout ce que Tunivers renferme de matière, fiiniiait à fori^ine une même masse nébu- Jairc ou gazéiforme d'une étendue telle qu'aucun calcul ne saurait nous en donner une idée. De cette prodigieuse masse, se détachent «les masses secondaires sans nomlire, qui s'en vont constituer des mondes et des systèmes de mondes dans Tesiiace sans ironies. Ces masses ainsi détachées se mettent à tourner, el, (lar PefTet du mouvement de rotation, elles aiiandonnenl successivement des anneaui qui se transforment en planètes, et des planètes jaillissent ensuite «les anneaux nui deviennent des satellites. <rcstatt ibnd la théorie cosraogonique de Laptace, théorie que nous avons déjà lait connaître et que nous avons réfutée au mol Laplace. m. Godefroy modifie, corrige, bt^ range, selon qu'il lui convient, Thypolbèse du célèbre géomètre, el finit par en faire un système aussi bizarre que téméraire. Il n'y aurait pas lieu de s'occuper de ce roman, si fauteur ne cherchait pas à appuyer ses rêves sur le texte de la Getkise. Voici da reste comment lauleur développe ses idées.
c Le vaste globe de la matière constitutive de tout notre système planétaire tournait sur lui-même, en vertu de l'impulsion pri* mitive communiquée à la matière du <!iel et deJa terre par le Créateur universel. La force d'impulsion demeurant oonslanle, le volume de ce f^lobe ne pouvait diminuer, cette sphère immense ne pouvait se contracter, sans qnW en résultât une augmentation, une accélération dans la vitesse de rotation. Ce|iendant les molécules situées dans le plan de Téquateur acquéraient une force centrifuge d'autant plus grande que ce mouvement de rotation devenait plus rapide; et, quand celle nouvelle force fut enfin supérieure à leur poids ou à la force de gravité, ces particules durent se détacher de la masse moléculaire originelle, pour former successivement dans le plan de son équateur des anneaux ou i\es zones de vapeurs distinctes et sé^jarées. Mais bientôt les particules de cha* que anneau, se condensant et s'a^^Iomérant sous Tinfluence de la force attractive autour d'un centre commun, formèrent une nou- Telle masse de vapeurs, ou un nouveau sphé^
(803) £jiM». au $9$tème du mtmde, p. it 1 414. (ftei) .Naiur;un vciti appellû tegem oiiinipoli>tiUs.
roide animé d'un mouvement de rotation^ qui engendra une nouvelle force centrifuge» pour produire, dans certaines circonstances, d'autres anneaux et d'autres globes A l'état de vapeurs.
c c*est ce qui résulte des principes de la mécanique rationnelle; et c'est ainsi que, dans rbypotbèse de M. Laplace, nous voyons l'atmosjiLère du soleil aitandonner, en se refroidissant, les molécules situées k ses limites successives produites par l'accroisse^ ment de la rotation du soleil ; et ces molécules former, par leur condensation et leur attraction mutuelle, d'abord divers anneaux concentriques de vapeurs circulant autour de cet astre, et ensuite des planètes à l'état de vapeurs, animés d'un mouvement de rotation dirigédans le sens de leur révolution; et enfin un refroidissement ultérieur produire, le plus souvent, aux diverses limites de latmosphère de chaque planète, des phénomènes semblables, c'eswà-dire des anneaux, puis des satellites circulant autour de son centre, dans le sens de son mouvement de rotation, et tournant dans le même sens sur eux-mêmes.
« De \hf Ui phénomèneê singuliers du peu d excentricité des wbes des planêies ei de leurs satellites^ du peu d'incRnaison de ces orbes à Véquateur solaire^ et de Videntité du sens des mouvements de rotation et de rico* luiion de tous ces corps, avec celui de la rotc^ iion du soleil (803).
« Cette mystérieuse rotation dn soleil, ou
ËutAl la rotation originelle de la masse mocolaire de tout le svstème planéto-solaire, devient de la sorte la plus vive expression de la pensée du souverain Législateur.
« L'Etre infiniment parfait qui venait de créer les éléments de la matière, l'étemel géomètre qui venait d'imprimer un mouvement giratoire à la matière constitutive des divers systèmes célestes , ne signale | lus son intervendon divine par des moyens surnaturels. Pour parvenir à ses fins, il n*a besoin que de laisser un libre cours aux agents naturels qu'il vient de mettre en action par sa volonté toute-puissante. An^si, Tadmirable disposition de Tunivers, ou la formation de tous les corps qui le composent, n'est plus, pour l'historien inspiré, que Tex^ulion des lois immuables établies |>ar le Créateur au premier instant de la nature (80i).
« Nous aurons bientôt occa5ion de revenir sur cc*tte observation importante. Nous ne devons nous occuper ici que de la condensation effectuée au milieu des eaux do rabtme universel de la création, et des ph6» nomènes généraux et particuliers mi eu résultent; car n'oublions pas que c est 1^ complément de Tœuvre du second jour de la création que nous examinons, c'estià-dire l'opéràlion par laquelle la matière de notre système, déjà détachée, séparée de la masse
Siipremique paH-is, i|iiaiii |wîma ah oriftîna CiMcli« ÎMKigMil riilMis. [aiVKii
(Uarcct Paiimiene, Zmiw. de (a vit g 1. h.;
lloS