‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 17 sur 216 · BRA · texte numérisé non relu

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de M direclion rectiligne le rayon lumineux d*ane étoile placée derrière le centre même du noyau, dont la densité est inappréciable et dont le Yolume n*est moyennement que le cent millième de celui de la terre ou du corps choqué. Or, peut-on soumettre à Tanalyse l'effet d'une pareille collision, et si la décomposition des forces peut être appréciée, n'est-elle pas beaucoup plus compliquée que Tanteur ne le suppose ? D'un autre côté, est-il bien certain qu'un choc susceptible de déplacer l'axe de rotation, même d*une très-petite quantité, n'aurait pas été capable, surtout à une certaine époque, de hnser la coque extérieure, en mille morceaux et de disperser dans l'espace le fluide intérieur? Comment concevoiraue, sur quatorze chocs qui auraient eu la jouissance de déplacer 1 axe, pas un seul n*eût amené ce résultat?

Un déplacement de Taxe entraînant un changement dans la forme du sphéroïde , par quel merveilleux hasard la forme statique actuelle, après les quatorze révolutions supposées, >e troure-t-elle être exactement celle que devait avoir la terre lors de son premier refroidissement? Or, ce qui revient au même, comment le dernier cnoc qui l'a

fdacée comme nous la voyons, et alors que a croûte avait à très-peu près l'épaisseur qu'elle a aujourd'hui, aurait-il pu produire une dépression polaire précisément é^ale i celle qu'avait la terre encore à l'état fluide? Ce résultat, qui se concevrait peut-être pour les premiers moments de la solidification de l'e^ f eloppe externe, ne se conçoit plus à l'époque du dernier choc invoqué.

Terminons par un mot sur la probabilité da dioc lui-même. Un seul cas s est encore

{présenté d'une comète coupant le plan de 'écliptique très-près de l'orbite de la terre : c'est celui de la comète de Biéla, petit astre i courte période, sans queue, sans apparence de noyau solide, et qui décrit, en six ans trois quarts, une ellipse peu excentrique. On évalue, à la vérité, à six ou sept cents, le nombre des comètes constatées par des documents plus ou moins authentiques ; niais il n'y en a pière que cent cinquante dont les orbites aient été calculées. Quant à leur influence perturbatrice, on sait qu elle esc très-faible et en rapport avec leur petit volume et leur densité, plus faible encore. Ainsi, la comète qui, en 1767 et 1770, traversa le système des satellites de Jupiter, n^occasionna pas la moindre perturbation dans les mouvements bien connus de ces petits astres.

M. Bouchepom nous semble donc s'être exagéré les effets mécaniques de la rencontre de notre globe avec une comète. La périodicité qu'il admet dans ces phénomènes et dans la similitude de leurs résultats constituerait une sorte de fatalité dont nous ne Toyons pas d'exemples dans les mouvements des corps célestes.

BOUGUER, ses idées sur la constitution du soleil réfutées par M. Godefroy.— Yoy. Soleil.

BOYLE. Yoy. Géologis.

BRACHIOPODES, classe de mollusques.— Ainsi que les lamellibranches ( F. ce mot), les mollusques brachiopodes manquent oe tête, des organes de la vision et de ceux de l'audition. Libres en effet, ou fixées soit par un muscle extérieur soit par leur coquille même, leurs espèces ne peuvent en aucune manière changer de place.

Lorsque l'animal est libre, tous les muscles sont à l'intérieur de la coquille ; lorsqu'il est fixe, il sort, par une ouverture de la coquille, unfaisceau de muscles au moyen duquel l'animal adhère aux corps sous-marins. Ces muscles extérieurs saillent sur des points différents, suivant les modifications de forme des coquilles, et constituent ou non un pé« dicule court ou allongé. La présence ou l'absence des muscles extérieurs sert de limite entre les animaux libres et les animaux fixes ; et, dès lors, elle influe sur la station normale des êtres.

La coquille des brachiopodes, que, d'après la perforation, nous considérons comme une partie intégrante de l'animal, se divise toujours, qu'elle soit ou non symétriaue, en deux valves inégales : l'une plus longue, fixe ou libre, ou percée par le muscle, toujours plus grande ; l'autre jamais percée , operculiforme ou plus ou moins bombée.

On voit, chez les brachiopodes, qu'ils oilt été créés principalement à deux époques distinctes : dans les terrains paléozoïques et crétacés; tandis qu'ailleurs ils n'ont montré que quelques genres isolés. Ils n'ont pas, non plus, montré une progression croissante; mais, au contraire, une progression décroissante des époques les plus anciennes aux plus modernes.

Les brachiopodes brachidés^ dont dépendent la térébralulej les spirifer, se sont montrés avec la première animalisation du globe et atteignent le maximum de leur développement numérique de genres avec l'étage devonien, le second du monde animé. Ils offrent 25 genres dans les terrains paléozoïques; 7 dans les terrains triasiques; 7 dans les terrains jurassiques ; 10 dans les terrains crétacés; 6 dans les terrains tertiaires; et de tous les genres connus, on ne retrouve plus, à l'époque actuelle, que 7 genres, pour représenter l'ensemble si nombreux des temps les plus anciens ; ainsi, sans aucun doute, depuis les terrains paléozoïques, les brachiopodes brachidés sont en une constante période décroissante dans le développement de leurs formes génériques.

\j&& brachiopodeê cirrhidés, dont dépendent la /Wc»d/e, Yhippuritt, beaucoup moins parfaits que les brachidés, manquent complètement dans les terrains paléozoïques et triasiques ; ils montrent un genre dans les terrains jurassiques ; 9 genres, ou le maximum de développement dans Us terrains crétacés; 2 dans les terrains tertiaires, et le même nombre existe dans les mers actuelles. Ici, bien que les genres aient paru beaucoup plus tard que chez les bracnidés, ils ont

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