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DICTIONNAIIIE DE COSMOGONIE
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originelle, eslilivisée cl séparée elle-même en amastlistincts Suivons notre guide dans le développement de sa 'théorie.
« Si toutes les molécuies ffun anneau de vmpeurs continuaient de se condenser sans se désunir^ elles formeraient à la longue un an^ neau liquide ou solide. Mais la régularité que cette formation exige dans toutes les parties de l'anneau et dans leur refroidissement ^ a dâ rendre ce phénomène extrêmement rare. Aussi te système solaire nen offre-t^il qu'un seul exemple^ celui des anneaux de Saturne. Pres^ que toujours chaque anneau de vapeurs a dâ se rompre en plusieurs masses^ qui^ mues arec des vitesses très-peu différentes , ont continué de circuler à la même distance autour du soleil. Ces masses ont dâ prendre une forme sphéroidiqucy avec un mouvement de rotation dirigé dlans le sens de leur révolution , pui«que leurs molécules inférieures avaient moins de vitesse réelle que les supérieures; elles ont donc formé autant de planètes à Vélat de va^ peurs. Mais si Tune d'elles a été assez puissanté pour réunir successivement par son aftraction toutes les autres autour de son centre^ Fanneau de vapeurs aura été ainsi transformé dans une seule masse sphéroldique de vapeurs^ circulant autour du soleil^ avec une rotation dirigée dans le sens de sa révolution. Ce dernier cas a été le plus commun : cependant le système solaire nous offre le premier cas dans les quatre petites planètes qui se meuvent entre Jupiter et Mars (805).
« Appelons les choses par leur véritable nom ; donnons au glol)e central de ce monde primitif et particulier, le nom qui lui con* vient au même titre qu'à tous les autres globes dont il se compose, et qui émanent de ce ^lobe central émané lui-même de labtme universel ; nommons-le aussi masse fluide, masse sphéroïdiquo à Tétat de vapeurs, et Je svmbole géométrique de l'illustre auteur de TExposiiion du système du monde deviendra le véritable commentaire interprétatif de la Genèse. Nous comprendrons alors le sens de ces paroles mémorables : ^e la condensation se faue ou centre j et quen se faisant elledivise les eaux de Vahimepourcons^ tituer le cie/(806). Alors aussi nous comprendrons pourquoi la terre n'est point nommée dans cette préparation des deux. Nous comprendrons que ces eaux constituées en firmament au-dessous, ne composant encore qu'un tout absolument semblable aux autres abîmes sortis de l'abime unique du premier jour et maintenant distribués en abîmes sphériques , nous comprendrons que ces eaux constitutives de la terre, que celte masse sphéroïdique de vapeurs ne pouvait encore être nominativement distinguée des autres masses spbéroïdiques de vapeurs préparées pour les deux.
« Or, ce correctif nécessaire pour faire con-
(805) Expos, du ty sterne du monde ^ p. 413.
(806) Nous doutons 'fort que le Iccleur puisse jamais deviner que cette citation soit la traduction du siiième verset du premier chapitre de la Genèse : iHxit ^uoque ùeus : Fiat firmamenîum in medio aquarum^ et dhidut aquêê ub sqtiis. Voilà à quel
corder le texte du philosophe géomètre aree celui de l'historien inspiré, n est |)as nmim rigoureusement indispensal>le pour la con* co'rdance de ce symbole géométrique avec les données acquises sur la nature intime ei la constitution physique du soleil.
c Puisqu'il résulte des hantes nianifesulions de la science que la constitution pbvsique du soleil n'est pas différente de HIe des nébuleuses planétaires ; que sa lomière est toute superficielle comme celle des n^ bulouses ; qu'elle a son siège à lasurfacenlérieure de sou atmosphère ; qu'une aloiosphërc aérienne s'interpose entre l'enveloppa lumineuse que nous voyons et le globe cpa* que du soleiU et que le soleil n'a loiut d'atmosphère au delà de cette envelo)i|)e taciineuse, il est manifesté, par cela même, qae le soleil n'a point commencé par être on noyau brillant qui se serait accru successivement iiar la condensation de son atioosphère. Il est clairemenl manifesté encore que les phénomènes de la condensation m zones de va))curs abandonnées far notre oébuleuse planétaire, ne se sont i)oint opôré) aux extrêmes limites de cette nébuleuse {^ nétaire,ou si l'on veut aux extrêmes limites rie ratniosphèrc du soleil. C est-à-dire qall est clairement manifesté que tous les corps planétaires ont pris naissance aux limita successives d'une masse centrale plus os moins condensée , mais déjà environna d'une atmosphère circonscrite elle-même ptr une enveloppe lumineuse.
« Sans doute les couches atmosphérù[Ha doivent prendre^ à la longue, un même mo»vement angulaire de rotation , commiÊn ss corps quelles environnent /807). Mais ieflake atmosmiérique cstémineuiment dilatable, e( cette (iilatation, ainsi qu*ll résulte des eip^'riences de M. Gay-Lussac, est eiactemeot proportionnelle à la température. Or, on mçoitque sous l'empire des circonstances qui ont accom|)açné la formation de tout le système planétaire, la dilatation de son atmosphère primitive devait être énorme, et son degré de raréfaction presque indéfini. Ob conçoit dès lors que ce fluide atmosphérique qui pouvait être plusieurs milliers de fois plus rare que l'air que nous res|)irons, a dû n'opposer qu'une résistance insensible au mouvement de rotation de la masse centrale El par conséquent on conçoit que cette <(niosphère primitive, précisément à cause de son extrême rareté, ne pouvait atteindre i l< rapidité du mouvement de rotation de \a masse centrale, alors que l'accroisseffleoi incessant de ce mouvement, dâ à une condensation toujours plus intense, faisaildc* tacher de celte masse centrale, danslef|l<s de son équateur, les molécules constitutive) des masses planétaires.
« On va nous objecter avec M. LipI^
point ce cosnao^onîslc audacieux bouiererse \f^^ qu^it a la prétention de concilier avec la sitience. Apr> cela il déroule une série de nous eomprendroKs ef ^' on conçoit^ là <*ti Ton ne comprend et ow Ton nec»" çoifdue de laborieuses chimères, {ita. («k Sr.-Ci* (807) Espos. du syst. du monde , p. à>d
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ET DE i'ALEONTOLOGIE.
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rpie, $i Itt planêies avaient p/néir/ profondemrnl dan$ cette atmosphère^ $a ré$i$tance les aurait fait tomber sur te soteit, ou pour bien i;ire, ^ur la masse centrale du système.
« Mais, quand nous disons que les planètes ont pris naissance aux runitcs successives fie !a masse centrale» ou de la partie la plus ronJensable de la masse moléculaire de tout le système planéto-solairo , nous n'entendons parler que de la formation des zones de matière abandonnées par celte masse centrale , aussitôt qu'elic eut été animée d^un mouvement de rotation, lani que ces zones furent profondément engagées dans Sa nébulosité ou dans Tatmosphèrc de celte masse génératrice, elles n'ont pas c^ssé de composer autant d*anneaux concentriques circulant autour du centre commun de ^ra- Tîté. La résistance que cette atmosphère leur o.>|)Osait allait sans cesse en diminuant, à mesure que son mouvement, accéléré |)ar rette même résistante, approchait davantaj^e de la vitesse de ces zones condensées. Ce ne fut que lorsque les couches les plus coinj^rimées de cette atmosphère se furent rapprochées du centre de gravité, par la contraction toujours croissante de la masse centrale, et lorsque leurs couches suiierposées eurent acquis un mouvement angulaire de rotation moins dilférent de celui de ces zones abaniJonoées, que les phénomènes de Pattraction et du frottement mutuel des molécules de rhar|ue anneau déterminèrent, pour chacun ifeux, la forme sphéroidique, et un nouveau mouvement de rotation dans le sens du mcu- Tcmrnt de translation (808).
« Qu'on ne nous oppiose pas que touio ou presque toute ralniosphère lie la niasse génératrice, en vertu de sa iorce centrifii^o arquise, a dû continuer de circulera la mèuie distance du centre commun de gravité, ^^\\s jriniais s'en rapprocher; car il ne s'agit ici que de la partie de cette atmosphère comprise dans le plan de l'équateur de cette masse génératrice. Toutes les autres parties |>lacées sur les |)arallèies à cet équalcur n'ont pas cessé d'apiiartenir au corps central, pl sont venues ainsi former }«Ius tard î'atniosphère intermédiaire du soleil : nous disons l'atmosphère intermédiaire entre le «îorps solaire et l'enveloppe lumineuse de sa surface; de même que la portion de cette atmosphère comprise dans le plan de cet équateur a composé les atmosphères des planètes, et sans doute aussi, mais en dernier lieu, cette zone atmosphéri(|ue à laquelle les astronomes donnent le nom de lumière zodiacale.
« Après cela nous demeurons d'accord que les globes planétaires, avec leurs atmosplières acquises, ne se sont pas formés dans un rideparfait ; nous demeurons d'accord gu'iminédiatement après son organisation détini tîve, chacun de ces globes, chacun d'eux successivement, opérait encore ses révolu-
(808) Voyez ao mot Laplace la réfutation de a's ■cienfiffnues biHevesces. (Jéii. (de St-Cl.))
(809) Eo vérité. Monsieur Godefror, cet aveu dt
luttons dans les régions supérieures de l'atmosphère de la masse centrale, les particules atmosphériques de ces régions supéiicurcs n'ayant pas encore acquis un mouvement parfaitement é^.al à celui de la planète, ou parfaitement é^al à leur pesanteur.
c A cet égard nous [lourrions faire observer que le fluide atmosphérique devient d'autant plus rare qu'il est jdus élevé au-* dessus du corns qu'il environne, puisque « d après la loi ae Mariotte, il se dilate dans le rapport inverse du poids dont il est cLargé» et par conséquent que ces dernières couches de l'atmosphère nrimitive n'ont pu opposer qu'une 1res -faible résistance aux planètes qui les traversaient. Mais, en supposant que Ja marche des planètes ait été tant soit |ieu entravée par la présence de ces dernières couches atmosphériques, ne peut-on |as dire que c'est à cette cause qu'il faut attribuer rexceutricité de leurs orbites et toutes les déviations de leurs mouvements ? Ces globes auront d'abord décrit des spirales, en se ra^iprochant du centre commun d'attraction, jusqu'à ce qu'une accélération prédominante dans les mouvements de ces dernières couches, eût établi entre leurs mouvements et le mouvement de la planète une égalité rigoureuse.
« Quoi qu'il en soit, ce que nous sommes obligé d'admettre ici pour la concordance de la théorie scientifique avec la révélation, est positivement et formellement reconnu et avoué par M. Laplace lui-même (809).
« Dans notre hypothèse^ dit-il, les satellites de Jupiter^ immédiatement après leur forma^ tion^ ne se sont point mus dans un ride parfait : les molécules les moins condensables des atmosfthères primitives du soleil et de la planète^ formaient alors un milieu rare dont la résistance différente pour chacun de ce$ astres^ a pu approcher peu à peu leurs moyeng mouvements^ etc. (810).
« Puisque ces satellites, après leur formation, éiaienl encore engagés dans les molécules les plus rares ou les moins condensaides de l'atmosphère primitive delà masse ori.^inelle, leur formation s'est donc effectuée au milieu des molécules encore plus condecsabks de cette atmosphère ; et par conséquent leur planète centrale s'était mue elle-même; et elle-même avait été formée hM milieu de molécules beaucoup plus condensables encore, puisque sa formation, sa formation à l'état de vapeurs, est nécessairement antérieure à celle de ses satellites. On comprend que ce oue nous disons ici de la planète de Jupiter s applique à toutes les autres planètes de notre système.
c Après un témoignage aussi précis ec aussi formel, nous ne voulons plus produire, peur constater que dans l'origine les planètes opéraient leurs révolutions dans les régions supérieures de l'atmosphère primitive du système solaire , nous ne voulons
If. Lipincc csi bien heureux pour la rcvcialion. (Jfji. (i»E St.-Ci..) (8IOj Fjcpotiiion du âif*t. du monde ^ p. 4tS.
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DICTIONNAIHE DK COSMOCOME
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plus produire que ta louto-puissanlc /lulorilo (tu fait astronomique présenlé, dans un autre bul, par le savant {géomètre qui devient encore ici notre garant el notre caution.^
« Si dans les zones abandonnén par Vatmosphêre du soleil il s* est trouvé de$ molécu^ ieê trop volatiles pour s'unir entre elles ou aux planètes^ elles doivent^ en continuant de circuler autour de cet astre^ offrir toutes les apparences de la lumière zodiacale^ sans opposer de résistance sensible aux divers corps du sf/stime planétaire^ soit à cause de leur extrême rareté^ soit parce que leur mouvement est à fort peu près le même (fue celui des pianètes qu'elles rencontrent (811).
« Telle serait d'après M. Laplace, et telle est très-probablement la cause jusqu'après êent ignorée de la lumière zodiacale qui parait s'étendre au delà même de rorbe terrestre {S\2),
«Mais, si les planètes ont été formr^os aux limites successives de ralmosphère du soleil par la condonsalion des cioléculcs
2u*elle abandonnait dans le plan de son :|ualeur, il est impossible de concevoir que d'autres molécules abandonnées par celle même alraosplière dans les m^jraes espaces
RIanétaireSt et par cons(»(|uent , dans cette vpothèse, au temps de la formation de c(îs planètes, aient pu ne pas s'unir entre elles ou aux planètes, aux planètes formées, toujours dans cette même hypotbèse, de moleeules népcssairemenl toutes semblables, de molécules pareillement abandoiniées aux extrêmes limites de cette atmosphère du soleil. Or ce pliénomènc, inexplicable dans la théorie de M. J-aj)laee, résulte naturi'liemcnt de notre exposition.
« Danscette expositionque nous déduisons du contexte génésiaqne, ce fluide zodiacal û'a pu être abandonné par l'atmosphère dn la masse originelle ou constitutive de tout le s^rstème plauélo-solairo, rpfaprès la formiition des planètes, c'est-à-dire lorsque les couches supérieures de celte atmosphère ou que les parties les moins condeiisables de noire nébuleuse eurent acquis, h leur tour, une force centrifuije é^ale h leur pesanteur. Jusque-là, les molécules atmosphériques^ les molécules situées dans le plan de Téqualenr universel, se rapprochant sans cesse du centre commun d'attraction, venaient fournir les éléments nécessaires à la formation {\qs atmosphères de ces planètes, pendant que les molécules de même nature placées sur les parallèles à cet équateur universel, continuaient à se rapprocher du centre d'attraction, et entraient ainsi, comme éléments derniers, dans la comjMjsition de l'atmosphère du globe central ou du corps solaire.
«Sans doute, dans l'origine, la chaleur indispensable pour l'existence à Tétat de nébulosité diffuse de toutes les parties de Id matière, n'admettait la possibilité d'aueune combinaison chimique entre les molécules. Ces molé»mles prinionliales existaient toutes mélangées et à l'éLal simple^ suivant
{S!l) Ex;*(n. du sjist, du moiidCy p. 4irî, 41 G,
l'acception scientiûque du mot. Hais tel nY^
taitplus, le deuxième jour, l'état de la maièrf de J univers solaire. Un premier dégagement de calorique dans la masse constiluiive avaii détermine la condensation des vapeurs a|r parlenant aux corps les plus réfra.taires,! ceux qui exigent ta plus grande quanliiéde calorique pour rester à l'état simple. Nntv sairement celte condensation s'était oftérév, et la condensation continuait à s'opérer, iq centre de la sphère originelle, tant en uriu du rayonnement unitornic, qu'en vtriu de la gravité et de la compressihilitéqui, nécessairement encore , appelaioni vers k centre les vapeurs les plus denses et les | lus eondensables.
« Or, cette condensation dut amener lus resserrements indi(}ués et rabandonncmcni successif des zones génératrices tles jjIinètes, longtemps avant que leau elles autres substances com])arativenient Irè.^-vDiatiles eussent pu perdre la moindre (|udiUic du calorique dont elfes ont besoin pour ^ maintenir à l'état de fluide élasiii|ue. Endfet, I immense quantité de calorique {irh ddite par la condensation de la r>asse (ro traie et des zones .ijjandon nées, celte ijiiniruv
?uantité de calorique qui se répauilml im atmosphère, ne faisait que ddaier iJavAntage ses fluides constituants, et ce ne Lî qu'après l'entière comlensalion ile ces zones abandonnées, que cette atmosphère (primitive put se dépouiller de ses iluidcs l^s^^!u^ Yolatdes, au fur el à mesure que celte meiii' atmosphère venait fournir les élémcnls nécessaires à la formation desatmosphèi*cs>]cï planètes et du soleil, d'abord à la forniaii^ des atmosphères des planètes, el ensuid* ï la formation de l'atmosphère du globe central.
« Nous disons donc que la présenc-e, dans les espaces planétaires, de ces bandes oc courants do(it la direction est précisêimnl celle de Téquateur solaire, est une preute toujo'jrs subsistante que ce résidu aloiosphérinue, si improprement nommé lumière zodiacale, n'a été abandonné par l'atmosphèic primitive de notre nébuleuse, qu'aprè la formation dos planèles,
« Alors on con(;oil cjue ces anneaux concentriques, aninjés, à leur entrée dansiez espaces pïanélaires, de vilc^^ses éj^alcs à celles des planètes, n'ont pu s'unir à c« planètes, ou plutôt à leurs atmosphères.
« On conçoit pareillement dans cette exposition, mais seidement encore dans celle exposition, que ces molécules n'ont pu >'unir entre elles pour former des sphéroidn de révolution; car, si on comprend que iô zones constitutives dos planètes ont dû i« plus souvent se séparer, se rompre en plasieurs masses, el dans tous les cas se 11)1^'' fiiT et se solidifier, on comprend ausM 'ju ' n'a pu en être de même pour des zones M autrement composées, pour des zonci f<> mées de fluides élastiques permanenls, quii par leur nature, tendent à se dilater et i oc-
(8I2)/«(/„p. 13cl27«.