‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 162 sur 216 · FLA · texte numérisé non relu

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ET M PAUmi TeLOCIB,

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caper le plus grand espacé possible; el l'existence de notre atmosphère à une bautenr où sa température est k très-peu près indépendante ae celle du globot explique encore pourquoi ces zones atmosphériques ne se sont point solidifiées.

m Mais, en même temps, on comprend que la substance lumineuse qui enveloppait toute la nébulosité, n'a pu abandonner les régions voisines des espaces planétaires que saccessiTement, en raison des progrès de la concentration ylus ou moins active des couches atmosphériques placées sur les fiarallèles à réqiiateur, toujours poslérieureiiient à la formation des planètes et de leurs atmosphères acquises.

« Le n'est pas ici le lieu d*expliquer rommentil est arrivé que cette enveloppe «iriérale de Falmosphère primitive de notre nébuleuse planétaire, n*a pas également In:ssé de zone lumineuse dans le plan cicson éqtiateur.

« La grande erreur, noqs allions dire t'iintnue erreur de l'illustre auteur delà haute théorie que nous examinons, est davoir

J>lacé le foyer de la lumière au centre du soeil, quand les phénomènes astronomiques et les expériences physiques nous révèlent que la lumière solaire, que le fluide lumineux est tout entier relégué aux extrêmes limites, ou dans les régions les plus élevées de Tatmosphère du soleil ; et* ce qui n*est pas moins décisif, ouand la révélation divine nous apprend que la lumière a e!iListé avant le soleil et avant toutes choses, et que Torganisation de la terre a précédé la formatioRdeFastre régulateur du jour et de la nuit. « A la vérité, M. Laplace semble quelquefois confondre le novau ou te corps central du soleil avec le flufde lumineux qui nous éclaire, de sorte qu*alors dans sa i)ensée, le corps central n'est |ias distingué de son auréole lumineuse, et son atmosphère n'est enrt>re que Textension de cette même en velo:>pe lumineuse. Mais nous savons aujourd*nui que le soleil est un corps obscur et opaque, et qu'un Quide atmosphérique, en tout semblable à Falmosphère des planètes, s'interpose entre ce corps central et obscur, et l'envelopjie lumineuse que nous voyons.

« Il est vrai aussi que dans d*autres circonstances M. Laplace ne donne plus à cette atmosphère solaire, que les propriétés que nous connaissons h notre atmosphère et aux atiDos|rfières des autres planètes. Ainsi il Rous^fit: Un fluide rare^ transparent^ compressible et éfaftique^ qui envir nne un corps en s'appuyani sur lui^ est ce que Von nomme hon atmosphère. Nous concevons autour de chaque corps céleste^ une pareille atmosphère dont r existence vraisembwble pour tous^ est^ ftiativement au soleil et à Jupiler^ indiquée par les observations (813). Et c'est cette atmosphère solaire, semblable à l'atmosphère de Jupiter et aux atmosphères de toutes les autres planètes» c'est cette atmosphère qui

maintenant ne s'étend pas jusqu'^À Porbe de Mercure^ varee que Falmosphère ne peut s'é* teskdre à té^uateur quejusqu*au point où la force centrifuge balance exactement la pesanteur^ c'est cette atmosphère qui a produit toutes lés planètes, en (UHtndonnant succès- ( sirement des zones fluides dans le plan de son équateur. de même que les anneaux de Saturne sont des zones pareilles abandonnés par Falmosphère de celte planète (Sli). Hais ce fluide rare, transparent, compressible et élastique qui environne le corps du soleil en s'appuyant sur lui, et que I on nomino son atmosphère, ne peut rien produire de semblable, d'alM>rd parce que ce fluide est un fluide purement atmosphérique, et ensuite parce que ce fluide ne s'appuie que sur le corps central du soleil, et qu'il sert lui-même de support à 1 auréole lumineuse que nous voyons; et des expériences di-^ rectes ont appris aux astronomes que l'existence d'une atmosphère extérieure indiquée par les observations^ que cette prétendue existence d'une atmosphère au delà de Tenveloppe lumineuse du soleil ne repose que sur/f# observations erronées deBouguer. « Dans notre exposition, l'accélération du mouvement de rotation du soleil a une H* mite. Cette limite est la consolidation de sa masse centrale, consolidation qui a permis aux fluides permanents de se comprimer en s'agglomérant autour de sa surface. Dans l'hypothèse de II. Laplace, /f re/îr oïdtMemefU resserrant Fatmosphere et condensant à la surface de Fastre les molécules gui en soni vpisineSf et d'un autre côté, Fémtssion con^ tinuelle du fluide lumineux, ou de la subs* t^nce du soleil, produisant une diminution incessante dans sa masse en fusion (815), It mouvement de rotation deviendra toujours de plus en plus rapide, jusqu'à ce que le noyau se détruise, et que ses éléments se désunissent, par leffét de cette accélération graduelle dans la vitesse de rotation ; ou bien, jusqu'à ce que les matières de la sur* face perdant leur fluidité par un refroidissement ultérieur, et venant à former une croûte impénétrable aux rayons de ce globe incandescent, la terre et les autres planètes soient replongées dans les ténèbres d'oi^ la volonté de Dieu les a fait sortir.

« Heureusement les découvertes de la physique et de la chimie, en nous disant connaître la nature du soleii et de sa lumière, vienlient nous prémunir contre les craintes que pourraient nous inspirer d'aussi affreuses pers|>ectives ; et si nous sommes grandement surpris, nous ne sommes point du tout effrayé de cette assertion sentencieuse de notre auteur: tTy eût-il dans F espace céleste d'autre fluide qus la lumière^ sa résistance et la diminutian que son émis^ sion produit dans la masse du soleilf doivent à la longue détruire Farrangement des planètes : etf pour les maintenir^ une réforme deviendrait sans doute nécessaire (816). Nous

(SI3) Enos. dm SMit. du monde, p. 269. (815) Ej»m. ifiisfsf.tfii Momlf,». 170,393 d 411.

(814) IHé., p. SfO eiAli. (816) Expoê, eu ly^i. du menée, p. 383.

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