‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 163 sur 216 · VIA · texte numérisé non relu

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savon? ea effet, aujourd'hui, que rémission du fluide lumineux, et la diminution produite par cette émission dans la masse du soleil, sont des hypothèses purement gra^ tuites, hypothèses qu'il n'est plus permis dé soutenir depuis les brillantes découvertes dès physiciens et des astronomes sur la nature de la lumière et sur la constitution physique du soleil.

<x Mais M. Laplace ne voulait pas, et M. Laplace ne devait pas vouloir qu'on pût affirmer que la conservation du système pla^nelaire entre dans les vues de l'Auteur de la nature (817).

«I Cependant l'Auteur de la nature a donné sa parole, l'Auteur dé la nature a promis aux savants comme aux ignorants, qde ses ouvrages subsisteront à jamais ; cfue toutes les spjières célestes conserveront leurs mouvements sarts interruption, sans éprouver aucun besoîn, sans latigue aucdne ; que jamais un mouvôirtent ne gênera iii ne dérànger'a un aulrp mouvement: Ornavit in œternum opéra illôfum ; nec esurierunt, nec laboraverunt, et non destiterunt db operibus siiis, Unusquisqueproximum sibi non angustiabit usque m œternum: Non sis încrerftinlîs verbo illius. {Eccli. xvi, 27, 28, 29.) Et la géométrie îiui a embrassé dans ses forlûiiles des cycles incommensurables, a démontré (|ùî^ toutes les inégalités et les perturbations grandes , ou petites du système planétaire sont périodiques et renfermées dans de très-élroiles limites. Le célèbre Lagrange qui venait de découvrir la périodicité de ces perturbations, et, dans cette périodicité, la plus sublime des causes Anales, \ine prévoyance qui assure à jamais. la slabilîlé au système planétaire, Laçrange s'arrî^la éperdu en reconnaissant le doigt de rétcrnel Géomètre (818).»

M. Godefroy a expliqué, à l'aide de la 'théorie de Laplace, comment des zones de vapeurs se détachèrent de la masse primitive et déjà plus condensée de ftotre système solaire, et se transformèrent en masses sphéroidiques de vapeurs, pour composer autant de planètes à Tétat de vapeurs ; et comment ensuite des zones semblables se détachèrent de ces nouvelles masses centrales, poijçr reproduire le. plus souvent les' ihèmes phénomènes, en dbmiant liaissance h des planètes secondaires ou à des satellites pareillement h l'état fluide ou à l'état de va^ peurs. {Cosniog.de laRévélationy p. 162, etc.) Cela suflît-il pour avoir des étoiles, des so- Ifeils, des planètes, des satellites ? Pas tout à fait. Il faut de plus que ces masses stellaires et planétaires se solidiflent. Quel sera leilr mode de solidification? Tel est le problème que se pose H. Godefroy, et voici commentîlexfJoseîa' difficulté et discute brièvement les idées spéculatives de MM. Laplace et Poisson sur ce point :

« Dans la théorie scientifique, lès masses ûinsi séparées de la masse originelle sont

encore à leur état primitif de fluidité : h matière dont elles se composent ne s*esipas encore concentrée en noyaux solides ; n sont déjà des masses sphéroidiques, ma»

dès masses sphéroidiques- encore à rélatè» vapeurs. £t clans l'eiposiCion de la révélation, les eaux divisées par TadioD d'oue force centrale n*ont encore que la déooinination qui a servi h désigner la fluidité de la matière constitutive de tous les corps de l'univers, parce que cette matière est encore à l'état de matière fluide, fiât firmammu* in medio aquarum^ et dividat aquas ab aqw. Ce n'est qu'après que la force centrale a prédominé dans toutes les parties distinctes de la matière ; ce n'est qu'après que ces masses dîvisées par un premier effet de celle cobdcnsation ont acquis le degré de «oropressron qui convient à la solidité des corjis: ou un mot, ce n'e«t qu'après la confectioM entière de cette grande opération de la nature, et factum est t/a, que l'ouvrage du deuxième jour reçoit le nom générique de cid dn firmament, vocavitque Deus firmamtntH^ cœthm.

ff Ghe2 les savants du siècle comme cliei l'historien de la création, c'est le même principe qui a présidé à 4'organisation du eiel ou du sj^stème céleste, él à la formaticndes corps qui le composent La gravitation udIverselle n'est pas seulement le principe de cette harmonie ad mirahie établie entre tûih les corps de l'univers ; elle est encore le imncipe qui attache, resserre et consoHeie fa ^iatlè^e de tous ces corps. Mais comiBeDi s'est opérée la consolidation de ces ma^ses fluides ? ou, pour parler coaime les saTant^, comment ces masses de vapeurs sont-eile^ devenues des masses solides ? Comment li matière gazeuse s'est-elle concentrée (fl itoyaux solides ? Quel est en iiarticulicr !•' prôtédé suivi par la nature dans la consolritation de notre planèie ?

« L^s savants sont loin d'être d'accord sur ces questions capilalcs.

« Dans les principes de M. Laplace, la condensation a produit dans les {jAanèles en vapeurs, comme dans tous les autres globes cé]estes,iine liquéfaction ignée, un norsu central brillant et lumineux; et dans cette |>remière transformation, la planète, pour nous servir de ses expressions, ressemkit parfaitement au soleil à l'état de nebu-, leuse (819), ce qui veut dire que la planète était alors composée d'un noyau frrt/tàn/que la condensation de' son atmosphère tmnsformait en étoile.

« Ainsi, d'après M. Laplace, à l'ëtat de vapeurs a sut;cé(lé, pour tous les globes de Tunivers, un étal de • liquéfaction incandey c^nte, et la solidification des planètes eo i^nition a commencé par la surface; ce q«i SHgnifle encore que le globe que nous batiitons est, aussi bien que toutes les autres planètes et leurs satellites, une étoile éteinte» un soleil encroûté, comme le voulaientDf**

(817) EsppoB. du système du monde, p. 393. <8i8) Çosm. de la RévéL, p. 1^4 clsurv.

(819) Expos, du syst. du monde, -i. 413.

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DE PALEONTOLOGIE.

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rartèSy Leibnitz, Buffon» el comme le yenlent encore auiourd*hai ia plopari des géologues de i*ecoIe dite plutoaieDae^ qui enseignent que le sol sur lequel nous marchons n^estquela croule refroidie de ce soleil des anciens temps.

Telle serait, setoû i>«$ géogénistes, la conséquence du fait de Texistence primitive de la terre à l'état de vapeurs ; et nous pouvons dire que cette hypothèse fut celle qui servit de base aux calculs de H. Laplace, lorsqu'il attribua râccroissement de la température des lieux profonds du globe à une chaleur centrale.

Co célèbre géomètre oui a fait de Tétude de la chaleur et de ses phénomènes Tobjet spécial de ses travaux, avait déià opposé, aux partisans de la chaleur centrale, des ditficultcs absolument insurmontables ; difB^ cultes que les plus zélés fauteurs de cette opinion déclarée inadm$$ibley ont laissées jusquMci sans réponse. En présentant, en 1837, à TAcadémie des Sciences le résumé des principaux résultats de son grand travail, le pnjrsicien-géomètre a encore émis des idées bien différentes sur la formation et la constitution du globe terrestre On voit que nous voulons parler de M. Poisson, que la mort vient d*enlever c à la reconnaissance des géomètres et des astronomes, j»

tf L'illustre auteur de la théorie mathématique de la ch«ilcur, raisonnant dans Thypothèse de M. Laplace sur l'origine des corps planétaires, considère la terre et toutes les autres planètes dans leur première formation h Pétat de vapeurs. Mais, au lieu de faire nattre, an centre de chacune de ces masses fluides, un noyau incandescent que la condensation transforme d*abord en soleil ou en étoile, il s'appuie des expériences toutes récentes sur la solidification des gaz, pour établir que la déperdition de toute la chaleur <i*origine précédait ou accompagnait la solidification des massts; que les quantités <\o chaleur dégagées étaient irantporîées à la surface et que la soUdificaiion commençait parles couches centrales (820).

• Dans la théorie de M. Poisson, comme dans la théorie de M. Laplace, la terre était donc primitivement une masse aériforme, d'un très-grand volume par rapport à celui qu'elle a maintenant, et formée des différentes matièVés solides et liquides dont elle se com|)Ose aujourd'hui, et qui se trouvaient alors à l'état de vapeurs. Mais, dans la nouvelle théorie, on expose que cet état primitif de la terre était celui d'un fluide aériforme dont la densité ne peut dépasser un maximum relatif à son de^é de chaleur, et qui se liquéfie nu se solidifie, dès que Tonaugmente la pression qu'il éprouve, sans changer sa . température. On expose que les molécules de la terre, indépendamment des attractions et répulsions qiii n'ontlieu qu'entre les molécules voisines, et qui produisent la force

(S^) Théorie tnatlt. de la *chaleur^ p. 127 et suit. — Mém $nr la lempér. dû globe^ etc.

9f±\) Uim. sur la tempér. du ghhe^ etc., p. 12. —

élastique des fluides aériforme , égale et contraire à la pression qu'ils supportent, étaient aussi soumises à leur attraction mutuelle, en raison inverse du carré des distances; et que de cette force il est résulté, sur toutes les couches de la masse fluide, une pression croissante de la surface au centre. (Tesi cette pression croUsante^ dit M. Poisson, el nwupas une température extérieure 6éatf-. coup moindre que celle du fluide^ quia réduit successivement toutes ses couches a Cétat so^ lide^ en commençant par les couches centrales f et continuant de proche en proche^ jusque ce au il ne soit plus resté que tes matières qui forment aujourd'hui la mer et notre atmos^ phère (821).

tf Chez M. Laplace, de la condensation de matière élémentaire ' il résulte un astre lumineux, une véritable étoile ; et si aujourd'hui la terre n'est plus qu'un soleil encroûté, la suite des siècles verra pareille métamorphose s'opérer à la surface du soleil, de cette dernière étoile de notre monde planétaire. Chez M. Poisson, cette même condensation détermine la solidification de la masse centrale, et la terre passe immédiatement de l'étal de vapeurs a l'état de globe terraqué. Mais alors le soleil est lui-même un globe solide et opaque. Nécessairement les changements survenus dans les masses planétaires à l'état de vapeurs se sont reproduits avec les mêmes circonstances dans la masse solaire et dans toutes les autres masses stellaires, aussi primitivement à l'état de vapeurs (822). Si la terre est un globe solidifié, si une pression croissante de la surface au centre a réduit successivement touffes ces couches à l'état solide, en commençant par les couches centrales, le globe solaire et tous les autres globes stellaires ne doivent être et ne peuvent être que des globes solides et opaques, que des globes solidifiés comme le globe terrestre et comme tous les globes planétaires.

« Ce point de vue embrasse le champ tout entier de la création. Lorsque nous nous occuperons spécialement de la théorie de notre globe et des autres globes de l'univers (flâd), nous examinerons en quoi et comment les résultats offerts concordent avec ceux obtenus par les expériences et les observations directes de nos physiciens et ^e nos astronomes. En attendant, nous devons faire observer et nous déclaronsiout d'abord que nous n'avons miHement besoin d'adopter la totalité des principes et des conséquences présentés par M. Poisson. Que toute matière gazeuse, soumise à une condensation quelconque, dégage une grande quantité de calorique, et que, comme dans le briquet pneumatique, ce calorique puisse devenir lumineux ; c'est ce que nous avons besoip d'admettre, el c'est ce que nous admettons sans restriction aucui^e. Mais que la terre, comme les autres globes de l'univers.

Voyez aossi la Théor. math, de la chaleur^ cfaap. 12, (K22) Ratura en m simplex est^umper tihi ioniona. (823) Voyet TeiiRf » Soleil, etc.

1107 PLA BICTIONNAIIIB PB COSMOf.ONIB

ail perdu toute sa chaleur d^origlne» ou bien qu'elle conserve encore une quantité plus ou moins grande de cette chaleur» développée par la solidification de tout ou seulement de partie de sa masse» c*est ce que, absolument parlant, il nous importe peu de savoir, et c*est ce que d'ailleurs nous n'avons pas à examiner présentement (S2k). » PLANTES FOSSILES D'QENINGEN. — Le professeur Braun, de Carisruhe, a adressé le Catalogue des plantes fossiles trouvées dans la formation d'eau douce de cette lo(^«-

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lia;

lité. Les plantes qui v sout mentionnées oat été recueillies, yiendant une longue sérit d'années, par les commensaux d'un mooastère des environs d'CKningeu et transportées, lors de la dispersion de cette communauté, au muséum de Carisruhe, où on les voit maintenant. Il résulte de ce Catalogue que l'on trouve à OEningen des débris de pla^ les constituant trente-six espèces de rjotftcina genres différents, appartenant ani h railles suivantes <

Familles.

Polypodiacées, Ëquisétacées, Lycopod lacées.

Conifères, Graminées, Naîadées, Ainenl.iccc5, Jiiglandées, E.bcnaccG», Tiliacces, Acérinées, Uhamnées, Légumineuses, Dicotylûdonécs ât famillet douteuses.

Genr«»s. Espèces.

Cryptogames, en tout  4 Gymnospermes,

I Monocolylédonéos,

Ce tableau fait voir la prédominance des plantes dicotylédonées dans In Flore d'Œ* ningen, et nous offre un terme de comparaison pour les plantes du lignite d'autres localités de la série tertiaire. La plupart des espèces qui y sont portées correspondent h celles du lignite de Wetteraw et des enviions de Bonn.

En môme temps que les végétaux dicotylédones prédominent ainsi, quelques fragments de fougères et de graminées, et plusieurs débris de plantes aquatiques, sont les seules traces de végétaux herbacés que l'on y ait rencontrées : tout le reste se rapporte à des plantes ligneuses dicotylédonées et à des végétaux gymnospermes.

Plusieurs de ces débris consistent dans do simples feuilles isolées, tombées durant le cours naturel de la végétation. On y rencontre aussi des rameaux avec leurs feuilles, que Ton dirait avoir été arrachés par la tempête du tronc qui les soutenait, des péricarpes mûrs, et le calice persistant de plusieurs lleurs.

La plus grande partie des plantes d'OEningcn, environ les deux tiers, appartiennent à des genres dont on trouve encore des représentants dans celle localité, mais elles sont d'espèces différentes et qui se rapprochent beaucoup plus d'espèces actuellement existantes dans l'Amérique du Nord que d'aucune de celles que possède l'Europe. Les peupliers fossiles offrent un exemple de cette nature.

D'ailleurs on y trouve aussi des genres qui ne font plus partie de la Flore actuelle de 1 Allemagne, le genre diospyros, par exemple, et môme d'autres qui sont maintenant -étrangers à l'Europe, tels que les genres tàxodiumy Hquidamhar, juglans, gleditschia.

(«24) Cosm. df laRévéi,, p. ÏBZ, etc.

Dicotylédonées,

Si Ton en juge par es proportions de leur? débris, les peupliers, les saules et les éra* blés sont les arbres à larges feuilles qui occupèrent le plus de place dans la Flore ancienne d'Œningen. Deux espèces fossilw très-abondantes ressemblent 1 une {popuîns Iqtior) au peuplier du Canada, l'autre (popu- Im ovalis) au peuplier baume de l'Amériqu» du Nord.

La détermination des espèces de saulrs fossiles ©ffre plus de difficultés* Il en est une {salix angustifolia) qui dut ressembler beaucoup à l'espèce moderne salix riminalii.

Une des espèces du génie érable {ac&j peut être comparée à Vacer campestrt, mt autre h Vacer pseudoplatanus ; mais Tespèce la plus commune, Vacer pro/ensum, parait se rapprocher de Vacer dasycarpon de fAméri-

8ue du Nord plus que de tonte autre espèce. ne autre espèce qui offre des rapports arec Vacer negundo a reçu de M, Braun le dow d acer trifoliatum. Une espèce fossile de liquidambar, le liquidambarEuropœum{Bnm\ diffère de l'espèce actucHe le liquidmkr ityracifluum^ en ce que les loljes plus élroiu de ses feuilles se terminent en jiointe plus allongée : c'est le plus ancien représentant de ce genre en Europe. On rencontre conservé le fruit de cette espèce, ei il en e>l <ie même du fruit de deux espèces d'érables et d*un saille.

Le tilleul fossile d'OEningen ressembloi notre moderne tilleul à grandes feuilles ^iilia grandifolia).

L orme fossile semble une variété à peii* tes feuilles de notre ulmus coinpesiris.

Des deux espèces du genre jugions, Tune, jugions falcifoUoy peut se comparer à fosi-èce aïnéncaine juglans nigra; l'aulrç rappelle H' jugions alba, et ap[»arlient probalilement

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comme ce dernier à la division caractérisée par des noix à enveloppe externe déhiscente {carya Nuttal).

Parmi les plantes que l'on ne rencontre

3ue rarement a- Œningen est une esjièce de iospyroê^ le dio$pyro$ brachysepaUij dont le calice se montre conservé d'une manière remarquable, et laisse nettement distinguer à son centre le point d'insertion du fruit : ii se distin^e du diospyros lotus actuel de r£urope méridionale par ses lobes plus courts et plus obtus.

Au nombre des arbrisseaux fossiles se trouvent deux espèces de rhamnus^ dont Tune, le rhamnus muUinerth (Braun), ressemble au rhamnus alpinus uar la distribution des nervures de ses leuilles. L'autre espèce, qui est la plus fréquente, le rham^ nus Urminalis (Braunj, peut être coi:: paré

S isqu*à un certain point, sous le rapjK>ri de l>osilion de ses feuilles et de la distribution de leurs nervures, au rhamnus calharticus^ mais dilTère de toutes les espèces vivantes en ce que les fleurs y sont placées à l'extrémité des rameaux.

Parmi les légumineuses fossiles se voit une feuille qui ressemble beaucoup plus à crlle d*un cytise frutescent qu'à cette d'aucune espèceherbacée du genre trèfle.

Au ^enTegleditschia(G. podocarpa^ Braun) appartiennent des feuilles pennées fossiles et un grand nombre de gousses. Ces dernières paraissent n'avoir renfermé qu*uiie seule graine, comme celle du gleâiischia mono^ sperma de l'Amérique du Nopi ; elles sont (otites, courtes et supportées par un pédicule allongé, formé par la base contractée de la gousse.

£n compagnie de ces nombreuses espèces de végétaux dicotylédones à feuilles étalées, ae voient quelques espèces de conifères. Il y en a une du genre abies^ encore indéterminée ; des branches et de petits cônes d'un autre arbre de cette famille, le taxodium Europœum (Ad. Brongniart), ressemblent à ceux du cyprès du Japon (laxodium Japontcttm).

Parmi les plantes aquatiques dont on rencontre des débris, se trouve un potamogeton h feuilles étroites, et un isoetes semblable à Visoties lacustris que Ton trouve maintenant dans les petits lacs de la Forèt-Noire, mais qui ne croU pas dans le lac de Constance.

L'existence des graminées à cette époque est un fait démontré par l'empreinte bien conservée d'une feuille qui ressemble à celle d*un iriticum^ tournant vers la droite, et sur laquelle on voit nettement indiquée la distribution des nervures.

On a rencontré dans la môme localité des fragments de fougères a^ant de la ressemblance avec le pteris ogmlifia el avec l'oipt^ ditim filix mas»

Les débris d'équisétacées indiquent une espèce ressemblant à l'egnûef um palusirt.

Parmi les débris en petit nombre, qui n'ont pu être déterminés, se trouvent certaines impressions, assez communes à Œningen, du caJice d'une fleur à cinq divisions, ofl^rant des nervures fort élégantes.

Jusqu'ici, on n a encore découvert dans cette localité aucun débris de rosacées

Outre ces plantes fossiles, les couches d'OËniugen renferment un grand nombre d'espèces de coquilles d*cau douce et une. réunion remarquable de poissons dont nous avons déjà eu occasion de parler. La classe des reptiles y est représentée par une tortue très-curieuse et par une salamandre aquatique gigantesque (825], longue de plus de trois pieds, Vhomo dUutti itstîs de Scheuchzer. Op y a trouvé aussi un lagomys et un renard fossiles. (Voy. les Transact. géolog. de Londresj nouvelle série, t. III, p. 287.)

En 1835, on voyait au Muséum de Leyde une salamandre eu vie, longue d'un mètre. Elle appartient è une espèce très-voisine de la salamandre fossile d'OEningen, et avait été rapportée du Japon par le docteur Siebol<f qui favait trouvée dans le cratère d'un volcan éteint au sommet d'une haute montagne. Elle dévorait avec avidité de petits poissons.

PLÉSIOSAURE, (irXigatoc, voisin^ f^aUpo:, //xard). — Genre de reptiles fos^iles trouvé pour la première fois en 1813 dans le calcaire deLyme-Regis, par MM.deLaBéciieelConybeare. Le plésiosaure appartient à un genre d'animaux éteints qui |)ar leur structure se rapprochent beaucoup de l'ichtliyosaure et qui ont vécu en même temps aue lui dans les époques intermédiaires de 1 histoire de notre globe. La découverte de ce genre est l'une des acquisitions les plus importantes dont l'anatomie comparée soit redevable à la géologie. C'est du plésiosaure que Cuvier a dit qu il offre la structure la plus héléroclife et l'ensemble de caractères le plus monstrueux que l'on ait rencontré parmi les ruines de l'ancien monde (826). On y trouve la tête d'un lézard, les dents d'un crocodile, un cou d'une longueur énorme, et qui ressemble au corps d'un serpent, un tronc et une queue dont les productions sont celles d'un quadrupède ordinaire, les côtes d'un caméléon et les nageoires d'une l)aieine. Telles sont les combinaisons étranges de formes et de structure que présente le plésiosaure. Ses débris, après avoir été pendant des milliers d'années ensevelis dans un naufrage commun avec ceux de tant de milliers d'êtres qui peuplaient notre planète à ces époques éloignées, ont été rendus à la lumière par la géologie, et s'offrent à notre étude dans un état de conservation presque tout aussi parfait que ceux des espèces nos contemporaines.

Il parait certain que les plésiosaures nliabitaient que des mers et des eolfès pea profonds, et qu'ils respiraient 1 air atmos-

tViS) Oo Ta Dommëe, je crois,

(426) Cet habilaiH de rancien monde est peut-

éum l€ pins hétéroclite et celvi dt tous qui parait le

plus mériter le nom de monstre.

m-4% t. V, t- partie, 476.

— Ommi. FomiTm,

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