‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 164 sur 216 · IM.K · texte numérisé non relu

IM.K

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pliéri lue (ic ta rùème maniôre que les idi- Ihyosaures cl nos cùlacrs raixiemes. Dôjà nous en connaissons cimjou six cs|>èces, ilont cnielqnes-nnes atleignent une (/»ille ei '* nn volume prodii^ieux; mais nous n'étudie;^ rons ici ijue la nikjux ronnue, et celle (^ui est peut-être la plus remarquable, le p/esioiaurus dàhchedtirui (827).

Tête. — La tôle du plésiosaurus dolichodeirus offre une réunion de caractères particuliers à ficlithyosaure, au crocodile et au lézard ; mais c'est de la tète de ce dernier isurtout qu'elle se rapprociie davantage. Elle e>t en rapport avec celle de richlhyosaure par la petitesse de ses narines, en même tomps que par la place qu'elles occupent dans l'angle antérieur des yeux; elle tient de la tète (lu crocodile par ce fait que les dents sont imi)lantées dans des alvéoles distinctes \ mais elle diffère de Tune et de l'autre par sa forme générale et sa petitesse ; et un ffrand nombre de ses caractères la raimroche tout à fait de celle deTiguane.

Vou, — Le caractère le plus extraqrdinaire qu\)ffre le reptile qui nous occupe, c'est la longueur extrême de son cou, organe qui égale presque en étendue le corps et la queue ensemble, et qui contient environ trcnte-îtrois vertèbres, c'est-à-dire plus qu'il n'y en a dans le cou du cygne, celui de tous les oiseaux chez lequel cet oruane at-* teint la plus grande longueur. C'est là, com^me on le voit, une remarquable exceptioQ: à cette loi presque universelle, que le nombre des vertèbres cervicales chez les quadrupèdes est toujours peu considérable. Même chez la girafe, le chameau et le lama, le nombre en est constamment de sept; et l'on retrouve encore le type de ce nombre dans le cou si court des "cétacés. Chez les oiseaux, il varie de neuf à vingt-trois, et, cheï les espèces vivantes de re])tiles, de trois à huit (828). Nous trouverons bientôt

(827) C'est dans le lias de Lyme-Reds, veis 4825, que Ton a découvert les premiers cchaiitilLons appartena^nt à cet animal remarquable , et ils sont robjec d*un admirable mémoire dans lequel MM.Coliybe^re et de U Bêche ont établi et dénommé le genre ( G^olog. Traits, Lond., t. Y, n* partie ). Depuis on a rencontré d^autrcs individus dans les mêmes formations sur divers points de TAngleterre, de rirlande^ de la France et de TAUemagne, ainsi que dans des formations qui appartiennent à diverses éfioques, depuis le muschel-kalk en s*élevant jusqu*à la craie. Le premier échantillon que Ton ait trouvé dans un état voisin de la perfection fait partie de la collection du duc de Buckinghani (il est ûguré dans les Geol,og. Trans. Lond, Nouvelle série, 1. 1", n* partie, pK xi^vui). Il y en a un autre presque entier, long de onze pieas , cfaus la collection du muséiini britanni(|(ue. La justesse des raisonnements qu'avait faitsCuvier sur. les quadrupèdes fossiles de Aloi.lrmartre fut démontrée par la déqouverte subséqucnle

- de squelettes, tout pareils à ceux qu*ii avait refaits conjecturalement à Taided^os isolés ; la restauration

3u'a faite M, Conybeare du plésiosaurus doiichoeirus n*a pas reçu une confirmation moins éclatante de la découverte des échantillons que nous venons de mentionner.

(828) La perte de force qui résultait pour le. plésiosaure de cette longueur extrême du cou était ^om-

dans les raoeurs du plésiosaure une raison probable de cette exception remarquable aui caractères normaux (les lézards.

Trône et ^letie. — l^s vertèlires dorsales ne sont pa$(|t5|»osées en cônes creux, comoie cela a lieu chez les poissons, mais elles s'appliquent les unes contre les autres par des surfaces presque plates, et il en résulte pour Tensemble de la colonne vertébrale le même genre de stabilité que dans les quadrupèdes terrestres. Il en est de môme du mode sui* vaut lequel les apophyses articulaires s*a[)pliquent les unes contre les autres, mode destiné à produire bien plutôt une grando

Euissance que ce genre {)articulier de fleiiilité créé pour concourir à la progression rapide des ichthyosaures ou des poissons : aussi une progression rapide était-elle incompatible avec la structure de Pensemble des organes chez le plésiosaure; et tout ce qui dans son organisation tendait vers uu accroissement de force était d'une bien plus haute importance que ce qui eût eu [)Our but la combinaison de la vitesse avec la flexibilité.

La queue, euurte coninus elle Tétait par rapport à Tcnserable du corps, ne pouvait être, comme la queue des iK:)issous, un organe d'impulsion puissante d'arrière en avant; c*était plutôt un gouvernail à Vaide duquel il se dirigeait lorsquMI nageait à la surface des eaux, ou lorsqu'il voulait s'élever ou descendre au sein de ce liquide: et quant à la lenteur des mouyemcnls, cest une conséquence à laquelle nous sommes encore conduits par le prolongement extrême du cou en avant des pattes antérieures. Le nombre total des vertèbres doi>t se compose la colonne vertébrale tout entière est d'environ quatre-vingt-dix. Cet ensemble de circonstances conduit h conclure que cet animal, malgré sa taille considérable, n dû chercher surtout dans la ruse et dans les re-

pensée par Texistenoe d*une série d^apopliyses bastiformes qui se surajoutaient de chaque côté do corps des vertèbres cervicales. On trouve diex la oiseaux et chez les quadrupèdes à long eou des nidin^ents do ces ^popliyses diveiscnieat modifiées; et leur forme, chez les crocodiles, approche beaucoup de ce c^ue Ton observe chez le plésiosaure

Le corps des vertèbres rappelle aussi beauciMip plus certains crocodiles fossiles quMI ne rappelle ks ichtbyOsaures ou les lézards, et ces organes ontea outre avec ceux des crocodiles ce point oomnuii

. que leur portion annulaire est fizée a^u corps de h vertèbre pa r des su tu res.

Ainsi le cou du plésiosaurus dfdichodcinis est uw combinaison du principe de construction des verùbres du crocodile, avec un accroissement en lovguegr npï dépasse tout ce que Tofi observe depl« extrême chez les oiseaux, et que 1\ni ne retrouve dans aucun autre animal connu , pas ^us parmi k» créations, les plus anciei^nes que ^rmi les eréatioi^ actuelles. La ion^^ueur de cet organe anormal e4

. égale à presque cutq fvis celle de ta tète; le Uiwc ég^le quatre fois l.i tctc en longueur et la qoeiic trois fols , de sorte que la tète n*a en longatitf qu'un treizième du corps entier.— Vojf. les Tru^' aaions géol. de Londres^ t. V, p. 559, et 1. 1", not*

^ vellc bêiie, p. 105 et suivantes.

1^3 F^LK ET DE PALEONTOLOGIE

rai les ses moyens de subsister et d'échapper I ses ennemis.

Côtei, — Les cotes se composent de deux >arties, Tune vertébrale et 1 autre ventrale; ihacunsiles portions ventrales s*uiiit à celle lu côté opposé, au moyen.d'up os transveral intermédiaire» de façon quet chaque paire le cAte entoure le corps d'une ceii\ture com^. »lète formée de cinq pièces (829). Cuvier a^ lit remarquer le rapport qu il y a entre ce., node de structure et celui qui présente les Aies chez les caméléons, et chez deux eslèces d'iguanes (le lézard marbré, lacerla 9armorat€t, Linn.,etraTiolis, ano/ïti«, Cuv.); X la conséquence qui se présente naturelleoeot à l'esprit,, que Içs poumons, de môme [lie dans ces trois genres aptuéll^m^nt viants, durent être fort grands» et qu'il ét^it )oisibl€ que la coloration de leur peau fut oumise à des changements en rapport avec Ds variations dans Tintensité de leurs ins-. irations (830). {Ossefnenls fossiUt^ t. Y, ù* lart., p. 280.)

Cette opinion de Cuvier est purement hy-. »othétique,. et toute personne peufamiliaisée avec l'anatomie comparée sera portée

considérer comme non moins conjectuale toute conclusion relative à des organes ussi périssables que les poumons, déduite e Quelque, disposition inusitée ou d*ure onciition insolite des appareils costaux, iependant c'est en. nous appuyant sur de eujblables principes que,, de la focime et. es propriétés, de ces côtes fossiles, nous oncluons qu'elles furent en rapport, coiume hez le caméléon, avec une faculté de conraction et de dilatation des poumons en de«> ors des règles ordinaires ; de môme que, il nous arrivait de cenrontrer la charpente élabrée d*un soufllnt parmi les ruines d*une ir^^c» nou^ prononcerions hardiment que .'S pièces d'une plus longue durée supporitcnt jadis un cuir dont retendue était en i[>porl avec leurs propres dimensioqs.

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' Le mode de composition des côtes chez le plésiosaure a eu aussi probablement pour résultat de donner à cet animal la faculté do comprimer l'air. dans les poumons, et d'en emporter ainsi au fond des eaux des masses , réduites à un volume moindre, comme nous ' avons pensé que cela devait avoir lieu chez^ les ichthyosaures ^ d'après la considération,, de leur appareil costal.

Extrùnitéi. -— Le plésiosaure respirait l'air atmosphérique, et, )X)ur que ci^tte. fonction fût remplie, il fallait qu'il vtnt fré-

3uemment à la surface des eau;i; c'était onc une nécessité que le thorax, le Ijassin, et les os des extrémités antérieures et postérieures concourussent à former un an pareil qui lui permit de descendre et de s élever dans les eaux, à la manière des ichthyosaures et des cétacés. Aussi les pattes ontelles été converties en des rames plus Puissantes et plus grandes que celles de ichth vosaure, et propres à compenser ainsi la faible assistance que l'animal pouvait tirer de sa queue (83i).

Si nous mettons les membres du plésio»

saure en présence des mêmes organes chez les autres vertébrés, nous pourrons ranger tout cet ensemble suivant une série régulière de gradations, formant comme les anneaux d'une même chaîne depuis leur état le plus parfait que l'on rencontre dans les ipammiferes supérieurs jusqu'à leurs formes les plus iniparfaitcs, qui se voient ^àws les nageoires ûqs i>oissons. Les rames qui existent à la partie aqtérieure du corps, ci^ez le plésiosaure, offrent toutes les parties essentielles des membres antérieurs des qua* drupèdes et môme des bras de rhomoie; une omoplate, un humérus, un radius et un cubitus que suivent les. os d'un carpe et d'un métacarpe, celui^i terptiné par cinq doigts, dont chacun se compose d'une ^érie continue de phalanges. On retrouve dans les membres postérieurs les mé.hes analo-

(820) La portion venlralo. ilacliacuDO des côtes • »U composée de trois os minces appliqués les \*i contre les autres au moyen de rainures obliques lî leur permetlaient un mouvement d*exteiision msi<léral)le dupant la dilatation des poumons.

(85(^) Nous n'avons aucun moyen de vérifier cxîtte »njeciure ingénieuse qui fait du plésiosaure une »rte de caméléon marin, doué de la faculté de faire irîer la couleur de ses l^uments; mats nous de- >ns admettre qu*une faculté semblable lui eàt ciô Il plus grand avantage en lui foumissant un moyen L* se soustraire plus complètement à la vue de ichtbyosanrc, son ennemi le plus formidable. Con- ■c cet adversaire, tout- combat à armes égali's Il était impossible, soit à cause de la. petitesse de I tête eu de la. longueur extrême de son cou ; et la li blesse de ses moyens de locomotion le menait paiement dansTînipossibilité de fuir. L*agrandisseleut des poumons avait encore cet important avani^e qu*il pçrmçltait à ranimai de venir moins 'cquemmcnt à la surface pour y respirer Pair atlosphériqne, opération qui ne pouvait s'occuper ins un danger imminent, au sein des mers où four* lillaient les ichthyosaures. Le docteur Starck a deriêreraent observe que certains poissims, et spécia- (inenl les vérons (Ituchcuê pboxinui), ont une tenancé à prendre la couleur des vases où on les con-

serve. {Proceeding$ zoot. Soc. Lond, juillet, 1855). Comme dans cette classe d*ètres il n'existe pas ne poumons, ce cbangcment dans les couleurs ne peut être attribue à )a même cause qui d*après les opi« nions reçues, produit le même. effet cUez Icscajmé*lé<ms.

(851) Le nombre des pièces qui corrcspondaien| aux pbalanges des doigts et des orteils excède celui que Ton observe dici les lézards et les oiseaux, et même chez les mammifères, à rexceptîon des baleines dont plusieurs offrent un pareil excès numérique en rapport avec roflieedé nageoires qui correspond à cette disposition. Gespbakingesdeplésiosaures s*artieulenl, comn:c chez les baleines, par syncbondrose, et elles établissent un. passage entre les plialanges. de ricbthyosaure en nombre plus graitd et plus anguleu^s,'et celles des quadrupèdes terrestre, toujours plus qu moins rvlindriquesl Chez ces lézards des mers, elles élaieni nplaties, dans le but d'élargir les extrémités, et d en faire des organes de natatitm. Comme d'ailleurs ce» rames élargies paraissent avoir e(c dépoiuiues de toula espèce d*onglcs, même imparfaits, comme ceux des tortues et des plioques, il est probable que le plésiosaure n*avait partout ailleurs que dans Teau, quun mouvement de progression faible ou tout à fait nul.

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DICTIOT^NAIRE DC COttMOGONIK

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