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gîes aicec ie$ organes correspondants des mammifères^ Le bassin et le féinuc y sofit suivis par un tibia et un péroné qm s'arti- \ culent avec des os du tarse et du métatarse» et ces derniers donneni naissance à cinq doi>çts formés de nombreuses phalanges.
C'est en étudiant cet ensemble de caractères que M. Conybeare est arrivé aux conséauences suivantes relativement aux habituaes du çlésiosaurus dolichodeirus : « C'était un animal aquati(jue, Fétat de ses patt^ le prouve jusqu'à l'évidence : il était marin; lès restes auxquels on le trouve constamment associé ne sont à cet égard guère moins concluants. La ressemblance de ses extrémités avec celles des tortues conduit a penser que,, comme ces dernières, il venait de temps à autre sur le rivage; mais ses mouvements sur la terre-ferme ne pouvaient
au'ètre dépourvus d'agilité, et la longueur e son cou était un obstacle à la rapidité de sa progression à travers les eaux, ce qui contraste d'une manière frappante avec l'iclitbyosaure» si admirablement organisé pour fendre les vagues. Et comme à ces diverses circonstances H vient se joindre, en vertu du mode de respiration de Tanimal, un be^ soin de communications fréquentes avec l'atmosphère^ ne somme&>nous pas autorisés à prononcer quil nageait h la surface même des eaux^ ou s*en éloignait peu, recourbant en arrière son cou long et flexible, K la manière du cygne, et Te dardant de temps à autre pour saisir les poissons qui s'approchaient de lui? Peut-être aussi se tenait-il jirès du rfvage/dans des eaux peu profondes, caché au milieu des végétaux marins, et portant à l'aide de son long cou, ses narines
Ksqu'à la surface des eaux ^ c'eût été là pour i une retraite assurée contre les attaques de ses plus dangereux ennemis. D'un autre côté, cette longueur et cette flexibilité du cou, par la promptitude et la soudaineté d'attaque qu'elles lui permettaient de déployer contre tout ce qui passait à sa portée,, compensateut la faiblesse de ses mâchoires et 1 impossibilité d'une progression rafude au sein des eaux. » (GeoL Tnmi,^ nouv. série, 1. 1, u* part.,, p. 388.)
Nous avions commencé cette histoire du plésiosaure en nous autorisant de Topinion imposante de Cuvier, pour déclarer que c'était une des productions les .[il us anormales et les plus monstrueuses qui aient fait partie des anciens systèmes de création. Puis la suite nous a montré, par Tétude que nous avons faite de ses détails d'organisation, que ces anomalies apparentes ne reposaient que sur des variations dans l'arrangement ou dans les proportions de parties fondamentalement les mêmes qui concourent à former les créatures les plus parfaites du inonde actuel.
^ Si nous poursuivons l'étude des analogies d'organisation qui unissent les habitants actuels de notre globe avec les espèces di* verses et les genres éteints qui ont précédé sur cette terre notre propre race, nous .voyons qu'une chaîne étroite d'aiCnités re-
lie la série tout entière des êtres organisés. et resserre, dans des liens intimes et pleins dliarmonie, toutes les formes passées et présentes de la vie chez les animaux. LeoseiDble même de notre propre organisation, et certains de nos organes les plus importants, nous placent dans des rapports directs et étroits avec ces reptiles qui nous sembbl, au premier coup d^œil, les plus monslruedses productions de 'a création ; celte main, ces doigts qui écrivent leur histoire, sont un type toujours présent è mes yeui des rames natatoires de Tichtliyosaure et du plésiosaure.
Si nous venons à étendre la comparaboa aux quatre grandes classes d'animaux Yerlibrés, chaque espèce nous apparaît avec u mode suivant lequel les parties analo^no s'adaptent aux circonstances et aux coqditions diverses d'existence pour lcsqueli&) chacune de ces espèces a été créée. Â {«irtir des degrés les plus inférieurs, ouui voyons l'organisation et les fonctions au.malos s'élever parallèlement, par une doubla échelle, jusqu'à ce qu'elles arrivent au point de leur [ilus haut développement. C'estaiibi que la nageoire du poisson devient la rame natatoire du plésiosaure et de l'ichlhyo* S9ure . celle-ci se transforme à son toar dans /'aile du ptérodactyle, de l'oiseau et de la chauve-souris, puis devient la patte ao* térieure des quadrupèdes destinés h se mouvoir sur la terre, et atteint son terme de développement le plus élevé dans le bras et dans la main de Thommei être doué de raison.
Je terminerai ces observations cnmcsor* vnnt des paroles de M. Conybeare, et, pleio des sentiments qui les ont inspirées, et que I^arlagent tous ceux qui ont été assez lieurcux pour le suivre dans ces recbeirhcs l>rofondes auxquelles nous devons )a plu» grande partie de nos connaissances relança au plésiosaure, je dirai comme lui .
« Toutes les fois qu'un observateur es* treprcnd de tracer les anneaux divers dont se constitue la chaîne qui rattache entre eux les êtres organisés, ses yeux sont frappési chaque instant par l'apparition d'analogies pleines de beautés» et chaque détail d'anatomie» si petit C|u il puisse être, se revêt de charmes et d'intérêt^ car cette admirable science se présente contiBuellement escortée de preuves nouvelles de cette grande loi
f;énerale formulée avec tant d'élégance dan> es paroles suivantes de Scajcpa, lun d« hommes dont les travaux Tout le plus iH^r trée : — « Usque adeo fta/ifr(i, una ead(* ft semper aiguë multiplex^ diiparibus d^^ « for mis efficitîê pares ^ admirabili fita^ « vftriétaiiAm simplicitale conciliai. »
PLINE , ses idées sur Iss révohuiont wtif reltes, — Voy, (iéologib*
pliocène: (Ancien). loy^ôUBAPEXicD.
PLUIE. — Plusieurs auteurs ont doflflt des descriptions de gouttes de pluie fossiie» Cunningbam^ Hitchcock, Lyell, etc., les o»^ étudiées en particulier, et leurs observation ont été si consciencieuses qu'il s'est pièn
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