‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 167 sur 216 · II · texte numérisé non relu

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sucçesai?esdGgranUesfûriiiatîons ; mais dicz \^s poissons fc^siles les changements s*opè* rent brasqûémeni et dans des points précis ' de la succession verticale des. couches, et rappellent les yariations soudaines des reptiles et dés mammifères fossiles (8tô). Il n*es[t pas une seiile de leurs espèces qui ait aj[>pàrtenu à la fois h deux grandes formations géologiques; pas une que Ton retrouve vivante dans les eaux de nos mers actuel-' les (8iW.

Béjàr les recherches de M. Ag^assiz ont produit cet important résultat que Tâge de certaines formations, et leur place dans la série, ] dont jusqu'à lui aucun caractère n*avait pu' rendre compte, ont été mis en évidence par la connaissance des poissons fossiles qui y' sont contenus (8i5).

Poissons sauroides. -^ Les poissons vora- . ces delà famille des sauroïdes, ou poissons l^certiformes , appellent les premiers notre ^ attention. Leur étude est d'une liaiitè impor-' tince pour Thistoire physiolosique des poisfans , car ils réunissent dans la structure (|o, leurs parties solides èl de leurs parties mol-' les. un ensemble de caractères qui leur sont communs avec la dasse des reptiles. Déjh.' M.:Âga3^iz a reconnu et déterminé dix-sept genres apparleriant' à cette famille. Leurs seuls représentants dans la création actuelle

(843) M. A^ssiz lailobserver quêtes poissons fossiles crune même formation offrent une pins grande variété d'espèces dans des localiiés éloignées les unes des autres que ne le font les coquilles ou les zoopbytes des étages correspondants de la méuiefor-: raation. Cette circonstance, ajoule-t-il, s'explique aisément par le. pouvoir de locomotion plus grand q^ie possède c^ttcclassed*a ni maux de beaucoup supérieure au\ autres' qàc nous venons de citer.

(844) 1^8 nodules d'argile endurcie de la cétf; du Groenland, dans lesquelles on reneontre une espèce, de poissons des mers adjacentes (leeapelan du Nord,nuaiolus viilosus)y sont, saivanl toute, probabilité, des concrétions modernes. . f

(845) C'est ainsi que le schiste-ardoise d'Engi,: canton de Gfaris, en Suisse, a été pendant longtemps l'un des gisements de poissons fossiles de l'Luropâ; les plus célèbres et lés plus problématiques; sesca-, ractéres minéraux avaient même été cause <|ue jusqu'à cei» derniers temps on l'avait rapportée a la première périodi: de. la série de transition. Or, il résulte des travaux de Mi Agasstz que, parmi les nombreux poissoAs que ce scliiste renferme, il n'en est pas un qui fasse partie il'un ^.nre que l'on rencontre plus bas que la série crétacée; mais que plusieurs de ces fossiles son| voisins d'espèces que Ton rencontre^en Boiièroedaus la craie inférieure, ou planer^ kalk : et cet auteur en conclut que le schiste dé <>la-. ris est une altération de quelque dépôt argilkicé subordonné aux grandes formations calcaires d'au-, très parties lie TEuropc, p obablement de la marne bleue {gauU}. ' «^ '5

Un autre exemple de rmilité de-richthyologie daiis les recherches géologiques» c'est que les poissons fossiles de h foitn»ation wealdienne d eansanmàtre preiiantplaoe dans les genres qui caractériseni la série oolitlque/rious en pouvons coucluréque les dépôts wealdiéns sont en connexioA intime avec la série oolitique

a ni les a précédés, tandis qu^ilssinii nettement séparés es formations crétaréisquî viennent immédiatement après. Il parait en effet que ces ordres les plus éle\és parAli li>s habitftnls dés eaux ont éprtnivé à l'origine oe la forniatiou crétucée des eha'igements eori'es-

sont les deux genres lépidostée el poljplcre. Lepremierrfe ces' genres renfermé anq espèces , et le second denx ; on ue lés reBcontre que dans* les eaux douces, savoir: h genre lépidostée dans les rivières de Tâid^ rique du Nord, et le genre polyptèrc dam lè Nil et dans lés ehux du Sénégal (8U).

' Les dents des poissons sauroïdes sont sillonnées vers leur base de stries tongitodi^ nales et creusées à leur intérieur d ue a* vite conique. Lés os palatins sont égalein^iâ pourvus (l'un appareil dentaire très-considérable (847).

~ Les dents des poissons sauroïdes les phis grands que Ton ait découverts jusquin eialent par leurs dimensions les dentsdes plus grands crocodiles ; on les renrontr» dans la région inférieure du terramcarU»nifère des environs d^EdimbourgtelM.Aassiz lès rapporte au nouveau genre méplkkthys. Toutes ces dents sont de forme e\lérîeure à peu près conique /avec une mil? intérieure en cône creut comine on en roil chez beaucoup de sauriens , et la base en est cannelée comme celle des dents de Ticfethy^ saure. Le volume prodigieux dé ces organ?^ démontre le volume énorme qu'atteignaient les poissons de cette famille, è cette épque reculée où se formaient les terrèin^wifbonifères (818). La structure en est enlière-

pondant à ceux qui se sont accomplis à cette mésf époque danà les getires'et dans te degrés inféneors de ranimalité;

• Nous pouvons citer encore, comme une pri^im de cette utilité de l*icluhyologie fossile, lukadif tout récemment démontrée par M. Agassiz, (Taprès les caractères de leurs poissons fossiles, outre ks dépôts d'ean douce d'OEningen el d'Aix cnProveoff, Cl ceux de la mollasse de la Suisse, dépôts demeons juMu*à lui sans détermination.

(8i6) Dans les poissons sauroïdes ^ les os du (liE* ^nt unis par des sutures plus serrées que dans H poissons ordinaires. Les vertèbres s^ariiculenl iw Mis apophyses transverses à laide de suuires, csmï» on Tobserve diez les sauriens, et les côtes â'^Diculent également avec les extrémités des fo»"^ apophyses. Les vertèbres caudales sont pourvues irt>> en chevron bien distincts, et Pensemble du ^nt^k^ offre une puissance et une solidité plus graude^qe^ dans les autres poissons. En même tc^mps encoif . kur vessie aérienne, blfiile et ccllubiiro, se rapproche éta poumons par ses caractères, n on leur \oit dim rarrière-bouclie une glotte pareille à celle des sirènes, des sdlamandre^ et de plusieurs saorie&^ ( Vvtfe* le BttUelin des séawes de la SociéU td:gique de Londres, octobre i85i.)

(847) Ce vaste appareil dentaire, qui revft u^' rintérieurde labouclieile plusieurs des poisson^ ^^^^ plus carniveres, ne parait pas avoir servi kh tb^ tication .des alimenlsv muis li;$ .^onctions «Ui^^ bien plutôt de retenir fîriement les poissons à^ sanis que formaient la proie de ranimai, ei é'p^^ surer la déglutition. Tout homme qui a icoocsirr les mains nue truite bu une anguille vivante a|f^^ ciera toute rimportanec d*un appareil tel qnc(t^^ que nous venons de. mentio:)m:r.

, (848). La découverte de ces dents si curieuf**,^ même temps que des données d*a« haut pp^*' la géologie des environs d'Edimbourg, ont éiè^ ^ sultat des rcchcirches actives et habdem *ot ilii^»** qu*a faites le docteur Hibbert durant le priot-^'? de 1834. Le calcaire ofi l'on trouve ces poissonW^ siles gtt vers le fond de Ifà formalLon carbuiiitun^i **

flitf

ET M PALEONTOLOdE.

roi

ment analogue h la sitiieture. des dents du lépidostée osseux des mers actuelles.

On n*a trouvé dans lo calcaire inaguésien ]uc des poissons satipoïdes. de plus petite laitfe, et formant h peu' près le cinquième lu nombre total observé jusqu'ici dans la . Formation dont ce terrain fait partie. On encontre dansie.'iias.de Whi4byetdeLyme- [legis de très-grands os qui proviennent de ^ette même famille, de poissons rapaces, et es genres dont elle se compose abondent également dans toute ]*étendue de la forma- ; ion oolithique (840). Ils sont au contraire 'ort rares dans les formations crétacées, . ?( i*on n*en a encore trouvé dons-aucune cou- :he tertiaire. Dans. la création actuelle, ils ;ont réduits aux deux genres léj^doslée et ,M)iyptère.

Cette famille dessauroides occupe, comme, )n le voir, une i»lace importante dans l'his- . oire des poissons fossiles. Dans les eaux de « a période de transition, ce furent eux surtout )i les squales qui remplirent les fonctions le carnivores lieslinés à poser des limites wr leur voracité à Taccroissement excessif. les familles inférieures. Dans les couches •ecoiidaires jusqu'au moment où commença a craie, les ichtliyosaures et autres sauriens Tiarins prirent une part active à cette fonc-' ion ifn(K>rtante. Dans les formations ter- , iiaires, ces reptiles, ainsi que les poissons ^uroides qui s*en rapprockent (Mir leur or- : ;anisation, ont disparu tout à fait pour faire . tiace à d autres familles rapaces beaucoup >

I est rempli de coprolitlios provenant proUablemeni ieces niènies e&pcces qui vivaiant'de rapine. Ou y ^H)uvc aussi (les foiigcres en abondance et (/autres , ilaiites qui apparlitinncnl à la formation carbônifcre, linsi que des restes du genre cvpris, cfUsiacës que' ou n'a jamais rencontrés que dans les eaux douces. ' les diverses circonstances, réunies à Tabsenec des wlypiers el des encriui^Aïs, ainsi que de toute espèce le coquiltes marines rendent probable ropiniou que ;<* dépôt se serait formé dans un lac d eau douée m dans i embouchure d'un fleuve. On Fa reniHiiiiié laiis plusieurs points distants entre eux de rélagc uférieur de la formation carbonifère des environs i'Ldioibourg. «

U docteur Hîbiscrt a public dans les Tramactiom ^<Ja Société royale d^ Edimbourg^ tomeXIII,unedes- Tipti'ifi fort intéressante des découvertes qui ont |(- faites depuis peu dans le calcaire de Ôurdie-

l>aufi ce mémoire, sont figurées aussi quelques P'andes écailles fort curieuses trouvées k Bnrdie-' loi^eayec les dents du mégallchthys.et que M. Agas^ '^ atti'ibue à ce poisson. On en' a signalé de papilles en divers points du terrain houiller d*Kdim-' J^Xif^f et aussi dans la formation houillère de •lewruslIe-on-Tyne. I^ Muséum de Leeds possède 1'^ scuU t'ctiantiUons qui existent de tétès apparte- |diil à deux poissons semblables , et un fragment lu c:îrps iei'oii\ertde ses ccaiHes, qui ont été ren-

onirek dans le terrain iioniller des enviions de cette

file.

î^ir Philip Crey E^ciimi a trouvé tout récemment <'^ tTaiiie^Jc niegalielilbys, en même temps que des ii^iiis ti des ossements de quelques autres poissons; ivec des coprolites, dans là formation carbonifère w b.lverdale, piés de Newcastle-under-Line On rouvc en ce point une courbe schisteuse qui r#»n- ^•niic trois espéees- de coquilles du genre Unio,

plus yoisines ae celles de la création actuelle (850).

^owons dei couchei de la êérie carbonifère, — Je choisirai le genre atnblyptèré comme exemple (de poissons dont Texistence a été restreinte aux périodes les plus ancienne? dQS formations géologiques , et qui se distinguent par des caractères d'organisation que Ton ne retrouve plus dans aucun animal de la même classe, passé l'époque où se déposa le calcaire magnésien.

Ce genre ne se montré que dans la série carbonifère ; on en a découvert quatre espèces à Saarbruck en Lorraine (851) et il s*est également rencontré au Brésil. Le système dentaire des amblyptères ainsi que la plupart des genres de cette période reculée fait voir qu'ils se nourrissent de plantes marines déjà pourries, ou des substances animales désorganisées au fond des eaux. Ces dents sont petites, nombreuses et serrées les unes (îonlre les autres comme les' poils d'ime brosse. La forme du corps n'est point disnoséc fKiur une progression rapide, ce qui est tout à fait en rapport avec dé telles . habitudes.

La colonne vertébrale se continue dans le lobe supérieur de la queue, lequel est beiau* coup plus développé que le lobe inférieur. Celle disposition avait pour résultat do roaintenir le corps dans une position inclinée avec la télé plus rapprochée du fond.

. Parmi les poissons cartilagineux actuels » on voit dans les esturgeons et dans les squâ-

avec des rognons de fer agileux, et diverses plantes. ' (8i9) Le senre macropotne est le seul de cette même (iamilTe que Pou ait justiu^icl trouvé dans la!

que craie de TAngieterre.

(850) Les découvertes qui ont été faites w le > professeur Sedgwick et (lar M. MurchÎMm dans le schiste bitumineux de .Cattiiess {Tratuaciiptiê géolo* gimteê de ia Société royale de Loudre$^ nouv. série, 1. 111, r* partie), et celles du docteur Trailedans.le' même schiste à Orkney, ont jeté beaucoup de hi-' mière sur Thistoire des' poissons du vieux grés rouge des étages inférieurs de ia sérier ci rbonttére; Le docteur F^ming a fait aussi des observations importantes sur les poissons du vieux grès rouge de rifesiiire. M Murcfai^n a découvert tout réceniiyient des poissons dans le même terrain à Salop et dans le • oomté d*Hereford. Par tes circoostanoes géitéralesiile leur histoire, ces poissons ress«'mblcnt ii ceux de la série carbiunifère ; mais leurs détails d'organisjilioa offrent plusieurs particularités des plus intéressantes.

(851) Les poissons que Ion trouve a àarbruck sont ordinairement renfermés dans des masses arrondies d'un minéral de fer argileux qui constituent des nodules dans les coiielies d'un schiste iiouitler bitumineux. Lord Grcenok a découvert toutrécem* ment des échantillons pleins d'inléi-è^toiit du genre ambifptère que d'autres genie^ de poi^^sons. Dans la formai ion houUlcrc à Newbaven et .à Wardie, près de Ltilb. Ijc r'A^'^e de Newhaven est parsemé de nodules de minerai ferrugineux détache par la mer des conches scliisleuses de la formation houillère. Plusieurs de ces galets ont pour noyau central an amblypièi« on quelque autre poisson fossile ;el an lieancoup plus grand nombre eoiuicnt des copro* lithes provenant , selon toute appan net, d'une espèce vorare du genre pygi»pière qui se nourrissait de poisson:^ plus petite .

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DICtiONNlHUC M GÛSaiOGOM»

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les la eolonne vertébrale se prolonger pour former le lobe supérieur de la nageoire eaudale. Les esturgeons paraissent aroir spécialement pour fonctions de nettoyer la mer dt s^s immondices. Leur bouche, molle et dépourvue de dents , est susceptible de s'allonger et de se raccourcir , et ils paraissent en tirer parti pour se nourrir de végétaux ramollis par la putréfaction et de débris animaux qu ils trouvent sur le fond des mers. Ils ont donc continuellement occasion de donner à leur corps cette position inclinée que prenaient les poissons maintenant fossiles qui, à eh juger par la faiblesse de leurs dents en velours et la disposition qu'elles affectent, se nourrissaient de même de su!)stances molles placées dans des conditions analogues (852).

Les squales emploient encore leur qneue à un aulre usage, ils s'en servent pour renverser leur corps, afin de mettre en contact avec la proie leur bouche située en dessous de la tête. C'est ainsi que nous trouvons dans chaque animal quelauc disposition ayant pour fout de donner h la tète la position où elle peut s'acquitter avec le plus . d^aise et de promptitude de ses fonctions importantes dans l'acte de la nutrition (853). '

Poissons du calcaire 'magnésien ou zechs^ tein. — Les poissons du zechstein^û^ Mansfeld et d'Eisleben , sont connus depuis longtemps et sont devenus communs dans toutes • lès collections. M. Agassiz en a figuré plusieurs espèces. Lé professeur Sedgwick en « Î;éneralement décrit et figuré des échautil* ons trouvés dans le calcaire magnésien du Nord de. l'Angleterre. II établit dans son Mémoire^ à la page 99, que si l'on en juge; d'après les' polypiers et les encrinitcs ainsi

Jie d'après quelques espèces de productus , arches , de térébratules , de spirifèrés , que l'on y rehcontre, on peut prononcer que le calcaire magnésien se rapproche bien davantage de la série carbonifère par ses caractères zpologiques, que des formations calcaires supérieures au nouveau ^rès rouge.. Cette conclusion est tout à fait d accord avec celle que M* Agassiz a déduite des caractères

(852) Durant lé siège de Silislrie, on observa 4|tteles esturgeons du Danul)e déToraient avec avidité tes . corps putréfiés des soldats turcs el russes qui avaient été jetés dans le fleuve.

(855) On observe ce développement remarquable du looe isupërleur de la queue dans la |>lupart des poissons provenant du calcaire magnésien et des terrains sUués au-dessous. Mais dans les. terrains supérieurs à ce calcaire, tous les poissons ont la queue régulière et symétrique. On voit dans quelques poissons osseux de la période secondaire le lobe supérieur de la queue en partie recouvert d'écailles ; mais ce lobe est en même temps dépourvu de vertèbres. Les téguments, dans tous les poisjiOiis organisés de cette soite, sont formt^s par d s «'«caillei rbomboîdales osseuses recouvertes d*une lame d'émail.

On n*a encore trouvé jusqu^îci aucune espèce de poisson (|ut soit commune au croupe caiiMnifère el au calcaire magnésien ; mais il est des genres qui «^étendent à la rois à cos dea\ formations, tels que les genres palœonisquL^ el polypSèîT.

fournis pifr let poisMos fossiles du temia dont il s agit.

PoissonM du eaieaire eimckyUen [mmUkalk^du lias et de ImfbmuUion oùtithiqu^." Parmi les poissons au calcaire conchylieiii il y en a qui appartiennent en propre a celle roche et d'autres qui lui sont commuos avec le lias et l'ofrfitne. On a décrit le gmt gyrodus, de la famille des pycnodootesoo poissons à dents épaisses ,^ famille qui s'tst considiSrablement multipliéedurantlemoveQ ftge de la ehronologie géologique. Go reiW nait cinq genres de cette famille éteinte. Ils ont pour caractère primJpai rarmaluKiarticuhére qui revêt tout l'intérieur de leur bouche comme d'une sorte de pavé forme par des dents épaisses» cylindriques elapiities , dont les débris, connus sous le nooue bufonites ^ se rencontrent en aboadaua' dans toute rétendue delà formation oolitique.

Cet appareil sin^ier était destiné à écraser les |>etites coquilles et les {>etits crustacés, et aussi à broyer les herbes marines déjà putréfiées. On voit donc que les habituues de cette famille de pycnodontes cnt dû èire celles de fioissons omnivores, et les animaux qui la composent n'ont dû être dotté5 qoe d'iule progression iente (8M).

Les lépidotdcs sont lute autre famille de ces poissons singuliers du monde aDciea, qui abonde dans la série oolithiqae ou jurassique; ils sont encoreplus remarquables qi]? les pycnedontes par leurs énormes écailler oiseuses rhombpïdaies, épaisses et recouvertes d'une forte couche d'émail. Le daj^cdium du lias présente des écailles de celte sorte bien connues des géologues. Elles offrent à leur l)ord supérieur une ap(»|to rappelant la saillie du bord supérieur d'une tuile , et destinée à se loger dans une caritf pratiquée au bord inférieur de Técaille qui la recouvre. Tous les poissons ganouliensii^ chacune des formations antérieures à 'i craie étaient enveloppés a'une sembto , cuirasse d'écaillés osseuses reeou vertes uune couche d'émail, et s'étetidant depuis la lê;^ jusqu'aux rayons de la nageoire raadale (855J. On n a découvert dans la séné

. (854) On rencontre un appareil semblable àtî uqe famille actueiienient exisianie de ror(irp(^^ cycloides, chez respccc moderne oroniTore 1^ K"" de mer {anarrhicas lu^m)^ e| chez d^autres pai<^ appartenant à des familles diflercntes. A et miH' 11. Agassiz 4 fait observer que cVst an fiii chiah^^ dans u classe des poissons que de voir se reprod^''^ des conditions & peu près identiques dii s\.^' dentaire dans des lamilles qui diircrent par b i^ très |ioints de leur organisation.

(8â5) Les pycnodontes, aussi bien qve ^^^' roîdes fossiles, ont des écailles recoavcru^s d*oiiuD mais c'est dans les lépidoîdcs que des écailla "^ cette nature se montrent développées. N. Sp^^\' déterminé près de deux cents de ces espèces M'^ cuirassées. Cette armure , qui enlourail k^ ^^^ d'une portion si considérable des poissons qK '>* rencontre dans les formations antérieures au \

Kts crétacés , dot avoir pour otililé d« pf^ irs corps contre Taction des eaux . alors «"^ UMnpérature plus élevée, et sujette à «ks^^^IL brusques qitc ne pourraient supporter 9»^^"^

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