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suivi la m^me marche décroissante, depuis les terrains crétacés jusqu'à Tépoque actuelle.
En comparant les deux ordres entre eui, nous trouvons que tous les deux sont dans la période décroissante plus marquée : le
f>remier, depuis les terrains paléozoïques ; e second, définis les terrains crétacés. Dès lors, les brachiopodes forment une exception complète à la loi Générale sur le perfectionnement progressif des êtres, en marchant des Ages anciens aux plus modernes, comme le croyait Cuvier, d'après ses études sur les mammifères, puisqu'ils vont en décroissant de nombre, de genres, dans las deux séries également.
Si nous comparons l'instant d'apparition des deux ordres à la perfection des organes de chaque ordre en particulier, nous arrivons encore aux mêmes conclusions. Les brachidéê les plus parfaits, pourvus de bras souvent libres, à coquille non adhérente, ont commencé à se montrer avec la première animalisation du çlobe dans Tétage silurien ; leur maximum a heu à l'étage devonien, toujours dans les terrains paléozoïques. Les eirrhidés^ sans bras, à coquille fixe, et, dès lors, bien moins parfaits que les brachidés, manquent, au contraire, dans les terrains paléozoïques, dans les terrains iriasigues, et ne (laraissent qu'au milieu de la période ju- .rassique, ou 10 étages plus tard que les brachidés. On voit donc très-clairement que les rapports de la perfection des organes avec l'instant d'apparition des brachiopodes montrent que la perfection est décroissante, ou mieux qu'ils ont marché contrairement au perfectionnement, ou suivant une voie rétrograde, par rapport à ce perfectionnement ; et, dès lors, ont suivi une marche tout à fait opposée à celle des mammifères.
Voyons maintenant l'ensemble numérique des genres pris dans l'ordre chronolo|pqiie sans avoir égard aux ordres, afin d'avoir aes déductions jgénérales. Nous connaissons avoir aujourd'hui 25 genres dans les terrains paléozoïques; 7 dans les terrains triasiques; 8 dans les terrains jurassiques ; 20 dans les terrains crétacés ; 8 dans les terrains tertiaires ; et 9 dans les mers actuelles. Les genres montreraient donc une décroissance constante de terrains paléozoïques, jusqu'aux terrains crétacés, ou ils s'élèveraient de nouveau pour marcher encore en décroissance jusqu'à l'époque actuelle, où ils restent seulement à un peu plus du quart de ce qu'ils étaient aux premiers Ages animés du globe terrestre.
- Déductions climaiologiques et géographiqueê. — Nous connaissons trop peu de genres vivants pour en tirer d'autres conclusions que celles que peut nous donner la manière de vivre des brachiopodes. Tous les genres actuellement vivants se tiennent seulement dans les grandes profondeurs ou dans les fonds tranquilles des mers. On peut en déduire des applications très-nombreuses sur l'état des mers anciennes comparées à nos
océans, suivant la plus ou moins grande abondance des brachiopodes qu'elles renferment.
Déductions géologiques générales éCappli^ cation tirées des genres. — Les caractères stratiaraphiques négatifs sont très-marqués
Sour les brachiopodes , puisqu'à l'exception e 3 genres qui occupent tous les étages, les 38 autres genres connus à l'état fossile sont, au contraire, limités dans les étages, et donnent, pour les terrains et pour les étages supérieurs ou inférieurs où ils ne se trouvent pas, des caractères négatif excellents.
Les caractères stratigraphiques positifs sont également très-tranchés pour les brachiopodes. Sur les 41 genres connus jusqu'à présent, 3 seulement occupent tous les étages, les 38 autres sont autant de caractères positifs pour les terrains et pour les étages où ils ont été rencontrés. Ces caractères sont d'autant plus certains, que sur ces genres 32 sont perdus pour l'époque actuelle, ou pour les étages supérieurs ou inférieurs à ceux où ils se montrent. La persistance des caractères positifs n'est pas moins remarquable, comme on peut en juger par les genres terebratula, rt/nchonellay thecidea ; etc.
Les déductions géologiques tirées des espèces y chez les brachiopodes, sont encore, comme pour les autres classes d'animaux; c'est-à-dire qu'à très-peu d'exceptions près, les espèces qui nous sont connues, au nombre de 1,313, sont spéciales à un seul étage qu'elles ne franchissent {)as : presque toutes sont, dès lors, caractéristiques des étages où elles existaient.
BRANCHIPPE. Voy. TRiLOBrrES.
BRONGNIART (Ad.), ses opinions sur les végétaux fossiles. — Voy. Flore fossilk.
BRYOZOAIRES. — On appelle ainsi une classe de mollusques longtemps confondus avec les polypiers, par suite d'une étude su-
[)erficielle de leur enveloppe calcaire, comme 'ont reconnu les premiers» MM. Edwards et Audouin. Eloignes des zoophytes par leur organisation plus des mollusques que des zoophjtes. En eflfet, éloignés des zoophytes par leur organisation plus compliquée, ces animaux, semblables aux mollusques ascidiens, ont un canal digestif complet, qui s'ouvre au dehors par une ouverture buccale et une ouverture anale distinctes ; ils sont, de plus, enveloppés d'une tunique ou d'un manteau, le plus souvent encroûté de carbonate de chaux, qu'on nomme cellule. Bien que chaque animal dans sa cellule ait une existence individuelle propre, les cellules d'une même espèce d'animaux se réunissent, s'agrègent et forment, dans leur ensemble, un corps régulier ou irrégulier souvent très-remarquable.
La cellule n'est pas seulement une coque extérieure inorganique, mais une portion tégumentaire de l'animal encroûtée oe char* bon de chaux, et souvent perforée comme le test des térébratules.
La cellule testacée est on ne peut plus variable dans sa forme et dans son mode