‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 176 sur 216 · ROI · texte numérisé non relu

ROI

ET DE PALEOMGLOGiE.

Baenos-Ajres, qui occapent des centaines de myriamètres de superflcie» renferment une quantiié considérable d'ossements de mammifères.

Les ^ckiêtes^ composés de molécules trësnnes, contiennent souvent beaucoup de re^ tes de corps organisés. Les ardoises exploi* tées de 1 é:age silurien des environs d'Angers (Maine-et-Loire) sont dans ce cas.

Les phyllades en montrent aussi en assez grand nombre, dans Télage silurien des environs de Brest (Finistère), aux lies Ma^ louines, dans Tintérieurde la Bolivia, et sur une surfiice immense, aux Etats-Unis.

Les gri$^ formés de grains de salile a.;ré^ gés, apiiartiennent à tous les A^es géolor giques <t toonlienneni presque toujours des restes d'animaux fossiles. Les grès siluriens de }lày (Calvados) montrent ûqs trilobites, des conulaires : le^ grès dévoniens et car-^ bonilériens de Bolivia renferment des tpirir fer^ des produclu$f , etc. Les grès de Tétage sinémurien présentent beaucoup d'empreintes aux environs de Séinur (Oôte-<i'0r), de ValOfines (Manche), de Metz (Moselle), ainsi que les grès coralliens de Trouvillé (Calvados), les grès kimméridgiens de la route de Niort à Saint-Jean-d*An^élj (Charente* Inférieure) ; ceux des terrains crétacés des Ardennes, du Mans (Sarthc), de Fourra^»

de llie d'Aix (Charente-Inférieure), de Poodichéry, de Conce{icion (Chili], offrent une granie variété de restes organisés, ainsi que les grès inférieurs» moyens et supérieurs des terrains tertiaires (iu bassin jiarisien» ûes côtes du Chili et de la Patagonie.

Les iripoliê^ quand ils résultent d'un dépôt fait par Teau de silice extrêmement di« viséei se rapprochent quelquefois beaucoup de la texture des grès, en présentant alors une composition analogue h cepx-ci. D*autrès fois, au contraire, les tripolis se trouvent dans le voisinage de roches ignées ou pseudovolcaniques, telles que les houillères embrasées, et paraissent être le résultat de la transformation de schistes arjpleux dé-^ pouillés de leur alumine, par l'effet de la chaleur ou de tout autre agent. Ces derniers tripolis contiennent quelquefois jusqu'à 96 p. 100 de silice. Les tripolis d oriipne sédimentaire sont quelquefois complètement formés d'animaux infusoires à r^raiace siliceuse; comme par exemple, ceux de Bilin, en Bohême. M. Ehrenlierg a calculé que 27 millimètres cubes de tripoli de ceUa localité pouvaient contenir jusqu'à 4kl ,000 millions de ces infusoires à test siliceux. Ces sortes de tripolis ne renferment jamais de corps organisés autres que les infusoires dont ils sont formés. Les tri f)olisfn//amor/>Aifii€< contiennent, par exception, quelques cot\)s organisés. Ceux de Poligné (lile-et-Vtlaine) montrent quelques empreintes de bivalves, de végétaux.

Les roches de silex (pyromaqoe, meulière, résioile, jaspe) offrent aussi des fossiles , principalement des mollusques et des radiairos lour Jes pyromaques et les meu-

lières, et des végétaux pour les autres. On cite cependant des résinites à poissons et à insectes à Rrepitz, à Nikoltschitz, en Gallicie, dans des mollasses tertiaires. On a cru que, dans ces sortes déroches, la silice, ^u lieu de se déposer sous forme de sédiment plus ou moins Qn, comme dans les ?;rès et les tripolis, a été à l'état de dissoution, et qu'elle a pris, en se consolidant, un éclat compacte vitreux que n'ont fias ]e.« autres roches. On a supposé encore qu0 la silice des pyromaques, des meulières, etc., .avait étéè IVtat de dissolution gélatineuse; mais, lorsqu'on étudie la manière d*êtr«2 de ces rocnes de silex et des fos&iies qu*( 1les contiennent dans les couches d'eau douce des meulières des environs de Paris, dans les falaises crétacées de toute In côte de la Seine-Inférieure, des environs de Tours (Indre-et-Loire), de Saintes (Charente-Inférieure), dans les silex de Tétage corallien de Trouvillé (Calvados), dans ceux du lias supérieur de Thouars (Deux-Sèvres), de Poitiers (Vienne), de Sainte-Honorine (Calvados), etc., etc., on acquiert bientôt la certitude. que les fossiles y ont été déposés par couches horizontales, s^n milieu des sédiments. On voit distinctement de plus que la matière siliceuse eu dissosolution a pénétré ces couches postérieurement à leur formation, en y formant ces rognons isolés, des silex, de la craie et du lias, ces masses lenticulaires plus grandes des meulières, et enfin, qu'elle a pénétré seulement par endroits les masses coralliennes de Trouvillé, en changeant, sur quelques points isolés, -la couche de grès en silex, tandis que, cettp couche est restée intacte à Tétat de grès, sur toutes les autres parties de son extension. Nous ne verrions donc, dans Içs silex, qu'une modification partielle los couches, due peut-êtye à des courants électroNdiimiques, mais nul-* lement un fait général de dépôt.

Du reste, ces roches siliceuses se trouvent très-rarement en couches continues; ell^s affectent plutôt la forme de nodules, de rognons, d'amas plus ou moins irréguliers, qui semblent indiquer, d'une manière définitive, . l'origine de la plupart. Quant aux jaspes, ils ne sont pas toujours d'orij^ine sédimentaire. . 11 en est dont l'origine ignée est incontestable; d'autres, enfin, qui proviennent de roches transformées. Or, il serait inutile de chercher des fossiles dans ces deux dernières . roches.

Les êubstanres minérales métalliques^ quelquefois abondantes dans la nature, y sont rarement stratiformes. On les rencontre plus souvent en grandes inasses, en dikes, veines ou filons, etc. Les métaux en dikes. ou en . filons ont une origine non équivoque, qui exclut toute idée ue dépôt ^r les eaux; ils ne contiennent pas de fossiles. On a bien voulu opposer à cette loi générale quelques faits exceptionnels : arnsi. dc^ tronçons do pins furent trouvés jadis dans une voipe.^e plomb au. pays de balles. Le bois ne rré« sentait pas de changement^ sauf qu*il Mi|

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ROC

DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE

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