‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 177 sur 216 · ROY · texte numérisé non relu

ROY

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fortement imprégné de galène. On ajoute qu'on a trouve, rkns un autre filon, du plomb sulfuré accompagiié de barytine, et de quartz, près de rrémoy et de Corcelles; mais ce ne sont là que des exceptions qui n'ont peat^tre pas toute l'authenticité désirable.

11 est des cas où la forme de filons, ou de dikes, n'est absolument au'apparente, et peut tromper facilement 1 observateur peu expérimenté. Nous en avons acquis la preuve près de Fontaine-Étoupe-Four (Calvados).

On voit, çn effet, sur ce point , et dans les communes voisines, des masses considérables de çrès siluriens, où s'observent des filons obliques ou plus ou moins verticaux, remplis d argile ou de limonite, enveloppant tin nombre considérable de coquilles bien conservées, tout à fait distinctes descoquillcs fossiles contenues dans les grès. Lorsqu'on étudie la géologie des environs, on reconnaît que ces fiions ne sont que des fentes déterminées par }a dislocation des grès, qu ont remplies, lors de la mer liasienne, des détritus marins et des coquilles marines qui vivaient à cette époque, probablement sur ces rochers siluriens, formant alors des écueiis voisins du rivage.

Les Umonites (fer peroxyde hydraté) sont

f>eut-étre, de toutes les roches métalliques , es seules qui forment des couches véritables; aussi contiennent-elles plus de fossiles qu aucune autre. Ou en distingue plusieurs variétés : les seules qui aient pour nous de l'intérêt sont les variétés compacte ^ terreuse et oolithique.

Les limoniteM compactti sont exploitées, comme minerai de fer, à la Voiilte (ArJèche), dans les couches calloviennes; à la Verpillère (Isère), dans les couches toarciennes, où elles contiennent un nombre considérable de coquilles fossiles.

• Les limonites terreuses sont peu communes; néanmoins nous les trouvons entièrement composées de coquilles iossiles passées à l'état de fer oligiste, dans les couches de

- Tétage sinémunen , aux mines de Beauregard, non loin de Sémur (Côle-d'Or).

Les limonites oolithiques^ faciles à distinguer par les petits grains ronds dont elles se comj"xisent, sont toujours les plus communes.

' Elles renferment une grande quantité de restes de corps organisés. Des couches de limonite oolithique, souvent exploitées pour le fer qu'elles contiennent, se voient dans Tétage loar.ien, à Lyon (Rhône); dans l'é-

• tage bajocien de Bayeux (Calvados) ; dans reiaçe callovien, aux environs de Chaumont, de CTiftteau-Villain, de Langres (Haute-Mar-

• ne), de Lifol (Vosges), de Mamers (Sarthe) ; dans l'étage oxforJien des environs de Saint- Uihiel (Meuse), de Launoy (Ardenftes), d'issur-Tille (Côle-d'Or), d'Etivey ( Yoimé) ; dans Tétage néoeoiirien de Bellaoeoun- la-Ferrée (Haute-Marne), de Brillon (Meuse); dans Tétirge aptien de Vassy ( Haute - Marne ) , ete., etc.

Les.covps organisés qu'on rencontre dans . «eteouclies sont des coquilles, des polypiers.

et rarement des ossements d'animaux vertébrés. Tantôt ces fossiles sont convertis eux-mêmes en limonite, tantôt ils ont conservé leur enveloppe crétacée ; dans Tun et l'autre cas, ils présentent une assez bonne conservation.

' Nous ne connaissons pas de roches métalliques fossilifères autres que les limonites. On cite toutefois, en Bretagne et dans quelques autres parties de la France, notamment près de Fresnay (Siirthe)» dans les couches siluriennes, un feralummalé oolithique contenant des fossiles, entre autres des calymènês et des asaphus. Quelquefois le fer oligiste remplace le minerai aluminaté.

Nous mettrons au nombre des substanns combitstibhs fossilifères^ ces sortes de masses plus ou moins volumineuses, compactes, nodulaires ou granuliformes, jaunâlres, à cassure vitreuse et conchoïde, qu'on a désignées sous le nom de succin^ résine fossile^ ambre jaune^ etc. On rencontre le suc^in dans les lignites de l'étape cénomanien de Tile d'Aix (Charente-Inférieure), de l'étage luronien de Soulatge (Aude), dans rar^Mo plastique des terrains tertiaires ou dans des terrains plus modernes. Les eaux de la Baltique en apportent encore de nos jours sur les côIpf, où il accompagne des cailloux roulés et diverses substances, surtout du bois fossile. Souvent le succin renferme des insectes entiers; celui qu'on rencontre sur les bords de la Baltique est rempli de corps marins.

Enfin, après avoir énuméré jusqu'ici les diverses roches qui renferment des fossiles, nous ne passerons pas sous silence un gisement de fossiles bien sinj^ulier, mais oui nerenirepas moins dans la question des divers milieux au sein desquels les corps organisés ont pu être conservés. Nous voulons parler des ossements enfouis dans les f;laces vers les deux pôles et qu'on a recuciiis sur la côte nord-^ouest de l'Amérique et sur les bords de la mer Glaciale, en Sibérie.

UOCHES MÉTAMORPHIQUES. Voy. Roches FOSSn.I^ÈRES.

ROCHES UTILES. Voy. V Introduction.

ROYS (M, le marquis de). — M. le marquis de Roys, dans le Bulletin de te SociAé géologique de France {yo\, XIII, tatâ) a proposé une nouvelle manière d'envisager le mode de refroidissement du sphéroïde ler-

• rostre. Partant de ce principe, que, dans un corps qui change d'état, sa température «pparente ne varie pas, bien que dégageant ou absorbant du calorique, en conclut que jusqu'au moment de la solidification complète du globe, la température actuelle «Jt* la masse liquide et par conséauent son tclume ne doivent pas varier.

Les causes du refroidissement, continue M. de Roys, sont toutes extérieures, et tonte9 les roches, celles du moins qui comp^

• sent la surface, étant mauvais coudueleufv ces causes ne peuvent étendre leurinflueiire

• au dedans que par une transmission ii^^sairement très-lente; et comme eilcs ' "'

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