‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 178 sur 216 · ROY · texte numérisé non relu

ROY

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toujours i 1<1 surraccN il en rr*>ullc que, jusqu'au iiiomenluù celle surfnie o alUânt la iimile de son refroidissenienl, clic |ierd liOfiucoup jilus fie calorîi|ue que rinléricur ne peul lui en fournir* Les couches extérieures devront dune se roniracler plus vile que celles de rinléricur, ci exercer une pression qui ein|iùeliera la formalion de ▼ides internes. L'inverse aura lieu lorsque le refroidissement de la surface aura atteint sa limite; la croûte extérieure aura alors une dimension constante, et il se formera des vides à rintérieur, Or^ la température de la surface étant encore abaissée i^endant la|)ériode tertiaire, commeon est porté h le

f>enser d*après certaines considérations |)aéontologiques, l'auteur conclut que la limite du refroidissement de la surlace n'est pas encore atteinte, et qu*il n y a, par consé<|uent pas à rintérieur de vides qui aient pu déterminer des affaissements de la croûte solide, et auxquels on puisse attribuer les anciennes révolutions du globe.

Passant au mode de formation des premières roches, M. de Roys fait voir qu'au commencement Teau se trouvait h Trial de Tableur dans Tatraosphère, don^ elle devait occuper la partie supérieure, étant environ un tiers plus légère que l'air. Son contact avec les espaces célestes la privait de son ralorique, et elle retomliait sous forme de Térilables torrents sur la surface incandescente du globe, d'où elle s^élevait bientôt de nouveau a l'état de vapeur. Ces allern/inrcs lie condensation et de vaporisation conlin lièrent jusqu'à ce que la surface fût a^sez refroidie |»our permettre le séjour de l'eau liquide dans ses dépressions. Ces va^iorisations successives enlevaient en outre une grande quantité de calorique à la surface incandescente, et devait bâter son refroidissement et par suite sa solidification. Lorsque les eaux commencèrent à se maintenir à la surface, la température était ce|)ondant encore assez élevée fH)ur que les alternances de vaporisation ou de condensation se continuassent pendant longtemps, quoiqu'avec nne énergie d*autant moindre que la température s'abaissait davantage; et ce fut pendant cette période que se déposèrent les premières assises de roches schisteuses non flrristallines, tandis que les roches solidifiées plus tard prirent un caractère de plus en plus cristallin.

Par suite de ce qui a été dit, les assises saperficielles doivent tendre à se contracter

I'nsqu'à ce gu*elles aient atteint la limite de enr refroidissement, et elles se contracteraient en effet, sans la résistance op^ioséc par îa masse liquide, dont le volume est resté constanL I^ pression gui en résulte empêche la formation des vides, et Tenvcloppe solide éprouve une tension d*autant plus grande que le refroidissement fait plus de progrès

Le premier effet de cette pression dut être ne modifier la forme du globe et de ia rap-

procher de la sphéricité qui, pour une môme surface, offre le maximum de volume; mais le mouvement de rotation continuant, il ne put l'atteindre. Les eaux qui étaieatd*abord réfiandues à la surface de la terre obéirent à la fnne centrifuge, lorsque la forme du sphéroiile fut moddiée par la tension de 1 enveloppe solide, et leur puissance s*auj^menta ii l'équateur, tandis qu*ellediminuan aux |»olcs. Les actions solaires et lunaires s'excjijanl librement sur cet océan sans Ik)ines, produisaient un mouvement de flux et de reflux dont l'axe devait être a peu | rès celui de l'écliptique, et d*oii résultaient aussi de grandes variations dans la hauteur des eaux vers les pôles. La tension de Tenvelop|)e, augmentant par ces actions réfrigérantes, finit iiar rem|)orter. H y eut lupturr, suivant des li(;nes non iiarallcles entre elles^ mais perpendiculaires à un mêmoçrand cercle, et les matières liquides de rintérieur s'élevèrent dans ces fractures. Un dégagement considérable de calorique produisit en même temps une immense vapçjrisation, et par suite une énorme chute d'e&u. Les roches injectées solidifiées, les bords des fractures relevés, des dépressions parallèles

Iiroduites parla réaction des déchirures, tels Urent les effets qui commencèrent à rendre très-inégale la surface de la terre.

L augmentation de capacité pour le cclorique, donnée à fécort^e solide par la tension qu*elle éprouvait, a produit ensuite un froid relatif très-intense dans les couches conti* guës d air et d*eau. Ce froid s'est opposé à rexistencedes êtres qui vivaient auparavant et qui étaient organisés pour une tempéinture plus élevée. Ainsi pourrait s'expliquer le renouvelIcD^cnt des animaux et des v(** gétaux lors des grandes révolutions du globe, et rauleur arrive par une série de phénomènes de ce genre à la pério<Je des glaciers anciens que Ton supfnjse avoir mis fin à l'époque tertiaire. M. de Roys explique également le métamorphisme des roches ()ar Télévation de température qui se produisait à la suite des ruptures de l'écorce so.ide, et qui, c»ccasionnant aussi à la surface une çrande évaporation» donnait lieu h un véritable déluge, par la condensation et la pré/ipitation, et par suite à un dépôt ,de transport diluvien, au commencement des

Sranaes formations. Aujourd'hui la suriace u globe paraissant avoir atteint la limite di son refroulissement, le volume de l'enveloppe demeurera constant, et il pourra se former iles vides au dedans; mais, dans toutes les périodes antérieures, elle était loin de cette limite.

Le principe qui sert de base h l'hypothèse de M. de Roys a été comrbattu par II. Angelot (879), du moins dans son application au reiroiaissement du globe et il semble, en effet, que la permanence de température d'un corps qui change d*état n'est nécessaire que |)Our la tiartie même «de ce corps qui change, va cnanger ou vient de changer, et

(879) DmiL, vol. XIII, p. ^të' I842L

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