‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 179 sur 216 · SAL · texte numérisé non relu

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non nour toute la masse, quelque étendue qu>ne s©il, et quelles gue soient la température et la composition de ses diverties parties. Rappelant ensuite cettecirconstance, quev dans les balles de plomb fondu, il existie constamment une 'chambre excenlrique, comme Ta constaté M. Leblanc (880), etcJan's le cas de la terre^ la gravité étant ver^ fe (^entt*e Uième du globe, l'a chambrn doit tendre à s'y former dans toutes les direclionf», tît à devenir, rion/pas excentrique comme clans les balles, mais bieh concentrique. Si, à une certaine époque, la chambre concentrique est deveniie complète,' il s'y ser'a formé une seconde sphère solide, 'et ces circonstances se répï'oduisant par* le refroidissement contitiu, on conçoit' que la teri*e pourrait être composée d'une série de sphères ^concentriques eml>ottées les unes dans l(*s autres. M. Angelot ne regarde pas d'ailleurs le refroidiséement comme ïerminé, mais seulement comme étant plus faible qiie dans la période tertiaire, et se continuant encore. -, . «

A cette occasion, M. Drifréhoy (881) a fffit remarquer, d'après des calculs de M, Elie de Beâumont^'ciue' la densité moyenne de la tert'e, suivant M, Reich; étant 5ikk et celle des foches de la surface 2,75, celle des matières, situées vers le centre doit être bien supérieure à 5,W.'Sii'on suppose le globe formé de trois couche^ cbnceniriquesd'éj^ale épaisseur, et dont les** densités soient en progression arithmétique, la plus extérieure sera 2,75, la moyenne ' 10,82, et celle du centre 18,89. Or; ces deux dernières sont presque égales S^ia denMté de l'argent

tlO,4.7) et i celle de l'or (19,2C). En aJmet«tant un plus i^rand nombre de couches, la densité de celle du centre serait encore plus considérable. Ces densités se rajpopient d'ailleurs aux densités clfeclives des matières qui composent le globe, eu é^ard à leur température et aux pressions auxquelles 'elles sont soumises ; mais tes résultats numériques ne nous apprennent rien sur lâ nature chimique de ces matières.

En recherchant si, dans Tétat actuel des choses, la tempér'â'uro moyenne de la surface du globe décroit |>1 us ou moins rapide- *p;ent que la température moyenne de la masse interne, M. Elie de Beâùmont a aussi démontré (882) que le refroidissement ar.nuel de la surface est plus grand que celui de la niasse totale du globe pendant un laps Jde 38,339 ans, h partlrde l'origine du refroidissement, et qu'ensuite le refroidisse- ' ment moyen annuel de la masse surpasse ' celui de la'surface, él ce.a de plus en plus. Si, d'aprèscès ingénieuses récherihes du gé«lo^ue éminent que nous vêlions dé citer, on pouvait, connaissant là température nroyenne actuelle de la surface, en déduire à quel moment de cette grande période nous nôUs trouvons, et si Ton savait actuellement qise I le refroidissement de la masse n est ^ïâs [ plus grand que celm de la surface, bienquf nous ne connaissons pas le calorique spécifique n)oyen de la masse, il semble qu'un grand |)as serait fait vers la connaissance de I ancienneté de notre planète, ou du moinSf du tem|)S qui s'est ééoiilé depuis son premier refroidissements

SALAMANDRE, fossile gfgante^Ke. — Vvy. Plantes fossiles d'OEniNGBN et An* .

DRIAS. ' ^

SALIFÈRIEN (ÉTAGE). — Deuxième /tage des terrains triasiques^ le sixième dïins l'ordre chronologique, ainsi nommé à cause de^ nombreuses mines de sel qu*il renferme. On le trouve en France dans les départements de Tli^dre, duCher, deTAIlier^ . ; de la Nièvre, de Saône -et-Loire, des Vosges^ de la Meûrthé ^ • en Allemagne, en Angle* terre, etc. ' •

C*est peot-ètre de tous les étages, le plus • Tarie, suivant les couches et les localités. Sans le$ Vosges, il se compose de petites ' couches argileuses du marneuses, colorées diversement en rouge, en jaune, en bleu ou en vert, etitre lesquelles sont des grès quart-, /eux à grains plus ou moins fins, très-ar^ilenx'. Ces eoucnes sont souvent remplies de. gypse, rarement de houille sèche, mais trèssouvent de sel jomrae. Cette dernière subs^ •

«(^V lbrd,f voLXn, p. 140; 1841.

Jlj lyid.^xoï. XIU,p. ^51; tôii.

tatice^ dans fe Wurtemberg comme & \ic^ k Dieuze (Meurthe), est cenainement la plus abondante, et devient une branche considérable d*exploitation inuustrielle. Ces cou* ches salifères, souvent de T.jusqu*^ 10 mètres de puissance, alternent avec des couclies d*arj$ile, et Tensemble de cette allernance atteint quelquefois une puissance de 150 mètres. Uans le Jura ce sont seulement des sources salifères qui sortent .de cet éta^ et sont exploitées avec le plus grand sHccà>. Dans le Tyrol, au contraire, ce sont des cal* caires compactes, rouges ou gris, exploiiabtes comme marbre* ou des calcaires noirs "et gris, marneux ; des marnes grisAtres, jaunes dolomitiques. et des grès rouges.

Les marnes crisées, o^ le keuper, atteignent, aux environs de Salins, S30 Bières dans le grand-duché. de Ba4}^ ëuo à 360 ui<^ très de puissance^ ce qui prouve une a^^l longue durée de cette période géologique

(S»i) Ump. rend., voLl^lî,p.l5i7; iSil.

1^ 6AL . ET DE PALEONTOLOGIE

Cararih'u paléontologiquts. — Les caracl^rcs*distinclifsde Télage sont, avec Tétage coQchyUen, formés par les 21 senres que nous ayoDs vus s'éteindre dans rétage con-^ cbvlien, sans jusqu'à présent se trouver dans çefui-ci.

Pour distinguer Tétage salîférien de Téta:;e ^ sinérourien,, indépendamment dés plantés, nous avons 18 genres inconnus à' cet étage, et qui naissent seulement avec rétage sinémurien. Les genres sont ainsi' ré, arlis : Parmi les poissons, le genre pachycormus et un grand nomhre d'autres; parmi les mollusques céphalopodes, les genres turrilites et bélemnites :' parmi . lefi^ IDolliisques gastéropodes, le asnre hérita: p.-'rmi les mollusques laroellibrâncries, i, gonres; parmi les écliinoJermes, le genre Hiadema; parmi les zQoplijtes, 2 genres. En réunissant ces 18 genres aù\ 21 qui ser-*' K»ill de limites r^qc réta.^é* ' cbnchylien» nou.^ avons 39 genres donhiint des car^ié* ières négatifs pour distin^^uer Tétage saNf(^ rien des étapes immédiatement supérieurs pu inférieurs.

Nous prenons, comme caractères positifs pouvant distinguer cet éta^e de rétagç inférieur, tous les genres qui,, irlconnus dans cet étage inférieur, api»araissent pour la prein ère lois dcns celui-ci. Ces genre$ , indé* pcndamment des plantes, s'élèvent à 3V.

Les genres f|ui, nés avec j'étage salii'érien, 5e sont éteints avec cetïn époque, sans passer à l'étage sinéinurien, peuvent donner dos caractères positifs pour distinguer ces deux périodes. Ces genres sont au nomhre de cinq. Parmi lc»s rcjitilesj les genres phyiosaurus, capUosaunts et ' metopias ; |)armi les zoopliyles les gchros cônonhijllîa et conztjaêlrca. Si nous y joignons les 15 genres qui, nés. antérieurement, se sont encore çteints à cette époque, noiis aurons 20 genres pouvant donner des caractères po* ^il:fs entre les claies saliférien et siuému-) rien.

Le nomhre f^lus élevé des genres qui nais* ^cîit avec cette époque nile celui des genres c|ui y disparaissent, démontVe que l'étage *ri! if rien . forme le commencement d'une nouvelle période de formes animales gui se roatin.uent dans les terrains jurassiques.^ Avec les ammonites, les trigonies et beau-/ coup d*autrcs' genres de mollusques plus développés dans la période qui va suivre, a;>paraissent, on eifet, un assez grand nombre de genres de zoophyles astréidécs et d'amoriihozoaires teslacés; qui doivent se,' développa" encore plus dans les terrains ju^' rassiqucs. Cos* caractères généraux sont d'autant plus remarquables qu^ils coïncid^'ut parfaitement avec ce que M. lironmiiarl trouve pour la Hore de cette éjioquf,. foute intermédiaire entre l'étage conchylient et les premiers étapes jurassiques.

Outre les caractères paléontologiques tirés ûes genres que nous avons vus être nom* hreux, nous avons, pour distinguer l'étage s*nfërien, un nombre considérable d'es- \nre%.' Indépendamment de M espèces de

reptiles, de poissons et de crusta-rés, .nou^ avons le nombre de 737 espèces d'animaux mollusques et rayonnes^ qui forment, pour nous, autant d'espèces caractéristiques aux^ quelles nous renvoyons pour prouver l'ensemble des faits.

Chronologie hiêtorigue, — l\ est prohahfo (|ii'une perturbation géoFo^^de a terminé la durée de l'époque conchvlienne ; car avec cfette période animée nous vpyonfe dispa^ rtître pour toujours, dans les coriclies terrestres, indépendamment dès plantes qui composaient la 'flore.de cette é|V)q>JC, 21 genres d'animaux et 107 espèces d'animaux mollusques et rayonnes. Après cet instant d'agitation, auquel nous attribuons Tanéan-. lissemeiit dé ces' 6trfes,le calmé a dû peu à peu se rétablir'; et seulement étors, de déserte qu'elle était, la nature se repeuple de ses animaux et de ses plantes. L'élude de ces êtres noiis montre,, en effet, qu'en même temps apparaissent 34 genrcls d animaux, 53 espèces de plantes et 137 espèces d'animaux mollusques et rayonnes, sans compter les animaux vertébrés et' annclés'. 'Ce sont au moins les formesr nouvelles qui noiis sont connues jusqu'à préspîit de Tensemlile d'êtres que peuplaient cette époque, et dont, sans doute, il n'est afHvé jusqu'à pous que i\cs débris édiappés au naufrage général qui l'a interrompue. Celte époque avait ses mers et ses continents. , *

Les tners delà période saliférienne avaient à |icu près la même circonscription que les. mer^ conchyiieilnes.

Les continents.avec tes animaux terres* très, probablement voisins de Ceux de l'é* (âge condiylien, mais dont auçuh'ne s'est' conservé jusqu'à nous, sont couverts d'une* riche végétation, dont quelques rènrésen^; tanls se "sont conservés, et forment fa flore.* de cette époque, pour laquelle M. Brôngiiiart s'exprime ainsi : « En comparant cette flore; rfvcc celle des grès bigarrés (étage conchylîen des Vosges, et avec celle du lias étag'^s* sinumérien, liasien et toarcien), on voit qu elle n'aide commun avec la première que \epalœojyri$ qui jparaît extrêmement Voisin* de celui du grès bicarré ; au contraire, ello^ ressemble à la flore du lias ou de l'oolilo (terrains jurassiques) parles fougère?, do ît plusieurs sont très- voisines, par lés nilsonta et les pterophyUum^ qui sont aussi très- voi^ sins spécifiquement de ceux du lias. « On voit que ces résultats sont conformes à ce^ que nous trouvons pouf* l'ensemble de la faune. Il serait donc tout aussi bien prourj' parles plantes que par les animaux' qi?t>cette époque est intermédiaire dans Ses cn^ ractères comme dans la position stratigrû-phiqiie qu'elle occupe.

C est à cette éi)oque que M. Elie dé Beaumont fait arriver son. systèrne du Tliûrin^ gerwald, du BoBhmerwâld-Ge!)irge, du .M< rvan, dont la dislocation est dirigée du O. 40* N. à TE. kOr S. On rapporte encore à la fin de cette époque la surélévation de toute >a partie orientale des Andes dans rAraériqup, Biéridionale, comprise entre les tt* et *r '^

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