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DICTIONNAIUE DE COSMOGONIE
SCA
rîGS
rés de latitude sud, suivant la direction de
. SO' N. à TE. 50* S.
SAURIENS ' FOSSILES. — Les sauriens ( de raûooc , lézard ) appartiennent au second ordre de la classe des reptiles. Durant ces périodes éloignées que remplit la formation des couches de la série secondaire, les reptiles de Tordre des sauriens jouèrent un rôle si étendu que nous devons une place importante dans nos recherches à Tétude des restes intéressants de créations anciennes, que ces animaux ont laissés après eux et qui nous ^ont parvenus à Télat fossile. C'est là une tAche qui pourra sembler désespérée à toute )»;TSonne peu familiarisée avec des sujets d'éludé d*une antiquité aussi reculée. Mais la idéologie, arrivée au point où elle en est maintenant, et appuyée sui* l'anatomic cûinjjarée, nous fournit d'abondantes lumières sur l'organisation et les fonctions de ces fa-^ milles éteintes de reptiles, ei non-seulement nous pouvons rétablir leurs squelettes et en conclure leurs formes extérieures, mais nous pouvons en déduire aussi leur économie générale et leurs habitudes^ la nature de leur régime,, et souvent même Thistoire de leurs organes digestifs, enfin nous y pouvons lire jusqu'à leurs rapports avec les conditions du monde d'alors et avec les diverses formes d'organisation auxquelles ils étaient associés.
Les restes de ces reptiles se ressemblent ).>lus entre eux qu'ils ne ressemblent à ceux iraucun. autre animal que l'on ait découvert dans les dépôts qui ont précédé ou suivi la série secondaire (883).
Il y a tant d'espèces de sauriens fossiles» que nous ne pouvons qu'en choisir auelques-uue& des plus remarquables pour taire connaître quelles conditions dominaient l'alUiUalité à cette époque où la classe des ro|>tiles domixwit le sommet de réchelleanimale„ atteignarU souvent des dimensions dont rien n'approche parmi les divers ordres actuels,, «t qui semblent caractériser ce moyen âge de la chronologie géologique qui sépare les jormations de transition clés formations tertiaires.
Durant ceiigedesrepiilcsy aunin des mammifères carnivores ou lacustres dos périodes tertiaires n'a commencé d'apparaître sur le globe; ses li{d)ilants les plus formidaliles, soit sur la terre, soit dans les eaux, étaient des crocodiles cl des lézards de formes diverses, souvent d'une stature gigantesque, et construits pour résister aux convulsions qui bouleversaient la surface de notre pla*nète encore dans l'enfance.
(883) Les couches plus aDciemies dans lesquelles on ait trouvé de& reptiles «sont celles qui se lient avec la formation du calcaire inagiiésien. L*existence de reptiles vcâsips des monitors dans le sclitste cuivreux et le zechitein de rAUeina^ ne a été constatée depuis longtemps, et Ton a trouve, en 1834, deux espèces voisines des iguanes et des nionitoi-s dans les conglomérats dolomitiqiies de Durdliam-Dwn, près (le Bristol.
(884) L*exlrémitë postérieure dM scapbîtes est enroulée^ k ia manière des ammoDîtes, en tours de suire qiû s'enveloppent complètement. La dernière ihamnre ou chambre antérieure est phis grande que
A la vue de cette vaste et iinportanle place assi;;née aux reptiles parmi les habitants primitifs de notre globe, nous sentons s'élever un inlérftt tout a fait nouveau pour les ordres mainlcnant existants et comparativement si peu nombreux de cette classe Sa plus ancienne des quadrupèdes dont le nom seul excite d'ordinaire un instinctif sentiment de dégoût. Mous n'aurons plus pour eux ce mépris, quand nous aurons lu dans les annales de ia géolcgie qu*il ftit un temps où non-seulement ils étaient les habitants les plus nombreux de la surface terrestre et ses dominateurs les plus puissants, mais où leur pouvoir s'étendait encore jusque sur les domaines des océans, et qu'on peut reculer leur histoire jusqu'il bien des milliers d'années au delà de celle é])oauo de la création progressive des animaux, ou îes premiers parents de la race humaine furent appelés à l'existence.
Les personnes à l'esprit desquelïcs ce sujet est offert pour la première fois entendront avec étonnement, peut-être même incrédulité, des récits tels ijue ceux que je viens de faire. Et il est juste d'admettre qu'au premier coup d'œil on les prendrait plutôt pour des rêves de l'imagination, pour des romans, que pour les résultais sévères d'une investigation froide cl raisonnée ; mais pour quiconque voudra examiner les faits sur lesquels nous établissons nos conclusions, il n'y aura pas plus de doute possible sur Texislence éloignée de ces étranges et curieuses créatures, ou sur le lieu cl répoque où nous affirmons qu'elles ont vécu. Que l'on n'en peut avoir pour les paroles de 1 antiquaire qui» trouvant les catacombes égyptiennes remjdies de momies d'hommes, de singes et (!q crocodiles, en tire cette conclusion que ce sont le les restes de mammifères et de reptiles qui faisaient partie d« l'unje des populations anciennes cj^ui se sont succédé sdr les bords du Nil.
SAUROIDES. Voy. Poissons^
SAUSSURE. Yoy. Géologie.
SCAPHITES. — Ce nom désigne ub genre de coquilles cloisonnées» elliptiques» d'une beauté remarquable, et qui appartiennent presque exclusivement à la formation de la craie. Chacune de leurs extrémités est enroulée, tandis que leur portion méùiano forme "presque un plan horizontal, et elles rappellent ainsi la forme des baleaux vUcz les anciens. C'est cette particularité qui leur a fait donner le nom sous lequel on les oésigne (884).
loiilps les aiUros civsrmlilR : et quelquefois (probablement dans Pà^o adulle ) elle se recnurlie en arrière, jusqu'au point «rullcr toucher la spire postérieure. 11 en résulte que la bouche se comprime et devient plus étroite nue la chambre'elle^ménie. C'est ce caractère tiré de la ch.iiiil»re extérieure qui sé> parc les seaphites des ammonites; car ces deiti genres se ressemblent sous tous les antres rapports : dans i*un comme dans Tautre , les lames transversales sont nombreuses jet trayersérs par un siph<« marginal situé vers la face dorsale de la co^nilk*» et en outre les bords en sont lobés, entaille» pn^ fondement cl festonnés.
SCO
ET DE PALEONTOLOGIE.
SED
ItTO
11 est à noter,, comme un fait digne de remarque, que ces deux mo^iificaiions de la slracture des ammonites, qui constituent les genres scapbite et hamite, n'apparaissent que très-rarement, et seulement dans le lias et Toolite inférieur, avant la période des formations crétacées, période pendant laquelle s'éteignit presque complètement, après une existence si longtemps prolongée, le type du genre ancien des ammonites ^5).
SCIENCE, ennemis de la science combnttus par Mgr Wi$eman, — Voy. Cosmographie DES PÈus sub pn.
SCILLA. Voy. Géologis.
SCORPION. — Une communication faite par le comte Slernherg aux membres du musée national de Bohême (Prague, 1835), renferma lit description d*un scorpion fossilq qu*il a découvert dans Tancieune forma-» lion houillère du village de Chomle , près de jjladnitz, au sud-ouest de Pi:ague. Ce fossile important, le premier de cette sorte que l'oi^ ait découvert, le fut en juillet 183i,dans une carrière située vers la lisière de ce terrain, près d*un endroit où Pon extrait de la houille depuis le xvi* siècle. On a reiicontré dans celte même carrière quatre troncs d'arbres dressés et de nombreux débris végétaux de la même nature que ceux qui se voient dans la grande formation houillère de TAngle-t terre.
Plusieurs dessins de ce scor^iion furent iiiis sous les veux d'une commission, lors de l'assemblée des naturalistes et des médecins de TAUemagne à Stuttgard, en 183.^. Nous empruntons au rapport qui eu fut fait les diverses particularités qui suivent ^886).
Toutes les analogies déduites des espèces actuelles nous permettent de poser en fait que la présence de grandes çspeces de scorpions est un indice certain defatempéralurq
(885) On trouve diins le lias du WQrlenit>erg les êcapkites Hfmrcalni el Isis, hamiUê annutatus oao^ Tooliihe Inférieur de la France.
(886) Le scorpion fossile diffère des espèces actocUes, Boins par sa structure générale que par la positioii de ses yeux. Par rapport à ces derniers or* ganes, le genre atuÉroctonu^ est celui dont il se rapproche davaptage. Ce genre a aussi douze yeux, mais disposés autrement que dans Tespèce fossile. C^esl \ cause de U disposition à peu près circtilaire qu*affeetent ces organes chez ce dernier aiiimal que 1 on en a fait ul genre nouveau sous le itum de q^^ dofhtkalwM»,
Les oririles oiï étan^nt contenus ces Joii/f* yeux sont dams un état parfait de cons«^rvalion. Uiî des petits yeux et le grand oàl du ci^té gauche ont encore conservé leur forme, en même temps que leur cornée qui est plissée. L'intérieur est reœpU d^une sol>stanoe terreuse.
Les mandibules sont également très-distinctes, mais elles sont daus une position renversée^ Chacune oflre trois dents saillantes; et si Ton examine Tuned^eUes sous un grossissement convena'ile, on y voit les poils qoà recouvrent la lame cornée dont elle est revêtue.
Les anneaux thoraciques, qui paraissent être au iiombre de huit» et ceux de la oueue sont trop dislo- «f<i. s pour que Ton en puisse lacilement distinguer ]' nombre; mais ils diffèrent de ce que l'on obs<;rve câus toutes ks espèces connues* La vue de la face
élevée dtL climat sous lequel, ils habitent, et cette conséquence est parfaitement en harmonie avec Taspect tropical des végétaux auxquels le scorpion est associé dans le ter« rain houiller de la Bohème.
SCUTIBRANCHES. Voy. GAsriBOPODBS.
SÉUIMENTS ANCIENS compaeés aux s6- DisiE!iTs ACTUELS. — La préseuce de restes nombreux d'animaux marins et de plantes fossiles, au sein de tous les étages géologiques est une preuve incontestable qu'il existait toujours, simultanément, à Tépoque des plus anciennes couches terrestres, comme à présent, descontinenis et des mers. Ce fini établi, tout porte à croire qu*à chacune de ces époques des causes physiques analo^es aux causes physiques actuelles pouvaient produire des résultats semblables.
Les mers anciennes recevaient, de même»
des séJinients terrestres, des sédiments pro? duits pac rusui:e des eûtes et par la décomposition des restes organisés. Les nombreux morceaux de bois fossiles qu'on trouve dans les couches marines du lias supérieur de Thouars (Deux-Sèvres), dans l'étage bajocien de Port-en-Bessin (Calvados), do l étage kim* méridsien de Chàtelaillon (Charente'» Inférieure;» de rétage parisien supérieur de Vaugirard,^etc., oemontrent qu'à ces diver-v $es époques, comme à présent, des afEUients terrestres apportaient leur tribut à la mer. D'un autre côté, le produciu$ de l'étage car-, bonifère, rencontré dau$ les couche^ con-» temporaines, en Russie, par MM. de Verneuil et Hurchison* les restes, orgaaisés de tous genres, et les fragments de roche trans^ portés h^ l'état ibssilc^ de l'état albien dans les couches tertiaires de Clansayes (DrOme), ceux de Macbéroménil (Ardennes), et. jusqu'aux fragments de calcaire grossier pétris de ses fossiles remaniés dans les grès siii-
dorsale a été obtenpe en taillant I» pierre par la face postérieure..
On voit tre^-bien ranimai par sa face Inférieure, et le palpe droit terminé par les. pinces qui «caractérisent le genre. Cette pince et Tabdcmeo sont sé^ parés par une mine fossile carbonisée d*uoe espèce commune dans la formation liouiUérc..
L'enveloppe cornée de ce scorpion est dans TéLi* de conservation le plus extraordinaire; car eih uesi ni décomposée ni earbonisée. La substance prepre (chitine ou éiiftrine) qui composait probablemont cette enveloppe, comme les éiytres des scara • liés, a. résisté à la décomposition et à la minéralisalioit. Elle se détache facilement et elle est élastique, lianslucide et «ornée ; deux couches la constituent, dont chacune a conservé la structure qui lui est propre. L'extérieure est rugueuse, presque opaque, lleiible et d^une couleur noir-brun ; la coucUc i»lerne au contraire est plus molle, de couleur jaune, moins élastique ; elle est organisée du reste comme la lame externe. On voit, à Taide du microscope, que cfaacitiie de ces deux lames est formée de cellules hexagonales séparées par de fortes cloisons. D'espace en espace , elles sont traversées par des poivs toujours ouverts, et oui présentent chacun une auréole enfoncée, ayant a son centre une pecile onvei tare qui sert d'orifice à une trachée. On voit rimpression des fibres musculaires dcstiriées ^ metr ire \e^ paUf^ vn nwintnncttl;
DlCTlONNAIRii: DE COSMOGONIE
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ceux d*AuTers (Seine^et70ise)9 montrent
3ue les mers enlevaient^ comme à présent^ es siMiiiients, par Tùsure des couches consolidées de leur littoral. Comme il existait & toutes ces époques des^ animaux variés, ils étaient,, sans' aucun. doute, 'soumis aux mêmes' lois dé désorganisation qu*aujour« d*hui, et donnaient aussi leurs sédiments.
Les sédiments anciens, ainsi qiie les sédiments actuels, étaient, suivant leur, pro^ venance, de différentes natures, fis se composaient également de cailloux roulés ou an* guleux, de gros sable, de sable Qn, de sabla vaseux, de vase calcaire ou siliceuse; mais ces premiers, dans Timmensité de temp$ écoulé depuis leur dépôt, se sont, en se consolidant plus ou moins, modifiés de diverses manières, selon leur composition, les intiltrations qui les ont pénétrés, la pression qu'ils ont subie, et le voisinage des cheminées du ^lobe. '
Les cailloux roulés ou arrondis, entremêlés de sable ou de molécules plus fines, ont, par leur consolidation, formé ces roches que les minéralogistes nomment potid/njues, où ces mêmes cailloux se distinguent parfaitement, comme à Carry, près des Martigues (Bouches-^du-Rhône), comme àGévaudan (Basses-Alpés), etc., etc. Les fragments anguleux*, en s*unissant de différentes manières, ont constitué les brèches^ qui montrent toujours les éléments de composition, par la différence de nature des fragments empâtés et de la matière qui les uniL
Le gros sablé est souvent resté à l'état dé désagrégation-, état dans lequel on le trouve au cap de Hève, près du Havre, et sur beaucoup d'autres points ; ou bien il a formé des roches dureâ, des grès à gros crains trèsdurs, comme ceux de Saint-Calais (Sarihe), de Noîrmoutiers (Vendée), etc.
Lessables quartzeux fins, bien plus com* muns, sont au*?si souvent restés uans Télat pulvérulent, kVandeuvre (Aube), aux environs de MortC'Fontaine (Oise); mais ils re- Srésentenl aussi plus fréquemment encore, ans les couches rerre^tres, ces grès h paver de Fontainebleau, d E'ampes, aux environs de Paris,' ces crès blancs du lias, près de Sémur (Côle-d^Or), de Metz (Moselle) , ces grès siluriens de May (Calvados), ou ces quart'zUes^ de beouoovtîp d'autres lieux.
Les nlolécules siliceuses, plus tinesonti suivant leur nature et suivant les modifications, qu'elles ont subies,' servi à former les roches phylladieqnes, . les grauwackes, les schistes, les schistes micacés de l'étage silurien d'Angers (Maine-ét-Loire), et'des environs de Rennes (lUe^èt-Vilaine), etc., etc.
Les séJiments, plus ou moins mélangés
' de silice et de chaux,. ont donné lieu, eu se.
modifiant, à la formation des calcaires pro-.
prement dits, des roches mariio-calraires,
des argiles et de la craie de tous les pajs.
Si, aux diverses époques géologiques, les choses se sont passées comme à présent, on doit trouver, à chacune de ces époques, la nature des roches sédiraentaires excessiveuienl variable suivant les lieux ; car il est