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pifpbable que les courants des* mers à^^
Î lient de la même manière sur la répartiti^a es sédiments, suivant leur nature el leur densité. C'est, en effet, ce que nous voyons en étudiant les étages. On pourrait même dire que c'est cette variabilité de composition minéralo^iqué du méjiie étâ^e, selon les lieux, qui a souvent induit en erreur ceux qui voulaient la trouver partout iden- (ic[ue de caractères minéralogiques au même niveau géologique. .
Si, comme on en a la preuve, les sédiments marins' étaient de natures variées aux diverses époques géologiques, ils doivent avoijr subi le même mode de répartition que dans les mers actuelles, suivant la pente du. littoral, suivant sa configui:ation et la força des courants. • .
L'étude des couches terrestres le démontre de toutes les manières. La grande uniformité des dépôts argileux de quelques points, et leur manque presque cr/usplet de restes organisés, donnent la certitude qu*ils ie déposaient au fond des mers. L'étage conchylien des environs de Toulon (VarJ» ainsi
Sue les étages oxfordien et callovien de eaucdup de |>oihts des Hautes et Basses- Alpes, sont dans ce cas. On reconnaît ailleurs par les petites couches bien séparées, comme dans les étages sinémurien, callovien et néo- Comien des environs de Castellane (Bas.«e5- Alpos), par les restes organisés complètement conservés, "que ce devaient être des dépôts tranquilles et riverains. Enfin, par les lits obliques des couches horizontales^ on reçon^iaît que les bancs de l'étage batho* nien de Luc, de Banville (Calvados), que ceux de l'étage narisien d'Auvers (Seine-et- Oise), se sont formés sous la même influence des courants que les bancs de sable de notre littoral, et ceux qu*on voit dans la lit de la Loire. •'
On explicjuerail difficilement, en géologie, sans faire intervenir l'action appelée per/wrbations naturelles^ la formation très-remar* quabledes alternances sçuvent répéjtées, sur un seul point, de couches parallèles d^ di* verses natures, composant un même étage. Avec des courants dans line direction iden** tique, avec des agents charrieurs invariables, il se formerait des amas considérables de matière dont Tensemble serait à peine stratifié ; et jamais, sur le même point, des couches de sable ne viendraient. recouvrir des couches de sédiments vaseuk, f>as plus que des bancs horizontaux ne. pourraient se trouver au milieu des lits inclinés. Les perturbations naturelles de Tépoque artuellc nous expliquent à la fois toutes ces ap^^arenies anon^alies qui ont souvent cnil>arra^sé les géologues.
Ces perturbations nous donnent, par suite des tempêtes annuelles périodiques, le moJe de formation des couches alternes, comme celles de Tétage corallien du ravin des Tour* nelles, près de Sauce-aux-Bois (Ardennes), où les couches sont formées ne calcaire compacte blanc, empâtant un amas de coquilles, tandis que les autres couches inte^
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ET DL PALËOKTOLOGIE.
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médiaîrés, sans coquilles, sont plus marneuses et moins dures.
Des perturbations plus rariëes peuvent seules, et sans le secours des révolutions géologiques, nous exiiliquer cette alternapce singulière de bancs de sable lin en couches horizontales, et de lits dé sablé et^de cor auilles, in'clinés tantôt à l'est et tantôt à 1 ouest, qu'on remart|ue à Anvers (Seine-et- Oise), dans la zone supérieure de Tétage pa? risien.
Sans les phénomènes périodiques actuels des ehanjp^euienis de courants ajiportés par les coups de vent, il nous serait difficile d*explic|uer encore comment l'immense puis* sance d un éta^ peut être divisée en p^^tites couches d'une é4:ale épaisseur, et cela d'une manière si constante que, dans certains cas, les bancs se succèdent régulièrement comme dans une bâtisse. Chaque lit, plus dur, est «éparéparune très-lé^ere ik)ucbear^leuse, ^insi qu'on le voit dans l'étaîi^e siuémurien de Castellane, de Dignes, dans l'étage eallor ▼ien de Cfaaudon, dans l'étage néocomien de Êheirôn, de Barrême (Babsec»-AlpeS), dans l'étage ozfordien de Vermanton (Yonne), etc., etc.
Ces quelques cas isolés, que nous ayons prîs au hasard, sufQront, nous le pensons, pour prouver qu'aux diverses époques pas-* sées, la nature était soumise aux mêmes f et*ons passives et fortuites qui existent aujourd'hui. -
' Si la nature et la disposition seule des coochcs sédimentaires du globe nous ont donné la preuve que des causes identiqiies aux causes actuelles présidaient k leur for* niation, la distribution des êtres dans ces couches, et toutes les circonstances de leur anéantissement nous le prouveront d'une inanière bien i>lus certaine. Passons sucées^ 5ivement en revue, sous ce rapport, les iïU Terses conditions de dépôts avec les restes -organisés contenus dans les couches ter* rostres.
Nous avons dit que les animaux vertébrés entiers flottants ne pouvaient- être jetés que sur le littoral, et qiie là ils pouvaient se conserver, principalement sur les golfes -tranquilles, où se déposent les sédiments iins. C'est, en effet, ce que nous trouvons IK>ur les animaux terrestres et marins ; les inammifèrcs et les oiseaux entiers de Montmartre, prè^ Paris, les poissons d'Aix {Bouclies-<lu-Rliône) se sc^nl déposés sur des sédiments très -tins d*un lac terrestre; les grands sauriens lie Lyme-Regis (Angleterre)^ sont avec des sédiments marins fins. It en oat de même des nombreux poissons du Monte-Boica, crS Acanthoteuthes de l'étage OxforJiende SolenhotTen et de la bélemniie -entièrpderélagecallovien d'Angleterre, où, avec les festesd/animaux vertébrés flonants, sont toujours des coquilles qui flottaient, telles que ces ammonites si remarquables par la. belle conservation de toutes leurs
t parties.. C'est encore et seulement sur le itioral des golfes maritimes tranquilles que l^ourront se conserver, pour l'avenir, les
traces, les^lus.fugacqs des animaux eux« mêmes, ou ces empreintes physiologiques et physiques qu'on trouve répandu'^s k la surface du globe, comme les empreintes physiologiques de pas d'oiseaux et de reptiles,, comme les empreintes physiques de gouttes de pluie, et les sillons marins laissés par la mer sur le sable, sur les grès tertiaires de la Patagonie, sur le.« grès pbrllandiens des environs de Boulogne (Pas-dc* Calais), 'et qui montrent,, près tes uns ûcs autres, des sillons tracés par la mer actuelle, avec ceux qui se sont formés à l'époque portlandienne '
Nous avons djt que les coquilles flottantes devaient nécessairement être déposées suf* le littoral des mers. C'est aussi sur le bord dés 'antiques bassins marins qu'on les trouve en plus grande abondance. Il suffira de suivre le pourtour des roches granitir ques des départements ôes Deux-Sèvres et de la Vendée , ou des. roches paléozoîque^ des départemeuts de la Sarthe et du Calva-: dos; pour rerbnnattre que, sur tous ]e% points, les différents étalés géologiques qui s'y adossent sont remplis d'un nomlire considérable decofjuitles flottantes, de nautiles et d'ammonites. On trouve souvent dans les étapes loarcien, bajocien, bathonién, calv lovien el oxfordien dotes anciens. rivages, de mênie qu'à Saint-Julien de Cray (Saôner et-Loire), etc. , des couches exdusivemepl formées d'ammonites'èt de nautiles , tandia que les autres points de ces mêmes élages, placés au centre des anciens bassins, où les couches déposées par les courants SQUsr marins, comme k Luc; à'Langrune, à ^àw» ville (Calvados), ne contiennent point de coquilles flottantes, ou elles sont très-ra* tes. . . , ,
En parlant des animaux non flottants, nous avons dit quMIs pouvaient mourir de vieillesse dans leseonehes sédimentaires en repos, et rester dans leur position normale d'existence. M. d'Orbii;ny en a. observé à cet état dans les couches coralliennes du canal do Niort et dans les environs de U ^oehelle •( Charente-Inférieure), près de €yrcy.le«£hâleau (Haute* Marne), et sur une foule d'autres points* de tous les Ages géo* logiques. ' '
- Des coquilles bivalves peuvent* encore t dans leur position normale , être envelop-
I'iéesde sédiments, fuir suite^d'une perturjanon naturelle, et montrer alors sur la ùiême niveau des coquilles bivalves de tons les dges, comme sur les lianes calcaires de l'étage kimméridgien, qui se découvrent à mer basse à la pointe de Châtelaillon (Ch»rente-lnféiieure), où elles sont à côté de
Ï;asiém'()fKlcs dans leur |H)siton normale^ a bouche en bas, ou de ^^upes de miiytuB et de pinna^ teîs q}ï*i\s ont vécu t c'est-àdire encore réunis en famille.
' Le plus souvent^ les restas d'animaux vertébrés, ainsi que les coquilles et les p<H lypiers, sont dans les anciennes mers,u>mm6 dans les mers actuelles, déposés sur la côte* ou cliarriés par les courants sous-mariaa.
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