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DICTIONNAinE DE COSMOGONIE
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Lc5 côtes se reconnaissent toujours au désordre des coquilles, et à la grande quantité de coquilles flottantes mélangées aux autres. Les couches de Tétage biojocien, ou de l'oo' Hthe inférieure des nioutiers des environs de Bayeux (Calvados), de Niort (Deux-Sèvros), sont dans ce cas, ainsi que Tétage oxford ien de Launoy (Ardennes) , le lias supérieur de la Verpillère (Isère), et une multitude d'aur très points do la Fpance.
Quand les coquilles et les autres corps orjzauisés sous-marins sont transportés , il« V forment , sous l'action des courants vio^ lents, ces lits inclinés que nous avons décrits si marqués à Luc,, à I^on, à Ranville (Calvados)^ et à Anvers (Seine-:et-Oise) ; ou ces t>ancs alternatifs de pouJingues, de gros grès, de sable et d'argile de l'étage falunien de Carry (Bouches-du-Rh6;iej, de Gévaudaa (Basses-Alpes). Lorsque , au contraire, les courants ont agi , mais sans violence , ils ont formé ees bancs, ces lits de coquilles si fréiiuents dans les couches de tous les âges géologiques, où ils sont mélangés avec des sédiments, comme aux environs de la Roohelle, de Sauce-aux-Bois (Ardennes), ou feuls, comme h Lue, à Langrune (Calvados), h Saint-Mibiel (.\Ieuse), à Tonnerre (Yonne), A Damery, à Montmirail (Marne), à Chaumont (Oise), è (îrignon (Seine-et-Oise), etc.
Cherchons-nous encore dans les mers an-ci en nés des exemples de ces dépôts sousmarins, formés dans le repos déterminé, soit parla profondeur, soit par la tranquillité d'un point du littoral moins profond, mais situé en dehors de l'action du courant, nous 4es trouverons souvent des mieux marqués, L'éta^ sénonien, où la cra.ie blanche du bassin, parisien et tous les êtres n'ont subi aucune usure, est certainement dans ce /cas. Les counhes à milioles, formées seulement de foraminifères des carrières de Gentilly et de Vaugirard , près de Paris , se sont également dé[K)sées dans le repos, ainsi qu*unemu1titude de couches. plus anciennes.
La présence des conularia dans les mers très- anciennes, des hyalea^ des cleodora^ <!ans l'étage falunien de Bordeaux, des cari" -naria et de quelques ptéropodes dans les touches des environs de Turin , nous prouve qu'aux époques géologiques il. existait, .comme dans les mers d'aujourd'hui, des animaux pélagiens. Les animaux côtiers étaient également les plus nombreux dans tous les c'tagesquise sont succédé jusqu'à nos jours; ainsi tout porte à croire que leur répartition devait subir les influences de la température, de la conflguration, de la nature des côtes, et avoir des niveaux spéciaux d'habitation , surtout dans les étages tertiaires qui appro- 4;hent le plus des conditions actuelles. La faune tertiaire de Tétage parisien annonce en effet qu'elle a vécu sous une température plus élevée que la température actuelle de Paris . L'influence du niveau d'habitation , de la •conQguration et de la nature des. côtes, sur *la répartition des êtres , est très-marquée dans les couches fossilifères de tous les âges •géologiques. Elle explique pourquoi les phç'
ladomia et d'autres coquilles, ayQUt le mémo genre de vie, se trouvent toujours dans le.s calcaires marneux, qui jadis étnieat à l'état de vase, tandis qu'elles manquent dans les grès grossiers du même étage. Elle explique ]'al)ondance de coquilles des rochers sur quelques localités, comme les l>ancs d'hippurites et de radioiites des''€orbières (Aude), iïes Martigues (Bouches-du-Rhône, duBeausset (Var) , et donne la clef de toutes ces anomalies qu'on remarque dans la distri-* t>iitioa locale des êtres marins, au sein des couches sédiinenl aires. Cette influence est surtout très-reraarquaJble sur les baocs de coraux de l'étage silurien de Dudley (An^ glcterre), de l'étage dévonien de Bensberg, ^l sur les récife des mers jurassiques, comparés aux récifs actuels. En effet, la faune propre aux récifs anciens de l'étage oxfordien des chailles du Jura, aux récifs de Tétage coralliei» de Saint-rMibiei (Meuse) , d'Oyoooaux (Ain), de Tonnerre, de Chateî* Ccusoir (Yonne), de »la Pointe du Ché (Cha* Cl n te -Inférieure), est tout à fait distincte des fauneç voisines déposées sur des côtes différentes de la.même époque .Corpme les bancs de coraux des Antilles et des lies océaaieor nés, ces bancs de coraux anciens offrent une série d'êtues propres, dans laquelle domincLt surtout les coquilles parasites,, les térébratules et les échinodermes de certains genrc^s.
Les dépôts terrestres et fluviatiles , rencontrés dans les couches fluvio-terreslres ^ nous démontrent que les mêmes circonstances d'habitation existaient sur les contineiiu anciens et sur les continents actuels. Les unio du Wild^lay de- l'îJe de Wight le prouvent pour l'étage néocomien. Les couches kphysaeik he^ixfie Rilly-la-Montague, du Mont-Bernon (Marne) , d'Orgoa , de Vitrolle (BoucheMu-Rhône) , les présentent dans l'Aage suessonien; les couches i]*eau douce de Panis les offrent dans l'étage pari^ sien; on les voit aux environs de Montpo!* lier f Hérault), dans le bassin bordelais , dans les envii:ons de Mayence^aux bor<is du Rhin, etc., etc.
Ces quelques exenq>les des divers genres d'influences suffiront pour prouver, qu^à toutes les époques géologiques ,, des conditions identiaues aux coqaitions actuelles influaient sur la formation des sédiments » sur Jeur répartition , sur la distribution des restes organisés , suivant leur nature vivante, ou suivant leur état de corps bruts, inertes, soumis alors aux agents charrieurs.
SÉDIMENTS MARINS. Voy. Coi;chbs sepiiTENTÀiBES. — Leur répartition dans tes mers. — Voy. ibid. — Sédiments vasetLX. Voy. ibid. — Sédiments fIuvio-(errestres. Fby. Cot'CBEs séoiMENTAiREs, art. IL
S£L. Voy. V Introduction. — Sel gcvwML Voy. Roches fossilifères.
; SENONIEN (ÉTAGE). — Le sixième de la période crétacée et le 22* de l'échelle totale des terrains. La ville de Sens, l'antique S^ notiez, est située au milieu de la partie de Tétage la mieux caractérisée. C*est aussi Ir terrain crétacé supérieur j lu truiebtancke^ le
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ET UE PALEONTOLOGIE.
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terrain inpercritacé ^ le caïcaire jaune ^ et une partie de la craie tufau de la Toiiraine, létage crayeux (partie) de M. Cordier, etc. Type français sous-marin à Epernav, Meudon, Sens, Tours. Saintes, Maestrient, etc.
On a donné le nom de craie blanche è cette immense surface de craie supérieure, essentirllement blanche, du parisien. Cette déno* Mi nation lui est, en eflet, très-app1i(nble, à .Meudon et dans la Cham])agntv, mais elle jjcut, ailleurs» devenir la source de plus «l'une erreur. Certaines parties des étages ( rnomanien et turonien, a Saint-Sauveur, à Saint-Florentin, sont, comme on Ta vu, très-blanches, et ne diffèrent pas, raineralo^ir|uement, de la véritable craie blanche, iniulis qu'au contraire, dans les Pyrénf'cs, rélage qui nous occupe est bleuâtre, qu*à Fours il est jaune, qu'à Saintes et è Coi;iiac il ressemble à ce qu'on a nommé craie liifau. Il en résulte que, d'un côté, Ton peut îppcler, minéraloçiquement, craie blanche, Ws élances bien difTércnts par leur stralili- -alion et leurs faunes fossiles; tandis qu*en Tautres lieux, ce même horizon ne saurait ilus être appelé craie blanche, attendu qu'il isi de toute autre couleur, ou même à I état Je grès. C'est oour obvier à ces inconvélients que H. aOrbigny lui a donné le nom ïétage sénonien.
Voici rhorizon crétacé le plus vulgaire, »ur certains points, par sa nature minéralo- ^ique. En eil'et, il n*cst pas un géologue qui le connaisse eu France cette vaste extension de craie blanche qui couvre le nord et e nord-est du bassin anglo-parisien, et dont es limites sont si bien représentées dans la >olle carte géologique de MM. Dufrénoy et ^lie de Beaumont. Nous allons, du reste, ndiquer les limites géographiques de ces étions si connues, et ajouter beaucoup rautres points répartis sur les diverses )arties du monde où nous avons reconnu étage sénonien. D'après l'élude . stratigradiique et la faune qui le caractérise, la mer le cet étage couvrait, en France, tout le entre du bassin anglo-parisien , depuis 'itry-le-Frauçais jusqu'aux côtes de la Manlie, et eu Angleterre, de Tours jusqu'au ap Blanc-Nez (Pas-de-Calais). Bien qu'il soîl ecouverl au centre par les terrains lerliaies, il n en montre pas moins, çà et là, dans ? fond des vallées, quelques parties qui ^notent partout son existence. Sur le litjral de la mer, sauf quelques légères interijptious, on le voit Ibrmer la plus grande ariie des falaises de craie, depuis le Havre iNqu*à Etaples. Sa puissance est immense Etretat, a Criqueport, à Fécarop, à Dieppe, Saint- Valery-en-Caux, h Montreuil et à tapies; puis, après une interruption forïée par les terrains jurassiques du Boulonaïs, on le voit reparaître au cap Blanc-Nez. riépeiidamment du littoral, il se montre Ans la vallée de la Seine , au-dessus de ouen, aux Andelys, à Louviers, à Evreux, Mantes, à Heudon et à Marly, près de Pa- .- ; dans la vallée de Dieppe, tout autour u lambeau plus ancien du pays de Braye,
près deBeauvais,de Chauraoni, de Méru, êtes dans les vallées de TArque, de la Yères, do la Bresle, de Tréport, de la Somme, de l'Autie et de la Canche. Maintenant, si nous continuons autour du bassin anglo-parisien, nous le verrons former une large surface dirigée au sudest. Dans le Pas-de-Calais, elle passe par Béthune; dans le nord, à Douai, à Gfambrai; dans la Somme, à Péroune; dans l'Aisne, à Saint-Quentin, à Ribemont, à Vervins ; dans les Ardennes, & Rethel, à Neufclrfttel; dans la Marne, à Reims, à Chavot, à Ablois, près d'Erernay, è Châlons-sur-Marne, à Vitry, h Sézanne; dans TAube, à Arcis, au-dessus de Troyes, à Nogent ; dans l'Yonne, à Sens, h Joigny, à l'ouest de Saint-Fargeau. Plus au sud^ partout recouvert dans les terrains tertiaires, rétage sénonien se voit, néanmoins, dans le Loiret, au nord de Montargis, h Châtillon. Rien qu'une légère ditfércnce de composition minéralogique ait empêché de le reconnaître ailleurs, M. d'Orbigny Ta retrouvé, avec tous ses caractères, dans le déparlement de Loir-et-Cher, à Saint-Gervais, près de Blois, à Couture, à Montoire, h Vendôme, aux Roches, au Songé, etc.; dans Tlndre-et- Loire , à Tours, & la tranchée de la sraudo route de Paris, et sur une grande suriace du cours de la Loire, en remontani ou descendant. La vallée de Saint-Ohrisloi. lie lemonlro aussi, et il la encore revu «iu-dessus du Chinon; dans la Sarthe, aux touches supérieures de Poncé, de Sainte-Cérollc, à Sainl- Frimbault, k Saint-Germain, près de la Flèche; dans l'Orne, dans le Calvados, à Honneur. Un petit lambeau se voit dans la Manche, à Sainte-Colombe, à Or^landes, h Golleville et à Fréviile, à la fosse de la Bonneville. Par les lignes que nous avons? suivies, on voit que l'étage sénonien formo un vaste cercle, pour ainsi dire non interrompu, autour du bassin anglo-parisien, on France, et que la répartition geographiquo en est la même que celle de I étage |)récé«dent; seulement il se trouve toujours en dedans et plus au centre du bassin.
La continuation du même bassin se trouve en Angleterre , où nous voyons l'étage couvrir une vaste surface h Test, depuis la Manche jusqu'au Yorkshire. Par les fossiles, nous ne trouvons, dans le vaste lambeau de la Belgique et de Maestricht, que l'étage sénonien.
Dans le bassin pyrénéen, l'étage n'est pas moins bien tracé que dans le bassin angloparisien avec les mêmes fossiles.
Dans le bassin méditerranéen on en a reconnu beaucoup de lambeaux isolés qui témoijçnent de son existence sur l'étage turonien.
M. d'Orbigny a reconnu, par les fossiles identiques et Tensemble de la faune, que tous les terrains crétacés de l'Amérique se(>tentrionale, dont M. Morton a si bien décrit la faune, dépendent de Tétase sénonien, et non des grès verts, auxquels on les avait rap|)ortés, par suite défausses idenlifications.
En résumé, l'étage sénonien s'étendrait (i%
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DICTIONNAIRE DE COSMOCO^E
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la zone tQpriile au 36'de^ré tic. latitude méridionale et au 56* de latitude boréale, en faisant, en longitude presque le tpur^du inonde. On peut/ dès lors, eu apprécier touta i'iniportanee.
Sur tous les points du bassin an^to-pari*;' sien, où Ton a pu voiries couchei inférieur res, rélftj^o sénonièh repose direclerneiiti en stratili 'alion copconlante, sur, l'étaiÇe tu^ ronien. Ce fait, cionstaté où nord et d Test du bassin^ a élé encore reronnudànslesntlpuesl et 1 0140SI, dans tous, les. di^paftements de a Touraine, de la SartlVe,' do TOrne et du Calvados. Les parties sud-ouest di^ liassin pyréné<^n, de la Cljare;nle à la Dordognei sont dans le o)éine tas, ainsi que l'autre côlé espa.;nol dans .les provinces de Saint; iVndt'f et de Biscaye! Il* eH^est^de^nièinei dans le bassin méditerranéen, des couches (Je Corbières du gros et du pt'lit Piroou, près de Marli^jcues, ilu .Ca? au Jie^ju^set.Eç Angleterre et en A))ema^ne,'la même c(»n^ èordanoe existe, et cetio circonstance donne la nrenve que l'étape sénonien a bien succédé régulièrement, tiaps H^rdre^ cjjronolor gique, à Télage luroiiien qu'il recouvre suir |ous les points où il n'y a pas dé lacunes.
Tels .sont les résultats auxquels on esl arrivé par la stratilhaliou. et l'étude des lanncs; uu'sis, si la sùpiTpôsiUon'imméçiiatç des deux étapes peut également Ibire arriver h cette conclusion, sur le sol de la France, Jl n'en est pas ainsi des, autres points. Cette stratification. re^sle.'enlîirement muette, et même peut induire en erreur^ )orsq.u!il man-. que un si grand nombre a étages inler^ mé liaires, comme au nord et au sud de la Russie, au Chili^ d^ns TAmérique septentrionale; dans Tlnde, où l'étage repose sur l'étage, dévonien, sur Téla^e oxfordien, ou même sur les roches azoïques, et alors la paléontologie seule «eut arriver à les classer dans leur véritable. horizon géologique.
L*étage parait atteindra près cjelOO mètres de puissance h Saint-Ander, et une piiis,-? «ance encore, plus grande existe au milieu du bassin an^la-|)arisien, par èxemnie, da;is .les faf4ise3 de la,côjé marilimé de la Sewe- . Inférieure, , près d,e, Fé^'amp, .et mème^. à Pan>, OÙ/l^- puits ' artésien pourrait faire croire à aii mpias 300 tnètr^es u épaisseur.^
Tt)ut le monde a remarqué- les bancs (^ «ilex qui occujient ,les parties, supérieures de l'étage sénonien ; mais ces silex, loip .d'èti*e $péciaux h la craie blanche, se trou- . vent à beaucoup d'éfages géologiques différents. Nous I0& avons cités dans l'étage car-» .bqnjférien.\ et .riQus les ^ avions .rencontrés wiccessivement, dans' les étapes toarcien de Saiqlp-Çonorine de TUouacs; Iwijocien de Poitiers; callovien de Grassë)^ oxfordien d,e CI)âte4-CensAir; coralli^en de Tçouvilte; dans les terrains jurassiques f ijaps presqua .tous les étages- crétacés; et partout nous • avons reconnu un seù> et menie fait dans leur mode de Jprmatiçh. Les silex ne sont poI{it..de$ cailloux roulés, placés dans las coucbes par les eaux; ils noua paraissent .être le résultat d'une infiltration d? silice
dans les couches, Lden poslériauremeni h leur dépôt. Voici, dû reste , sur quoi nous fondons cette opinion.. Etudiés avec soin, les silex offrent, dans leur cou(^xture siliceuse ,' absolument les mêmes espèces de fossiles, ni plus ni moins nombreuses que dans la craie environnante. Les gros our< sini^, lés f)iyalves saillent souvent eu dehors; |es foraminiféres et les bryozoaires de là jcraie se montrépt partout clans jeur pâte, sans quY'videmment formées pçr IVlion des eaux, comme les sédiments sous-marins f ctuels , les couches qui les renferment soient en rien dérangées par leur présence,
f'notir ainsi dire réiiartié aujiasaru. Les siex ne (paraissent d^s lors, que deà parties de la masse crayeuse, transformées surplace! ÎE^n.silicjBt comme nous le voyons pour certaines coquilles des mâjues couches. Les causes de transformation qui expliquent le jchangement des coquilles calcaires en silicç
f')OuVroi}t, nous le pensons^ expliquer au^si a fopinalibn des silex de tou,les les couches géologiq?ios. < - .
Pnturbalion finale. — Le morcellement de l'étage sur la côte orientale de l'Amifr;quê septentrionale, le manque.de côtes aui régions nord et est du bai:sin |:r:!3>cs, Annoncent un «rand mouvement des eaux après la fin du dépôt sénoqien e( .Pélagie danjcn. A Meudon, dans l'Oise et dans la "Marne'^ towç les. çleriiiers dépôts sénoniens sont sous-rmarihs et des mers profonies. Les dépôts daniens qui les rçî^ouvrenl sont, au contraire, faits sur la côte ou près de fa ^côle^ ca;; i s contiennent un grand nombre dûgastérôûodes, dalâmellibîahchesel même des coquilles Oollantes On voit qu'une surélévation, qui a uéterniiçé un roouvemeni dans le niveau des eaux, a énietth ment eu lieu sur ces pxunls eritçe la* fin «« Télagé sénonien et'.le commencement de Téla^^e suivant,^ 'qui peut encore coïncider !^vec la perturbation finale, . " Caractères patéôrt ta logiques. — Les rarac- .tèrcs de là faune sont encoçe^qu^Hque suf une plus vaste échelle', peu différents de ceux de l'étage turonien, peu d'osj èccs ?ô continuent de réi)oque precé^îenlc è celleci; \\ en résulte qu h côté d'une d'sparilô .presque complète des espèces, les genres nn. .encore de Ta' alogie.' î^ous y von ons n'iltre, ^cependant, 81 genres incoun^ns aux é;aT^p> 'iniérieurs; et, parmi ceux-ci^ les pr»*niier^ .poissons cyclo'îdes et cténoïdes. Sur ces eH genres, 42 s'éteignent dans. Tétagc, Il o.v» donc que 39 des nouvelles formes aniin«l<^^ .de celle période qui persistent. Sur ce nombre, nous y voyons naîlre quelques genre* ]plus spéciaux aux terrains tertiaires qïJj .commencent à paraître; mais ce nombre e?» .loin d'être comparable au nombre clés genres qui disparaissent h la fin de cette pé'i^^'» car, avec les i2 genres déjà cités, nous trou- ..vous, comme s éteignant, encore, W y. genres préexistants, si caractérisliq'u.es d« .'terrain? crétacés, ce guî élève à 122 le noffi^ brcdes genres ^ui finissent leur existen'^ avec rétagc sénonien. Ce caractère proo^^*
ISq StLN ET DE PALEOMO
}»]u8 quo tout le reste, qu à la. fin de. cet Ibgt éta^e les terrains crétacés entrent dans iine gcar grande période de dégénérescence de for- mur mes zoolr^^iques, annon(;ant la Gn de cette tem granda époque de ranimalisalion du globe. ,es\\i L^éta^^e sénonien a pour caractères né^^a- zoni ti&/avec l*étaj^e précédant, les 27 genres jusq qae nous avons vus naître et oérir dans Yér .d'e\ la^e turonien, sans («asserè celui-ci, ou qu), men nés dans les â^es passés, s*éteignent encore .mai; clans Kétage turonien. qui
Les limites négatives entre Tétage sénq- péra nien et I étage danien ne' consistent qu*en £i 2 genres,' Tun de gastéropodes, le geni;e coni fasciolariaj et Pautre décriinodermes, ecAi- gi^éc nolampaê^ qui, encore inconnus à la période . Eun dont nous nous ocx^upous,' ué paraissent qu'à simi . répo4(ue. suivante. .,,.... . dans
Les »|raclères. positifs nous sont donnés tous par les genres qui, cnci)re inconnus aux autt( étapes inférieurs, naissent, i^our }a première poui fois^ avec l'éta^^e sénonien, et dès lors peu- ce ai vent le distinguer nettement de ces élages . tuell inférieurs. Ces genres sont au nomi)rtt de . Ch 81. Cet ensenililc consiJéraiile de formes Téta^ animales, qui natt dans Téta^e sénonien, bâtir bit afipréi'ier rim|>ortance des caractères . a été palconlologiques qu on peut invoquer, pour '. nosc le distinguer, et la sourire de ce faciès sj.écial 26 g( que prennent lès faunes, |iar suite de chan<* en ai gements aussi considérables. )>ècei
Sar ce nombre, k2 {^enn^s, cessant d'exis- Lorst . ter dans Pétage sénonien, formeront autant . et su de caractiçes.posiufs pour le distinguer dès ; nieiii ëla^es supérieurs où ils manquent. Si Ton conn ajoute à ces ki genres les 80. genres qui, des « Désantérieuremept,,sesontégaleipentéteiqts pèce< . dans réf âge. sénonien, sans laisser ii l'étage qui ^ danien, jieus aurions 122 genres pouvant mers 'donner des caractères positifs, entre lès La ' étapes sénonien et danien ou les terrains bre d tertiaires. . '. . sénoi
Sans compter, quelques centaines d^espècês surtc d*animaux vertébrés et annelés, dont nous '^it, < ' ne produisons pas le cbitfre exact, nous coq- des r naissons, en animaux mullus4{ues et rayon- - Le: nés dé c^t.éta^é, le nombre énorme iJe 1,579 . en Fi e:spèoes. Si, sur ce nombre, nous Atons Ijps . précî 2 es|:è«:es communes avec l'étage 4uronie|i, . tréci« et ies 3 esf^ces indiquées, à tort f>u à raisopv , atleri c-onifiie comniun^s avec l'étage danien, le ' vert, beUmnitêUa omcronata^ le baculiie$ Fauja^ii juS4|L et ie faius Septuni^ il nous restera encore . gram l^hlk espèces caractéristiaiies , propres, à surd . faire reconnaître (lartoui rétagé qui nops . de c( oceujie» quelle qu*en soit là nature minera- . ment logique. . , . . . P'i ^'
/Toutes les localités de France indiquées, ' Irîcfn aussi bien, dans le iiassin an^lo-par:sicn qpe . depui dans les deux, autres, comme des dé,.e;i- . en^^r danc4^9;de l'étage sénonien, contiennent des a im esjpèces qui se retrouvent soit en Angleterre, . rai, o soit à Itfaëslrichtv soit à Aix-la-Chapelle^ soit . vrir t enfln en Allem^^ne et en Russie ; dans TA- . sur t mérigue septentrionale, au Chili ou dans septei rinde. Qu'on prenne Tétage en France, en envir Kussie; £\k Espagne, aux Etats-Unis, dans croir< rAroériquè méridionale ou à Pondichérj, mers OB trouvera partout, avec un ensemble ana- lion c
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