SIG
ET DE PALEONTOLOGIE.
SÎG
sii pieds. Ces troncs étaient inclinés dans tous les sens, quelques-uns étaient h pou
f>rès Terticaux.. L'intérieur de ceux dont Inclinaison dépassait 45 degrés, était rempli d'un mélange endurci de sable cl d'ar^'ilo; l'extrémité inférieure de quelques-uns posait sur la surface supérieure du lit de houille: on n'y apercevait aucune trace de racines, et il ne paratt pas qu'aucun d'eux eût pu croître dans la position où il se trouve à Tépoque actuelle.
M. Alexandre Brongniart a figuré une coupe prise à Saint-Etienne, où se voient plusieurs tiges semblables dans une position dressée au sein d'un grès de la formation carbonifère, et il a conclu de ce fait que ces tiges avaient vécu sur le (loint même où on les trouve maintenant. M. Constant Prévost objecte avec raison à cette conclusion que si ces diverses tiges avaient vécu sur ce point même 9 elles auraient leurs racines [ians la même couche, et n'auraient pas leur hase dnns des couches de nature dinércnte. « Quand j'ai visité ces mêmes carrières, en f826, dit M. Buckland, j'y ai vu d'autres troncs inclinés dans des difcrlions diverses, et plus nombreux que ceux d'entre eux qui étaient dressés, j»
Il n'existe que la carrière de Balgray, à 3 milles au nord de Glasgow, où l'on rencontre des troncs dressés, de grands arbres fixés |>ar leurs racines, dans le grès de la formation houillère, où il paraît fjue ces irbfcs vécurent fort rapprochés, h Tépo |ue >Li ce terrain était encore dans un état de nollesse.
Pour la plupart de ces troncs, la position erlicale est uniquement due au hasard de ueluue cause accidentelle. On les voit à ius les degrés d'inclinaison dans l'ensemble es couches rie la série carbonifère; mais le Jus souvent ils sont couchés, et parallèles n lignes dé stralification; et, dans cette si* jation, on les trouve ordinairement comri mes. LorSiju'ils sont droits ou peu inclinés, s conservent leur forme naturelle ; et leur itérieur est rempli de sable ou d argile luvcnt différents des matériaux constitutifs e la couche où est fixée leur partie inféiciirc . et mélangée avec de petits fragments a diverses autres plantes. Or, comme ces u'ilériaux étrangers ont entièrement rempli inlérieur des troncs, nous en pouvons >nnlure que ces derniers formaient un rlindre creux dans toute leur lon^^ucur, ins$ aucune cloison transversale, à celte [>oque du moins où le sable, la vase et des a^uicnts d'autres plantes trouvèrent accès ïns leur intérieur. L'écorce, qui avait perslé, après s'être convertie en bouille, enlurait probablement un axe formé d'une it)stance pulpeuse molle et périssable, >ruine la pulpe charnue qui remplit les tiges
(887) M. Ad. Broncniârt a trouvé dans une mine ^ tiofulle deWesiphalîe, près d*£ssen, la lige confirmée <rune «igillaîre couchée, qui avait quAranie ^ds de lo!!gnour. Son diamètre était d*cnviron uze pouces à «a pa*'tîe infcricurc, et de six à sa
des cactus actuels; et ce fut probablement cet axe mou intérieur qui , en se décora* posant, alors que les tiges flottaient dans les eaux, laissa après lui cette cavité où se sont introduits le sable et l'argile.
Le diamètre ordinaire de ces troncs varie depuis un demi-pied jusqu'à 3 pieds. Arrivés à leu r accroissement |)arfait, plusieurs d'entre eux ont dû avoir de hauteur 50 à 60 pieds au moins (887).
Le comte Sternberg a désigné plusieurs espèces de sigillaires sous le nom de êyringodendron^ h cause des cannelures en loriuo de tuyaux parallèles qui les parcourent dans toute leur longueur; leurs figes sont dépourvues d'articulations, et plusieurs attcignent la taille des arbres de nos forêts. A la surface de ces cannelures se voient des im-
(dressions ponctiformes ou linéaires, do brmes dilTérentes» indiquant les points d'insertion des feuilles sur la tige. Ceilo partie cannelée dessigillaires, qui constituait une enveloppe externe susceptible de so séparer, à la manière d'une écorce vérilabbs de l'axe mou ou du tronc pulpeux qui eu remplissait la cavité interne, varie en épaisseur depuis un pouce jusqu'à un huitième de pouce, -et se rencontre ordinairement convertie en une houille pure.
Un tronc composé d'une pulpe chantuc,
2u'entourait et soutenait seulement une corce mince, n'eût pu porter à son sommet des rameaux lourds et épais. Il est probable, par (conséquent, qu'il se terminait bruscfuc* ment à sa partie supérieure comme se terminent maintenantplusieurs des plus graiides espèces de cactus; et celte liypollicsc tire une force nouvelle de la grande quantité de petites feuilles qui entouraient le tronc dans^ toute son étendue.
Les impressions ou cicatrices qu*ont laissées les articulations des feuilles sur les cannelures longitudinales des troncs de sigillaires, sont disposées, par rangées verticales sur le milieu do chaque cannelure > dans toute îa longueur du tronc. Chacune de ces cicatrices inuiquc la place qu'occupait une feuille, et Ion y voit ordinairement deux ouvertures par où les faisceaux vasculaires traversaient l'écorce pour mettre les feuilles en communication avec l'axe de la plante. L'on na pas encore rencontré, jusqu'ici, de feuilles (|ui soient demeurées fixées au tronc, de telle sorte que, pour ce qui concerne la nature de ces organes , nous en sommes entièrement réduits à des conjectures. L'absence complète de ces appendices sur tant de milliers de troncs qui ont été soumis à l'observation, nous porte à penser
3ue toutes les feuilles quittèrent leur point 'articulation, et que la plupart se décomposèrent probablement, de même que la itulpe charnue de l'intérieur des ligeSt pen-
aiipférienre, où elle se divisait en émi hraneèes, dont ebaejine avait quatre pouces de diamètre. La partie inférieure était brisée. (I«i!fDLCT et UuttoNi, FhrefùuiU^ tome 1*% p. {53.}
iîS7
ftlC
DICTIOÎS'NATRE DE COSMOGDNIE
SÎL
rtcinl que ces planles furent charriées du poînt où elles s'émient développées jusqu'à celui où elles ont été définitivement submer- Kées'. V ■
M. Ad. Brongniart fait connaître quarantedeux espèces de sigillaires, et il les regarde comme des plantes très-voisines des fougères arl)orescentes , mais avec de^ feuilles trèspetites, propoHiohnellement aux dimensions de leurs tiges et disposées autrement- que dans les fougères actuelles.. Il croit -pouvoir rapporter à ces tiges plusieurs feuilles de fougères appartenant à des espèces inconnues et ressemblant à des feuilles de cer-^ taines fougères arborescentes actuelles.
MM4 Lindiey et H^tton ont. donné ile, fortes raisons en faveur de l'opinion que les sigillaires étaientdes végétaux dicotylédones tout ' h fait distinctes des fougères, et s'éîoîgnant « éj^alementde toutes les plantes oui fontpartie dïi système de création aôtuel (888).
Dans ce môme groupe où MM. Undlqy et Hutton placent le genre sigillaire, se trouvent encore compris quatre autres gon- . res éteints, dontchacuo présente de môme iÏQS ciratrices disposées en lignés vertitales et indiquant le point d'insertion des feuilles ou des cônes sur le tronc. Ces quatre genres ont été désignés sous'les nocns^de favwaire« de mé^aphyton, de bothrodt^ndron et d'ulo-. dendron (889).
Dans la flore actuelle, il p^existe qu'un très-petit nombre de plantes charnues qui offrent des feuilles ainsi i^angées les unfs au-dessus des autres surdes.lignes. parallèles, mais près delà moitié des quatre*
\ (888) f On ne peut révoquer en doute, disent ces ' aateDrâ'(Fos^f7 /iQra,'t. P% p. 455), que les sigil- ' lairesV V^^ \ft\m caractères extérieurs;* se- rappi^ochent plus des euphnhiacéeft el des c»Aées que d'aucune autre plaote maiRtenant connue. Ces caractères cousisicnir surtout dan^. leur texture molle, dans ics cannelures profondes de leur tige, et, ce qui est un caractère plus important, dans les cicatrices qui K>ont disposées par séries linéaires entre les cannelures. Oii sait que chacune de ces deux tribus, et la dernière surtout,'acquièrent,'mérae'à Tépoque actuelle, une grande (aille. En un mot, il est exti*é' moment probable , il est même à peu près certain que les sigillaires étaient des plantes dicotylédones, puisque ce sont les seules que Ton connaisse jusqu'à . présent qi|i possèdent une véritable éco^ce susrq)« tible d'être séparée. Néanmoins , dans rignoraHce conâplèle où nous sommes des feuilles et des'fleUrs de ces plantes anciennes, nous croyons plus âiYr de tenir ce genre 'à réc^rt* avec d'autl-es-espéces déni les affinités sont jusqu*idi demeurées douteuses. *
(889) Les genres dont se compose ee groupe sont décrits 4ian8 le tome . H de la ïïlsre foisiie.
i? fîcnre ligilfaîre. — . Tige cannelée, cicatrices produites par la chuté des feuilles, petites, arrondies, Lcaocoup. plus étroites que les côles de la tige.
2" Genre fdnilaire.* r- Tige catinéléè, cicatrices nrov^hant ae feuilles, petites, carrées, de la même laitgcur que les côtes. -* -
5® (>enre megaphyton. — Tige non cannelée, ei reconv^rie de itoncloàtions. CtcatWce^ des feuillts, en forme de ûer a cheval,* très-grandes . et beaucoup phis étroilps que les côtes.
4* Genre bothroiendrom. — .Tige pon cannelle, couverte de potnu. Cicatrices provenant de la cbule
vingts espèces connues de plantes orioroceniu de la flore fossile du groupe carbonifère ont leurs feuilles disposées aiosi par séries parallèles.
Les autres espèces sont des lépidodendront, ou des conifères maintenant détruites (890).
SILEX, Voy. Vlnlroduciion, T- RQgnm de sHeTy leur formation» — yoy. ibid.—
SILICE, son rôle dans la constitution dv globe terrestre. — Voy. Mati&res élémentai