‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 186 sur 216 · RES DD GLOBE TERRESTRE · texte numérisé non relu

RES DD GLOBE TERRESTRE

SILURIEN. -^ Nom du premier élage des terrains pjsiléozoïques. M. Murchison a fait dériver ce nom de celui d'une aucienDe

Î>euplade du paysde Galles (les Silures], qui, ors de ^l'invasion des Romains dans la Grande-Bretagne, se défendit avec beaucoup de vaillance. (Test le terrain de transiikn

• inférieur et moyen (cambrien) de MM. Elifi de Beaumont et Dufrénoy.

L'éta^ silurien forme denx diTisions:

1* silurien inférieur, et 2" silurien supérieur.

Silurien inférieur. — IJ se montre en France, principalement sur le grand massif

.de la Brettt/ne. fians la carte géologique de Franco, oh' en voit des lambeaux à Hosnaj* à Sainl-uilles (Vendée), et une vaste surfaa'

.comprime entre Brissac, Angers (Maine-el- Loirei, Châtcaubriant (Loire-Inférieure), la Gacilly, Malestroit , Moréac . (Morbitiaii),

. Château-Gontier (Mayenne) , Rennes, iiau' ron. Bains (llie-et-Vilaine), et s'étemîanl ensuite dans le département des CAles-du-

. Nord , ^ Uzel , à, Carhaix, et dans une partie du Finistère. On le trouve encore à Sainl-

des cdnes, ovales, et dirigées obliquement. h" Oenrc utodéndron, — Tige noo camielée, omh '. verte dVmp vîntes rliomboîdales ; cicaiiîces la.s.^s

par les ci)iics circul-<ires« • .

Dans les trois premi<TS de ces genres, les cxai^"

ces paraissent devoir leur oriente à des feuilles; [ dans lés dcu?i deruiers, elles indiquent rjuseriieu île ' grands cônes. ' ' .

Dans le genre famlaire, le tronc était entièreiiK^i

recouvert u*une masse deuse d*un feuillage iiubri'

«lue; ie( traces delà base des feuilles sont de M»: ' à peu prés carrée, et les séries de cicatrices ^od

seiwirées entre elles par des sillons, tandis que,<)ato . les sigillaires, les feuilles étaient beaucoup plus es-

pacées et séparées par .des i intervalles qui variaieni . suivant les différentes espèces. (Flore (outUf ' pi. Lxxni, Lxxiv et lxxv.)

La tige des megaphyton n*est pas cannelée; les motrices des feuilles soiif très-grandes et ressemble»! pour la forme à des ftîrs à clieval ; surcescicairiceit se trouvent des impressions plus petites, <l*une tvm seniLlâible, quipâraiëseiit indiquer la dlspo»t»oD<^ système ligneux 4laiis le pétiole de la feuiUe. (f^ fossile, pi. c&vi, et :c^viu) :

Enfin, les genres boiurodenàron (Flore (osûfff pi. Lxu et Lxxxi), et ulodemiron , {Flore jo^^ pL V et vi), ont leur lifgd caracléi'isée par dcscavik*? profondes, de foime ovale.ou circulaire, qui p^'^ sent avoir ou p<:ur destination de recevoir la lûseiK grands cônes. Ces 'enfoncements coiislituont d<^J rangées verticales sur les . deux faces qppOi»êes w tronc; il y a des espèces où ils oïd Jusquâprés» cinq pouces en diamètre. *

(890) Voy. LijiDiXTet Hwtou^ Flore fossUs^i^ p.. 95.

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SiL

ET DE PALEONTOLOGIE.

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Victear, près de Frissnajr (Sarthe), dans la Manche, a Siouville. Une bande, peu déterminée comme âge, paraît occuper une lisne presaue parallèle dans les Basses-Pyrénées, les Hautes-Pyrénées, TAriége et les Pyrénées-Orientales. Un autre lambeau se montre dans le département du Rhône, près ie Tarare, à reitrémité nord du massif central.

En Angleterre, Tétage silurien inférieur rétend sur une large surface en arc, qui )ccupe la partie ouest du pays de Galles, il )art de Saint-Davids, comprend une portion les provinces de Pemhroke, deCaermarthen, le Cardigan, de Brecknock, de Radnor, do ifontçommery, de Merioneth, de Caernar- 'on, jusqu'à la mer et à l'Ile d'Anglesey. Il éprend ensuite au nord et couvre le centre lu Cumberland et du Westmoreland. En !lspagne, l'étage est bien développé dans la Merra-Morena, dans les Asturies; en Porugal, àVallongo. Les importantes recherlies de M. Barande en démontrent Texisence sur une vaste surface des environs de 'rague et de Beraun, en Bohème; MM. Murhison, de Verneuil et de Keyserling ont rouvé qu*il occupe Tlle d'OEIand, dans la (altique; forme, en Esthonie, une bande à ^eu près parallèle à la côte méridionale du ;olfe de Finlande, passe sous les villes de level, deNarva, de Saint-Pétersbourg; et, >e dirigeant de Touest-sud - ouest à restlord-est, va se perdre sous de vastes dépôts le détritus, entre les lacs Ladoga et Onega. Jne autre bande suit le versant occidental le la chaîne de l'Oural , sur presque toute on étendue. M. Frappolli l'a signalée dans le lartz à Elbingerode.

L'Amérique septentrionale en offre, d'après les travaux consciencieux des géologues le ces pays, une suriace aussi grande que *Europe; en effet, l'étage silurien s'étend lu nord au sud du Canada jusqu'à la province d'AIabama, et, de l'est à 1 ouest, de« mis le Maryland et New-York, jusqu'aux Vairies. Dans ^F Amérique méridionale, il Kxune une étendue non moins considérable. )n Fa retrouvé sur tout le versant oriental it sur les plateaux des Andes boliviennes, lepuis la province de Mûnecas, au nord de a Paz , jusqu'auprès de Santa-Cruz de la 9 Sierra, d'un côté, Potosi et Chuquisaca de 'autre, ou sur plus de 200 lieues. D'autres astes lambeaux se voient au sud de la rovince de Chiquitos, près de la frontière u Brésil. Le Brésil lui-même en offre aussi e très-pandes surfaces dans la province de [inas-Géraès. M. le capitaine James Alexaner l'a signalé au nord de la colonie du cap e Bonne-Espérance.

Sur beaucoup de points oii l'on a pu re- 3 D naître la superposition immédiate de étage silurien, on l'a rencontré reposant tir les roches stratifiées azoïques ou sur les ;>cbes g^ranitiques. On peut voir cette suerposition en France, dans le département e fa Vendée, à Rosnav, à la Motte-Acbard» rës de -Saint-GiHes ; dans les départements e Maîne-et-Loire, de la Mayenne, du Mor-

bihan , du Finistère , des Côles-du-Nord . de la Manche, du Calvados, de l'Orne et de la Sarthe. Les travaux de M. Barande sur la Bohème montrent, de plus, une stratification presque concordante entre les roches azoïques et les roches siluriennes. La belle carte géologique de la Russie nous donne la preuve que la superposition est la même au en France, presque partout où se trouve 1 étage silurien, en Suède, en Russie et dan$ rOural. Le même fait exi^rte à Touest de la province de Chimiitos, où l'étage silurien repose sur les rocnes azoïques. L'Amérique septentrionale, dans la carte de M. Lyell, lô montre éffaleraent depuis l'Etat d*AiabAma jusqu'au Canada, au nord et à l'est de l'étage silurien. On doit conclure de cette superpo* sition générale que l'étage silurien a succédé régulièrement aux couches azoïques qu'il recouvre.

Sur les points où Tétage silurien, au lieu d'être sur les roches stratifiées azoïques, so trouve immédiatement sur les roches plutoniques granitiques, comme dans la cliatno des Andes (Cordillères orientales) dans rOural , et dans plusieurs localités de France» on peut voir, au contraire, une discordance tranchée ; car on a lieu de penser que les roches azoïques manquent sur ces |)oints, ce qui annoncerait un mouvement géologi-

S lie entre les deux âees, et dès lors un lancement d'époque, tlne discordance de stratification existe positivement, sur beaucoup de points, entre les roches azoïques et les roches siluriennes : ce qui prouve que ce sont bien deux époques distinctes.

Pour séparer r étage silurien supérieur, nous avons l'isolement de l'étage silurien inférieur en Norwége, sans l'étage supérieur qui le recouvre ailleurs ; ce qui Terait croire qu'une perturbation géolosique existe entre les deux, pour limiter les deux séries.

Comme l'étage silurien, depuis qu'il s'est déposé tranquillement dans les mers , a eu non-seulement à souffrir les dislocations qui ont mis un terme à sa durée, mais encore

Îu'il a dû être dérangé autant de fois que les islocatio.ns postérieures atteignaient sa surfice, il doit être le plus tourmenté; c'est, en effet, ce qu*on remarouc quand on étudie ce premier âge du monde, qui ne montra plus que des lambeaux échappés à toutes les ré^ volutions qu'a subies notre fflol)e, ou à Tenvahissement des sédiments des autres périodes géologioues qui devaient les cachera nos yeux. L étage silurien est, sans contredit, le plus disloqué de tous ; ses couches , d'horizontales ou de presque horizontales qu^eJles ont dû être au moment de leur dépôt, sont plus ou moins relevées , contour* nées, plissées, et même souvent verticales, comme k Angers. Le sens où ont été d4|iosésles trilobiteSy parallèlement aux lames schisteuses, font arriver à cette eondusion, lorsqu'on étudie avec soin les vastes exploitations d'ardoises des environs de cette ville. M« d'Orbigny a rencontré l'étage silurien avec ses fossiles, à la hauteur absolue do ft,000 mètres au-dessus de la mer, danr la

JDicnoNif. DK CosvoGOiin n db- PALÉorn'OLOGiB.

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