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DICTIONNAIRE DE COSMOGONIE
Chaîne des Indes Orientales, entre Cocha- Bamba et le pjays des Yuracarès, oui est peut-être le point le plus élevé où Ton ait cité des fossiles marins. II est évident que des dislocations du sol ont pu seules placer ces restes organisés aune telle élévation; aussi les couches sont-elles, sur ce point , très-tourmentées.
Les lieux où Tétat^e silurien a le moins souffert, sont ceux où il montre de srandes surfaces, comme dans le pays de Galles, en Angleterre, et aux Etats-Unis. On serait tenté de croire que, dans Quelques parties de ces surfaces, surtout aux Etats-Unis ou en Suède, où les strates sont presque horizontales, ces premiers dépôts du monde sont encore, poui^ ainsi dire, tels qu*ils se sont déposés dans les océans de cette époque ; fait très'-importaat à signaler.
Pour nous assurer si la composition minéralogique est uniforme, comparons la nature des ditiérentes couches qui composent Vêlage silurien d'Angleterre et des Etats-Unis, où cet étage est le plus développé , en les plaçant dans leur ordre de superposition» les plus inférieurs dans les premiers déposés :
A!fCLETERBE.
Calcaire de Woolbope.
Grès de Slielly. Grès de Caradoc.
Calcaire d'HordeHey.
Schistes calcarifères.
flalcaire de Lan<(eilo.
Schistes et ptamniites,
éTÀTS-CNIS.
. Schistes araileiix dn groupe dlluJson-River. Schistes d'Utîca.
Calcaire de Trenton.
Calcaire de Black-Biver.
Calcaire siliceux.
Grès de Polsdam
La comparaison de ces différentes natures de poches superposées, qui constituent Tétage silurien inférieur d'Angleterre et des Etats-Unis, montre ç[u*À cette époque comme à présent, des sédiments bien distincts se succédaieat sur le même point; ainsi, eu Angleterre, sur des dépAts de sable se sont déposés des sédiments fins à base calcaire, des sédiments fins siliceux, des sédiments fins calcaires^ puis des sables, et ensuite des sédiments fins calcaires, qui par leur consolidation, ont formé des schistes, des psammites, des calcaires, des grès , et enfin des calcaires^ Cet exemple, de même que celui des divers, groupes qui composent Tétage silurien de rAmérique septentrionale, où il se trouve, dans le Viscousm, à l'état de grès friable como^e dans les terrains tertiaires les plus modernes, et la composition si variée ue cet étage en France, où il passe, suivant les lieux, des schistes ardoisiers d*Angers itax grès, prouve que le caractère minéralogique seul ne peut, en aucune manière, servir à faire reconnaître Tâge de l'étage silurien.
Lorsque Tétage silurien est bien complet, oo voit souvent des dépôts considérables,
sans aucune trace de fossiles, et crai, au commencement de cette époque, ont aft précéder l'animalisation. M. Hall a signalé ces dépôts sur une vaste surface de TEtat de New-York. M. d'Orbign V les avait cités quelques années avant dans l'Amérique méridifjnale, et ils ont éiè tout récemment reconnus aux enriroDs dd Prague (Bohême), par H. Barande. On a même observé que, dans l'Amérique septentrionale et en Bohême, ces couches renferment auelouefois deis lits puissants de galets routés.
H. d'Orbigny a trouvé, pour l'être silu^ rien de Bolivia, 4 àSOOmëtres de puissance. En additionnant les différentes couches observées par M. Marchison, on arrive à trouver, à l'étage silurien inférieur, dus de 1,159 mètres de puissance en Angleterre:
Elus de 1|800 mètres en JPensylvaoie (EUtsnis) , et, suivant M. Barande, plus de 4|000 mètres en Bohème ; ce qui annonce une grande durée de la période silurienae
Une première conclusion très*imi)onanté qu'on peut déduire des sédiments, cest qne les dépôts de cette époqtie se sont opérés pendant un temps considérable a?ant I eiis^ tence de l'animalisation, temps durant leoufi néanmoins la présence des galets, en Bo* hèmo et aux Etats-Unis, annonce (jue les sédiments étaient soumis au charriage et aui causes naturelles qui agissent naaintenant sous l'influence du mouvement des eaux. Il faut donc croire que ces eaux étaient alors, par suite de la chaleur de la terre, beaucoup trop chaudes pour que l'animalisation pâ( s'y développer. Ce ne serait, dès lors, que lorsque les conditions propires à la yie se se* raient manifestées, que la première création des êtres serait venue la peupler. La pré* sence ou l'absence des corps flottants, soit animaux vertébrés, soit coquilles, nous font encore arriver à reconnaître des dépôts littoraux faits au niveau des marées et les points sous-marins de cette époque.
On ne connaît pas encore de parties littorales de l'étaze silurien en France; malien Angieterfe, le nombre assez grand dee^
3uilles flottantes appartenant aux céphalopoes, prouverait qu à Cor ton, à Presteigo, aui environs de SlandoVery, de LandêiJo(Waies) de Caradoc, d'Horderley (Shropshire), I»
couches dépendent certainement de points littoraux de l'ancienne mer silurienne déposés au niveau supérieur des marées. lien était probablement de même de l'île d'OEland en Suède, de Revel, de l'île d*OdiQholm, de Waivara, de Pulkowa, près de Saint-Pétersbourg, en Russie ; des défais if Black-River, de Trenton, de Chazv, protioce de New-York aux Etats-Unis, de llle MinjM (Canada). Il est à remarquer que ces point-' se trouvent généralement au pourtour Jf^ bassins, ou près des roches plus anfienn^^ qui, déjà disloquées par des 'mouTcnienb géologiques, formaient des points én)erg»;j bornant les dépôts marins siluriens. On î'> ' que, procédant du connu à Tinconnu, enip' [Cliquant les causes actuelles, nou5pouv'»c>
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ET DE PALEONTOLOGIE,
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oiicore retrouver Quelques lamDeaui des côtes qui bordaieilt rocéan silurien.
Nous regardons comme s*étant déposées
dans les parties plus profondes des mers,
ces surfaces immenses de Tétage silurien où
Ton trouve à peine quelques traces rares de
fossiles, comme ceux de t)eaucoup de parties
de la France et de la république de Bulivia.
Bu reste, le très-^rand nombre dominant de
mollusques brachiopodcs bryozoaires et d'é-
rhinodermes crinoïdes» qu'on sait ne vivre,
dans les conditions d'existence actuelle, que
dans les mers profondes ou très-tranquilles,
doit fiiire croire que ces mêmes conditions se
trouvaient parfaitement bien développées
dans certaines couches de Russie, autour de
Saint-Pétersbourg, à Christiana, et, dans les
Stats-Unis, à Trenton, à Black-River, etc.
D*un autre côté, le grand nombre de petites lames que forment les schistes ardoisiers d'Angers, des Pyrénées et de beaucoup d'autres lieux, annoncent qu^ils étaient soumis à une action souvent répétée, action identique aux perturbations naturelles des dépôts sédimentaires actuels. .Ces faits, et beaucoup d autres que nous pourrions citer, prouvent que les premières mers du monde étaient soumises aux mêmes lois de répartition des sédiments que les mers actuelles. Pour se convaincre de cette vérité, il suflit, du reste, de voir la succession comparative des sédiments de diverses natures oui se sont succédé en Angleterre et dans 1 Amérique septentrionale, pendant cette période des dépôts siluriens; car, pour nous, ces couches, distinguées en Angleterre et aux Etals-Unis, ne sont que des conditions toutes locales de Tcnsemble de Tétage silurien inférieur.
Si les caractères minéralogiques sont très- ▼ariables suivant les lieux, et ne peuvent, en aucune manière, être invoqués pour re» connattre Tétage silurien, il n'en est [}hs ainsi pour les caractères paléontologiques. En eflet, qu'on prenne les couches siluriennes sous la zone torride en Bolivie, qu*on les suive dans TAmérique septentrionale, de la province d*AIabama jusqu'à Terre-Neuve, ou en Europe, depuis TEspagne jusqu'à la chaîne de I Oural et à la mer Glaciale, c'est partout le même caractère naléontologique, déterminé par l'ensemble ae la faune. Ces caractères paléontologiques dérivent des caractères stratigraphiques généraux négatifs H positifs tirés des formes génériques de loutes les séries animales et de tous les résultats spéciGaues. Nous traiterons séparénent de ces oeux ordres de faits qui méricnt la plus scrupuleuse attention.
£u réunissant ici tous les faits, on trouve, >our l'étage silurien inférieur, les caractères »£iîyaBts aensemble de faune qui se renconrent à la fois sur toutes les parties du nonde.
Les recherches actuelles de la science donlent comme manquant encore dans la nature, I l'époque de 1 étase silurien « parmi les inimaox vertébrés, les mammifères, les oioaux, les reptiles; et parmi les poissmu» t*s ordres des cténoide^^, des pleuroneetol-
des, de cycloïJes et des ganoides;. parjni les animaux annelés, des insectes, des crustacés décapodes et autres, excepté les trilobite^. En spécialisant davantage, on voit que, parmi les mollusques céphalopodes, manquent les genres campulUes , et 9 autres genres; parmi les mollusques gastéropodes, le genre natica et 16 autres genres ; parmi les mollusques lamellibranches, le genre cardinia et 15 autres genres; parmi les mollusques brachiopodcs, le genre Urebmtula et 10 autres genres; parmi les mollusques bryozoaires, le genre fenestrella et 15 autres genres ; parmi les échinodcrmes , le genro protaster et 4. autres genres; parmi les échinodcrmes crinoïdes , le genre cyathocrinus et 28 autres genres; parmi les zoophytcs, le genre /ht705i7(?« et 27 autres genres; parmi les foraminifères, le genre fmulina; parmi les aniorphozoaircs, le genre sparsispongia
aux tous se rencontrent dans les autres étages es terrains paléozoïques , mais manquent jusqu'à présent dans l'étage silurien inférieur. Nous pourrions donc, en les additionnant, trouver 134 genres ou formes animales spéciales, donnant autant de caractères négatifs qu'on peut invoquer pour séparer Pétage silurien des autres étages des terrains paléozoïques, et oui, réunis aux 1,117 genres servant de caractères stratigraphiques négatifs des terrains paléozoïques, donneront 1,241 formes génériques susceptibles de donner des caractères négatifs pour l'étago silurien inférieur.
Les genres existants dans cet élage sont parmi les animaui vertébrés, quelques poissons cestrationidœ; parmi les animaux annelés, des trilobites, etc. Eu résumé parmi les animaux mollusques et rayonnes de cette époque, sur les 87 genres qu'on rencontre dans l'étage silurien, 16 se trouvant dans tous les étages géologiques à la fois, ne peuvent servir de caractères positifs; il reste donc 71 genres qui, par leurs limites, donnent des caractères stratigraphiques plus ou moins larges dans l'ensemble des étages géologiques, et en particulier pour l'étage silurien. Parmi ceux-ci, il n'y a que les genres suivants qu'on puisse invoquer comme caractères spéciaux à cette partie inférieure.
Parmi les crustacés, les genres jparadoxidttf eonocephalus^ ellipsocephatus, tUctnuSf trinucleui^ ogygia^ battus; parmi les céphalopodes, les genres cameroceroê et gontoce-' ra$: parmi les mollusques lamellibranches, le (;enre orthonota; parmi les mollus(]nes brachiopodcs, les genres obolm^ orthisxna , poramoonileê et siphonotreta ; parmi les mollusques bryozoaires, les genres subr et epora^ enalloporaet gtellipora.yatmi les echinodermes, les genres ecninoenerinui^ caryocy$titt$j hé^ miseomitei^ cryptocrinui^ cyclocvstitei et Ae/erorrtntif; parmi les zoouhytes, les genres /bnistêUa^ eolumnaria^ fonsdalia. Parmi [les amorpbozoaires , le genre paiœoêpongia.
Ainsi, pour prouver plus encore la spécialisation des formes génériques, no<is avons 28 genres ou 28^ formes animales apparte-
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nanl aux diverses classes d^ètres qui,d*après les connaissances actuelles, seraient nés avec l'étage silurien inférieur, et se seraient imraédialementéteintsaveccet étage, n'ayant fhit que marquer leur passage éphémère sur notre globe. Ces genres donneront donc des caractères stratigraphiques positifs pour faire distinguer Tétage silurien inférieur des au-* très étages paléozoïques.
En résumé, on conçois facilement que l'ensemble des caractères négatifs et positifs que nous venons d'énumérer, constitue, pour l'étage silurien inférieur , une faune tellement trauchée, et si bien déterminée par les formes génériques des animaux, qu*avec de l'habitude on peut la retrouver sous toutes les formes minéralogiqucs et dans tous les pays du monde, où les genres sont partout les mômes à la surface de la terre.
Si l'on n'avait, pour reconnaître Tétage silurien partout où il se trouve, que les carac« tères généraux que nous venons de donner, ceux-ci suffiraient certainement; mais les espèces nous donnent d'autres caractères jilus certains encore. On voit que nous connaissons jusqu'à présent 42G espèces fos* siles d'animaux mollusques et rayonnes, qui sont autant d'eêpices caractirisliques de cet étage; car, si les uns donnent les caractères des dépôts littoraux, comme lescépbalo[)odes. Tes autres dépendent soitdes régions voisines (les côtes caractérisées par les mollusques gastéropodes et lamellibranches, soit des dépôts faits dans les zones plus profondes contenant les mollusques brachiopodes , brio- ^(oaires, les crinoïdes et les zoophy tes ; ainsi comme nous les concevons toutes , les espèces de cette faune sont caractéristiaues , puisqu'elles peuvent dépendre d'un laciès plus ou moins particulier de dépôt local ou d'une contrée spéciale.
^ Parmi les espèces de la faune caractéristique de l'étage silurien, il en est qui peuvent avoir une plus grande importance , en ce qu'elles sont simultanément communes aux contrées les plus éloignées les unes des autres. En effet, si les caractères paléontologiques généraux , tirés des genres» sont venus nous donner la certitude gue, sans avoir égard aux régions aujourd'hui chaudes» tempérées et froides, les mêmes caractères généraux de composition d« faunes existaient partout, ces espèces prouvent, de plus , leur parfaite c9Qtemporanéité d'existence , et même leur filiation, leur parenté évidente.
En résumé, nous avons, pour l'ensemble de la faune connue, 22 espèces qui vivaient, à cette époque, sur les points des mers siluriennes occupés aujourd'hui par une grande surface de l'Amérique septentrionale et de l'Europe.
Chronoloqie historique, — « Un laps de temps considérable a dû s'écouler entre la fin des terrains azoïques et le commencement de l'animalisation sur le globe. On voit, en effet, sur les points cités, que des couches d'une immense épaisseur, soumises à toutes les lois actuelles desjJépôts sédimen-
taires dans les eaux, se sont .ongtemos succédé avec leurs galets et leurs différentes natures de sédiments, avantque les premiers êtres ne se montrassent sur le gl(^e. Sibs aucun doute ces premiers sédiments sedéposaient dans des eaux beaucoup trop chaudes pour que l'animalisation pût y exister. Ce n'est donc que lorsque la temparature s'esl trouvée peu différente de ce qu*elle est aujourd'hui sous la zone torride, aue les êtres y ont été créés.
(K Pendant la durée de la période silurienne, les mers couvraient, probablement sans interruption, la partie occidentale de la France et de l'Angleterre, ou pour mieux dire en Europe, tout l'espace compris entre l'Espagne et l'Oural. Elles couvraient encoreune grande partie de l'Amérigue méridionale et de l'Amérique septentrionale. Ces mers, dont nous avons encore retrouvé quelçiues limites en Angleterre, en Suède, en Russie et dans TÉtat de New-York , étaient éTÎdemment soumises aux mêmes lois physiques que nos mers actuelles; elles moiUraienl» comme les nôtres, des dépôts littoraux, des dé(>ôts voisins du littoral, ou plus ou moins éloignés et profonds. Les perturbations naturelles s'y faisaient déjà sentir partout comme à présent. Ces iners nourrissaient, en animaux vertébrés , seulement quelques poissons placoïdes appartenant aux cestraconides; en animaux articulés , un erand nombre de crustacés trilobites et quelques annélides. Les animaux mollusques cépnalopodes les plus parfaits de l'ensembley ont montré leur maximum de développement, tandis que les mollusques brachiopodes y étaient très-développés ; que les gastéropo* des, les lamellibranches et les bryozoaires y étaient très - nombreux. Les animaai rayonnes y montraient déjà quelques échi* nodermes astérides, beaucoup de crinoïdes, un grand nombre de polypiers ou zoopbjtes, et quelques amorphozoaires. On y con* naft encore, parmi la végétation, quelques plantes marines propres à l'État de New-York, décrites et Q^urées par M. Hall, seuls restes de la flore présumée très-nombreuse de cetto crémière époque du monde animé.
Butliotrephis gnicllis.
— succulens
— subnodosa.
— flexuosa.
Paloeophvcus rugosus.
— simples.
— virgatus.
Splienotliallus angustifoiîiis.
— lalifoUus.
a 11 existait aussi, bien certainement, df$ continents, puisqu'on exploite àVallong^t en Portugal , de la bouille de cette époque
3ui ne peut provenir que de l'amoncellemeil es végétaux terrestres. Si nous recherchons ces continents , nous en trouverons pnitj être encore quelques lambeaux échappas i l'envahissement des 26 époques qui ont pi| couvrir sucGcsivement les terrains azolauc^ oïu granitiques, et les dérober à nos recnerches. Peut-être y avait-il, eu effet, deux H^
It97 S1L £T DE PALEONTOl
en France : Tune» occidentale , formée des taie
terrains azoïques et granitiques de la Vendée faiu
et de la Bretagne, dirigée N.*N.-0. et S.- cite
S.-EL9 et occupant les régions sud du massif en |
breton ; Tautre formée iiar le grand ptateam pén
cenirol de la Frinnce , et également compo- mol
sée de roches azoïques et granitiques. Une aujc
▼aste surface continentale était peut*ètre à M.
formée par la partie nord de la Norwége, de tem
la Suède et de la Laponie Russe. Due antre, anii très-étendue, dirigée de Test, 38* N. à l'O. *
38* S., occupait la cAte orientale du Brésil, la z<
da IG- au 33* de latitude. de
f La présence des végétaux annonce que on i
la lumière éclairait ce premier âge du monde celt*
car, sans cela, les plantes terrestres ne pour- liseï
raient pas exister. 8*il j avait des doutes à née* cet égard, la conformation des yeux des tri- «
lobites viendrait les lever. On sait que les chai
veuz à facettes existent aujourd'hui chez les dépi
erustacéschez les insectes myriapodes, ooléop nou
tères, orthoptères, bymenofitèrcs et diptères, sont
éminemment sensibles aui rayons lumineux, non
çt presque tous diurnes. Comme on trouve des
ce même caractère des yeux à facéties chez lirar
les trilobites de Tétaiçe silurien, on en déduit lés,
la certitude que cette disposition de lorgne prol
visuel ne pouvait exister qu*avec la lumièro. un I
« Quelques auteurs ont avancé que la cha- en ji
leur de cette première époque de raniniali- accu
sation pouvait atteindre 80 à 90 degrés, et puis que, sous cette température, les êtres pou- « 1
valent exister. Nous sommes loin de parta-' des <
ger cette opinion. Si tous les êtres de cette men
première animalisation appartenaient à des du s
genres perdus, ou tout diuérents des gen- du si
res actuels, il serait permis de supposer, à la
en effet, que ces êtres spéciaux à la pre- Bret^
mière zone animée, pouvaient être confor- de B
mes de manière à vivre dans une tempéra- rigé< ture spéciale plus élevée que la température Su
d*aujeurd*bui ; mais parmi ces formes ani- périt
niales, nous voyons 16 genres appartenant une ^
aux animaux mollusques gastéropodes, la- été p
mellibrancbes, brachio[)odes et bryozoaires, racté
J[ui vivaient alors et qui ont traversé toutes Feug
es époques du monde jusqu'à nous il est (Sart
évident que, d'après leurs formes d*alors, ils a Nei
avaient les mêmes organes qu'aujourd'hui, et à I
Uevrait-oa en conclure qu'ils ne pouvaient grèst
vivre , dans ce premier Age, à une tempéra- parti tare qu'ils ne pourraient supporter mainte- Da
fiant r Nous serions porté & le croire djaprès pouv
nos observations spéciales à cet égard. Nous sous
avons remarqué, par exempie, que sur les près
points les plus exposés'au soleil, aux envi- lèle l
rons de Rio de Janeiro, les mollusques c6- Test
tiers, parmi lesquels quelques-uus exisCaient provj
déjà a l'étage silurien, vivaient sous une distn
température qui s'élevait souvent dans le au'ai
jour à 28* centigrades. Dans les flaques d'eau au Vi
restées dans les cavités des rochers, au'ni«- trouv
veau supérieur des marées de syzygies, à San
Teau atteignait quelquefois à trois heures dans
jusqu'à 36*; mais, dans ces flaques, il ne Prcs«|
vit plus que trois genres, les vermcius^ les giio,
nenia et les tUiorina^ tous genres qui ircxis- G ron
(891) n*ORr.i(;>T. t. Il, p. 300, Elém âc pn/roN/.,
SIL
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l'odO
yeloppéy surtout aux environs de Prague et de Beraun, où il a été si bien étudié par M. Barande. En Suède, il comprend toute l'île de Gothland ; en Norwége, les environs de Malmo-Galven. En Russie^ il forme Tlle de Dago, Tlle de d'OEsel» et représente une bande dans la chaîne de rOurai (d'après les > travaux de MM. Murchison , vemeuil et Kejserling), et sur la rivière Kakva, etc. Il existe en Bessarabie, à Chotin
Sur l'Amérique septentrionale, il se montre dans le Canada, à Gaspa, dans l'Ile de Prummond. Aux Etals-Unis, il offre de vastes surfaces, surtout de{)uis les Etats de New-York, de Cincinnati, du Kentuchy, d'indiana, du Tennessee , de l'Illinois, de Jowa, de Visconsin, jusqu'aux Etats d'Arkansas, du Mississi[)i et d'Alabama, c'est-à-dire une surface aussi grande que l'Europe. Pans l'Amérique méridionale, il est sans doute représenté partout où il v a concordance entre l'étage silurien et l'étage devonien, dans les Andes boliviennes, dans la province de Ghiquitos et au Brésil. On en connaît encore à la NouvellerQollande, au cap de Borme- Espérance.
Sur les points de l'ouest de la France où nous avons cité TéXage, il repose en couches concordantes sur l'étage silurien inférieur ; M. Barande l'a signalé en Bohême. La carte géologique et les coupes que M. Murchison a données pour l'Angleterre, offrent le même fait de concordance, soit dans le pays de Galles, soit dans le Lancaster et dans le Westmoreland. En Suède, la position de l'Ile de Gothland par rapport à l'Ile d'CKland, et des lies Œsel et Da^o , par rapport au continent de Revel , viendrait prouver le même fart, ainsi que dans l'Oural.
L'Amérique septentrionale montre sa succession immédiate sur l'étage silurien inférieur partout où l'étage existe, depuis le Canada jusqu'à la province d'Alabama ; M. d'Orbign^ Ta aussi constatée dans l'A-^ mériqùe méridionale. On voit, dès lors, que l'étage silurien supérieur a succédé, sur tous les points, d'une manière régulière à l'étage silurien inférieur, dont il parait, en beaucoup de lieux, avoir subi les dislocations et les perturbations géologiques.
C'est surtout en France, dans les Pyrénées et à l'ouest, que les couches ont subi beaucoup de dislocations de tous genres. Il en est de même eu Russie,, dans l'Oural et dans l'Amérique méridionale. Les points où, au contraire, Tétaçe offre encore, dans ses couches, une position peu tourmentée, qui se rapproche déplus au moins de la position normale, sont les parties de TAn^^leter^-e où nous l'avons signalé, où il n'a fait que $'incliner un peu plus; et surtout i'A9iérique septentrionale, où les couches ont encore conservé, sur des surfaces immenses, pres-
aue complètement l'horizontalité quelles evaient avoir lorsqu'elles se sont déposées ôans les mers; fait d'autant plus remarquable qu'il ne faut pas oublier que vingt-six
époques sont venues depuis bouleverser récorce terrestre.
^ Les beaux travaux de M. Murchison sur l'Angleterre, et de MM. James Hall , £mmons, Mather, pour l'Etat de New-York, nous permettent ae placer en regard, comme nous l'avons iiiit pour l'étape silurien inférieur, les grandes successions de couches de l'étage sQurien supérieur de ces deux parties du monde c^moArées dans leur ordre de superposition.
AIIGLCTCRBC»
Psammites argileux et argile schisleuse des rocka
sufMérieures de Ludlow.
Calcaire Û'XymeOFj.
Roches inrérieiires de Ludlow.
Calcaire de Wenloek ei de Dudlcv.
Argile schiteuse de Wenloek et de Dadley .