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môme époque les brèclies a ossements des environs de Pons (Charenle-Inférieure); les dépôts si remarquables de TAuver^e, aux environs dlssoire, de Cussac et de'Polignac (Haute-Loire), étudiées par HM. Croizet, Deleyser et Bravard.
Hors dé France, les dépôts terrestres de cette époque sont très-nombreux , et nous en citerons quelgues-uns; en Angleterre, la caverne de Kirkdale, où M. Buckland a recueilli beaucoup de restes de grands pachydermes; les cavernes de Cbockier, en Belgique, de Gailenreuth, en Bavière; peut-être Tes brèches osseuses de Sicile , à San-Ciro, les brèches terrestres de Cagliari , en Sardaigne; les dépôts d'eau douce de Stenheim, d'Uim, de Berg, près de Stuttgart ; les curieux dépôts lacustres de Stein, à une lieue d'Olmingen (Suisse), où a été recueillie cette fameusesalamandre, citée pendant longtemps comme un squelette humain ; ceux de Saint- Gall, près d'Uznach, de Delemont. Des dépôts d^alluvions limoneux contenant surtout un* grand nombre de restes de Velephas primigeniusf se trouvent à Vorobieff, près de Moscou^ sur toutes les rivières de ces contrées, et sur une grande partie de la Russie; .sur les bords du lac Pereslavl, sur l'Oca, Tlstre, le Volga, la Moscova ; principalement en Sibérie, jusqu'aux bords de la mer Glaciale, où a été trouvé le fameux mammouth Selé avec ses chairs et sa peau ; les îles près es bouches de la Lena et de Lindig-Hirka. M. Viquenel les a rencontrés dans la Tur-
3uied'£urope, principalement dans la plaine e Preslina, en Mésie, et dans celle de Varpar, en Macédoine. Dans l'Inde, on les cite sur la rive gauche de Tlraouaddi , au 20* degré. " '
En Amérique, ces dépôts terrestres sont également très-dé vcjloppés ; on les a vus aux États-Unis, è'fPQplar (New-Jersey), dans l'État de New-York», dans le Kentuchy, sur les bords du Mississipi.^Nous avons pu étudier, dans l'Amérique méridionale, dit M. d'Orbigny, des dépôts limoneux gigan-r tesques, contenant sciilemènt des mammifères fossiles; dépôts que nous avons désignés comme argile pamp^èrihe. Ils couvrent depuis la Bajada, province' d-Entre-Rios, république Argentine, Jusqil^ Bahia-Blanca, frontières de Palagonie, et depuis les environs de Maldonado et de Montevideo, dans la république de l'Uruguay, jusqu'au Rio- Quinto, c'est-à-dire sur une surface arrondie, vers le sud, qui a 38 degrés carrés de superficie', ou plus de 23,000 lieues carrées d'étendue. Dans 1(1 province de Chiquitos (Bolivia\ ces mêmes dépôts offrent de grandes surfaces, à l'est surtout, et entre Santa-Cruz ;de la Sierra et Moxos; on les voit sur une jvaste étendue de la province de Moxos,' dans 'les plaines centrales du continent américain, !où ils couvrent uT\e superficie presque aussi firandc que dans les Pampas. Ce dépôt remplit encore la vallée de ïarija, tes plateaux iie Cochabamba, et surtout le grand plateau diolivien , long de quelques degrés et élevé de 4,000 mètres au-dessus de$ oféans.
Stratificaiion. — Tous les géotozues sont d'accord sur la position stratigrajuiique de l'étage subapennin'; en effet, on trouve les dépôts marins , immédiatement superposés à 1 étage falunien , dans une partie du Piémont. Il en est de même aux. environs de Montiiellier, & Vienne en Autriche, etpemêtre a Cassel. D'un autre côté, les sables d'alluvions anciennes des Landes, qui ne contiennent que des débris terrestres, reposent également sur les couches marines de la p(^riode falunienne. M. d'OrUgny a trouvé la même superposition aux surfacps immenses du limon terrestre des Pampas, de Buénos-Ayres. Nous croyons donc qu'il ne peut exister de doutes pour personne sur la succession ré^ilière et chronologique de rétas;e subapennin après. .'étage faiunien. . Discordances. — Voyons maintenant les caractères stratîgraphiques différentiels de cet étage avec les époques antérieures et postérieures. A l'étage précédent, nousaTons donné les limites strattgraphiqiics qui exis< tent entre l'étage falunien et celuiH^i, limites d'une grande valeur. Pour les limites su|té- Heures oe l'étage subapennin, elles sont reconnues par tous les géologues; d'abord, M. Elie de Beaumont place, entre celle épo-
Îue et l'époque actuelle, la dislocnlion des Ipes, qu il désigne comme son iyslimt de la chaîne principale des Alpes, dont la direction est de rO. 16' S. à l'E. 16' N. Nous regardons encore comme s'étant opérée à celle 6poque\ la dernière surélévation de la Cordillère des Andes, de 50 degrés ou iioO lieues de longueur dans la direction N. 50' E. au S. 5** O. indépendamment de ces grandes dislocations du globe, nous avons pour distinter l'étage subapennin de l'époque actuelle , des aiscordances d'isolement trèsmarquées, surtout dans les Pyrénées-Orientales, autour de Perpignan, et celui de Bosc^ dans la Manche, où ron voit les dépôts subapennins marins isolés au-dessus et loin du littoral actuel de la mer. Il en esl de même des vastes surfaces de dépôts sulapennins marins de TAstezan, du duché de Parme et de l'Autriche , aujourd'hui placés sur des points continentaux, formant dans leur ensemble une ligne dei discordance visible pour tout le monde, avec la circonscrij)tion des mers actuelles.
Composition minéralogique, — Les dépôls marins des environs de Perpignan se copposent d'alternances de bancs jplus oumoifi^ puissarits, de sables marins jaunâtres^ siiicocalcaires et micacés , avec des grès et Af^^ marnes ordinairement minces, le tout rempli do coquilles marines. Dans l'Astezan, eesji peu près la même composition, les sabej étant encore sans cohésion, comme les sables des mers actuelles et renfermant un noml»re considérable de coquilles marines iniaci«$ et souvent dans leur position normale d'eiistence. Pour les dépôts terrestres, ils ont uoe autre apparence, mais néanmoins ils montrent souvent de l'analogie entre cuï. w effet, qu'ils se soient faits dans les fcnt^ préexistantes de rochers , sous foryie « <"
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ET D£ PALEONTOLOGIE.