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brèches osseuses t comme près de Nancy (Meurtbe), près de Pons (Gharente-Infériearej, et partout «illeurs; qu'ils aient reœph plus ou moins ces autres cavités, é^lement produites par des dislocations du to! et les eaux, qu'on nomme des cavemet à oêêmenis^ comme on en trouve sur tous les points du globe, aussi bien en France , en Angleterre, en Italie, qu'au Brésil, en Amérique, ces dépôts sont presque toujours iilenliques. Ce sont des argiles limoneuses ou même des limons jaunAtres ou rouges, mélangés de cailloux et d'ossements de mammifères en plus ou moins grand nombre. Les dépôts des pampas de Buénos-Ayres, qui n*ont pas moins de 23,000 lieues de superGcie, sont de même composés de limon ou d argile limoneuse également rougeâtre et ne contenant que des ossements de mammifères. Ceux des plateaux des Andes, et des plaines du centre de TAmériijjue méridionale, sont encore composés d'argile jaune ou rougeâtre, contenant des ossements de mammifères.
M. Lvell évalue la plus grande épaisseur, ^n Italie, à environ 600 mètres.
Perturbation finale. — «Nous croyons pouvoir attribuer seulement aux perturbations géologiques, dit H. d'Orbigny, l'anéantissement complet des races d'animaux terrestres couvrant tes continents à la dernière époque lui nous a précédés sur le globe, et leur lépôt simultané dans les crandes dépressions errestres, à toutes les hauteurs, dans les îssures du sol et dans les cavernes. L'étude les dépôts terrestres de l'étage subapennin i surtout déterminé cette opinion. Jetons un oup d'œil d'ensemble sur les dépôts k ossepenls de cette é|)oque, en commençant par 'Amérique méridionale, où nous avons obervé que tous les faits sont plus largement rares.
« Le dépôt des pampas de Buénos-Ayres, ont la surface égale les trois cinquièmes de 1 superficie de la France, ou 95,000 kilomè- "cs carrés, se compose partout de limon ^ugeAtre fortement salé, |)resque sans stra<» fication , d'une uniformité remarquable, nvcloppant généralement des squelettes eners, au pourtour; des os séparés partout. es proportions gigantesques de ce dépôt, >mparaDles seulement aux majestueuses laînes do montagnes qui s'élèvent sur le éine eontinenti neuvent^'elles, comme plu-, curs géologues 1 ont pensé, s'expliquer par s causes actuelles? Nous ne le croyons nul-. ment. Nous avons vu, aux causes actuelles ^o^. CoScBEs sftDniENTiiREs), combieu les ammifèrcs doivent être rarement trans- >rtés par les fleuves dans les régions vier-. ^s, puisque nous n'en avons jamais ren- >ntré un seul sur les affluents de l'Amazone de la Plata. D'ailleurs, des dépôts à osseents, formés d'un limon rougeAtre identité à celui des pampas, se retrouvent dans i plrovinces de Cniquitos et de Moxos, ns toutes les dépressions des plaines; nous i avons retrouvés encore sur les vastes déessions des montagnes de Cochabamba, à
la hauteur de 2,575 mètres, et sur les plateaux également circonscrits du sommet des Andes, k la hauteur absolue de 4,000 mètres. Quelle qu'en soit l'élévation au-dessus du [niveau ae la mer, dans les plaines comme sur les montagnes, ces dépôts à ossements sont donc toujours composés de limons rougeAtres. Nous croyons, dès lors, que la même cause les a produits partout, et qu'ils ne sont que le résultat d'un lavage superficiel du continent par fies eaux mises en mouvement par la perturbation finale do l'étase subapennin. "
« voyons, du reste, ce qui s'est passée dans les cavernes. M. Lund a découvert, dans la province de Minas-Geraes, au Brésil, dans les fentes des rochers et dans les cavernes, des mammifères nombreux enveloppés du même limon rougeAtre que celui des pampas, par couches horizontales que les eaux ont oéposées. D'après ces données tirées seulement de l'analogie des limons rougeAtres, on pourrait croire que tous ces dépôts sont de môme époque, produits par la même cause,et transportés è la fois. Il nous reste encore un moyen plus puissant pour prouver cette identité, cette contemporanéité : la comparaison des mammifères eux-mêmes; car on rencontre dans les cavernes du Brésil, dans les pampas et sur les plateaux des Andes,, absolument les mêmes formes de mammifères, composés de genres perdus pour le continent américain, tels que megalonyx^, megalherium^ mastodon^ kolophorusj euryo-^ don^ etc., etc. Ce qui prouve plus que tout le reste l'identité de formation, c'e^t surtout la présence des mêmes espèces dans les cavernes et dans les pampas, telles que les megalonyXi maquiniensis^ megatherium Curten, equus fieôgœusy etc., etc. On doit donc croire que tous ces animaux de mêmes genres, de mêmes espèces, qui ont dû vivre en même temps, qui sont enveloppés de limons identiennes de nature et de couleur , ont été anéantis par les eaux à Tinslant de la pe^ turbation géologique finale de cette époque.
<i Quelques géologues croient, au con-^ traire, reconnattre dans les pampas un dépôt dû aux eaux d'un fleuve dans un estuaire. Voyons d'abord si le fait est possible. Le dépôt b ossements des pampas présente , avons*>nous dit, une surface longue de 13,000 et large de 900 kilomètres. Un fleuve capable^ de former un estuaire de cette largeur aurait au moins huit fois la largeur actuelle (3a Keues) de l'embouchure de la Plata, ce qui supposerait une longueur proportionnée. La. Plata actuelle parcourt environ 23^ do lon^ ffueur; en multipliant par 8, on aurait, pour la longueur, iih% ou plus de la moitié Je la circonférence du globe terrestre ; et ce fleuve, commençAt-il au pôle nord pour arriver à ce dépôt à ossements, ne serait pas encore assez considécable pour former une estuaire de 900 kilomètres de larseur. D'aijleurs, quelle est la nature des dépôts ordi«% naires des estuaires? Ce sont des alluvionsi fluviales très-variées, composées de toutes espèce de sédiment, de cailloux« de sable» de
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vâsé surtout, mais jamais de limons homogènes de couleur et de composition, analogues aux limons rouge&tres des cavernes.
On voit qu*abstraction faite de la largeur du déoôt à^ ossements des pampas, qui exclut riuée d*un estuaire, toutes les autres considérations géologiques viennent exclure également cette opinion. En résumé, nous voyons, dans ces dépôts limoneux rougeâtres à ossements de rAmérique, un fait général et non un dépôt partiel. Pour nous, c*estle résultat d'une perturbation géologique que nous croyons devoir attribuer au dernier relief des Cordillères, à la fin de l'étage subapennin. Alors on doit au lavage des eaux de la mer sur les continents les limons rougefltres, laissés avec les animaux terrestres, dans toutes les dépressions du sol, depuis les vallées près de la mer, juscju'à 4,000 mètres au-dessus de*» océans. Le lait paraît d'autant plus prol)able que tous ces dépôts, quelle aue soit leur élévation, sont fortement satures de sel marin, ce qui corroborerait encore nos conclusions.
« Voyons maintenant les circonstances où se trouvent dans l'ancien monde les ossements fossiles de l'époque qui nous a précédés sur la terre, ou mieux l'horizon géologique des mastodontes, des éléphants, etc. Ces animaux, comme nous Tavons dit» se sont déposés avec les alluvions terrestres, ou danslescavernes.Lesalluvionssurperficielles sont très-variables de composition, suivant les lieux; mais les dépôts des cavernes, en Europe, en Afrique, comme en Amérique, sont évidemment formés par les eaux, et se composent également de limons rougeAtres. Sous le rapport de leur provenance, ils paraissent donc Atre identiques : ils renferment non-seulement les mêmes limons rougeAtres, les mêmes genres perdus, tels que les mastodontes, ou encore représentés, les éléphants, mais encore les genres identiques. On trouve, en effet, ]emaslodon giganteum dans les deux Amériques, en Europe* en Asie et dans l'Australie ; le maModon angustidenê en Europe, en Asie et en Amérique ; le ma$iodûntapiroide$ en France et en Amé** rique ; VeUphas primigeniuê en Europe, en Amérique, en Asie, et jusque dans les glaces de la Sibérie. Nous crqyons donc pouvoir conclure de l'identité des dépôts limoneux, de l'identité de la faune perdue, et de l'identité des espèces, en Amérique, en Europe, on Afrique, en Asie et dans rAustralie, que le môme mouvement des eaux a dû anéantir les grande animaux terrestres sur tous les points du g.obe à la fois, aussi certainement qu'il a transporté partout des sédiments identiques» Ce mouvement des eaux serait dû à la dernière surélévation des Andes, lors de la sortie des roches trachitiques. Ce serait aussi à cet instant que les masses si considérables d'alluvions terrestres, conte^ nant des ossements de mastodontes, d'éléphants et d'autres grands animaux d'espèces éteintes , auraient été charriées à \e surface à^n continents, en France, pu Italie, dans
les deux Amériques et sur les autres parties du monde, jusqu'au pôle nord..i»
Caractères paiéoniologiqueê. — D'après nos connaissances actuelles, 93 genres inconnus jusqu'alors apparaissent, pour la première fois, dans cet étage, tandis que des genres antérieurement existants, 21 seulement s'y éteignent. On doit donc croire, comme pour l'étage précédent, qiie la période croissante de développement dés terrains tertiaires se continue au delà de l'étagesubapennin jusque dans notre époque. Parmi ces 93 genres, 42, ou près de la moitié, dépendent des mammifères ; 26 des oiseaux, 7 des reptiles et 8 des poissons. C'est-à-dire que 81 genres dépendent des animaux vertébrés ; tandis qu'il ne reste plus, pour représenter les trois autres embranchements, que 3 genres pour les animaux annelés, k genres pour les animaux mollusques, et 3 genres pour les animaux rayonnes. Voici les caractères slrçitigraphi-ç ques des genres.
Les genres au nombre de 69, que nous avons cités comme s'éteignant dans Télagc falunien, sont autant de caractères négalils que nous pouvons citer pour l'étape subapennin , ou ils ne sont pas arrivés, jusqu'à présent.
Pour distinguer Tétage subapennin de l'époque actuelle, nous avons cette multitude de genres, encore inconnus dans lo premier, qui forment la faune actuelle. Il serait trop long de citer ici tous ces genres, qui s'élèvent à plus de 1,300, et parmi lesquels nous nommerons le genre homw^ Oiomo]^ paru avec cette dernière faune, et la dominant de toute la perfection de ses orga^ nest comme le souverain de toute la nature actuelle.
L'étage subapennin, dans Tétat actuel de nos connaissances, se distingue de l'étage falunien antérieur, par les 93 genres sui* vants, qui, inconnus aans le nrécedent étage,
Paraissent se montrer pour la première m répoque subapennine. Ces genres sont ainsi répartis dans les étages : Parmi les mammirères, les genres : prolopithecus^ spto-, ihoSf similodonf tcticyotifpalœcospalojCfipti-' lacodon^ lonchophorus, theridomySf glosothermm, glyptodon^ chlamydotherium^ hoplophc' ruSf pachytheriumf euryodon^Tenurui^megat iherium, megalonyx^ mylodon^ êctlidothritim, platyonyXf cœlodon^ potamohipptt*, elasmotherium , mericotherium , dremotherium , [ehphas , hippopotamus , camelus , camelopardalis y cebus^ cailithrix^ jachus^ centeneSf dasyprocta^ echimys^ orycUropu$^ fnyrmecophaga^ dasypus^ eauus^ auehenia, bos et balœnopUra; parmi les ciseaux, les genres: dinornist catarlhes^ vuliur^ aquilot molaciUaf anabcUes^ alâudaf hirundo^ capritnulgus^ coccizusy picus^psittacus^ phasianus, galluiy numidox cryptuirus^ rhea, pkœnicoptt rus^ otu$^ ralluSf trex, anser^ mergus^ anas^ larut et cohymbi^: parmi les reptiles, leszenres : tesiudinUeSf paUeobatrachus^ palœopnnj* nos, palœophilusy andriaSf chelydra et ophis^ parmi les noissons, les genres esox, acan- (hopsis^ rooitesj rhodeus^ aspius^ flfo6iMi,/Jf