‹ Dictionnaire d'ascétisme (volume 2)Chapitre 197 sur 216 · ET DE ^AQ!0^[TOLOGIR · texte numérisé non relu

ET DE ^AQ!0^[TOLOGIR

UJ&

îua

à Bonoenil» à Gallet, à Breteuil, à Crèvecœur, à Beauvais, k Braebeus, à AbbecourC, à Noaiiles, k Guiscard, à Noyon, à Solente» à Cuise-la-Motte , à Gilocourt, à PierretôndSi etc.» etc. On le voit, dans ia Somme, à Roye, à Nesle; dans TAisne, è Soissons (couches inférieures), à Cormicj, à Yillers- Frauqueui» è Saint-Quentin, à La Fère , à Laoni et sur beaucoup d'autres points cités par MM. d'Archiac et MalJeville. 11 forme, dans ce département , une bande non interrompue, <iu*on voit sur la craie et au-dessous des calcaires grossiers, et qui se continue dans laMarnCf a ChAlons-sur-^VesIe, à Fleury- 1a«Rivière, à Ciry-Salso^e , à Dizy-les-Rosières, à Lizy, aux Yoisillons, à Hailly, & BillHa-Montagne* tout autour d*Epernay» à Matigily, a Champilloùt àQuatre-Œufs, près d*Ay, au mont Bernon, près d*Epernay, à Cuis et à Cbavot; auprès de Vertus , de Sézanne, de Villenoxe; dans Seine-et-Marne» h Prorins, à Montereau,à Melun. Autourde Paris, on le trouve sous rétage parisien, à Meudon, h Vaugirard et à Gentilly. Nul doute que la mer suessonienne du même bassin ne s*étcndlt, sans interruption, en Angleterre, sur l'étage sénonien, dans ie Dorsetshire, te Wiltshire; dans ie Kent, à Upnoz; dans le Susscx, à Newhaven, h Castle-Hill , à Alumbay, dans l'ile de Wight ; dans le Surrey, à HcaJcIey, à Broroley; autour de Londres, à Charlton, à Loampit-Hill, à Croydon, à Wooiwicb, à Deepfort, à Lewesbaro, à Fuadridge-Park; dans ie Berkshire, à Cats^rove, près de Reading; dans THerefordshire , à ^*i?/thaw, à Stubbington. Nous ne doutons pas, non plus, d*après les recherches de M. d'Archiac, que I étage ne se continue en llelffique, où il a été reconnu à Sainte-Trinité, près de Tournay, entre Gilly et Charle- 'oy, a Espenon, de Nivelle à Saint-Tron, :>rès de Sodoigne, à lions, k Ciply, jusqu*k FoIx-les-Caves et Orp-le-Grand, a Hautrage, I Peruwels, à Grandglise et à Saint-Gilles, 3rès de Bruxelles.

« Dans le bassin pyrénéen , cet étage paraît encore occuper une plus vaste superflîie. Nous en avons découvert en ISkh (921-22), i Saint-Palais, près de Royan, k 1 embouhure de ta Gironde (Charente-Inférieure}, un ambeau bien caractérisé, que M. Raulin a econou s'étendre sous la tour de Cordouan,

la pointe du Médoc, aux rochers de Saint- «icolas et d*Osseau. Il parait, en effet» occuper , sous les étages parisien et falunien» oui le bassin de la Gironde et de TAdour. ^n le voit poindre dans le département des andes, k Baskeras; k Tuc-du-Saumon, près e Casoen, au nord de Montfort, k Brassemouy, près de Hagelman, kGibret, i Laulane, Hastcnnes, k Gamarde, k Mouguerre, a Donirq, au Petit-Sarrail, et sur une partie du >ur$ de TAdour ; dans les Basses-Pyrénées» j port des Basques, k Bidart, k Saint-Pierre, Peyrorade et au phare de Biaritz. M. de erneuil Ta reconnu sur le versant espagnol L*s Pyrénées, k Columbres, sur la limite des

provinces des Aslurics» et de bâîm Anâer, ainsi qu'k San-Vicentcde la Basquera. L*étage parait former une vaste bande sur tout le versant méridional des Pyrénées en Espagne» en partant de Vittorla, et passant par Pampelune» Sanguesa, Jaca, Ainsa, Pobla»

Berga, Bipoll» Castel-Follit et Figuièrcs. Dans les Pyrénées françaises, le versant se|tentrional en offre de bien caractérisé» aux environs de Pau.

« Le bassin méditerranéen nous montre de très-vas'.es surfaces de l'étage suessonien. Si nous continuons le versant septentrional des Pyrénées , nous Tavons parfaitement reconnu dans la Haute-Garonne, k Sainl- Martorv même, k Boulogne» k Saint-Gaudens. Il existe encore dans les Hautes-Pyrénées, k Mauléon, canton de Castelnau-Ma- Fnoac, au Mont-(iaillardy à Hontbrun ; dans Ariège au Mas, k la Roque; dans l'Aude, il forme un vaste lambeau d*un côté sur Je versant des montagnes Noires, de l'auti e k Coinza, près d*AIlet, k Montolieux, k Roubia, au mont Alaric, k Lagrasse, k Conques^ k Bize, k Albas, k Fonjoncouse, k Fontcouverte, k Yilleneuve-les-Chaudens, k Viile-

failhene, au nor 1 de Carcassonne, k Véraza» Coustouge, k R<peraza, aux bords du Râble, entre Saint-LMirent et Coustouge. Nous considérons comme un dépAt terrestre do cette époque tout le calcaire d*eau douce inférieur qui se montre d*abord k Orgon ; puis, interrompu par la dislocation des Alpines el des OpieSi il reparaît k la Fare, k la Tète- Noire, k la rivière de Lare ; forme toutes les hautes collines de Vitrollcs, et se continue k Gardanne, k Fuveau, k Trets, k Auriol, k Pichinier, k Peynier, à Simiane» k Rognac , aux Baux, k Mimet, k Mons, k Carnet, près de Méreuil, k Saint-Victoret, k Langresse et au quartier du Hontaignet, près d'Aix, k Martigues (Bouches-du-Rhône), dont les fossiles ont été décrits par M. Hathéron. Dans le Var, un lambeau existe près du Beausset, k Aups et k la Cadière. Avec M. Astier, qui a rendu de si grands services k la géologie des Alpes, nous avons reconnu un petit lambeau au Pilon-de-Saint-Vallier» route de Grasse k Castellanne; nous en avons vu un second au Vit et k la montée de Tau* lanne, près de Castellanne. D*autrcs ont été reconnus par M. Scipion Gras, k six kilomètres au nord-ouest de Saint-Andréde-Méouiiles, sur la rive droite du Veruon ; k Saint-Benoit, près d'Annot, k Lausanier,'k Bauvesert (Basses-Alpes). On le retrouve autour de Barcelonetle , de Colmars; M.

Astier l'a reucontré k Saint-Sever» k Sainte Paul-du-Var» et il se continue, dans le comté de Nice, k la Fontaine du Jarrier» k ia mon* tagne de la Palarea, et suivant M. de Colleguo, au roc de Cassino et k la Trinita de 'Casslno, près de Turin.

« L'étage couvre, en lambeaux, une partie de la buisse, de la Savoie, de ritalie» do la chaîne des Alpes et des Carpatbes» si bien étudiés par H. Hurcbison. On io voit k

(îh21-22) BuiUtin dt la Soiiété gédoffipte dt Ftanct U XIV, p. 187.

ÎUI

SUE

DICttONNAlRE DC COSMOGONIE

SUE

Thones (Savoie) ; à Beatenberg, sur les bords du lac do Lucerne, aux environs d'Einsiedein, à Claris, dans les Grisons, près d'Appenzell, près de Weissbad, au Vorarlberg, au nord de Schwarzenber^j ; dans les Alpes méridionales et dans le Vicentin, à Ronca, au Mont-Bolca, près de Bassano, au val d'Urgana, au val d'Agno, à CasteKSomberlo, à Vérone ; dans le Tyrol autrichien , à Untcrsberg, à Karst ; au nord de Venise, à Bellune, au nord de la Tfieste, près de Trente, Krès de Vienne; en Bavière, au Kressemerg; dans la Transylvanie, à Klausemburg; dans la Hongrie, à Wollersdorf ; dans Tlstrie, la Daluiatie en Carniole; en Pologne, au pied du Tatra, à Zokoparre ; dans la Carinthie, à Gutharcng, etc.

«c On en retrouve encore de vastes lambeaux en Crimée, à Salghir, à Sevastopol ; dans le Caucase, en Perse, en Syrie, dans le Taurus; en Ësypte, où les grandes pyramides en sont bâties ; en Assyrie, à Mardin en Grèce, en Morée. Un lambeau terrestre existe dans rinde, à Munnoor, à Chioknée, à Sichel-Hills ; et il parait que tout le versant méridional de THimalaya en montre un vaste développement, comme nous avons pu en juger par les fossiles qui nous ont été communiqués par M. Murcbison, et provenant dis recherches des géologues anglais. M. Mac Cleland l'a rencontré en partant de Calcutta, dans TAham supérieur, au delà du BeTla, du firamaputra. M. Barnes a rencontré rétame formant une crête sur la rive droite de rindus; il forme encore la sommité des monts Hala, court du sud au nord, depuis la côte do l'ouest, et se termine au nord-ouest de Caboul dans le Caucase hindou. 11 existe à l'extrémité ouest de la province du Cutch, du côté du Sinde, où M. Grant a observé qu'il repose sur les terrains jurassiques.

« En résumé, l'étage, comme nous le considérons, se trouverait en France, dans les bassins anglo-parisien, pyrénéen et méditerranéen ; et s'étendrait, en Europe, de l'Angleterre et de l'Espagne jusqu'en Crimée et au CaucasCi et de là, en Asie, jusqu'à Calcutta, sur le revers méridional de l'Bimalaya, et en Afrique. On juge, dès lors, quelle peut être son importance géologique.

Stralificaiion. — « Prenons , de tous les pays, la partie peut-être la moins tourmentée pour point de départ et pour base de nos comparaisons. Vojrons par exemple, dans le bassin anglo-parisien, où nous avons déjà vu se succéder régulièrement, sans lacunes, les étages triasiques, tous les étages jurassiques et tous les étages crétacées, ou dixneufélageê sur vingt^sepi^ comment se comforte ce premier membre des terrains tertiaires-. Lorsgue la série crétacée est complète et terminée supérieurement par l'étape danien, au Mont-Aimé, à Vertus, à Moutereau, à Meudon, au Port-Marly, par exemple, les dernières couches de l'étage suessonien, à l'état de sable, de lignites ou d'argiles, reposent immédiatement dessus, en

couches presque concordantes. Sur les points où l'étage danien manque, comme dans tout le département de l'Oise (Laversines excepté); dans la Seino-Inférieure , la Somme, l'Aisne, la partie occidentale de la Marne, et en Angleterre, l'étage suessonien repose partout sur ré;age sénonien. Tousles géologues sont donc maintenant d'accord pour croire que les premières couches tertiaires du bassin anglo-parisien, re}H*ésentées par les sables glauconieux, par les arnlesoules lignites, ont bien succédé régulièrement, dans le bassin anglo-parisien, à l'étage danien, lorsqu'il existe, on aux couches sénoniennes, lorsque ce dernier a été dénudé. Il ne peut, dès lors, rester aucun doule sur cette succession chronologique régulière. Ce fait admis, qui fixe bien la position relative de l'étage suessonien, il s'agit de savoir si cet étage, le premier du bassin anglo-parisien, n*offre pas ailleurs un étage intermédiaire, à l'étage danien, ou si la série se trouve partout la même que dans ce bassin géologique.

4 Dans le bassin pyrénéen, nous avons vu le lambeau nummulitique de Sainl- Palaîs, près de Royan, reposer immédiatement sur l'étage sénonien ; la même supposition existe à Biaritz, à fiidart, à Peyrorade et sur les bords de l'Adour ; il parait en être ainsi en Espagne. Le bassin méditerranéen nous offre la même superposition dans l'Aude, dans les Bouches-du-Khône, à Mar tigues ; dans le Var, au Beausset, au plan d'Aups. On rencontre une relation séologi-

3ue semblable dans beaucoup de localités es Alpes, des Carpathes, de l'Italie (923) reconnues par M. Murchiison ; la même superposition existeà Sevastopol, en Crimée, et sans doute sur une infinité d'autres lieux du globe, où nous ne connaissons pas encore la superposition exacte. Dès lors sur ces points, les allures straligrapbiques de Tétage seraient absolument identiques à ce qu'on observe aux environs d'Ay, d'Epernay, do Reims, de Beauvais, etc., dans le bassin anglo-parisien. En résumé, partout où nous avons pu constater, soit .d'après nos observations personnelles, soit d'après les travaux des géologues, la véritable position de l'étage suessonien, comme les faunes nous le l'ont circonscrire, nous l'avons trouvé lorsqu'il n'y avait pas de lacunes, dans la même position slrati^raphique que dans le bassin parisien, sans jamais rencontrer l'étage particulier intermédiaire. Dès lors, ou pourrait croire qu il ne manq[ue aucun men.brc géologique dans le bassin parisien 9 où les premiers étages tertiaires se seraient encore déposés sur les derniers étages crétacts, avec la même régularité que tous les autres étages crétacés, jurassiques et H*iasiques; et il y aurait une concordance parfaite de position relative avec les autres bassins du monde.

a A cûté des considérations que nousoffro l'Age relatif de l'étage suessonien, nous al*

(925) Noas avons pa vérif or les faitt sur les fossiles recueillis par M. Marchison.

Page 1