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isolées, cotffmo h Orgon, K Vitrôliés, à Martigues, au Beausset, à la Cadière. 11 en ost^ ainsi du lambeau du pilon de Saint- Valliér, route de Grasse h Gaslellane ; du lambeau de Vil près de Casléllane, et l'autres disséiiiinés dans les fiasses-Alpes. Un isolement semblable existe fréquemment dans le Vicentîn et le Tyrol; il se volt encore en Crimée, en Egypte, et même sur tout le versant méridional de IHimalaja, et dans la pmvince du Culch (Indes-Orientales).
«r Ces faits d'isolement si nombreux des étages suessonien et parisien ne permettent las de douter qu'il ne se soit manifesté entre e^ deux une perturbation géologique qui, en changeant la circonscription des mers et les niveaux aqneux de ces époques, les a isolés run de raulre, et a laissé a ohacun en
f»ar1iculier des allures aussi distinctes que eurs faunes respectives. On voit donc que rétage suessonien est aussi nettement séparé de l'étage parisien que le sont toutes les éjx)ques les plus tranchées des autres périodes, et sur lesquelles presque tous les géologues sont d'accord.
Déductions tirées de la position des eon^ ches. — « Les souches presque horizontales, ou légèrement inclinées vers le centre, qu'on observe tout autour du bassin maritime anglo-parisien, nt)us porteraientà croire que les parties visibles sont restées intactes, l'iour «i*'si dire, comme elles se sont déjiosée^ durant l'époque suessonuienne. Les dépôts de Saint-Palais, près de Royan, dans le bassin pyrénéen, en couches presque horizontales, paraissent aussi former une partie intacte du bord septentrional de I ancienne mer, telle qu'elle s'est déposée. A côté de ces parties respectées par les révolutions géologiques, que trouvons-nous dans les Basses-Pyrénées, en Espagne, et, en général, sur les deut versants de la chaîne des Pyrénées? Tous les travaux des géologues et nos observations personnelles nous prouvent que, depuis Biaritz jusqu'à la Méditerranée, les couches suessonienues ou nummulitiques ont subi partout l'effet d'une forte dislocation, qui a plus OQ moins incliné les couches après leur dépôt. Comme sur toute la chaîne, les dernières couches disloquées sont, en même temps, ces couches nunmiulitiques, ainsi que l'ont reconnu les savants auteurs de la carte géologique de France, nous devons croire que la perturbation qui a déterminé la séparation de l'étage suessonien de l'étape parisien est ce même mouvement géologique de dislocation auquel on peut attribuer, avec certitude, la surélévation de la chatné des pyrénées. Nonseulement nous avons, comme on le voit, des discordances marquées entre lel étages suessonien et parisien, mais ehcore nous aurions ^tre les deux, comme moteur de ces. discordances; la saillie si remarquable du Système des Pyrénées de M. £lie 4e Beaumont.
« En réDnissani, oomme le font beaiiconp de géologues, sous le nom iï*éotinè les étages «ues^qoien et parisien dans la même époque.
par ce «eu! raotii qu'il y a concordance de stratification dana le bassin anglo-iiarisien, et qu'il y a mélange ai-cidentel d'un bon nombre d'espèces des deux faunes à la partie supérieure de l'étape à Cuise-la-Motte seulement, on ne pourrait expliquer lo^quement aucun des faits de discordances d isolement que nous avons signalés, pas plus que les allures distinctes de ces deux étages, que la séparation positive des deux faunes respectives ; et, pour nous servir des paroles d'un savant si justement illustre, que nous aimons à citer, on mettrait ainsi Félage éoeène à ^htval stHT la chaîne des Pyrénées^ ce qui, ^éologiquement parlant, nous parait impossible.
« En séparant, au contraire, l'étage suessonien de l'étage parisien, comme nous l'avons fait depuis plusieurs années (183^), on a l'explication du mouvement géologique qui a isolé les deux étages, en donnant à chacun en particulier des allures spéciales et des faunes distinctes. Les étages ne seront plus à cheval sur les Ppénées, et, au contraire, les limites stratigraphiqaes entre les deux seront marquées par la surélévation de la chaîne des Pyrénées*
Composition minératoyiaue, — « A mesure qu'en remontant dans les étages géologiques nous nous rapprochons de l'époque actuelle, ihius vovons la composition minéralogique des couches varier de plus en plus, et ressembler davantage à ce que nous trouvons ^ur les côtes de nos mers. Si, en effet, les sédiments des couches qui ont subi de fortes dislocations sont profondément modifiés et ont tout à fait changé leur nature primitive, on retrouve, au contraire, dans le bassin anglo*parisien , le moins tourmenté, des sables encore pulvérulents, des argiles non consolidées, et tous les éléments sédimentaires d'une mer récemment abandounéa par les eaux.
« Parcourons rapidement quelques points des tassins, pour prouver ce que nous venons d'avancer. Dans le bassin anglo-pari* sien nous trouvons, par exemple, dans un cercle três-pestreint, a Cuis, sur Tétage sénonien , des argiles plastiques miuces, des alternances de marne grise et noire avec rerithium^ melanopsis et cycfoa, puis des sables grossiers avec tinto et teredina^ recouverts d'une épaisse couche d'argile sans fossiles; à Cbampillon, à Mutigny, à Quatre-OËufs, près d'Ay; des couches alternes d'argile plastique et de lignites, recouvertes par des couches minces de sable, d'argile marneuse, et enHu par des marnes sableuses ; au Mont- Bernon, des argiles, puis un calcaire deau douce marneux jaune avec physa^ planorbà^ graines do cAara, recouvert de marne bleue, sans coquilles, de lignites avec ctrithiwnai nerita^ de sable blanc, de sable jaune fin, de ^os sable à unia^ et de sable jaune. Aui environs de Reims, nous trouvons à MaiUf< A Cran-de-Ludes, sur la craie, un liinon rouge, avec silex concassés, des argiles sulfurées apvee gypse, du sobte blanc ^^ marnes -argileuses, le tout sans iosrfles. Autour de Ailly-la-Monlagne^ nous avons
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ET DE PALEWTOLOGIE.
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reconnu, à VoJsilIon, des alternances de Mbie, d'arpile et de ligniles avec de norabreui fossiles {welanopsfs^ ntrita corbuhy turriulla^ etc.). A la carrière de Rilly même, ce sont des sables blancs, au-dessus desquels se trouve le calcaire si remarquable de Rilly, rempli de j.hysa. d'hélix ^ de pupa^ etc. A Vaufcjirard, sous 1 étage parisien, on trouve deux bancs d*apgile plastique, séparés par un banc de sabk fia. M. Charles d'Orbigny a reconnu, à Meudon , les couches inférieures, composées d'un conglomérat avec débris de mammifères, dé repliles et de coquilles marines, celles-ci recouvertes par de 1 argile feuilletée, par des lignites avec grandes paludines et anodontes, ensuite par (ios marnes Manches, et enfin par Targile plastique exploitée. D*dprès M. Graves, on irouve à Bracheux, d'abord de la craie blanche avec un lit superficiel de silex brisé, du sable gris avec de nombreux galets de toute dimension, deux lils de sable gris chlorilé avec coquilles marines ; du sable argiloquartzeux laune-roux, contenant des coquilles entières de cardita et d arra, souvent ilans leur pnosition normale d'existence; des lits de coquilles écrasées ou de calcaire blanc friable: trois bancs horizontaux à'ostrea bellovacina posés à plat, et enfin des sables irgileux remaniés. Ces couches sont inférieures aux sables glauconieux de Cuise-la- Motte, où l'on trouve le nerita schemideWana conoidta)y avec des nummuliies nombreuses, omroe dans le fond de la vallée do Suessonnais. En résumé, on voit qu'aucun caactère minéralogique constant ne peut être )ris exclusivement aux autres dans le bassin ingIo-{)arisien ; on peut dire seulement qfue es argiles plastiques dominent au sud, les ignites et les marnes à l'est, et les sables lans le Soissonnais au nord.
<t Dans le bassin ])yrénéen , nous voyons Royan, aux couches inférieures, un calaire blanc rempli de foraminifères et d'échitidès ; une série de couches calcaires, rensrmant des ossements de tortues et de petits nummulites ; puis un grès quartzeux ompacte, et enfin du sable pulvérulent, vec des huttres. Dans les Basses-Pyrénées, e sont des calcaires gris sableux, avec numlulites ; sur le versant méridional des Pyénées, comme dans le bassin de TAdour, e sont des calcaires entièrement pétris de unimulites ou des argiles nummuii tiques ; Saint-Martory, des calcaires blancs, remlis de crustacés ; à Conzia et h Montolieux, ne argile bleue remplie de petites numraules , aatveolina et de nombreux fossiles, arrai lesquels le nerita schemidelliana (cooidea)^ alternant avec des grès ; sur le Ternit des montagnes noires, des calcaires oirs avec \diphyea de Hilly.
«' Dans le bassin méditerranéen, nous oyons d'un côté, à Orgon, à Vilrolles, un ifrairc d'eau douce blanc compacte, contenul quel(jucs-unes des espèces terrestres do illy ; à ^ail^t-Vallier, un calcaire jaune uu >iijpaclc, entièrement formé de petites et 7 grandes nunmuliles et d'échinides. Au
Vit, près de Castellane, ce sont les gypses diversement colorés, recouverts de grès et d'argiles noirâtres alternant avec des grès et contenant des céritlies, des dentales, etc. A Ronca, en Italie, c'e?t un ralraire noir pé* tri des coquilles. Sur le revers méridional de l'Himalaya , ce sont des couches solides, mais renfermant les mêmes nummulites et ialvéolines qu'à Montolieux. Ce qui précède démontre qu'on ne peut iias plus assigner de caractères minéralogiques constants à cet étage qu'aux autres, et qu'il présente, au contraire, suivant les lieux et les couches, toutes les alternances et les ditrérenies compositions locales qui se forment sur les cotes actuelles.
n Puissance connue. — M. Graves indiquo seulement, pour les lignites, la puissance do 112 mètres aBettembos, de 101 mètres à Solente. A Columbres, sur le versant méridional des Pyrénées, M. de Verneuil évalue l'épaisseur de l'étage à lOC mètres environ. En Angleterre, M. d'Archiac évalue à 345 mè'très la puissance h Alumbey. M. Gras évalue à 1,000 mètres Tépaisseur des couches marines qui avoisinent Colmars (Basses- Alpes); et M. Eugène Raspail donne aux couches d'eau douce 412 mètres de puissance dans le ravin de Souiras, près de Gigondas (Vaucluse).
a Déductions tirées de la nature des sédimeniê et des fossiles. — Nous connaissons dans l'étage suessonien, des dépôts purement terrestres des dépôts littoraux mélangés de produits terrestres et marins, des dépôts sousmarins faits h peu deprofondeur, et des dépôts pélagiens probablement déposés à de plus grandes profondeurs dans les mers.
n Points terrestres. — La présence sente de coquilles terrestres ou fluviatiles, telles que les genres helix^ ptipo, ryclostoma, lymnea et physa^ qu'on trouve à Rilly -la-Montagne (zone du physa giganiea)^ au mont Bernon, nous prouve que ces dépôts se sont faits dans de petits facs d'eau douce; peutêtre doit-on regarder comme analogue la couche à paludina et h anodonta^ reconnue h Meudon par M. Charles d'Orbisnjr, et les couches de Mareuil-Lamotte et de Hirecourt, contenant les coquilles fluviatiles seulement. La même chose existe, mais sur une nlus vaste échelle, dans le département de Vau cluse, près de Gigondas, et dans les Bonches-du -Rhône, à Orgon, à Vitrolles, aux Beaux, aux Monts, à Peynier, à Canet, pi*ès de Mareuil, à Simiane, près de Gardanne, à Mimet, k Saint-Victoret, aux bords de l'Arc, h Rognac, à Fuveau, k Duc près de Velaux, k Auriol, à Martigues^ Langresse et au quartier du Montaignet, près d'Aix; dans le Var, è Aups. Nous regardons encore comme dépôt du même âge terrestre les couches à physa gigantea des montagnes noires, les couches à physa gigantea de Munnoor, do Chioknée et de Sechel-Hills, dans l'Inde, où Ton ne rencontre que des coquilles terrestres ou fluviatiles.
Points littoraux.--^ Les lignites de Qrisillon, près de Rilly, de Quatre^JEufs, près
BiCTIONN*. DE CosyOGOMK ET Dh PAL^0?IT0l.0Gn.
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DIGTIONN^IRE DE COSMOGONIE
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d'Ay» des parties supérieures du mont Bernon, de Ciry-Salso^ne 9 de Dizy -la -Rosière (Marne) ; d'Antheui], de Gilocourt, de Boulincourt, de Saint -Sauveur , de Salency (Oise), et de beaucoup d'autres points du bassin, qui renferment à la fois des coquilles marines littorales, telles que des venus des corbulay des ostrea et des co-
auilles que par analogie nous savons être uviatiles, comme des melanopsUj dm lemafita, etc. ; les alternances et même le mélange des fossiles marins de ^eredinaavec les unio très-iluviatiles de Cuis, de Chavot (Marne), sont pour nous des points littoraux oii de petites rivières ou ruisseaux venaient du continent voisin verser leurs eaux et mélanger leurs i)roductions iluviatiles aux productions marines de la côte suessonienne. Ce sont des lambeaux de Tancien littoral formés, sans doute, dans des golfes pu dans le fond de criques, où ralternance des couches de sable et d'argile annonce pourtant 4oute influence des perturbations naturelles de nos côtes actuelles* Il nous est d'autant plus facile d'expliguer la formation de ces couches, que les lignites renferment encore beaucoup de débris végétaux qui ne peuvent se déposer que sur le littoral. Un autre fait très-iremarquable, c'est que ces couches se trouvent^principalement réparties au pourtour du bassin, tandis qu'elles manquent tout à fait ou sont rares au centre, circonstance en rapport avec leur composition. Le dépôt à poissons du Mpnle-fiolca et celui de Glaris, nous paraissent être littoraux, dans des golfes tranquilles, comme la mer actuelle nous en fournit des exemples.
Points sous-marins voisins des côtes ou
f)eu profonds. — « Le grand nombre de coquiles de gastéropodes et de lamellibranches nous porte à croire aue les couches de Bracheux, de Noailles, d Abbécourt, de Retheuil, du grand Frenay ; les couches inférieures de Cuise-la-Motte (Oise), de boissons, de Laon, de Cormicy, de Villers-Franqueux (Aisne); celles de Roubia, de Coniza, du mont Alaric (Aude), de Biarilz (Basses-Pyrénées), de Royan (Charente-Inférieure), du Vit, près de Castellane (Basses -Alpes), se sont déposées non loin des côtes, ou au moins sur des points peu profonds, au-dessous du balancement des marées. Dans tous ces lieux, l'abondance des nuramulites mélangées aux autres fossiles des couches à nerita schemideliana (conoidea) de Cuise-la- Motte (si bien explorées par MM. Graves et Levesque), de Soissons et de Coniza, nous
Î>orteraient à croire qu'ils étaient plus proonds que les autres* Les couches à ostrea et à cardita de Bracheux et de Laon renferment les coquilles dans leur position normale d'existence.
Régions pélagiennes,—9iLes régions profondes sont bien caractérisées. Nous avons dit ailleurs qu'à 160 mètres de profondeur dans la mer actuelle, sur un point où des courants se font sentir, les sédiments étaient entièremytformésdeforaminifères.Si,paranalogie, nous cherchons dans quelles conditions de-
vaient se former ces couches eàlièremeot remplies de nummulites^ d'assilinay a'olteolina et d'autres foraminifères , que nous voyons notamment aux parties inféneores de Saint-Palais, à Barkeras et sur beaacoap d'autres points du lit de T Adour , dan^ les Landes, a Columbres, à San-Vicente de la Barquera et sur tout le versant méridional des Pyrénées espagnoles; à Montolieux (Aude), au pilon de Saint-Vallier (Var), à Bellune, au nord de Venise, au nord de Trieste, à Karsl, à Sardana, près de Trente; au Monte-Berichi, près de Vicence ; dans le Cressemberg ; en Crimée ; en Egvpte, et sur tout le versant méridional de l'Himalaya, nous pourrions croire qu'elles se sont déposées sur des points très-profonds des mers, agités néanmoins par des courants. L'étude de nos océans viendrait donc nous donner l'explication des différentes compositions minéralogiques et zoologiques des couches de cet étage et effacer toute apparence d'anomalie. Il est même curieux de voir qu'ici ces recherches sont encore en rapport avec les résultats géologiques; car les couches nummulitiques dos Pyrénées étaient au centre du bassin avant que cette chaîne eût pris son relief actuel.
Oscillations du sol, — « Nous croyons pouvoir regarder comme un signe certain qun les oscillations du sol ont existé durant la période suessonienne, le recouvrement, par des couches marines, des couches purement terrestres qu'on observe au mont Bernon, près d'Epernay. Il est certain que, pour que des coucnes terrestres pussent se conserver et se recouvrir de sédiments marins, iî fallait, d'abord, un affaissement local du sol terrestre, qui a permis à la mer de le recouvrir dé sédiments marins, effet connu des oscillations. Nous avons donc ici un affaissement. La composition des couches de Meudon, où l'on voit un conglomérat atec
Salets, renfermant des coquilles marines et es ossements, nous donne un dépôt cdtier marin. Comme ces couches sont recouvertes par des lignites purement fluviatiles, ila fallu une oscillations en sens inverse, t'eslà-dire par relèvement, pour que des coouilles d'eau douce pussent vivre sur le meiBô point où s'étendaient les eaux de là mer.
Perturbation finale. — « Quant aux argiles rougeâtres mélangées ou non de silex que nous voyons , autour de Reims et sur une infinité de points du bassin anglo-pari* sien, occuper, entre les dernières couches suessoriiennes et les terrains crétacés, une position irrégulière de stratification, elles seraient le résultat du mouvement des eaut qui est manifesté à la surface des continenUi entre la fin de la période crétacée et le commencement des dépôts tertiaires; mouTement qui aurait raviné, creusé, corrodé les couches supérieures de Tétage séuonieo.
dénudé et enlevé l'étage danien, que nous voyons manquer dans beaucoup de lieux.
1^ grande ciuantiléde galets qux^n troutei la partie intérieure de fétage suessonieni Meudon, dans presque tout le départemeo»
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ET D£ PALEONTOLOGIE.
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de rOise^ si bien étudié par H. Graves, nous parait encore le produit du mouvemenl des eauc déterminé par la perturbation géologique finale qui a séparé les dernières couches crétacées des premières couches tertiaires ; ce (lui est si probable, que ces galets, ces poudingues, sont souvent foriDés de silei et d'autres matériaux provenant, évidemment, de la dénudation des étages sénonien et danien.
Mélange supérieur. — « Mous devons répondre ici à Un fait que,, tout local et tout exceptionnel qu'il est, a néanmoins souvent été invoqué pour réunir les étages suessonien et parisien dans une seule époque (Eociné) : nous voulons parler du mélange (les espèces suessoniennes et parisiennes mi'on trouve aux parties supérieures de 1 étage supérieur à Cuise-la-Motte. Quand on voir, même dans le bassin parisien, les couches de Bracheux, de ChAlons-sur-Vesle« de Noailles, d'Abbecourt, de Retheuil, de tous les environs de Reims, d'Epernay, et même de tout le reste du bassin anglo-jiarisien, renfermer toujours, sans aucun mé- Ian;^e, des coquilles spéciales à Télage sucssonien, on aurait d& considérer Cuise -la- Molte comme une simple anomalie; mais, r^omnoc on a préféré une opinion contraire, nous devons dire un root de cette question. £a parlant des mélanges, nous avons dit, relativemeni aux corps non flottants, aue, lorsque deux étages se sont succédé dans un l)assin marin, sans diseordaneer et sans iniermédiaireSf on concevra que des dépouilles mortes de coquilles d'un étage antérieur pourront se trouver dans les sédioienls, sur des points ou vivent ensuite les espèces de Tétage suivant, et qu'il y aura sur ces points mélange des deux faunes successives, sans que ces espèces aient vécu en même temps. C est ici le fait de Cuise-la- Motte. Nous avons dit encore que, pour avoir la preuve de ces mélanges, on devait recourir aux lieux où ces mélanges n'existent pas. Quand on voit« même dans tout le reste du bassin parisien, d'un cAté, les eoucbes soessonienoes toujours avec leurs espèces propres, et partout aillaors la faune lie l'étage parisien parfaitement' séparée ou superposée ; quand on voit encore l'étage ?uessonien sans mélange dans les bassins pyrénéen et méditerranéen, comme à Bia- *itz, à Coniza, en Espagne, à Saint- Vallier, lu Vit et sur les autres lieux du monde; f uand on voit, de plus, l'étage parisien sans iiélaiige à Blaye, à Faudon, en Belgique et lux Etats-Unis, on reconnaît que ces deux *tages sont bien distincts, et qu'il faut pren- Ire pour limites les points où les étages sont soles, afin d'expliquer les mélanges, au lieu e généraliser une exception toute locale. Caractères paléontoloaiques. — « Le caracbrv général le plus saillant de la faune de 'étage suessonien qui ressort do l'étude de efi:>enible, c'est que, comparativement aux 56 genres que nous voyons uattre à cette f>0(|ue, nous ne trouvons que 4 genres anrieareinrnt nés, qui s*y éteignent. Ces ré-
sultats, parfaitement en rapport avec i^ divisions générales adoptées pour les terrains, prouveraient que l'étage suessonien est bien le commencement d'une nouvelle grande période, et dépend, dès lors, des terrains tertiaires. Ce que nous avons dit aux étages sénonien et danien, les derniers des terrains crétacés, où, au contraire, le nombre des genres qui s'éteignent est supérieur à celui des genres, qui apparaissent, viendrait encore corroborer ce résultat. Nous allons maintenant définir les caractères différentiels de cet étage.
Caractères néaatifs tirés des gtnres. — «( Pour séparer 1 étage suessonien de l'étage danien, nous avons 9 genres qui, nés antérieurement, se sont éteints dans l'étage danien sans passer à celui-ci.
« Comme caractères négatifs différentiels des étaees suessonien et parisien , nous avons 120 genres qui , encore in«;onnus au premier, ne paraissent que dans le dernier. Ces genres sont ainsi répartis dans iès classes : parmi les mammifères, 17 genres ; parmi les oiseaux 10 genres; parmi les reptiles, 2 genres ; parmi les poissons, 21 genres ; parmi les crustacés, G genres ; parmi les mollusques gastéropodes 7 genres; parmi les mollusques lamellibranches 9 genres»
parmi les mollusques bryozoaires, 3 'genres;
Ermi les échinodermes, 5 genres ; parmi i zoophy tes, 27 genres ; parmi les foraœinifères, 13 genres.
Caractirts positifs tirés des genres — «Les fleures suivants au nombre de 156, tous inconnus jusqu'à présent dans les terrains crétacés, seront autant de caractères positifs pour distinguer l'étage suessonien, où ils paraissent pour la première fois, de tous les étages inférieurs. Ces genres sont ainsi répartis dans les classes : parmi les mammifères les genres mnihraeothtrium^ lophio^ donj lutroj eaniSj viverra et sciurus; parmi les oiseaux, le genre protomis^ etc., etc.,etc.
«Les genres spéciaux à l'étage suessonien, qui naissent et meurent dans cette période sans passer à l'étage parisieni sont autant de caractères positifs qu'on peut invoquer pour les distinguer zoolosiquement. Ces genres sont au nombre de 40. Si nous joignons à ces quarante genres les 4 genres suivants, qui, nés dans les étages antérieurs, s'éteignent encore dans l'étage suessonien, sans passer h l'étage parisien : parmi les échinodermes, le genre micraster ; parmi les zoophy tes, les genres lasmophylha et perismilia: parmi les amorphozoaires, le genre gutttardio, nous aurons en tout 44 genres pouvant, aujourd'hui, donner des caractères positifs pour distinguer l'étage suessonien de Tétago parisien.
« En résumé, ponr séparer l'étage suessonien des terrains crétacés, nous avons d'un côté, en caractères positifs, 156 genres, et en caractères négaiiis, avec les deux derniers étages crétacés, 122 genres, ou, en lout^ 278 genres susceptibles de fournir les caractères oistinctifs.
« Qn a. vu, aux considérations strdtigrt*
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D1GTK»S*NAIRE 1)E COSMOGONIE
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phiquèâ, ' que la superposition concordait avec le classement des couches nutnmulitiques de tous les pays dans les terrains tertiaires; nous allons, néanmoins, déduire ici quelques-uns des motifs plus spéjiaux qui nous ont amené à ces conclusions. Nous avons fait remarquer, depuis longtemps, 'dans nos travaux sur les foraminifères, que ics dernières couches des terrains crétacés ne contiennent, nulle part, de nummulitei m d'assilina. Tout le monde peut vérifier ce fait dans le bassin anglo-parisien; et lorsqu'on y compare les autres pays, on arrjve au même résultat. Toutes** nos recherches sur les lieux, ainsi que toutes les collection^ que nous avons pu consulter, le prouvent de la manière la plus certaine. On a, il est vrai, indigné des nummilites ë Royan, d'autres associées aux hippurites ou radiolites des terrains crétacés des Martigues. Nous nous sommes assuré aue ces soi-disant num*^ mulites étaient des orbiloides des mieux ca« ractérisés ou desalveolina. Il suflit de côm- ]»arer leur structure respective pour reconuatlre la différence. Voici pour les terraim xritacés le fait négatif,
« OCl se trouvent les nummulites dans le Jjassin anglo-parisien 7 Tous les géologues savent combien elles abondent dans le Suessonais, aux environs de Compiègne, de Ouise-la-Motie, de Laon ; et, assurément, au* cun doute, en vojrant ces nummulites du bassin anglo-parisien qu'elles n*appartienftient aux terrains tertiaires. Voilà poiir les Urrains tertiaires le fait positif .
« Maintenant, nous demandons où l'on devra classer les couches à nummulites des . autres points du çlobe que nous avons vus être, par leur position slratigrapbique, sur le même niveau géologique que les couches h nummulites du bassin parisien ? Serait-il logique de le placer dans les terrains crétacéSf qufon sait ne contenir aucune uumniulile?ou devra-t-on, adoptant les résultats conformes de la stratification et de la paléontologie, les placer dans les terrains tertiaires? Il nous semble que la question ainsi posée sera facile à résoudre ; et nous ne balançons pas à réunir dans les terrains tertiaires les couchés remplies de nummulites de Saintr Valier, deConiza, de BiariU, de Saint- Palais; les couches à nummulites des bords de 4'Adour, des deux versants des Pyrénées, de -l'Himalaya, d'Egypte, d'Italie, etc. ; en un mot, toutes les couches nummuli tiques
connues.
1 Nous avons, pour séparer les étages suessonien et parisien, d'un côté» en caractères positifs, U genres; d'un autre côté, en raracteres négatifs, 120 genres, ou en tout I6it genres pouvant donner des caractères - distinctifs. Nous espérons que ces caractères tirés des genres, les caractères slratigraphiques déjà indiqués à la sU^atiBcalion, réunis aux caractères tirés des espèces, ne laisseront plus de doutes sur la distinction de ces deux étages. *
Cafactères paléontologiques tirés des es-- 'fèces, — «*8ans compter les nombreuses es-
pèces d animaux vertébrés, d*animaui annelés et de plantes s*élevant à quelques centaines, nous avons, en animaux mollusques et rayonnes seulement, le nombre de 678 espèces, dont nous avons donné, dans notre Prodrome de Paléontologie straigraphtque (t II, p. 297 et suiv.), les noms dtseuiéSt Ta synonymie et les principales loealités où elles se trouvent. En retranchant de ce nombre les 8 espèces suivantes communes entre les couches supérieures de l'étage suesson en et l'étage parisien :
fieloptera belemnîtoidea, Chenmilziai laclea, Ancitlaria canalifera»
Fusus longaevus, Grassatella sculellari», — ponderosa, Carditâ plamcoista^ Yeiras oblooga,
il restera encore G70 espèces caractérisli-
Sies de cet étage qui pourront servir à îo ire reconnaître sur toutes ses formes minéralogiques et dans tous ses divers faciès. « Pour corroborer ce que nous avons dit aux genres de l'assimilation des couches nummuliliques des autres points du monde avec les couches nummulitiques du bassin anglo-parisien, nous avons, outre ces caractères généraux, des espèces identiques qui viennent nous prouver leur parfaite conicmrioranéilé. Pour le démontrer, nous donnons la liste suivante des espèces les plus caractéristiques, et surtout des espèces qui, comme on pourra le voir au Prodrome, se trouvent sur plusieurs points à la fois cl les relient ensemble :
abc.
il*
aà. •
il,
M0LLU8QCE8.
Nautilas Rolland!.
Pbysa coiumnaris.
— ffiganlca« TurriteUa carinlfcra.
— ediui.
— Ataciana.
Cbcmuitzia latlea.
— costellaïa.
Natica perusta.
— suessoniensis.
Natica aeuieUa.
Nerita i^obulus.
— scbemideiliana (conoi
doa. Laoi).
— «unaria.
Cyprea levesquei.
Yolûta ambigua.
Rosteliaria fissardla.
Plearotoma Lajonkairci.
Fttsug longaevus.
GeriUiiom combusiaoï.
Cerltbium bace^tuiki*
— vulcanicum.
DentaUum Casiellanense* Teredo Tourualî.
Panôpaea inlermedia.
Venus Yerneuiiii.
— subftlransversa.
Cydas Gardannensis.
^ Maihei^oiii.
CrassaleUa rbombokl^iu Pecuen ThoreoU.
Sp^dylus Vifrôus,
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ET DE P&LEONTÛLOeiE.
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f. (3iama Auienils a. Itelrea eversa.
— Bcllov;ic na.
*. -- motllcoslata.
* -- Smierhyana.
e, Tcrdtratula Muiitolcarcnsi^.
Conoclypug «ubcvlintiricn)'.
à. Schiiaûer vicinal ifl.
t. Scbiuiter sKbincurvjtliis.
c. Hemiauer obesiis.